et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

8 novembre, 2014

La pomme qui voulait voir un arc-en-ciel (Lucas 6ans Papou 72 un jour d’automne)

Classé dans : contes — Alain @ 18:48

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6 novembre, 2014

ON, inspiré de lectures récentes et faits divers…

Classé dans : pour le plaisir... — Alain @ 18:36

 

On est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

On m’a dit…  ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

On, le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, On m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs frappe ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

On se boucane à la fumée des feux des « peut-être » et des « il paraît que ».

Du petit on qui conduit le prof ou le policier au suicide jusqu’au on qui mène à l’holocauste, on est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, on s’affirme comme son véhicule implacable.

On n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, On, une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmé ; ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

le pire du fond du on, c’est la Vérité cette vérité qui même parcellaire, même tronquée, sans contexte, ni histoire, fera dire à On « si ça c’est vrai, d’ailleurs X l’a vu, Y l’a lu et Z l’a dit dans le poste alors !!! Contexte, histoire, qu’est-ce ? Du petit bout de la lorgnette on agrandira le champ des possibles pour en faire un récit véridique…

Comment ? Les « héros » de cette boule de neige puante, grossie et noircie de médisances ont sombré ! «  Vous voyez bien, il n’y avait que de la fumée puisqu’ils se sont brûlés ! »

Si Esope établissait très vite que la langue est la meilleure mais aussi la pire des choses, que dirait-il aujourd’hui où l’image « qui vaut 36000 mots «  en multiplie d’autant les effets ?

Le pire pour nous qui, bien sûr, ne sommes pas des On, est que nous ne pouvons même pas arriver à souhaiter que : « Qui vit par le On périra par le On ! » Je, Tu, Il Elle, ne sommes pas assez On ! Pour oublier la seule devise qui vaille quand on ne sait pas : Primun non nocere ! D’abord ne pas faire de mal, ce n’est pas toujours facile, oh non !

3 septembre, 2014

Mourir pour des iées….

Classé dans : roman de société — Alain @ 20:43

Peut-on décider de quitter la vie pour que renaissent ses idées ? Paradoxale, non ! Pas impossible « mourir pour des idées » c’est d’abord mourir pour soi, parce qu’un moment de désarroi, ce grand chamboulement dans l’arroi ordonné des convois en marche vers un but, , devient impossible à supporter, que la goutte d’eau de nos convictions et le confort de notre arrangement entre passé et présent se trouve bousculée et que notre force n’est plus que déception… alors s’abandonner devient la seule perspective mais pas abandonner puisque par notre  acte ultime devient, veut-on croire, un début pour d’autres plus courageux… 

Je pense que notre histoire fourmille dans son autrefois, son passé proche et son présent d’actualité de ces circonstances qui font qu’un homme une femme meurt pour mieux crier.

Ce cri pour moi est celui de Manu… Personnage de roman, peut-être seulement. Il ouvre la voie à un constat les « passants » chers à Henri VINCENOT sont à travers tous les médias la seule vérité de notre marche d’humanité. Le passant, celui qui marche sans doute mais surtout celui qui transmets, qui passe non pas un témoin de relais mais une boule chargée, grossie de toutes les connaissances, les expériences, aussi négatives que constructives.

Parmi cers passants je privilégie les pédagogues, ceux qui accompagnent, marchent auprès de l’élève pour l’élever…

Aujourd’hui en dépit de tous les moyens de transmission qui sont venus grossir ceux des sages des bardes il demeure l’Ecole. Elle n’est qu’une institution, qu’un vecteur, mais pour tous, la vraie chance donnée au futur

Enfin, elle devrait l’être et je veux croire, non je crois, que ceux qui choisissent d’enseigner, en sont intimement convaincus, même dans leurs échecs et leurs découragements… Jusqu’à en perdre la foi, non en leur vocation mais en eux.

