et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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2 juin, 2011

Janvier 2012… Fin des Etats Généraux de L’Ecole… une UTOPIE?

Classé dans : — Alain @ 12:27

Mes amis délégués m’ont demandé de conclure cette formidable période pendant laquelle, depuis le 31 janvier, depuis qu’Emmanuel nous a réveillés, partout en France, en métropole, outre-mer, chez nos compatriotes émigrés, nous avons rêvé l’Ecole, pensé à sa renaissance et fouillé, notre conscience collective pour lui donner un nouvel essor.  

Il sera facile de dire que nous avons enfoncé beaucoup de portes ouvertes mais pourquoi alors n’avaient-elles pas été vraiment franchies et dépassées ?  

Qu’est-ce qui a changé ? Tout et pas grand chose…  

Tout, parce que lorsque vous avez labouré le sol, bien aéré, mis de l’engrais, vous pouvez croire en de plus belles récoltes !  

En toute lucidité, sans ignorer les orages possibles mais avec l’assurance que nous serons assez attentifs et assez forts, ensemble, pour les dépasser…  

‘’Il est paraît-il des terres brûlées donnant plus de blé qu’un meilleur avril’’ chantait le grand Jacques…  

Nous avons la prétention de croire que le champ de l’Ecole, bien travaillé, par nos efforts intelligents, bien chauffés par nos espoirs plausibles, verra naître, peu à peu, de lourds épis. Nous en tirerons les meilleures farines, les pains les plus nourrissants, pour alimenter notre civilisation dans sa marche perpétuelle.  

Pas grand chose, car, éduquer, transmettre connaissances, savoir-faire, rites, codes, par l’exemple, la mémoire perpétuée, l’envie d’améliorer, progresser simplement, sont les grands actes éternels de notre phylogénèse, le propre du développement de l’humanité, et de… Allons jusqu’au bout, de la répétition de chaque ontogénèse, l’incontournable élan vital pour le développement de chacun d’entre nous  

Pas grand chose, parce que la transmission des savoirs a connu de belles formes, a rencontré de magnifiques initiatives, parce que notre Ecole est le terrain où ont fleuri des réussites plus ou moins longues.  

Les idées existaient mais si fragiles, soumises au rabot des textes officiels, noyées dans les vagues des mesurettes démagogiques et des coupes budgétaires aveugles.  

Partagé entre l’incompréhension, le tumulte des réformes successives, jamais menées à leur terme et le souvenir, souvent lointain, brouillé mais idéalisé de ’’l’Ecole d’Autrefois’’, il n’était pas facile de se déterminer. Il a fallu ce dramatique détonateur pour que s’ouvrent, se libèrent les esprits.  

  

Nous espérons, que le postulat suivant, bien posé par cet énorme réveil, restera ancré dans notre évidence collective:  

« Eduquer est la responsabilité, le devoir, la chance de tous, même non parents, pour que demain soit le fruit amélioré d’hier et d’aujourd’hui. »  

Encore faut-il que ces fruits ne soient pas calibrés aux normes d’une oligarchie de technocrates mais à celles de la communauté consciente et vigilante.  

Deux autres évidences, décidément nous nageons dans les lieux communs, l’Instruction et le Savoir-faire sont les finalités de l’Enseignement ; déclinés à tous les niveaux de
la Connaissance vers son Infini…  

Leur manufacture, c’est l’Ecole !  

Une Ecole acceptée dans sa diversité et gérée en fonction de cette diversité grâce à son projet, son équipe, son animation et des moyens adaptés aux circonstances, tout simplement.  

« L’enfant est le père de l’homme », Dr Alfred Adler, souvenirs de délégués versés en psycho, pas les miens. La formule, ancienne, n’était pas de lui, auparavant, déjà la responsabilité de l’enfance, potentielle du futur, était admise.  

Faut-il rappeler, qu’avant d’être autonome, mature, un être humain parcourt des étapes qui ont chacune leur spécificité et devraient, toutes, s’accomplir pleinement et se coordonner harmonieusement.  

