et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

17 octobre, 2013

Ecole -police et expulsion

Classé dans : Liens — Alain @ 11:10

Extrait de mon livre  » …et l’école trenaîtra de mes cendres! » 2008

 

                     C’est ainsi que je me suis retrouvé prof. J’ai aimé mon nouveau boulot, beaucoup ! Ce n’a pas été facile !

                    Les mômes m’ont testé, vachement parfois. J’ai riposté, durement.

                     Nous avons appris à nous respecter. Quand ils avaient besoin, j’étais là. Quand je me trompais, ils rectifiaient.

                  Je ne posais pas de question, mais j’avais des oreilles, des antennes : histoires de filles, de fric, de famille,
d’embrouilles… flottaient dans les allusions. J’attendais l’ouverture pour écouter, conseiller, modérer, calmer, arbit-rer parfois…

                  Surtout, fidèle à moi-même, je reconstituais dans la classe, dans mon atelier, ma bulle, pour moi et pour eux.

              Tous les éducateurs vous le diront, dans la rue, dans les foyers, à l’école, il faut du temps, de la patience et l’envie de recevoir autant que de donner.

               Un jour, tout a craqué…

             Des policiers ont débarqué avec leurs chiens dans mon atelier pour fouiller les élèves, les casiers.

             C’était devenu banal depuis deux ans dans les collèges. Aussi banal que d’avoir des grands frères en camp de rééducation ou des élèves avec un bracelet à la cheville.

              Aussi banal que les vains portiques de la grille d’entrée…

               Aussi banal que les yeux des caméras, dans les couloirs, les rues…

              Pour moi, c’était insupportable ; je n’ai pas supporté!

             J’ai exigé le départ des agents, tiré le collier d’un chien, me suis fait mordre…

             Je ne me contenais plus, criais, pleurais, injuriais… Aucun appel au calme ne pouvait m’atteindre.

            Ma honte d’être un adulte impuissant, l’humiliation de mes garçons m’ont projeté hors de moi. Ils m’ont maîtrisé,
menotté solidement, brutalement et ce qui couvait, a éclaté.

              Chaque élève s’était chargé d’outils, de boulons et se préparait à les projeter sur les policiers.

              Les véhicules, les armoires, les établis ont formé autant de barricades.

               Le commandant allait faire appel à des renforts…

             Déjà des bouteilles s’emplissaient d’essence…

               Je me suis sentis devenir froid, glacé. J’ai exigé qu’on me lâche ; le commandant a accepté.

             Je suis allé vers le fond du garage et me suis planté, toujours menotté, devant mes ados. En gros, je leur ai dit :

              – C’est de ma faute ! Vous n’avez fait que me défendre alors que je n’avais pas su me maîtriser. Je vous ai conduits à la violence alors que c’est elle que je refusais avec cette fouille. Vous devez m’excuser et vous montrer plus
raisonnables que votre prof. Vous allez poser tout ça et sortir tranquillement avec Monsieur le Directeur. Il ne vous sera rien reproché. N’est-ce pas Commandant ? Pas de problème pour moi les garçons !
                 Le Commandant tiendra parole et moi je reviendrai. Allez, c’est fini maintenant, tous, on a assez déconné ! 

                 Le silence s’est installé, énorme après les hurlements, les coups.

               L’officier et moi nous sommes fixés longtemps, durement.

                 – D’accord, mais vous, vous nous suivez ! 

               Les apprentis se sont regardés, m’ont regardé, moi leur prof, les mains serrées sur leurs projectiles.

                Ce que j’avais, encore, sur le cœur, une coïncidence, c’était une scène terrible.

            En partant courir, comme cela m’arrivait souvent, tôt le matin, j’étais passé près d’un camp de Roms, un de ces camps sauvages qui tournent dans la région. Un cordon de C.R.S. l’entourait.

              Sans bruit, des hommes, des femmes, des enfants sortaient des caravanes, les yeux au sol.

            Le silence, la froideur et l’humiliation ressentie m’ont fait suffoquer. Mon empathie était totale !

            Dans la grisaille du petit matin, tout avait l’air fantomatique.

             Moi qui avais connu l’armée et les missions dans des villages africains…

             Moi qui avais connu les squats aussi et leur inquiétude latente, je ressentais très fort cette mortification muette !

Je n’ai rien dit.

          J’ai enregistré vite, profondément et j’ai couru plus vite, plus lourdement.

             Pourtant, j’en avais connu de ces villages cernés, fouillés, brutalisés. Alors, je faisais partie des « forces de
l’ordre »…

            Ma carapace devait s’être craquelée depuis, sans doute.

             Pourtant, en retrouvant une existence régulière, je pensais avoir oublié et ne vivre qu’au présent.

            Le respect de mes élèves, notre respect mutuel me suffisait pour remplir ma vie.

             Le camp expulsé, c’était le mercredi matin.
            Le lundi, mon atelier recevait chiens et policiers…

1 octobre, 2013

Chances pour l’élève…

Classé dans : Liens — Alain @ 12:44

                  Permettez-moi de dire, (redire), que l’école n’est une chance pour l’enfant qu’avec une base simple, mais hélas jamais instituée officiellement : une équipe solide, bien formée non seulement sur le plan des connaissances individuelles de chaque enseignant, mais sur et pour la cohérence du travail collectif.

               Un enfant suivi depuis son entrée dans le système selon ses acquis, ses possibilités et son rythme d’apprentissage, selon un projet adapté et mis en œuvre par tous et non classe par classe est la solution, tant pour les précocités que les retards… Oui, il faut prendre exemple sur ce qui marche, souvent des écoles avec des initiatives particularisées, jamais assurées de leur pérennité… une pédagogie individualisée, autant qu’un suivi qu’une cohérence par tous est possible…                                   

                  Malheureusement,ce n’est pas la règle : les réformes de méthodes comme de fond (rythmes – règles de vie … ne prendront que sur des équipes solides et bien dirigées…) le reste n’est qu’une loterie avec laquelle, année par année, l’enfant tombe ou non, dans « une bonne classe » avec tous les paramètres évoqués « bon maître » «  bon niveau général » «  pas de cas qui alourdissent » etc…

               Pourquoi est-il si difficile de généraliser cette formation et cet accueil dans notre pays ?