J’ai vécu, dans la coquille de mes écoles, de mes classes, de mes associations, de mes quelques interventions en me préoccupant plus de cultiver mon jardin, mon lopin pédagogique que de son au-delà. Mes raids hors de mes frontières furent rares, intenses, brefs et décevants. Le sourire de mes élèves, les échanges dans ma communauté m’ont suffisamment empli le temps pour que j’occulte mes regrets …

Puis ce fut la retraite et le recul et l’écoute de ceux qui nient, de ceux qui espèrent…

2 septembre, 2014

Rythmes et doute…

Classé dans : Liens — Alain @ 20:18

 

Alexandra, nous vivons à plein temps le changement des rythmes scolaires dans notre village. Pour ma part, j’ai participé à des échanges, des débats, des concertations, des enquêtes, sur le sujet depuis… 1960 !

Je ne suis pas vraiment d‘accord avec la forme prise par le décret PEILLON revu et mal corrigé par HAMON, de beaucoup j’aurais préféré revoir la formation des enseignants, la création de  vraies équipes d’établissement, l’égalité dans les ressources, sans parler des programmes…

Pour moi la valeur d’une école, tu as pu le constater, c’est celle de ses personnels et de son équipe, et de son projet ; seulement je sais que toutes les réformes  précédentes, pas seulement sur le temps de l’enfant ; ont fini aux oubliettes, sauf celles qui nous ont été imposées sans discussion (jeudi à mercredi , suppression du samedi AM puis du samedi matin, découpages des vacances…) même le tiers temps pédagogique (FONDAMENTAUX- EVEIL- sport/ musique/arts plastiques) est tombé à l’eau sauf initiatives des enseignants. (en fin de compte chacun fait ce qu’il veut dans sa classe bien ou  mal : la loterie scolaire quoi pour les gamins!)

Souviens toi que depuis 1985, seul groupe de Montgeron a avoir tiré des leçons de nos expériences et échanges en chronobiologie, J.FERRY a mis en place 3 h ½ le matin et 2 h ½ l’AM avec ateliers écriture – théâtre – jardin – gym. Je ne sais pas si ça fonctionne toujours ainsi en fait, mais les horaires n’ont pas changé à  ma connaissance… Souviens-toi que ce changement avait été voulu et porté par les familles qui avaient demandé son maintien même après mon départ ! Sans  doute la belle et grande communauté que nous avions créée a-t-elle permis toutes ces années fortes.

Aujourd’hui, en dehors des tumultes nationaux, au village, sous l’impulsion d’Huguette, maire adjointe, à la jeunesse, avec tous les enseignants, les animateurs, les associations et les conseils de parents, la modification du temps fonctionne heureusement. Le bilan public , celui avec les intervenants, les conseil d’école sont chaudement partants pour sa poursuite : « Même si ça rate ailleurs… » Des correctifs ont été nécessaires, alléger des ateliers trop chargés, assouplir des activités pour les rendre plus ludiques, plus libres, en supprimer d’autres trop contraignante, s’assurer que le choix des enfants prime celui des parents…

Pour ma part, j’assure un atelier d‘imagination (écriture de contes) qui a déjà abouti à un livret, (ça te rappelle quelque chose, non ?) et j’accueille avec d’autres bénévoles des enfants à la biblio, lecture guidée ou libre selon le souhait des enfants)… Le jardin, les jeux en anglais, le dessin, la peinture, le foot ; le tambourin, le théâtre, l’expression corporelle sont aussi à leur disposition…Les associations ont avancé leurs accueils pour recevoir plutôt leurs adhérents…

Le nombre des enfants qui s’inscrivent aux ateliers périscolaires augmentent nettement.

Tout est à améliorer sans cesse, mais peu à peu ça s’harmonise ! Et nous parlons d’une commune sans gros budgets.

Ce début de réussite repose sur la bonne volonté, la solidarité, l’intelligence, la patience et l’oubli de toutes connotations politiques pour ne penser qu’à l’enfant.