L’élève est la matière première de l’Ecole, mais pas une matière brute. Il a déjà un vécu, des acquis, une personnalité individuelle, familiale sociale, qui sont sa richesse, ses diversités, ses faiblesses…  

Jamais une classe ne sera une entité mais, toujours, il devrait être possible d’en faire une belle collectivité, animée par la même finalité : apprendre  

Oui, les différences d’aptitudes existent et ne permettent pas à tous d’avoir les mêmes buts professionnels  

Oui, les différences sociales sont aussi éliminatoires et là, l’Ecole ne jouait pas toujours son rôle et menaçait de le jouer encore moins avec les orientations officielles.  

Nous admirons ces jeunes gens qui, avec volonté, affirment leurs compétences et arrivent dans les grandes écoles, mais nous admirons encore plus leurs familles qui, souvent, les ont portés avec force et sacrifices.  

Nous déplorons la mise à l’écart des ces autres jeunes que leurs familles n’ont pu aider et encourager… Ces jeunes que la société et ses freins ont découragés…Des Mozart assassinés peut-être ?  

  

Un jeune de Polytechnique l’a dit lors d’une émission dans son établissement avant que Manu nous réveille :  

« La chance commence à l’école maternelle et élémentaire… C’est vrai, la grande force de rattrapage des inégalités originelles, c’est l’Ecole et là, désolé, mais on supprime cette chance. C’est un autre débat mais c’est aussi le début de tout.  

Aujourd’hui, vous prenez le problème à mi-chemin, voire au bout en déplorant les laissés sur les côtés, mais sans vouloir comprendre pourquoi on ne les a pas pris en compte avant… »  

Voilà ce que nous avons retenu de ce beau coup de gueule… Il n’était pas unique, oh non ! Mais venant de l’un de ces nantis du système tels que l’on voyait ces Grands Elèves, c’était assez fort…  

Nous avons pu entendre également un jeune scolarisé à l’étranger où s’étaient établis ses parents, s’étonner de la prise en charge de leurs frais de scolarité par l’Etat :  

« Nos familles ne sont pas démunies, loin de là, souvent les entreprises qui emploient nos parents prennent en charge ces dépenses. Alors, disait-il, je pense que c’est injuste pour ceux qui en France galèrent beaucoup plus que nous ! »  

Nous avons apprécié ces déclarations !  

  

Respect à leurs auteurs !  

  

Nous n’insisterons pas sur la mise en place de programmes incohérents, « fondamentaux », mais dénués de rattachement avec des activités qui les justifient pour les élèves.  

Par exemple, l’ajout de temps d’E.P.S, de langues étrangères, mais la diminution des heures de cours… Des murs de connaissances ont été bâtis sur le sable des hétérogénéités mal compensées, des savoir-être fragilisés…  

L’enseignement doit accorder une grande part aux fondamentaux, c’est évident, et s’efforcer de les mettre en priorité dans toutes les activités scolaires, transversales, par le langage notamment …  

L’enseignement doit accorder une grande part aux savoir-faire, à la prise de confiance, à la prise de responsabilités, au développement intellectuel et sensori-moteur.  

Les programmes doivent être réalistes, logiques, cohérents, basiques et pourtant ambitieux.  

Les bilans, les remédiations doivent en marquer les étapes pour une progression selon des acquisitions confirmées et non un catalogue d’objectifs.  

Les transitions entre cycles, de la maternelle au lycée doivent être bien marquées.  

Le cursus des apprentissages d’un enfant, d’un jeune doit s’inscrire dans une continuité sous–jacente, constante, cohérente, de la crèche à la fac et à l’entrée dans le monde du travail.  

Les choix d’orientations doivent être étudiés, valorisés selon les aptitudes et les souhaits de l’élève, confrontés à la réalité du marché de l’emploi.  

Dans ce cursus, le redoublement n’est pas refusé par principe, mais il nécessite un regard très précis sur les difficultés de l’enfant, sur les erreurs d’orientations et établir nettement le profit escompté de cette proposition. Il faut souvent l’accompagner d’une aide complémentaire particularisée.  