A lire « …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! »

30 septembre, 2013

Une Ecole rythmée,

Classé dans : Liens — Alain @ 9:11

Une Ecole rythmée,
c’est parti, au moins dans notre village !

               Ce ne fut pas une gestation aisée !  Le scepticisme était grand, dont le mien… Heureusement, il était plus motivé par la méconnaissance des bases de la réforme, par des oppositions politiques et des considérations d’organisation familiale que par de véritables arguments fondés sur la réflexion documentée…

               Parmi tous les échanges, non seulement autour de la réforme Peillon, mais pour toutes les études et les demandes très anciennes tout est possible…. Un postulat unit quand même ceux qui sont préoccupés de la situation : il faut sincèrement
trouver le rythme que nous adultes responsables voulons pour l’enfant ; pour son mieux être, son mieux se développer et son meilleur devenir.

               Toutes considérations sur le malaise social, la « dureté des temps » sont importantes mais ne doivent pas repousser encore notre priorité, donner aux enfants des outils solides pour devenir des hommes et des femmes autonomes et citoyens
à la fois. 

               Quant aux forme que doit prendre la poursuite de ce but, là est la source des divergences, toutes recevables et discutables et pourquoi pas harmonisables…. ?

               Peut-être aurait-il fallu plus de pédagogie préalable, le peut-être est un hommage à toutes les études, les expériences qui ont été menées depuis fort longtemps, mais pas assez analysées, pas assez vulgarisées.

                Il y a eu l’an passé, beaucoup d’explications, de rencontres, d’écrits, locaux et nationaux, discrets ou médiatisés mais plus soumis à rumeurs qu’à de véritables débats. Les a priori inévitables de chaque groupe, de chaque particulier influent, pour ou contre, ont pris le pas sur de  véritables  débats ouverts à tous.

               Peut-être était-ce une précaution nécessaire pour éviter une énième fois qu’une volonté de réforme se dilue dans les contradictions, les particularismes et sombre dans la corbeille des bonnes intentions archivées…

               Pourtant, je continue à estimer qu’une nouvelle opération de consultation nationale soigneusement organisée, qu’une étude de l’adaptation du projet global menée chaque commune, voire chaque circonscription, aurait été le meilleur préalable pour la mise en place nationale en 2014.             

             Des établissements, parfois même des villes entières, ont mis en place leurs rythmes scolaires et périscolaires adaptés à l‘enfant… J’ai eu la chance d’y
participer. Ce sont ces institutions, qui ne sont plus des essais, qu’il aurait fallu mettre en évidence, avant de lancer la réflexion générale puis la mise en place ! C’est
ce que je regrette le plus : cette précipitation !

               J’ai plusieurs fois participé à des projets, l’avant-dernier était sous l’égide de M.Chatel, mais à chaque fois, il est resté en pointillé sauf pour les ukases
décidant des dates de vacances, des zones, de la suppression du samedi après–midi, du passage au mercredi, de la suppression du samedi matin etc…

               Même les consultations réflexions pourtant mouvement formidables n’ont accouché que de souris bien timides !

               Mais puisque, j’insiste, enfin, une chance de voir transformer des demandes, des études, des constats… en réalisation, faisons avec et même, faisons tout le possible pour qu’elle donne les plus beaux fruits !

                  Pour notre cas : 

               La base du choix de mise en place dès la rentrée 2013 repose sur ces critères essentiels :

-       L’adhésion de l’ensemble des équipes enseignantes (en dépit des critiques parfois venues de collègues « Ils veulent changer pour moins travailler ! », (ce qui est une absurdité au regard de la simple comptabilité horaire et au regard des engagements, des investissements pris. Autre critique «il y a bien d’autre chose à améliorer avant le temps de l’enfant : programmes – effectifs – soutien – formation, etc… ». Vrai mais ne pas tout faire, doit-il conduire conduit-il à ne rien faire ? Commencer par ce qui fait polémique presque depuis Jules FERRY « LE TEMPS DE L’ENFANT», si souvent mis sur la table, mais avec l’adulte comme priorité souvent : temps du travail agricole – adaptation aux vacances hôtelières – aux horaires des familles…  rarement aux alarmes de chrono biologistes.

 -     L’adhésion des parents d’élèves élus, ce qui n’est pas simple lorsqu’ils doivent se heurter aux familles qui ne veulent pas de changement dans leur
organisation d’horaire de la journée, de distribution de leur semaine.

  – L’appui des associations capables d’adapter leurs horaires, fournir des animateurs spécifiques – L’apport des personnels municipaux consacrés à l’enfance, leur propositions, leur implication selon leur spécialité.

 - La volonté du Maire et de son adjointe à la jeunesse de suivre ce courant ouvert par les Conseil d’Ecole s’est confortée par leur compréhension des besoins de ce changement, par un vécu professionnel d’aménagement scolaire réussi et la perspective de mettre en place ce projet  afin de l’organiser, en étudier les réussites et les échecs, faire des bilans avec tous les partenaires et apporter les amendements nécessaires afin que la municipalité suivante puisse bénéficier d’une expérience en cours.

              Le temps de l’enfant repose sur le constat de fatigabilité, sur les résultats décevants de notre système éducatif, même s’ils ne sont pas seulement imputables à ce seul rythme trop lourd.