Comme l’écrivait Voltaire : « Cultivons notre jardin ! » au moins ici les enfants seront bien servis. Si l’immobilisme encore une fois l’emporte ce sera dommage.

Je me réjouis quand même de constater à travers les courriers que de nombreuses mises en place se passent très bien, même dans certaines écoles de Paris, mais évidemment ce n’est pas ce qui passionne les médias, trop tranquille pour un article.

Petite réflexion : il a fallu beaucoup de temps, braver bien des contestations dures et partisanes afin que Jules FERRY et ses prédécesseurs  parviennent à donner une école pour tous à notre pays et encore les combats furent-ils difficiles même après la loi…   Aurait-il dû baisser les bras ?

28 août, 2014

bonne rentrée!

Classé dans : Liens — Alain @ 20:37

13, et 14 ans que nous avons quitté notre blouse de maîtresse et de maître d’école et aucune rentrée sans penser à tous les enseignants de tous niveaux, de toutes écoles, nos ex collègues, sur les épaules desquels reposent fondamentalement  l’essentiel de ce que vous représentez, LA CHANCE DU FUTUR, à construire en toutes circonstances souvent prenantes, riches, parfois confuses et difficiles…

Nous n’oublions pas ceux qui vous accompagnent, administratifs, ATSEM, animateurs, bénévoles…, dont le rôle est si précieux.

Nous pensons notamment aux élèves et à leurs familles qui les confient à l’Ecole, le beau verbe !

Nous croyons, avant tout, à la communauté des belles volontés pour réussir l’Ecole avec vous !

Une pensée bien particulière à tous nos anciens devenus parents et qui vont entrer avec leurs enfants, certains pour la première fois ! C’est une aventure extraordinaire, jamais écrite à l’avance, jamais simple, pleine de moments forts et vous le montrez bien à travers vos messages !

       Belle rentrée, belle nouvelle année !

23 août, 2014

Grand on et petit on..

Classé dans : pour le plaisir... — Alain @ 20:18

« On » est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

« On »  m’a dit…  ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

« On », le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, «  on » m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs emplit ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

« On »  se boucane à la fumée des feux de « peut-être » et de « il paraît que ».

Qui vit par le « On »  périra par le « On »!

Du petit « On » qui conduit le prof au suicide jusqu’au « On » qui mène à l’holocauste, « On »  est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, « On »  s’affirme comme son véhicule implacable.

« On »  n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, « On », une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmé ; ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

16 août, 2014

« Gavroche » extrait de « … et l’école renaîtra de mes cendres »

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 9:34

  Thierry et nos jeunes amis, nos éducateurs d’un après midi, nous ont reconduits à notre voiture. Nous flottions un peu. 

            Sylvain, c’est décidé, sera le premier clients du garage de Manu. En attendant, il a eu l’offre de dix véhicules. Je lis dans ses yeux, Thierry le lit et je suis certaine que ces jeunes le lisent aussi : Sylvain ne perdra plus de vue leur projet, 

           Avant que nous montions en voiture, avant les poignées de main et, pour moi, les bises des garçons – Tiens c’est vrai, pas de filles, pourtant je sais qu’il y a des mécaniciennes auto dans des garages-, ils nous ont fait cadeau d’un souvenir. 

          Pas un dernier, nous aurons  bien des occasions d’en recevoir de leur part. Là, sur le parking, ils nous ont confié leur dernière journée avec Manu. 

           Il était déjà révolté, mais tous l’ignoraient encore. C’était le veille des congés d’hiver. Manu avait organisé une tournée des casses auto pour y faire de la récup de pièces en bon état… Ça  permet de réduire les factures et parfois, on tombe sur des trésors de chouettes antiquités. C’était l’occasion de belles rigolades, des blagues pas toujours fines, de belles discussions avec les casseurs. Beaucoup connaissaient bien Manu, ça se voyait. 

            Djabel, un beau Sénégalais, a pris la parole après un silence et un tour des yeux. Certains étaient au sol, d’autres ne cachaient pas leur humidité. 

