et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

5 mai, 2010

pauvre école!

Classé dans : — Alain @ 22:12

            Pauvre Education Nationale, entre quelles mains es-tu tombée ? Non que tes Hauts-Responsables antérieurs aient été plus performants mais au moins ils n’ont pas organisé une telle entreprise de démolition :

-          Suppression de la carte scolaire donc distendre les relations entre l’établissement et son environnement cette connaissance qui m’a permis de bien connaître les familles et les ressources de notre secteur.

-          Suppression du samedi matin donc plus de contacts informels et sympathiques, hors crise, entre parents et enseignants. Plus de manifestations culturelles ou festives hors des soirées, après le travail.

-          Attaques éhontées contre la maternelle, que je considère comme l’essentiel des bases de chance de nos enfants : l’égalisation citoyenne, la construction de la langue, la mise en place des savoir-faire, des gestes adaptés aux besoins, de la confiance en l’adulte…

-          La mise en place de programmes incohérents, « fondamentaux » mais dénués de rattachement avec des activités qui les justifient pour les élèves. Un ajout de temps d’EPS, de langues étrangères, et une diminution des heures…des murs de connaissances bâtis sur le sable des hétérogénéités mal compensées, des savoir-être fragilisés…

-          L’intégration d’écoles dans des regroupements dirigés par un responsable « administratifs » et des inspecteurs pédagogiques donc encore une distension entre l’établissement et sa réalité locale.

-          L’instauration d’heures supplémentaires pour les enfants « volontaires » en difficulté donc pansement nécessaire pour certains sur une épidémie. Bien sûr l’amélioration des salaires est bonne à prendre, comme à l’époque des cours donnés abondamment par des enseignants plus attachés à ces plus qu’à leur travail officiel. (protestations certaines mais hélas affirmations vérifiées).

-          Suppression de postes plutôt que de réorganiser l’utilisation des personnels, est-ce plus facile que de remettre en ordre les détachements ? Ou ces détachements auprès d’organismes d’aide à l’enfance ont-ils une véritable utilité ? A voir mais qui regardera ?

Donc bilan ; démolition, découragement, ais temps libre hebdomadaire augmenté, possibilités d’arrondir les fins de mois… pourquoi se battre. Bientôt plus de profs dans les rues, que des lycéens, des étudiants et peut-être des parents, les usagers quoi ! 

Solution : connue mais jamais, jamais mise en place officiellement au contraire : on loue, on médiatise les écoles où des initiatives collectives unissent les équipes d’établissement solidaires, unies autour d’un projet cohérent adapté à son environnement et judicieusement conduite par un directeur, proviseur, principal compétent et enthousiaste. Mais rien, rien ne pérennise ni ne généralise ces initiatives.

Au cours de rencontres avec des collègues portugais j’ai pu apprécier leur affirmation ; « Nous donnons une chance au Futur, nous sommes professeurs ! »

En France, on voudrait bien mais là-haut et dans nos syndicats semble-t-il cette idée d’équipe solide et responsable ne passe pas. Pourquoi ?

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