et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

19 février, 2015

Passer les savoirs, faire de la graine un fruit épanoui!

Classé dans : Liens — Alain @ 18:31

Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine. » Nietzsche

Je ne sais pas dans quel ouvrage, à quel chapitre retrouver cette assertion et, je m’en moque au point de’ ne pas entamer de recherches, par contre j’aime la résonance qu’elle provoque en moi.

Sans doute pas au même titre que la personne qui en faisait un argument pour mieux se connaître et se vivre grâce à une méthode quelconque mais parce qu’elle représente ma prétention à être « passeur de savoirs » comme l’exprimait Henri VINCENOT.

Prétendre, quel beau mot si facilement éreinté : mettre en avant ses convictions, tendre, diriger son attention, ses idées sa volonté vers une mise en œuvre, une reconnaissance…

Est-ce si blâmable ? Bien sûr que oui si l’objet de cette prétention est inhumain, pernicieux, contraire aux droits de l’homme, mais combien positif si l’humanité s’en trouve mieux. La grande Humanité englobant tous les anonymes vivants et la petite, celle qui compose nos cercles rapprochés.

Ma prétention, ma pré-tension, est de vouloir veiller sur la graine pour qu’elle devienne un arbre solide, harmonieux, original et pourtant en accord avec sa forêt. Ma satisfaction, mon bonheur, réaliser mon vœu de voir s’épanouir l’arbre né de la graine, de lui voir à son tour offrir ses fruits aux besoins de ceux qui l’entourent, de le savoir inscrit dans la grande chaîne de la vie et du futur compte ma prétention.

Tous parents ont cette prétention naturellement, ce qui ne fait pas preuve d’angélisme, les hiatus existent, ce sont les déviances d’une ligne éducative et affective que l’on voudrait idéalement rectiligne.

La société doit également se vanter de cette prétention qui conduit de la graine, à l’arbre puis au fruit, se vanter et l’assumer. Avec l’ambiance de la Fraternité, si possible, mais surtout avec les moyens d’assurer la Liberté et Egalité dans le respect mutuel de la convivialité.

Ces moyens sociaux sont tous ceux qui concourent à la croissance de la graine, sa santé physique et psychique. Lui apporter des connaissances, des savoir être et des savoir-faire sont les impératifs d’une  société en complément, en soutien voire en compensation de ceux de la famille.

Les vecteurs de ces acquis à proposer, mettre en place chez notre graine d’enfants sont nombreux et aussi anciens que le premier individu enseignant à un jeune apprenant.

Ils se sont multipliés, diversifiés mais même électroniques, mêmes techniques, mêmes médiatisés n’en restent pas moins la prétention de passeurs de savoirs d’abord dédiés à l’apprentissage. Apprendre, appréhender… déjà des notions ambivalentes pleines de réticences Oui, il est beau qu’un enfant tende à prendre la connaissance que nous lui proposons, qu’il s’en saisisse sans appréhension, mieux qu’il ait envie de s’en emparer. C’est déjà de la pédagogie, pas de cette discipline inculquée aux enseignants mais de cette démarche qui faisait que des esclaves lettrés accompagnaient l’élève vers son enseignant.

Chacun d’entre nous pouvant être appelé à instruire même occasionnellement un curieux, verra son empreinte se graver selon sa façon de dire, expliquer, montrer, intéresser… sera pédagogue et à son tour accompagnera vers l’instruction.

Au centre de toutes les influences éphémères ou organisées qui concourent au développement de notre graine d’enfant il fallait une institution d’enseignement. Ce fut l’Ecole avec toutes ses avatars, l’Ecole où une société s’imposait de renoncer à utiliser ses jeunes pour les former à la guerre, aux métiers ou aux tâches du quotidien familial et les mettre en « arrêt de travail » selon son sens originel pour investir dans l’instruction et l’éducation…

Bien que baigné très tôt, parfois noyé, dans la mer des actions éducatives associatives, comme bénéficiaire depuis mes premières colos, comme intervenant responsable multifonctions, souvent bénévoles, c’est dans l’Ecole que j’ai pu le plus, sinon le mieux, accomplir ma prétention d’instituteur, celui qui fonde, quoi de pus prometteur pour veiller sur une graine ?

Et c’est avec toute l’autorité de ma prétention première et constante que je revendique pour l’école la reconnaissance de sa priorité sur tout autre engagement humain !