         Les réponses à ce constat sont :

1       – des conditions d’enseignement optimales. Des enseignants formés à l’alternance des moments de pics et de repos – des effectifs assez contenus pour que l’attention individualisée s’exerce en une pédagogie différenciée en toutes disciplines –

2 – un découpage de la journée qui permette un accueil souple capable de rompre avec la grande diversité des vécus préscolaires du petit matin. – En ce sens, l’ancien récit moral, avec son écoute, ses questions et sa ligne d’écriture, était un bon prologue (de nombreux enseignants d’aujourd’hui savent concevoir cette entrée en classe, mobilisatrice et apaisante)

          – Une alternance des acquis puis de repos de l’attention est nécessaire mais difficile. Souvent des élèves motivés par une leçon notamment d’éveil, mais aussi de vocabulaire, de création de textes, de problèmes astucieux… ont du mal à quitter, même pour la récré… Bravo pour le prof mais bravo aussi à lui qui sait dire : « La suite à demain, pause maintenant. ». Fatigue n’est pas toujours contrainte, n’est-ce pas ?

- En ce qui concerne la répartition des apprentissages le souhait des tiers temps, ménageant arts plastiques, sports… en fin de journée n’est pas judicieux… Aïe, je crache dans la soupe des activités périscolaires après la classe…

                     Je n’ai jamais fait la distinction FONDAMENTAUX et DISCIPLINES D’EVEIL, même avec mes élèves en difficulté, qui avaient besoin plus que d’autres d’établir des bases minimales en lecture, écriture et calcul.
                 La leçon de gym, de dessin, de musique, de sciences, d’histoire de géo etc… sont aussi constructives, gourmandes d’attention, d’intelligence que les autres
apprentissages. J’ai plus souffert en atelier et en musique qu’en math et grammaire, mais justement j’y ai plus exercé ma concentration et ma réflexion.

                 Avec mes élèves, après l’accueil, parfois météo, parfois notre journal, parfois une lecture suivie… alternaient étude de français, chant, math, sport, hist/géo/sciences, refrançais ou remath puis atterrissage en douceur avec une nouvelle lecture/récitation etc… Pas toujours dans l’ordre

                    D’ailleurs toute l’école était soumise à ces mixages car espaces (terrain – stade – piscine – cours – bibliothèque – arts plastiques- etc… n’étaient pas libres en même temps et surtout pas tous en fin de journée.

                   Enfin, et je me réjouis de l’avoir connu, l’adhésion, donc la compréhension de la communauté scolaire est indispensable : d’abord celles d’une équipe enseignante solidaire autour de son projet – attentive à tous les enfants de l’école – soucieuse des objectifs programmés pour chaque niveau mais en grande connaissance du niveau réel des enfants – en symbiose avec les méthodes propres à chacun, non pour les calquer, mais pour en
tenir compte. Les conseils de cycle et de maîtres, bien gérés, devraient garantir cette force initiale de l’école

                     La compréhension et l’adhésion des familles bien renseignée par les réunions les informations successives et l’écoute rencontrée… Cela peut
aller jusqu’à certaine participations sans confusion entre le vécu familial, forcément personnel et le microcosme scolaire collectif et social. Cette force
des familles adhérentes est importante lorsqu’arrivent des nouveaux, lorsqu’un litige surgit, elle aide à le discuter et aide souvent à le résoudre.

                - Toute la collectivité qui accompagne le groupe scolaire peut être sollicitée, celle de droit les tuteurs officiel selon les établissements, les œuvres liées à l’école, OCCE- PUPILLES – CAISSE DES ECOLES… capables d’aider à l’élaboration de projets par leurs expériences. Les partenaires locaux commerçants – professionnels divers – associations…. Tous sont des recours non négligeables.         
                 Le secteur scolaire n’est pas une entité mais une réalité, celle de l’enfant et son temps, son éducation s’exercent dans cet environnement. Que de romans en font leur domaine de prédilection !

                    -Mon vécu : – mon enfance, mon adolescence campagnarde, littorale et citadine, – ma formation d’instit (notamment avec Pierre PARLEBAS. Mon
prof de gym devenu un incontournable de la formation ensuite, combien je lui dois de ma compréhension de la classe et de son rythme !) ,

                    - ma formation spécialisée enfance inadaptée (c’était de terme alors) notamment avec un sociologue jazzy adepte avec ses copains DUTRONC
LANZMANN de la vie épicurienne donc de l’attention à l’harmonie de ses enchaînements.

                   – Mes stages de moniteurs, animateurs, directeur avec UFCV , CEMEA…, avec eux, j’ai appris le poids des ruptures de la journée non seulement dans le temps mais aussi dans l’espace et avec les responsables multiples (parents, nounous, garderie, enseignants, intervenants, soutiens, étude garderie, nounous, parents, ouf)

                  – Avec mes petits de colo, centres de loisirs, MJC

                 – avec mes élèves surtout, tous dans leur grande diversité

               -  et maintenant avec mes jeunes lecteurs…

               – avec mes lectures bien sûr mais aussi auprès de tous mes collègues, tous ces éducateurs qui m’ont fait partager leur enthousiasme, leurs
connaissances et leur savoir faire.

               J’ai connu le découpage allemand, le découpage italien portugais et les enfants laissés à eux-mêmes hors classe et même à des employeurs au Portugal par exemple.

                 N’allaient, pour l’Allemagne, aux accueils complémentaires que les volontaires !

              J’aurai souhaité qu’en France tous les enfants bénéficient obligatoirement de ces moments d’initiation.

                   Aujourd’hui, alors que je constate le bon départ dans notre commune, je regrette que tous les enfants pour des raisons qui m’échappent ne
puissent s’initier au théâtre à la peinture – à l’anglais joué – au jardinage – au tambourin – à la fabrication de jouets – au poney – au judo – au foot… déjà
le roulement sur l’année pour les inscrits laissent des déçus mais rien ne les empêchera d’approfondir avec les associations du village, au moins, ils auront
pu découvrir 

                        Donc, Monsieur le Ministre, je partage vos intentions mais je doute de votre méthode  et crains pour la viabilité du projet… Je réclame du temps, de la pédagogie, de la concertation, de l’adhésion et des enfants plus précisément  objets de cette réforme… mais je sais aussi qu’il faut agir, enfin, en dépit des manques… Alors je suis acteur, même si la pièce est mal écrite, le thème est bon.  