Il nécessite toujours un projet individualisé, véritable contrat entre le jeune, sa famille et l’Ecole.  

  

La formation scolaire de chaque personne, doit pouvoir être continuée ou reprise aisément en des institutions ouvertes à tous.  

Des passerelles souples doivent être rendues possibles, à tous niveaux y compris pour les apprentissages abandonnés puis repris, pour les enseignements partiellement lacunaires et pour les remises à niveau comme pour les enseignements complémentaires nouveaux  

Un regard très pointu a été porté sur la maternelle.  

Des attaques éhontées l’ont assaillie. Nous la considérons comme l’essentiel des bases de chance pour enfants : elle commence avec l’intelligence de gens de métiers, d’enseignants formés, l’égalisation citoyenne, la construction de la langue, la mise en place des savoir-faire, des gestes adaptés aux besoins, de la confiance en l’adulte…  

Le travail, dès la petite section, est formidable car capital. Sans vouloir m’étendre sur la compensation sociale si utile, je souligne celle de l’harmonisation des pratiques sensori-motrices, des mises en situation des apprentissages gestuels, du soin, de la prise de confiance… et surtout du langage, si inégal d’un enfant à l’autre. Le rôle de diagnostic et de préparation des élèves avant les apprentissages plus « scolaires » n’est pas contestable.  

Les témoignages admiratifs du travail effectué dans ces premières étapes de la scolarité abondent.  

Comment ignorer les psychopédagogues qui nous enseignent que les six premières années sont fondamentales pour la formation de l’intelligence ?  

  

Apprendre et enseigner, cette dualité repose, pour le maître, pour l’élève, sur la volonté d’obtenir. Elle s’appuie sur la réflexion, sur la réalisation, sur la correction, sur la répétition évoluée, sur la mémorisation, sur l’évaluation du chemin parcouru à bref terme, le temps d’une leçon, à long terme, le temps d’une année scolaire par exemple…    

L’élève doit vivre ses apprentissages plutôt que les subir. Truisme encore, non, non, ce n’est, n’était, je l’espère, pas du tout évident selon les conditions d’enseignement…  

Sans dispersion, mais sans restriction, laissons les équipes, les enseignants proposer des activités spécifiques pour enrichir les connaissances, les savoir-faire, trouver des motifs à utiliser, à perfectionner « les bases fondamentales » .  

Les activités intergénérationnelles réelles, par exemple, sont très valorisantes pour tous et riches en connaissances pour nos jeunes.  

Nos établissements ont fourmillé d’initiatives originales, motivantes, certaines, beaucoup étaient, sont discrètes, d’autres se sont révélées dans des revues pédagogiques ou de vulgarisation. Elles doivent nous inspirer.  

Nous voulons que, dans notre Ecole, l’enseignement se base sur la pédagogie différenciée, sans dissocier une classe hétérogène.  

Sur un fonds commun, les exercices préparatoires sont adaptés, les réflexions et recherches, aidées, guidées individuellement ou par petits groupes. La leçon est collective, mais les exercices d’entraînement sont progressifs selon les difficultés et les corrections conduisent à de vraies répétitions, voire remédiassions…  

Ainsi se revalorise une véritable pédagogie de cycle.  

Même les non professionnels de la pédagogie ont appris ce qui était possible, souhaitable, en écoutant, questionnant tous ceux dont le métier est d’enseigner.  

  

Nous avons insisté sur la nécessité, à chaque étape des acquisitions, de bilans non pas discriminatoires mais, témoins personnalisés des progrès, des retards, de la mosaïque des apprentissages réels. Des bilans qui aident à établir le devenir à long terme de tous les élèves   

Des bilans qui précisent aussi la démarche et l’impact du travail pédagogique de l’enseignant, de l’équipe de cycle, de l’équipe d’école…  

Aucune progression ne doit être envisagée sans un bilan réaliste, comparée à
la Norme Nationale et à la réalité des cas.  

Pas de bilan sans que soient prévues les remédiations adéquates non plus.  