          - Pour midi, Manu avait retenu une salle, rien que pour nous, dans un restaurant, un petit, un routier, un vrai resto, pas un self ou une pizzeria… Il n’avait pas voulu que les ferrailleurs soient ave nous. Il leur avait dit : « Une autre fois, d’accord ? » 

         Avant le repas, il nous a fait laver les mains. On a tous obéi. Le plus compliqué, le plus marrant, ça été pour choisir avec le menu. Il n’était pas long mais assez pour que, tous, on se gratte la tête, qu’on choisisse un truc. Oui, après, non, mademoiselle, je préfère autre chose. Elle se marrait, la serveuse, sans perdre son calme…  En mangeant, on a chahuté, pas beaucoup. C’est surtout Manu qui a parlé, un truc sérieux, une vanne, un truc sérieux.. 

  Maintenant, on a compris qu’il nous passait son message. Les journaux ont dit, son testament, pour sa cassette ; et ben à nous, il en a raconté un de testament, mais on ne l’a pas compris ce jour-là… Il tremblait maintenant. Je lui ai serré les épaules et il s’est caché dans mes cheveux pour pleurer. 

          Francis, notre Parker, a pu reprendre le témoin : - Manu, il nous parlait des enfants qu’il n’avait pas eus, comment il les aurait élevés. Il nous racontait une belle histoire, un beau conte, comme si on était encore des petits. 

        Après le restaurant, Manu nous a proposé le ciné ou une balade au Parc de Sceaux. En continuant la N20, ce n’était pas loin. Nous avons choisi le parc. On sentait que cela ferait plaisir à notre prof. Il nous a pas mal parlé. Même ceux qui se couraient après ou regardaient le filles sont venus l’écouter quand il a parlé de Gavroche. 

            Le bassin lui rappelait Gavroche et deux mômes perdus qui regardaient des gens nourrir des cygnes ou des canards alors qu’eux crevaient de faim. Il nous a fait marrer en imitant ce gosse de 10 ans qui roule des mécaniques et les prend en charge. Le passage chez le boulanger, un gentil, c’est sympa aussi. Puis quand il les planque dans la statue de l’éléphant, c’est bien encore. Il nous a raconté la mort de Gavroche, devant la barricade. Jusqu’au bout, il a fait le malin, mais nous on n’avait plus envie de rire. 

            Après, il nous a dit, que ce parc, c’était son endroit préféré quand il avait notre âge. Il y emmenait ses copines. Il s’y baladait seul ou avec ses copains et il venait même y travailler, préparer ses examens. On sentait que là-bas, ça avait compté pour lui…  

            Toute l’équipe se déplaçait dans un car qu’une relation de Manu lui avait prêté pour l’occasion. 

            Manu voulait tout payer, mais les garçons ont fait une collecte et il a accepté, c’était leur droit de participer 

12 août, 2014

ADOS sans être à-dos!

Classé dans : Liens — Alain @ 15:41

               Concertation-réflexion presque impromptue, de temps en temps, l’Amicale qui cimente les fêtes et le soutien aux activités u groupe scolaire organise des débats, en général riches en échanges…

            Ce soir, les ados sont en ligne d mire et un animateur municipal, ancien élève vient d’exprimer les inquiétudes et les espoirs de son quotidien… Ses doutes et son sentiment de mal accomplir sa mission en rentrant dans le moule…

            Aucun tour de parole n’était institué évidemment, les yeux suffisaient pour que se meuble le silence et que parle celui qui le souhaitait.

 

            C’est une femme d’une soixantaine d’années bien sonnée, à la voix aussi moqueuse qu’énergique qui a succédé, amicalement ironique, à notre animateur.