 

16 septembre, 2013

Notre petite bibliothèque,

Classé dans : Liens — Alain @ 21:38

                    Une bibliothèque, c’est comme un éclairage public.. Pas vitale, mais bien utile… Comme pour les lampadaires, il est des bibliothèques de belle stature et de forte intensité, il en est d’autres plus modestes… Dans un quartier, un village, c’est souvent une lumière qu’il est bon d’entretenir.
Nous y collectons de l’intelligence en lignes pour la tenir à la disposition de tous. Mieux, nous y  rassemblons des témoignages de cette intelligence passée et contemporaine, si possible, capable de satisfaire des goûts divers et de susciter des curiosités…
                  Cela ne veut pas dire que nous y détenons des trésors de sagesse : l’intelligence des auteurs, comme celle des personnes qu’ils font revivre ou qu’ils créent, peut être façonnée de  qualités humaines bien diverses : de la générosité à la mesquinerie, de la bonté à la méchanceté, de la naïveté à la lucidité, de la simplicité d’esprit au génie… toute la palette de la psychologie et de la sociologie étale ses teintes, ses nuances et ses mixages… dans nos rayons.

              Choisir, bénévolement ou professionnellement d’appartenir à l’espèce des « passeurs d’histoires, de savoirs » pour plagier Vincenot, c’est un bel engagement.
Comme tous les engagements, il a ses intensités et ses faiblesses ; appartenir à un groupe qui partage cette croyance dans l’écrit et tous ses avatars imagés, sonores… permet de modérer ensemble les trop-pleins d’enthousiasme et de trouver le réconfort nécessaire parfois…
                             Notre richesse, c’est aussi celle de la convivialité active au service des autres, pour la bibliothèque, au service du public, connu et potentiel…
                      Bénévoles, nous avons aussi nos engagements et le souci de les respecter le temps de notre adhésion.
                Mais, nous avons le choix de la forme et de l’intensité que nous voulons donner à cet engagement : des impératifs de disponibilité, de goûts, d’aptitudes aussi, rendent obligatoires la diversité de cet engagement, et c’est ce qui en assure sa richesse générale.
                   La seule nécessité est le respect ! Respect de la finalité globale de l’association qui nous réunit. Respect de la forme que chacun a choisi de donner à son engagement. Respect des personnes dans les paroles comme dans les actes…
                 Assurer la plénitude de l’accomplissement de cet engagement dans la mesure du possible et des circonstances, aussi petite soit la taille que nous pouvons lui donner est une base appréciable.
                    Choix, engagement, respect… et un autre mot auquel je suis attaché, c’est celui de crédit : croire en ce que l’autre accordera et redonnera, faire crédit à ceux qui partagent notre choix de promouvoir l’écrit dans notre lieu de lumière, faire crédit de leurs belles intentions et de leur volonté de bien servir ensemble…
                    J’ai trouvé cela, après bien des choix, des engagements précédents ailleurs et je m’en suis réjoui.

13 septembre, 2013

Albert Jacquard

Classé dans : Liens — Alain @ 15:03

   Albert Jacquard n’est plus, au moins physiquement… Je retiens avant tout ses propos sur l’intelligence : cette construction permanente, cette capacité à comprendre que l’on ne sait pas toujours et que c’est la démarche que l’on instaure pour répondre à notre interrogation qui caractérise l’intelligence en continuel devenir. Il souligne la grande diversité des adaptations intelligentes, la vanité des différenciations en sur et sous doués.

               Pour avoir pris en compte pendant bien des années, des enfants, des ados, dits en difficultés, à mes débuts on disait même « inadaptés», je peux assurer que  leurs ressources pour résoudre des situations étaient nombreuses, même si non conventionnelles. C’était dans le cadre de l’Education Nationale … Ce qui me fait dire que  désespérer globalement d’un système est une stupidité (erreur de jugement qui n’a rien à voir avec l’intelligence) et une ignorance, comme le soulignait si bien Albert Jacquard, de l’action formidable que peut avoir un enseignant, pour porter un enfant et faire que chaque graine soit reconnue comme l’essentiel de chaque arbre pour obtenir les plus beaux fruits (Pardon Nietzsche).

                  Monsieur Jacquard votre humanité va nous manquer, les fruits de votre intelligence vont continuer à nous aider à mieux être, votre « devoir d’utopie »  mériterait toute notre volonté pour le pratiquer et croire en demain.

11 septembre, 2013

Une richesse : nos enfants – un outil : l’Ecole!

Classé dans : Liens — Alain @ 12:11

               Chaque entrée est une aventure ; d’abord pour les enfants qui commencent une nouvelle vie, toujours vers la grande école vous remarquerez : entrée à la maternelle, sans doute la plus importante, même pour les habitués de la crèche, puis au C.P. « Tu vas apprendre à lire, à écrire, c’est toi qui liras des histoires à Papa, à Maman… ». En 6ème, l’émancipation commence sa marche, avec ses séductions et ses inquiétudes.     Au lycée, le regard des autres est devenu encore plus important…  Ce n’est pas « ado. » qui prévaut , comme si c’était un terme d’adulte un peu méprisant, mais pubère suite à « pré-pubère » au collège,  come si l’évolution biologique était plus significative que celle de la psychologie, pour eux, pas pour les parents ! Les niveaux suivants, étudiant, apprenti, ne sont pas les plus détachés des responsabilités familiales mais se vivent, ou devraient se vivre, en cogestion…

               A chaque étape de la croissance s’affirme l’empreinte de l’éducation personnelle. Les strates, génétiques, familiales et sociales, circonstancielles ou programmées, s’additionnent et s’entremêlent.