Il est essentiel, Messieurs, Mesdames les comptables, que les effectifs permettent cette pédagogie différenciée et ce suivi individuel.  

Nous demandons que les prescriptions de carte scolaire soient souples. Le maintien d’une école dans chaque commune, dans chaque quartier est souhaitable mais ne doit pas tomber dans l’absurdité dans les deux sens,  

Une classe unique, de moins de 12 inscrits effectifs, est une réalité difficilement défendable et il est judicieux d’étudier les propositions pour des regroupements par niveaux entre villages voisins, si on veut garder une vie scolaire dans l’agglomération.  

Nous évoluons dans le cas par cas, sans généralisation.  

De même, le couperet aveugle des normes chiffrées doit être émoussé, nuancé à quelques unités près pour les fermetures comme pour les ouvertures.  

L’avenir de l’évolution démographique ne peut pas être occulté non plus.  

Le dossier scolaire ou les registres d’inscription permettent de retracer le cursus d’un élève, cela suffit ! Les identifiants personnalisés sont à retirer. Seules les archives informatisées, ou non, doivent garder la trace du passage de l’enfant dans l’école et uniquement pour ses résultats et son orientation.  

Elles ne doivent permettre aucun pronostic comportemental, aucune appréciation qui d’ailleurs ne pourrait être que circonstancielle, en aucun cas elles ne doivent être préjudiciables à l’avenir de l’enfant.  

L’hétérogénéité de nos populations enfantines oblige à une attention envers chacun. L’égalisation des chances suppose vouloir atteindre des objectifs communs mais doit, justement, tenir compte des départs des aptitudes divers.  

Il ne faut pas omettre que la précocité aussi peut être perturbatrice et qu’elle doit être prise en compte comme tout ce qui différencie les enfants.  

Le dépistage, la prise en considération, le soutien des élèves en difficulté seront menés, en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique, avec l’enseignant, avec la famille, par des intervenants spécialisés.  

L’instauration d’heures supplémentaires pour les enfants « volontaires » en difficulté est cautère sur jambe de bois. Sans s’étendre sur leur caractère ségrégatif vite ressenti par les élèves déjà marginalisés par l’échec.  

Comment pouvait-on assurer deux heures de soutien, en fait, pour être précis, de compensation des deux heures retirées le samedi matin ?  

Peu d’horaires sont positifs !  

La plupart des équipes, encore mobilisées arrivent à une seule proposition : cours de soutien le samedi matin !  Réponse des autorités, pas question car contraire à la réformette.  

Alors que choisir ? Le temps d’interclasse : ½ h avant ou après le repas de midi ! Imaginez la motivation de tous, élèves et enseignants, chaque jour pour arriver à combler ces 2 h supprimées. Le soir, après la journée de classe : 1 h le lundi par exemple :  ¼ h au moins de récré après la journée de classe, installation, rangement, sortie… dans le meilleur des cas ½ h à 3/4 h de cours qu’il faudrait personnaliser pour plus d’efficacité.  

Alors, prends l’argent et tais-toi … Est-ce là, la solution ?  

Non ! Il existait les temps d’études dirigées, on aurait pu les adapter, c’est toujours possible à condition que le rythme de la journée soit bien revu.  

  

Nous avons évoqué la pédagogie différenciée, il faut penser les effectifs qui en permettent le plein exercice.  

Reste le samedi matin, reste le mercredi matin et la question du rythme hebdomadaire et du temps de l’enfant en général.  

Le réseau d’aide doit retrouver et amplifier son action pour les difficultés spécifiques. Sa suppression est un non-sens qui rejette l’enfant vers la capacité culturelle, financière des parents à se retourner vers les aléas du privé.  

Le soutien doit se concevoir pour tous. Laide aux enfants naturellement, mais aussi, aux familles, aux enseignants en difficulté.  