 

La course aux fruits est la marque essentielle de nos actions et nous affirmons que la grosseur, la saveur, la quantité, l’épargne de ces fruits bien concrets sont les garanties d notre survie, avec juste raison mais leur fragilité leur faiblesse face aux circonstances  ne pourront jamais occulter qu’un individu, qu’une famille, qu’un groupe voire un pays ne se relèvera de ses catastrophes que par la force de ses savoirs, des ses capacités s d’initiatives et sa volonté. Les moyens accumulés n’étant que les matériaux et les outils de ces fondamentaux ! Nous sommes tous des Robinson Crusoé en puissance et seule notre intelligence, nos connaissances nous permettrons de nus adapter.

L’histoire est un grand livre dans lequel il est difficile de se projeter, sinon pour faire comme si, pour imaginer rêver, rarement en tirer des leçons… Les passéistes et les alarmistes sont des déconnectés du présent, ce présent qui réclame des satisfactions quasi immédiates. D’ailleurs, certains sombrent mais tant d’autres s’en tirent bien, pourquoi pas chacun de nous ?

Instruire est la sauvegarde essentielle contre les peurs nées de l’ignorance, les dictatures des dogmes…

Reste à savoir comment et faire la pause nécessaire pour

-                  S’assurer que tout le monde est conscient de cette nécessite d’instruction et d’éducation

-                  S’assurer que notre outil social principal d’instruction et d’éducation, notre Ecole, remplit efficacement son rôle.

-                              Ce n’est possible qu’ensemble, en toutes diversités, en toute sincérité et en toutes facultés d’écouter et de s’exprimer !

 

 

14 février, 2015

REGARD…

Classé dans : vivre ensemble — Alain @ 12:19

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

 » Le mari répondit: « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

 

13 février, 2015

Notes ou pas notes, là n’est pas la question !

Classé dans : Liens — Alain @ 17:53

Le pire c’est la notion de moyenne: 10/20, « ça me suffit et ça contente mes parents, tant pis si les autres 10 points représentent ce que je ne sais pas… »  Une notification, c’est d’abord, surtout la définition claire des compétences acquises, pas du « moyen » surtout lorsque c’est une moyenne d’ensemble, 15 en math et 5 en français, moyenne 10 mais niveaux différents… Donc notes, couleurs, lettres peu importe compétences bien exprimées oui, vraiment oui…

Le risque d’aberration, donc de caricatures existent : notes amplifiées selon l’effort et non le résultat, diminué », parce que  « tu pourrais plus t’impliquer », lettres aves une cohorte de +++ de – - -    de couleurs avec nuances, pourquoi ^pas d’émoticônes aussi… Qui n’a pas entendu ou lu des appréciations délirantes aussi ?

Vous ne demanderiez pas à votre garagiste de réussir moyennement votre réparation, ni à votre médecin… alors pourquoi se contenter de connaissances lacunaires?

Combien d’anciens bacheliers reconnaissent et regrettent : en langue (par ex) j’étais nul, heureusement en math, je compensais!!! Chercher l’erreur…

Importante pour estimer un niveau en fin de cycle, l’évaluation au quotidien est nécessaire pour l’enseignant et l’élève pour prévoir suite des apprentissages et remédiations éventuelles, tant pour les précocités que les retards… C’est le principe même d’une bonne pédagogie différenciée… Lui opposer les effectifs pour ne pas le faire est plus que dommage, une erreur, sans doute due à un manque de formation… Tous les enseignants qui l’appliquent pourront en témoigner… Dans ce métier, j’ai connu dans mes écoles, bien des classes de faible effectif, moins de 20, sans succès pour autant, d’autres de 30 ou plus, vraiment efficaces… Pas facile, mais qu’est-ce qui est facile quand on prend en compte des enfants, des élèves ? Par contre que de satisfactions !

En 40 ans, j’ai eu tous types de classes dont 10 ans de classes d’enfants en difficulté, des perf, des CLIN d’enfants primo-arrivants, d’enfants du voyage, bien des classes «ordinaires » hétérogènes comprenant des élèves « précoces » et, c’est certain, acquis véritables valent mieux que notes sur un carnet même, notamment pour les enfants peu assurés dans leurs bases et leur rythme d’apprentissage! Une note subjective, rassure ou déprime, enfants et parents, un acquis reconnu, au moins, c’est du visible explicite…

Un élément important : dans un même établissement, la façon d’évaluer doit être harmonisée, clairement expliquée aux enfants et aux familles…

Je continue à crier que toutes les réparations des fissures de notre Ecole ne pourront devenir solides que sur des fondations indispensable : formation des personnels pour chacune de leur fonction – nécessité en chaque établissement d’un équipe cohérente et bien dirigée – appui sur un projet adapté et réadaptable aux réalités de la population scolaire – ressources compensées en fonction des besoins -