                En ce qui concerne l’Ecole, sa mission est essentielle, bien que ni première, nit unique : elle accueille un enfant qui a déjà son vécu, des structures, des acquis…un enfant qui se construit en permanence à chaque moment de sa journée, dans ses réussites et des échecs , dans ses bonheurs et ses peine…Elle doit en tenir compte sans pour autant oublier qu’elle agit d’abord dans une collectivité ordonnée, interactive, avec ses objectifs, ses  règles et ses impératifs de convivialité…

                          Prolétaire, dans son étymologie romaine désignait le citoyen qui n’a que ses enfants comme richesse…C’est un mot magnifique dont je veux oublier la connotation de pauvreté, pour ne garder que celle de richesse présente en route vers l’avenir

               L’enfant est une pierre précieuse avec ses caractéristiques propres, un gemme (Pierre brute découvert dans la terre), que l’on peut certes laisser croître en enfant sauvage, à la cueillette de tout ce qu’il pourra glaner pour    »grandir », mais nous avons plutôt choisi de le façonner en embellissant, valorisant ses ressources propres compenser ses difficultés et assurer son épanouissement individuel et sa meilleure intégration dans cette société.

               Plus encore, il faut lui donner les moyens de s’adapter pour réagir au mieux à tous les changements qu’il devra volontairement ou non rencontrer…

               La mission de l’enseignant est de profiter du microcosme précis qu’est l’établissement scolaire pour  transmettre des connaissances mais aussi assurer un savoir-faire et un pouvoir être fondamentaux .

                Ce n’est pas occulter l’importance de tous les éducateurs qui interviennent, à travers leurs engagements professionnels ou bénévoles auprès des jeunes mais c’est rappeler que nous avons la chance de posséder une
institution libre, laïque, fraternelle si possible,  ouverte à tous qui est la chance de nos enfants, de notre société et de notre avenir.

               A nous d’en faire un bel outil. Ce n’est pas une exigence facile à assumer mais il y a déjà bien des établissements, des équipes qui chaque jour la remplissent avec enthousiasme et succès,

               Pour que l’école ne soit pas une loterie, il faut généraliser ces initiatives ce qui n’a jamais empêché les demandes, les implications, les revendications afin d’obtenir des conditions meilleures pour tout notre système éducatif.

voir: valeaualain.unblog

 

7 juillet, 2013

Pour les Auvergnats qui sans façon…

Classé dans : Liens — Alain @ 19:00

                                     Que nous, base, les petits, les sans grade… nous inquiétons de l’avenir proche, c’est compréhensible et les infos que nous traduisons comme nous le pouvons vont dans ce sens… Cette inquiétude est visible dans les sondages, dans les rassemblements de rue… aussi agités soient-ils, ils restent peu représentatifs de l’ensemble de notre population,  mais guère visibles dans notre quotidien…

                                          Par contre ce que je ne comprends pas ce sont les vitupérations, les cris de ceux qui pendant plus de dix ans furent aux commandes ! Quelle peut être leur crédibilité ? Le jeu de chaises musicales « Pousse-toi que je prenne la place » alimente, c’est certain notre colère.

                                    Le raz bol est beaucoup, beaucoup plus contre nos politiques, tous nos politiques qui vont de la véhémence hargneuse des postulants à la trop grande tranquillité des tenants… Le problème de fond, c’est à mon avis, notre trop grande passivité et le trop grand nombre de frileux qui, hors le téléthon, sont incapable de se mouiller pour au moins faire preuve de solidarité active…

Le règne de la critique et du non engagement est hélas bien ancré. A croire que nous n’attendons qu’une  chose : le sacre d’un Tuteur qui nous dirige sans trop nous solliciter, qui commande… et auquel nous obéirons, surtout s’il désigne des minorités boucs émissaires… et auquel nous finirons par couper les ailes puis la tête…

Même De Gaulle fut chassé… Vive ceux qui agissent autour d’eux pour ceux qui ont besoin  de  soutien et de confiance… hélas, M.BRASSENS, il y a plus de croquants que d’Auvergnats !

20 juin, 2013

Des bibliothèques toujours ouvertes.

Classé dans : Liens — Alain @ 12:37

                               Ce mardi, seuls ceux qui surveillaient l’impression de notre Recueil restaient consignés. Avec Karine, quelques autres collègues, nous avons erré dans les rues de Paris et grappillé des petits cadeaux pour la famille restée en province. 

                      A midi, dans le cirque, nous avons organisé un grand pique-nique où se sont mélangés charcuteries, fromages, gâteaux de toutes nos régions… histoires et chansons. œuvrer pour une cause nationale, rien de tel pour que s’embellissent les richesses de nos folklores. 

                  L’Européanisme, le Mondialisme, avec toute la symbiose de leur humanisme ne feront que privilégier les riches-ses de ces particularismes patrimoniaux…Vive les « ismes » quand ils sont généreux ! Pour l’après-midi, avant de retrouver Rob, Alice, Thierry et son épouse, Sylvain m’a proposé de le suivre  chez les anciens de la Résidence qu’il fréquentait chaque semaine. Pierrot nous prêtait sa voiture, mais il faudrait que je conduise ! 

                          La Résidence des vieux amis de Sylvain était bien conçue, des petites maisonnettes de deux pièces, cuisine, salle d’eau avec un jardinet et trois immeubles de deux étages avec des deux pièces aussi. Je pense que l’affectation s’effectuait au choix ou selon le degré d’autonomie des pensionnaires. Souvent les couples occupaient les pavillons, 

Le tout était dispersé dans un parc ombragé, bien situé dans le centre ville, isolé ni des commerces, ni des foyers de vie. Un groupe scolaire, avec lequel les résidents pouvaient partager ateliers et souvenirs, côtoyait la maison de retraite. Nous étions attendus dans le grand salon, destiné à toutes les réunions certainement. Inutile de préciser que les tables étaient garnies d’une variété incroyable de pâtisseries, fabriquées par nos hôtes bien sûr. 

Pour tous ces gens à petit appétit, c’était démesuré, mais très chaleureux.   Après leur accueil et leurs embrassades avec Sylvain, nous avons parlé d’autrefois. Si un ancien qui disparaît est une bibliothèque qui se ferme, Sylvain avait la chance, moi avec lui ce jour, de lire les volumes de celles-ci. Nous les avons parcourus avec passion. 