  

C’est très souvent le directeur qui fait office, sans formation spécifique, de premier intervenant, de conseiller. Ce n’est pas ignoré par l’administration puisque dans l’entretien de candidature, des questions envisagent ces situations ainsi que les problèmes relationnels…  

Ce n’est pas un administratif itinérant qui pourra répondre aux imprévus, aux urgences fréquentes de la journée scolaire…  

Les cas particuliers d’enfants défavorisés par une acculturation, par une langue différente, par de la fatigabilité… peuvent faire l’objet d’un protocole pour un accueil à temps partiel avec un soutien particularisé.  

 L’inscription d’enfants sévèrement handicapés doit être raisonnée, précisément adaptée avec la prise en considération de tous les paramètres utiles : composition du groupe classe, intégration dans la vie de toute l’école, aménagements des locaux parfois… préparation des enseignants, interventions spécifiques… Pas de rejet mais un projet bien construit.  

Les postes, les classes, les institutions qui spécifient ces aides, aléatoires ou à longue échéance, font partie des obligations pragmatiques de notre société envers tous ses enfants.  

Que ce soit par des services de l’Education Nationale, par l’intermédiaire de mutuelles, d’associations reconnues et subventionnées, par le truchement des communications modernes, l’instruction, l’éducation doivent être apportées aux enfants immobilisés à leur domicile, en milieux hospitaliers ou en centres de détention  

  

Dans un établissement scolaire, l’éducation est reconnue comme étant l’affaire de tous depuis la famille jusqu’à la personne d’entretien  

Le personnel enseignant auquel est confiée la plus grande richesse de notre pays, ses enfants, a besoin de la confiance éclairée, soutenue de la société.  

Casser les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres est une erreur qu’il faut réparer. Ces centres préparatoires étaient certes déficients, déconnectés de la réalité en général, tourné vers la pédagogie peu vers l’Education, déficients mais améliorables ; un cursus centré sur l’acquisition de diplômes essentiellement universitaires… est un leurre même avec des stages.  

L’ancienne Ecole Normale, très liée aux écoles, peut inspirer quelques réflexions positives…  

Nous souhaitons une formation approfondie des enseignants au niveau de la licence avec alternance étroite entre I.U.F.M. et écoles, collèges, lycées, universités… en accentuant sur les méthodes, le travail d’équipe et ses aspects relationnels, la psychologie et la sociologie.  

Le futur professeur doit acquérir une connaissance précise de tous les partenaires, les familles, les partenaires locaux, officiels, associatifs utiles. Il doit posséder une compréhension cohérente, claire de tout le cursus scolaire.  

Une formation continuée est nécessaire en circonscription pour le premier degré au niveau académique ou rectoral pour les niveaux supérieurs…pour briser l’isolement, se concerter, assimiler les apports nouveaux  

La formation de chaque enseignant, pour le rendre compétent dans sa classe n’est pas remise en cause, mais elle devrait intégrer une véritable préparation au travail en équipe, une connaissance réelle et pratique des réflexions et solutions débattues en conseil des maîtres, conseil de cycle, conseil d’établissement ou d’école.  

  

Le personnel complémentaire, depuis la mise en place des emplois jeunes et de leurs variantes, a démontré que son rôle n’était pas négligeable. Il faut pérenniser ces postes, mieux les officialiser et préparer leurs postulants à leurs tâches.  

  

La sécurité est un élément global qui implique la protection contre tous dangers mais surtout une vigilance véritable pour éviter toutes occasions, toutes formes de conflit, d’agressivité et toutes prises de risques. Le nombre des adultes responsabilisés autour de l’enfant doit être judicieux. Il est aussi nécessaire que l’implication, la préparation des élèves à éviter, réagir aux situations à risques..  

  

Il a été émis une suggestion qui va faire grincer des dents et pourtant une aide transitoire, aléatoire… est possible.    

Il existe une réserve de personnes qualifiées, qui peut aider à dépasser temporairement, le problème des remplacements très courts, quasi-imprévisibles, sans que les enseignants soient conduits à ajouter des heures aux heures : c’est le recours, volontaire bien sûr, dans chaque Académie, à des retraités. Une liste étoffée, tenant compte des domiciles, des temps disponibles, pourrait être établie. Cela n’ira pas sans une levée de boucliers, mais qu’en penseraient les actuels retraités et les nombreux futurs retraités des années prochaines ?  