 

11 février, 2015

Apaiser l’école…

Classé dans : Liens — Alain @ 21:47

Violence, harcèlement, humiliation… intolérables même si certains considèrent que les bizutages, les cris, les mots durs, font partie de l’éducation, à l’anglaise, pas nouveau non plus la littérature et les biographies le montrent, la Guerre des boutons, n’était pas une rareté… Plusieurs déménagements m’ont appris la dureté des cours de récréation et parfois celle des adultes ; 40 ans d’enseignement m’ont appris la nécessité de la présence, juste, ferme et rassurante des éducateurs…                Ma conclusion, ferme, elle aussi est que rien, rien n’est possible, aucune application d’intentions, de textes, dans l’éducation comme dans l’instruction sans un consensus réel dans l’équipe d’établissement, tant pour l’élève que pour l’interaction des professeurs, leur soutien mutuel en fait partie… Toutes les écoles qui prennent vraiment en charge l’organisation cohérente de leur établissement, et réagissent face aux problèmes, souvent discrètement, il y en a beaucoup heureusement, le font grâce à une équipe véritable et une direction compétente… Certains arrivent même à créer de belles communautés… Cela n’exclut aucune des aides nécessaires notamment psychologiques, ni les soutiens pour fractionner certains groupes, mettre en place des actions spécifiques… Mais là nous sommes dans la bonne volonté et l’aléatoire… Aucune formation ne prépare à cette logique d’équipe, aucune formation approfondie ne dote les directeurs de vrais outils d’animation… On ne parle, les médias, les films, les récits, ne parlent, que d’un prof face à ses élèves…

Encore et toujours l’école est une loterie… : Choix des parents qui le peuvent, doigts croisés : « Pourvu qu’il, qu’elle tombe avec ce maître, cette maîtresse, pas avec l’autre… ». Choix même de l’établissement avec quelques manipulations…

Je suis en colère pour cet oubli, voire cette ignorance de ceux qui œuvrent vraiment et fortement chaque jour pour apaiser des enfants que notre société ne ménage guère !

10 février, 2015

On…

Classé dans : Liens — Alain @ 21:30

On est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

On m’a dit, ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

On, le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, on m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs emplit ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

On se boucane à la fumée des feux de « peut-être » et de « il paraît que ».

Qui vit par le On périra par le On !

Du petit on qui conduit le prof au suicide jusqu’au on qui mène à l’holocauste, on est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, on s’affirme comme son véhicule implacable.

On n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, On, une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmer: ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

18 décembre, 2014

PETIT PIERRE ET LE BONHOMME DE NEIGE

Classé dans : Liens — Alain @ 19:38

Petit Pierre et le bonhomme de neige

 

C’est la veille de Noël, Petit Pierre est dans le parc près de sa maison. Il est content parce que la neige est épaisse, mais il s’ennuie un peu.

Que peut-on faire dans un parc tout seul quand la neige est tombée… des boules ?  Oh non…  A qui les lancer ?

Ou alors une grosse, oui, pour faire un beau ventre de bonhomme puis une autre belle plus petite pour la tête ;

Pierre roule ses boules… Il a froid, il saute et frotte son nez.

Bon maintenant, il faut un beau foulard pour le cou du bonhomme, un chapeau sur son crâne… Vite, Petit Pierre court à la maison, ramène ses trésors : une carotte pour le nez, deux moitié de pomme de terre pour les oreilles, dans le trou de la bouche, il enfonce une vieille pipe

Il dessine les bras, les jambes, accroche une canne au côté du bonhomme et voilà !

Et non il manque quelque chose…Quoi donc ?

Mais oui, les yeux ! De sa poche d’anorak, Petit Pierre sort deux belles agates claires ave des ailes de papillon multicolores  dedans. Voilà fixé l’œil droit, puis l’œil gauche… Petit Pierre est fier : son bonhomme est réussi, vraiment !

Petit Pierre tape des pieds, mouline ses bras ; il se réchauffe et souffle un gros nuage de vapeur sur le visage de son bonhomme.

-        Soudain, il entend une grosse voix :

-        Ouais, je suis très beau ! Tu as bien travaillé !

Quel bond pour le garçon ! Il tourne sur lui-même, il tourne autour du bonhomme de neige… Personne !

- Ah, ah, ah, que tu es drôle ! Ne cherche pas, c’est moi, ton copain tout froid. Ton souffle m’a donné vie. C’st bientôt Noël, je voudrais en profiter pour aller voir les rues de ta ville !