                   Une dame magnifique, toute plis et sourires, à la chevelure d’argent, a compris notre étonnement 

                  – Vous savez, nous sommes des papis, des mamies. C’est souvent à la gourmandise que nous nous référons. D’abord, parce que nous n’avons plus très faim, et ensuite parce que c’est l’un des moyens de séduction qui nous restent. Un petit bonhomme, la barbiche presque à la hauteur du bec de sa canne, a profité de l’opportunité pour nous plonger dans ses souvenirs : - Maintenant, nous n’avons plus faim et pourtant quand j’étais gamin, à la maison, on ne parlait que de ça. 

                 S’abriter, se chauffer, se protéger et se nourrir étaient nos préoccupations essentielles, mais surtout « Ne pas avoir faim ! » Ici, maintenant nous parlons de diététique, c’est intéressant mais quand j’étais enfant, on parlait de nourriture, point ! 

               Le pain avait une grosse importance. Il était de quatre livres en général, on l’achetait à la pesée… - Chez nous, à la campagne, l’a interrompu un solide « …génaire », on le payait au bourg, à la fin du mois, même celui que le commis nous livrait à l’Ecart. On comparait les tailles sur nos deux baguettes : celle du client et celle du boulanger portaient les mêmes encoches effectuées à chaque achat, “ la marque ”. 

              Sa voisine, un peu intimidée, s’est lancée : - Moi, c’était la ville, mais notre boulanger était bien accommodant aussi. Quand son four était encore chaud, il nous permettait d’y cuire nos plats…. 

              – Lorsqu’il était un peu trop dur, on retrouvait le pain dans la soupe. La panade des longues fins de mois, souvent difficiles, se trempait à deux voire trois repas. - Moi, gamin, avec mes frères, on attendait le dimanche. Souvent ma mère préparait du poulet et des frites. Comme la viande coûtait cher, c’était nos petits luxes. 

              Les yeux de cette dame en fauteuil roulant en brillaient encore ! Maintenant, les souvenirs s’envolaient et c’est un petit grand-père tout rond, tout rose, qui a complété la précédente intervention : 

               - Chez nous aussi et il venait souvent de notre petit élevage, comme les lapins, mais eux, on en vendait aussi. Avec les légumes du jardin, on arrivait à remplir les assiettes dans notre banlieue. Mon père disait : « Il faut se donner de la peine…». Je le redis à mes petits-enfants quand ils me font raconter tout ça ! - Ce que j’aimais bien, c’est aller avec mes parents dans les jardinets ouvriers, le long des voies ferrées attribués par
la S.N.C.F. ou la Mairie. On y discutait, on jouait, on échangeait des légumes, des fruits… Parfois, nous mangions ensemble quand il faisait beau. 

              Ça sentait bon quand, dans la rue, c’était le moment des confitures… Avec les conserves, nos mères arrivaient à avoir un peu de réserve. -Nous, a relevé la première dame, avec plusieurs familles nous partions faire des cueillettes et des ramas-sages de fruits, châtaignes, champignons, baies… C’était aussi de bons moments tous ensemble. 

               - Mon père était pêcheur, chasseur, pas toujours autorisé… Maintenant il ne risque plus rien, a confié une nouvelle résidente. Il attrapait des poissons, des beaux souvent, même des brochets, et des écrevisses. Il en vendait à des voisins, ça arrangeait le porte-monnaie… De la chas-se, il ramenait plutôt des petits oiseaux. Avec des pommes de terre au four, c’était délicieux. - Ici, on boit mieux qu’à cette époque et c’est moins fatigant. Je n’étais pas Cosette, mais comme aînée, j’étais souvent de corvée d’eau et la borne fontaine n’était pas à côté de la maison. Pour revenir, ça montait !   

              Dit avec le sourire, ça passait mieux et celui de cette dame était bien large. - On buvait beaucoup d’eau, mais pas seulement, s’est souvenu son voisin. Avez-vous connu le kéfir, le coco, le lithiné, les infusions ? Ma grand-mère concoctait même un drôle de mélange : des feuilles de frêne, plus du sucre candi, plus de la levure de boulanger. Elle la préparait dans un tonneau et la laissait macérer quelques semaines avant sa consommation Elle nous faisait, comme ça, une boisson d’été peu coûteuse et rafraîchissante.. 

             - Quand même, a corrigé un monsieur à l’abondante chevelure blanche, en plissant les yeux au milieu d’une face déjà bien tourmentée, quand même, on buvait un peu de vin. Nos vignes de Seine-et-Oise n’étaient pas généreuses, enfin par chez nous. Le vin était peu coloré, et un peu tord-boyaux, mais il apparaissait parfois à table, dans le verre des adultes ou très mouillé dans celui des grands. 

              – On n’avait pas de frigo, nous. On conservait tout dans le garde-manger grillagé, accroché au frais, hors de portée de visiteurs à quatre pattes. 

             - Dans notre ville, au fond de galeries souterraines, on  conservait la glace découpée dans les étangs en hiver. Quand il faisait chaud, on achetait des pains de glace. Minots, on courait derrière la charrette du livreur pour boire l’eau fraîche qui coulait. On courait après tout ce qui roulait d’ailleurs : les marchands ambulants, le charrette des quatre-saisons, de laitage, de charbon, parfois de tissus, le rémouleur, les camelots… 

            Dans le quartier, nos rues bougeaient. Une dame très emmitouflée, peut-être est-ce ce qui inspirait sa remarque, a levé un autre souci passé. - Il fallait bien aussi se chauffer. Une cuisinière, parfois un poêle, c’était bien juste certains hivers. Le sac de charbon chez le bougnat était pas donné, oh non ! Chez nous, on n’était pas les seuls, il fallait ramasser du bois mort, et les restes de charbon des dépôts des locomotives du P.L.M. 