            – Pour moi, dites Janine ! Se présenta-t-elle en se tournant vers  lui  dans un grand mouvement pour l’applaudir :

-          …Et tu dis que ce n’est pas ton truc !
            Bon courage aux hommes et femmes de bonne volonté ! Je souhaite que naisse un véritable Cahier de Propositions ! J’ai connu, pratiqué comme animatrice bénévole et enseignante pendant bien des années, les banlieues parisiennes.   Aujourd’hui, retraitée, je suis intéressée et toujours intervenante lorsque l’occasion se présente, dans notre village, comme vous le savez. Moins spectaculaires que dans les cités car moins concentrés, nos ados ont les mêmes problèmes d’identité à construire, à prouver, d’existence à assumer que les enfants des villes. Les dérives sont possibles et émergent aussi : l’alcool, le vandalisme, la provocation, la drogue également et le mal-être toujours. C’est plus discret, plus renfermé pour certains. Cela s’exprime autant par les sous-entendus, les cris parfois que par les mutismes, beaucoup par messageries interposées.
Bien que sous-jacent, le malaise est bien réel. Il amplifie la crise ordinaire de l’adolescence…

            Dans le village, je découvre les réponses fournies. Elles sont familiales donc souvent insuffisantes face à une demande aussi personnelle que sociale :« Exister dans le regard de l’autre !». Elles sont surtout associatives. Pas évident dans les groupes culturels cadrés, même si le sport collectif fait exception par sa structure « Bande à confronter à une autre bande » et « Je m’épuise donc je suis !». La fanfare est un bon exutoire parfois et j’ai connu des garnements bien valorisés par la trompette et les défilés…
            Ici, la responsabilité de notre animal totémique les motive, les unit aussi.
            Pour notre petite commune, je veux surtout souligner le rôle important joué par les Foyers des Jeunes.
J’éprouve beaucoup de bonheur, lorsque à l’occasion, je me trouve parmi ces ados. Leur respect du contrat implicite passé avec leur responsable, autant que leur liberté de paroles ne cessent de me surprendre, et pourtant j’en ai vu. A notre époque, alors que tout n’est qu’interdits, menaces pour eux, ils ont un espace pour rêver, un endroit où les tensions ne sont pas des rapports de force mais des confrontations ordinaires. Ils appartiennent volontairement à un groupe dans lequel confiance ne se subordonne pas à obéissance. Ce ne sont pas des B.A. qu’accomplissent ces jeunes quand ils s’engagent à rendre service mais des fiertés qu’ils additionnent, presque en catimini.

            Pourtant,  oui, ils sont capables de belles âneries pour affirmer leur originalité, hors de leur foyer secondaire ! Je parle au présent, ce n’est pas une erreur, car je suis, nous sommes presque des survivants, des résistants de l’animation. Je préfère ce terme à celui d’Encadrement devenu réalité officielle, mais si péjoratif ! En regard des manifestations de « l’âge bête », parfois violentes, parfois muettes, comment réagissons-nous, non pas nous familles, mais nous société ? Les réponses possibles n’ont pas évolué depuis 1965, mes premières implications responsables. Nos jeunes ont soif d’accueil, de compréhension, de respect, d’actes utiles et vrais, de la reconnaissance de tous, ados et adultes. C’est plus difficile aujourd’hui parce que l’avenir professionnel est incertain, parce que nombreuses sont les familles démissionnaires engluées dans leurs difficultés, déstabilisées.
            Même la bande, autrefois refuge des Blousons Noirs ou Dorés, n’est plus structurée, sauf dans les hiérarchies mafieuses. Elle en est d’autant plus dangereuse, comme tout groupe informel démobilisé.

            La secte, la religion, l’engagement politique poussés à l’extrême attirent, accueillent les plus vulnérables souvent. Heureusement, demeurent, éternels, l’amitié et les premiers émois amoureux, toujours importants, toujours fragiles mais souvent propices aux projets constructifs.

            Encore faut-il avoir les moyens de les faire naître et de leur donner une chance de se réaliser.