-Mais, mais, bêle Petit Pierre, un bonhomme de neige, ça ne parle pas, ça ne bouge pas, ça ne regarde pas…

- Moi en tout cas si. Allez viens, souffle fort sur mon nez, et en route.

Petit Pierre avance doucement suivi par le bonhomme qui glisse sans bruit sur la neige du parc

Bientôt, ils sont dans la rue aux vitrines illuminées, la rue pleine de gens pressés.

Petit pierre se demande ce que vont penser toutes ces personnes..

Et bien, elles ne s’étonnent pas ; si elles pensent, c’est seulement que Petit Pierre est avec un copain très bien déguisé en bonhomme de neige. Ce ne serait pas sa pipe qui fume et ses yeux qui remuent, on dirait un vrai !

Le bonhomme de neige, lui, ne regarde que les lumières des magasins. Il est ravi, heureux…

Petit Pierre lui souffle

–       Ne t’approche pas trop, ça chauffe toutes ces lampes ! Tu commences à fondre.

–       Tant pis, c’est trop beau

–       Allez viens, retournons dans le parc tout froid, ici la neige est sale, grise.

-        Non, non, je suis trop bien.

Et arrive ce qui doit arriver à tout flocon, tout glaçon réchauffé ; bonhomme de neige fond, fond, diminue, diminue…

Tombe la canne puis le foulard, la pipe aussi puis le nez carotte ; le bonnet glisse et bientôt les yeux ne brillent plus.

Petit Pierre entend un dernier gros : « MERCI ! »

Puis sur le trottoir, il n’y a plus qu’une belle flaque d’eau.

Petit Pierre rentre chez lui, triste bien sûr mais peut-être a-t-il rêvé… Dans sa chambre, il dessine un magnifique bonhomme de neige, tout semblable à son copain.

Petit Pierre a souvent rebâti des bonhommes de neige, il a soufflé dessus très fort, mais aucun n’a fait briller ses yeux, pris une grosse voix et glissé derrière lui… mais un jour d’hiver, peut-être…

Chaque soir, Petit Pierre regarde son dessin et parfois, juste, juste avant de s’endormir il voir deux billes briller et une pipe fumer.

Allez, bonne nuit Petit Pierre…

7 décembre, 2014

Mon dernier coup de cœur pour tous : Michel PIQUEMAL

Classé dans : Liens — Alain @ 16:59

Mon dernier coup de cœur pour tous : Michel PIQUEMAL

  • J’ai rencontré Michel PIQUEMAL l’écrivain pour tous… Je le connaissais surtout pour les albums que j’ouvrais pour des jeunes enfants…  Je l’ai rencontré en une soirée « bibliothèque ».
  • J’ai aimé le « diseur » d’histoires et les enfants présents aussi ; j’ai aimé ses personnages touchants, avec un fort  faible pour PETIT NUAGE… J’ai aimé sa philo, capable de mobiliser les petits esprits et les grands penseurs ; je conseille ses philo-fables et son Sophios  à ma petite fille bientôt en Terminale… De la réflexion, de l’humour, de l’ironie parfois, mais de l’émotion, de l’espoir et du recul souvent…
  • Ne me croyez pas sur parole, mais avant tout j’aime transmette alors quand je trouve une belle source, j’ai envie d’en faire profiter tout le monde. Allez sur son site, laissez vous tenter par une réflexion, un titre une couverture et lisez, faites lire… Ponti m’a séduit et je ne le délaisse pas, mais Piquemal vaut aussi le voyage au pays des mots…
    • Deux Philo fables de Michel Piquemal  (elles sont suivies de guides de réflexion) 

Il y avait un homme très riche. Il y avait un homme très pauvre. Chacun d’eux avait un fils et chacun d’eux vivait de part et d’autre d’une grande colline. Un jour, l’homme très riche fit monter son fils au sommet de la colline et, embrassant tout le paysage d’un grand geste du bras, il lui dit :

-Regarde, bientôt tout cela sera à toi au même instant , l’homme très pauvre fit monter son fils sur l’autre versant de la colline et , devant le soleil levant qui illuminait la plaine , il lui dit simplement :

-Regarde !

 

Le prix d’une gifle

Un jour, un pauvre se disputa avec un riche. Le ton monta et, sans plus de préambules, le riche gifla le pauvre. Celui-ci, qui ne comptait pas se laisser faire, porta l’affaire devant le juge.

Le juge écouta les deux plaignants et décida que l’homme riche donnerait en dédommagement à l’homme pauvre un bol de riz.