           Paris-Lyon-Marseille me fut-il traduit, la future S.N.C.F. Pendant la guerre, c’était encore plus fréquent, mais bien risqué. 

            – Souvenez-vous de la brique chauffée au four pour accompagner nos pieds dans les draps froids ! Après, on a eu des bouillottes, c’était pas pareil ! - Même si on avait toujours peur de « manquer », on arrivait à faire la fête, avec pas grand chose, de la débrouille et en s’y mettant tous ! 

           - Il y avait pourtant bien des malades, a dit une personne tremblotante près de moi. J’ai revu une ancienne camarade d’école communale, il y a quelques jours. En premier, on s’est souvenu que nous avions toujours la goutte au nez, des rhumes, des écorchures et aussi, c’était plus triste, que les bébés vivaient pas tous longtemps - Oui, pour la coqueluche, on nous emmenait en altitude, en aéroplane des fois. 

           - Moi, j’avais peur du médecin ! Il ne venait pas souvent à la maison, mais à l’école. Il nous piquait pour les vaccinations. On pleurait presque tous. Nous avons laissé se dérouler la longue bande de mémoire des souvenirs qui émergeaient en vrac : l’hôpital et ses salles communes, le chloroforme, les leçons de morale, les totos, les mains propres, les rigolos pas drôles, les rebou-teux, les accidents mal réparés, les bêtises, car nos aînés avaient été, pour plusieurs, des graines de garnements. La « Guerre des Boutons » n’était pas que du cinéma… - On nous menaçait de fessées si on était attrapé, du martinet, du coin noir, mais on nous effrayait aussi avec les légendes « à faire peur » : le loup, le père fouettard, les vagabonds, les chemineaux, les bohémiens voleurs d’en-fants … et surtout l’œil des voisins. Pas besoin de caméras, la surveillance était partout… 

 

 

17 juin, 2013

Aujourd’hui, philo!

Classé dans : Liens — Alain @ 23:04

« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il
mène ? » Albert Camus

Et le malheur, l’inverse, hélas !

 « Le paradis n’est pas un lieu, c’est un état d’âme. » Georges Barbarin

Heureux les simples d‘esprit alors ?

 Pas une carte au monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. » Oscar Wilde

Et l’utopie prendra corps si la volonté tient la boussole !

 « Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. » Mark Twain

Certitude, que de crimes commis en ton nom, doute que de réussites avortées pour toi, certitude au métier du doute que de pas en avant ; deux pas en arrière, deux sur le côté, deux de l’autre et trois en avant ; deux reculs, quatre explorations, un de gagné !

«  »On ne peut pas être en même temps responsable et désespéré. » Saint-Exupéry

Oh si Antoine !

Face au monde qui bouge, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ! » Francis Blanche

D’autant plus que le pansement nest pas garanti pur !

Pour le mot « face au bouge immonde… je pense au change avec intérêt… »

Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais. » Cicéron

Trop tard, Cicéron pour vernir randonner avec moi dans des sentiers qui ont bien changé depuis mes premiers cheminements !

Vous n’avez cessé d’essayer ? Vous n’avez cessé d’échouer ? Aucune importance !
Réessayez, échouez encore, échouez mieux. » Samuel Beckett

C’est le credo du Titanic, non ?

  » Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. « 

Guillaume d’Orange

Pourtant, savoir que l’espérance, sinon le trésor est au fond e la boîte de Pandore, encourage bien à fouiller !

 Il est grand temps de rallumer les étoiles. » Guillaume Appollinaire

C’est la mèche qui est difficile à trouver et le manche de l’allumeur de réverbère à brandir !

Nous sommes ce que nous répétons chaque jour. » Aristote

 L’apprentissage par la répétition et au bout, l’ennui… Les sentiers battus n’offrent guère de richesse; les autres en sont pleins. » Jean Giono

  » La vieille philosophie de l’œil pour l’œil n’a jamais fait que des aveugles. » Gandhi. Sauf si c’est celui que tu donnes.

 En buvant l’eau du puits, n’oubliez pas ceux qui l’ont creusé. » Proverbe chinois

C’est pourquoi, tout ce qui a été créé ou simplement réalisé mérite l’arrêt mémoire, même les destructions ! La morale de l’histoire…

 « En ravalant des paroles méchantes sans les avoir dites, personne ne s’est jamais abîmé l’estomac. » Winston Churchill

En les ruminant, sans les soumettre au rejet non plus ! Vérité que de méchancetés crachées en ton nom !

 « Au lieu de s’apitoyer sur les hommes on ferait mieux de les aider. » Maxime Gorki

-        Les « humanitaires » c’est pour eux qu’ils font ça !

-        Oui mon vieux, pour se sentir plus propres. Et toi avec quelle lessive laves-tu tes aigreurs ?

« C’est en vain qu’on cherche au loin son bonheur quand on oublie de le cultiver soi-même. » Jean-Jacques Rousseau  Et Voltaire de nous encourager à cultiver notre jardin… qui n’est pas exempt de cailloux, non plus !

  » Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir sans avoir ri. » La Bruyère

De quoi ? De qui ? De quelle couleur le rire ? Jaune pour 2viter de voir rouge ?

  « Les épines que j’ai recueillies viennent de l’arbre que j’ai planté. » Lord Byron

Les fruits les plus goûteux à mon palais sont aussi ceux d’arbre que j’ai planté. Je mange mieux sur la tale faite de mes mains maladroites que sur celle imaginée, sciée assemblée… par un pro ! même si je me suis tapé sur les doigts…

 « L’imagination est plus importante que le savoir. » Albert Einstein

Albert, t’étai-tu perdu dans une forêt en pleine nuit ? La folle du logis a de quoi remplacer avec frissons, tous tes savoirs ; quand ce n’e sont pas eux qui, par bribes illogiques, l’alimentent.