            Vous l’avez bien compris, fondamentalement, pour amener nos enfants vers le passage toujours délicat de l’adolescence, le truc pour y parvenir, c’est l’Ecole… puis les institutions ouvertes pour les accompagner, pas les encadrer ! La famille, haut lieu d’expression de « l’originalité juvénile » et des conflits, a tout à y gagner !

11 août, 2014

Donner sa chance à l’école, ensemble!

Classé dans : Liens — Alain @ 10:20

                        Avant les vacances, prélude à la rentrée, des parents, des enseignants,  s’inquiètent, et manifestent par réseaux sociaux de plus en plus, pour sauver les moyens de l’Ecole, les enrichir même,  notamment s’opposer à la fermeture de classes.

                             J’adhère totalement à cette colère mais allons-nous vers la nécessaire réhabilitation de notre système : la réflexion sur les structures de chaque établissement par chaque équipe (large : enseignants et partenaires) pour adapter pédagogies, méthodes, accueil, éducation et instruction en un projet cohérent et un suivi méticuleux? Les moyens de base, face aux effectifs sont nécessaires mais les moyens spécifiques pour tenir compte des réalités par secteur sont aussi indispensables… et ça, seule une véritable implication d’une équipe solide, bien motivée et dirigée peut l’offrir.  Ce n’est pas suffisant, certes, mais  primordial si nous ne voulons pas que les intentions mosaïques, même généreuses, ne soient que des cautères sur une jambe de bois scolaire fragile. La longue érosion de notre système me rend bien dubitatif…

                        Un seul objectif : que la confiance des familles soit bien placée, établissement par établissement. Certaines écoles sont vraiment à la hauteur, envers et contre tous les obstacles, mais au prix de bien des efforts et surtout avec la menace de l’aléatoire attaché à la disparition des animateurs, la mouvance de l’équipe… Certaines communautés, grandes et petites, ont su déjà gérer la nécessaire réforme du temps scolaire, toujours expérimentale et à peaufiner, mais bénéfique là où intelligence, bonne volonté et adaptation ont su prévaloir…

                 Pour que l’enseignement ne soit pas une loterie, il faudrait à notre système un cadre national clair et généralisé, des bassins scolaires bien définis déjà en harmonie avec son environnement, des écoles adaptées à leur population, une réelle formation à ce travail cohérent ensemble autant qu’une réelle formation à une pédagogie différenciée, capable de répondre à nos classes forcément hétérogène…

                      D’autre l’ont développé bien mieux que moi, et depuis longtemps, après même de belles consultations-réflexions nationales, même si mon « … et l’école renaîtra de mes cendres ! » se voulait complet, mais sans entraîner de vraies remises en question ni surtout de vrais projets consensuels. pour une Education de valeur, vraiment égalitaire, fraternelle, généreuse et efficace, seule la volonté collective, hors sectarisme de tout crin, est une chance, la Chance pour le futur de nos enfants donc celui de notre société!

9 août, 2014

HEROS DE VACANCES!

Classé dans : actualité,Liens,vivre ensemble — Alain @ 15:19

    Vacances ! Drôle de mots qui signifient aussi vide .Quand c’est l’esprit que l’on vide après des journées d’activités denses, c’est un vide salutaire, quand il s’agit d’un vide imposé par la perte d’emploi, de santé, par une précarité quotidienne où sont les vacances ?

             Il ne s’agit plus d’épiloguer sur la longueur des congés (encore un drôle de mots selon qu’on prend ses congés ou qu’on le reçoit…)

            Je tire mon vieux chapeau à ceux qui se préoccupent d’organiser des temps de coupure pour tous ceux, de tous âges qui sont dans le vide quotidien d’une vie difficile… Qu’ils œuvrent autour du domicile ou ailleurs, bravo à ces anonymes, et à ces collectivités qui font que vacances redeviennent bouffées d’oxygène…

            Je crois que ces gens qui essaient de tirer les autres de leurs soucis l’espace d’une portion d’été sont les vrais héros des vacances!

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