Alors le pauvre s’approcha du juge et lui donna une grande gifle sonore.

- Mais tu es fou ! cria le juge. Qu’est-ce qui te prend?

- Oh, rien du tout, dit le pauvre. Juste une envie!

Je me passerai du bol de riz, vous n’avez qu’à le garder pour vous.

 

Sophios : Un vieux philosophe hors du temps  invente avec humour des fables pour ses plus jeunes élèves.

Des albums :

L’école des mammouths

Une drôle d’aventure préhistorique..  Un curieux bonhomme qui voudrait faire l’école aux petits Cro-Magnon avec 15 000 ans d’avance !

Papa géant.

Michel Piquemal raconte : « Lorsque   j’étais enfant, j’avais un papa géant. Non pas comme dans mon album, un vrai   géant cinq fois grand comme un être humain, mais tout simplement un adulte   d’un mètre quatre vingt dix et pesant généreusement ses cent kilos. J’étais   en ce temps-là plutôt fluet et mince, et ce papa-là m’impressionnait. Sa voix   grave, sa barbe fournie, tout contribuait à me faire craindre ses colères. Il   m’aura fallu presque toute une vie pour apprivoiser son image. Aussi ai-je un   jour pris la plume et griffonné sur un bout de carnet « il était une   fois un petit garçon qui avait un papa géant », et inconsciemment, sans   même m’en rendre compte, ai-je écrit ce conte à la gloire des papas qui font   parfois un peu peur mais se révèlent avoir un cœur gros comme une montagne.   Le petit garçon est terrifié par son père, mais la maladie du géant, réduit à   l’horizontale, va lui permettre de l’apprivoiser.

Petit Nuage

Un roman court passionnant où l’on vit   vraiment avec des tribus des prairies d’Amérique du Nord. Ce que j’ai aimé,   c’est ce garçon un peu différent, sa grand-mère et leur recherche de   dépassement. Un très beau roman conte, saisissant et magnifique ; Des   aventures du jeune guerrier à nos aventures quotidiennes, il y a peu d’écart   finalement..

Plus, plus…   200 titres, de tout, cinéma, roman, nouvelles,  DE TOUT et encore je ne connais pas les   nouveaux…

Essayez…

24 novembre, 2014

avant l’école Jules FERRY

Classé dans : Liens — Alain @ 19:00

memoire

20 novembre, 2014

La cruche fêlée…

Classé dans : Liens — Alain @ 12:21

 

POUR TOUTES LES CRUCHES FELEES QUI ARROSENT LE PRESENT POUR EMBELLIR L’AVENIR…

La cruche fêlée.

 

 Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

 

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

14 novembre, 2014

Armistice, seulement armistice hélas!

Classé dans : Liens — Alain @ 19:10

 

Ecrit par Louis BUTON, mon grand-père, soldat  dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945

 

            « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

             «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec Ces principes acquis en classe.

            Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

             Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

             La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

             Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

              22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

               Ils se sont battus, avec ou sans conviction, ils ont tué, ils ont obéi, souffert, ont été blessés, dans leur esprit ; dans leurs corps. Nombreux sont morts, pendant et après le conflit.

    Ils ont grogné, râlé, parfois avec véhémence mais ils ont tenu parce qu’ils étaient, ensemble, des citoyens-soldats qui, luttant pour leur survie, celle des leurs, celle de leur pays… « voulaient croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… » Il m’a appris à douter des circonstances, mais pas de l’espoir, de l’étincelle d’Humanité qui sommeille, trop parfois, en chaque homme et femme, surtout en chaque enfant…

        Mon grand-père n’était pas un soldat de métier, pas plus que ceux des armées de la révolution, pas plus que ceux de ma génération pendant la « Guerre d’Algérie ».

          Que la mémoire de ces hommes et de ces femmes soient honorée est une évidence, c’est la seule qui me fera chanter encore la Marseillaise, dans ces moments de souvenir.

            Que soit honorée aussi celle des hommes et des femmes qui souffrent, meurent pour avoir rencontrer la violence dans l’exercice de leur métier au service des autres, en toutes circonstances hélas, le danger guette, le militaire, le policier, l’infirmière, l’électricien, le bûcheron, le pompier, le médecin, l’enseignant, le reporter… lui sont soumis lorsque frappent les éléments et l’agressivité … Même à son bureau l’hôtesse d’accueil peut subir l’agression d’un esprit déchaîné.

            Mais qu’elle soit honorée en une, plusieurs, cérémonie, particulières, pour les victimes du devoir, de l’engagement professionnel ou associatif, accompli jusqu’à l’extrême.    

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