 Une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore trouvé les vertus. »

Ralph Waldo Emerson

Sans doute et nombre de mes élèves dits « en difficulté » me l’ont prouvé, mais il est bien difficile de trouver leur bon terreau et le bon jardin pour voir s’épanouir leurs vertus !

 Vous ne pouvez empêcher les oiseaux de chagrin de survoler votre tête, mais vous pouvez les empêcher de faire des nids dans vos cheveux. » Proverbe chinois

Il semblerait que cohabiter avec des oiseaux de chagrin occupe bien la maisonnée du solitaire même s’ils la retapissent en grisâtre !

 « Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux. »

et chaque site, fut-il une des merveilles du Monde, ne peut rien contre la force le l’humeur du moment… tel qui brille vendredi, dimanche ternira!

 « Vous ne pouvez pas attendre de la vie d’avoir un sens. Vous devez lui en donner un. » Romain Gary

et Romain, si vous ne le trouvez pas, que reste-t-il selon toi ? Le suicide 

 Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. » Benjamin Franklin

Et toi le passeur de savoir,  est-ce ainsi que tu enseignes ?

Eduquer, ce n’est pas remplir des vases mais allumer des feux. » Michel Montaigne

Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté. » Beethoven

Si ! La pratiquer avec intelligence, pas uniquement Celle du cœur !

« Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le.

Que de débuts sans suite !

 

10 juin, 2013

Quels débouchés pour demain ?

Classé dans : Liens — Alain @ 15:51

Quels débouchés pour demain ?

                      Dans quel monde du travail vont déboucher les élèves formés dans une nouvelle Education Nationale ? Donner sa chance au Futur, mais n’est-ce pas utopique ? 

                   Permettez-moi de choquer en exprimant un constat. Notre pays a perdu la bataille industrielle et agricole. Nous ne pouvons aujourd’hui, tant mieux si demain me contredit, concurrencer les grandes nations qui se sont dotées de nos techniques dans de très nombreux domaines, mais les exploitent avec un  fort rendement et un coût très inférieur au nôtre.  Bien sûr, nous suivons avec espoir les luttes des altermondialistes, du commerce équitable, nous essayons de contrecarrer les délocalisations, de moraliser le travail à bas salaires, l’emploi des enfants dans des grands pays émergents, mais le placement des capitaux internationaux, les conséquences de crises chez les actionnaires lointains ne garantissent aucune stabilité à nos pôles d’emploi. Seuls nos artisans, nos petites entreprises locales demeurent indépendants de ces fonds fluctuants. A quel prix ? Avec quelle laisse, tenue serrée par les banques ? Avec quelle incertitude des lendemains ? Soyons lucides, la France possède deux grandes richesses fondamentales et notre ambition peut servir l’une et l’autre. D’abord, notre pays est un énorme réservoir de connaissances, d’ingéniosité, de recherches, de découvertes.    Je ne parle pas seulement de nos chercheurs si malmenés, de nos savants, de toutes nos technopoles où s’échafaude le Progrès au niveau le plus pointu…  Je parle aussi de tous nos concitoyens ingénieux qui créent, inventent des ‘’trucs’’ pour mieux vivre. Le Concours Lépine n’est que la crête occasionnellement éclairée de la vague d’inventivité, de cette recherche permanente qui mobilise nombre de nos petits inventeurs. 

                   Notre pays n’a pas de pétrole, mais a des idées, paraît-il ! Ces idées sont des richesses qu’il nous faut cultiver, proposer, développer, vendre… Nos brevets sont parfois, souvent, bradés sous prétexte de cessions d’installations, exploités ensuite à l’étranger. C’est un fait, et nous ne pouvons concurrencer les bas salaires étrangers, mais nous pouvons développer nos laboratoires, nos ateliers, nos groupes expérimentaux pour devenir une pépinière de découvertes. Encourager, investir dans la recherche dans tous les domaines, pour améliorer la technique la plus élémentaire ou la technologie la plus futuriste est une mine de ressources qui doit garder, sur notre territoire, notre potentiel de découvreurs.  

              – La seconde richesse inaliénable de notre pays, c’est son patrimoine.
La France par son Histoire, la diversité de ses régions, ses spécialités, possède des trésors d’artisanat, de végétations originales, de gastronomie, d’architecture, d’art, de littérature, de traditions inépuisables.  Le tourisme est en passe de devenir la plus grande source de revenus de notre commerce. Nos hôtels, nos villages sont la cible d’investisseurs qui ne se trompent pas dans leurs placements… Faudrait-il en avoir honte ? Faudrait-il considérer comme mineure cette attractivité ?  – Rien que nous, Français, représentons un vaste vivier de chalands pour notre propre pays… Reconnaître cette opportunité, c’est ouvrir bien des chantiers, revaloriser bien des professions où la main est essentielle, promouvoir bien des arts de l’embellissement, de la restauration… C’est aussi prolonger les trésors de notre civilisation passée pour mettre en valeur ceux de nos contemporains, de nos visionnaires…  Maître d’Ecole, maîtres d’ateliers, maîtres des villes et des champs, compagnons, que de revalorisation de toutes nos disciplines, de toutes nos langues, de tous nos métiers sont possibles et pas simplement à titre associatif, comme par exemple pour la merveilleuse reconstruction médiévale de Guénelon dans l’Yonne… Ce n’est pas condamner nos usines, notre élevage, notre agriculture, ni nos pêches, mais c’est ouvrir, élargir les perspectives d’emplois, ne pas attendre que la peau de chagrin du travail ait perdu de sa surface, dramatiquement… 

                    Autour de ces deux mines, il faut vivre : services aux personnes, commerces, environnement et évidemment sn,té, éducation, logement, loisirs… seront toujours des pourvoyeurs d’emplois encore faudra-t-il que nos ayons les moyens d’en bénéficier, tous…

              Si nous ne préparons pas ces débouchés, nous aurons failli et rendu stériles les beaux outils que nous voulons mettre au point: l’Instruction, le Savoir-Faire, les Apprentissages, sous toutes leurs formes ! 

 

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