Ces mêmes retraités, actifs, représentent une mine d’expériences dont chaque Académie, chaque établissement, peuvent s’entourer dans des moments de réflexion, pour des bilans autant que des actions nouvelles…  

Nous savons qu’aux niveaux universitaires, par exemple, ce recours existe, dans des groupes de travail aussi, alors pourquoi pas à d’autres strates ?  

Les conclusions des groupes de travail, les analyses par les Comités à propos des établissements, nous font refuser leur autonomie de principe. :  

Elle ne conduirait qu’à accentuer la seule capacité des écoles à se débrouiller et donc à multiplier les différences entre prises en charge des élèves.  

  

En revanche, une adaptation au secteur reste essentielle, mais elle doit s’accompagner de compensations pour que chaque collectivité puisse accomplir toutes ses obligations.  

         Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.  

         Nos régions ou les agglomérations de communes, dans le cadre de la décentralisation, pourraient aider les municipalités et parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.  

Certains Comités ont suggéré la création d’un fonds de Ressources, une banque de l’Ecole, alimentée par des subventions, des opérations médiatiques, une part des jeux d’argent qui s’en trouveraient moralisés un peu…  

Cette institution permettrait d’ajuster au mieux les besoins et de les compenser sans que l’établissement devienne lui-même un solliciteur plus ou moins heureux selon ses contacts, son environnement ou son habileté à mendier…  

Le budget de base des établissements, pour chaque catégorie, doit être identique au prorata du nombre d’élèves pour toutes les écoles publiques.  

L’aide à la collectivité tutrice défavorisée doit garantir cette similitude.  

Le financement des projets étudiés et retenus par le Conseil d’Etablissement et l’autorité académique sera l’objet d’aides spéciales attribuées par l’Education Nationale, par la collectivité adéquate soutenue par le fonds de Ressources éventuellement.  

L’Etat, en ce service régalien, en plein respect de
la Constitution et des lois régissant l’Enseignement public, prend en charge la formation et la rétribution de tout le personnel pédagogique…  

Les collectivités territoriales assurent les conditions matérielles et fournissent le personnel nécessaire à tous les services qui accompagnent la scolarité, toujours avec une compensation pour pallier les inégalités de ressources.  

Nous demandons que chaque école, chaque établissement soit conforté dans ses composantes, encouragé dans ses échanges avec son environnement, adaptée à sa population spécifique, soutenu dans ses initiatives mobilisatrices et motivantes  

L’enseignant doit pouvoir connaître et utiliser toutes les opportunités culturelles, associatives, de son environnement, aussi bien officielles qu’officieuses. Il est important que les collectivités locales veillent à leur multiplication..  

  

Et les établissements privés ?  

Privé ou public, le choix est libre, mais nous estimons que les fonds publics sont réservés au financement de l’école publique, sauf en ce qui concerne les établissements spécialisés et conventionnés.  

Les associations assurant l’aide à la scolarité des élèves, des collégiens, lycéens et étudiants sont à soutenir.  

Le rythme de la journée scolaire est un paramètre incontournable du temps de l’enfant. Il  commande tous les autres découpages : semaine, trimestre, année… Une journée bien construite, depuis l’accueil jusqu’au départ est une journée qui évite les ruptures, ménage les temps d’éveil, d’apprentissages intenses, forts, les pauses, les répétitions, les moments notoirement peu propices à la mémorisation et les fausses mobilisations cachant la fatigue par la motivation.  

Le contact suivi du samedi matin entre écoles et familles en élémentaire a disparu. Cette semaine peau de chagrin, pour bon nombre de familles laisse les enfants devant la télé, dans la rue pour la plupart, dans les grands magasins ou dans des garderies municipales… Est-ce un mieux ?  

Supprimer le samedi matin, c’est réduire les rencontres informelles et sympathiques, hors crise, entre familles et enseignants. Finie aussi l’occasion d’entretien direct avec le parent qui n’a pas la garde de l’enfant du divorce…  

Terminés les spectacles, les fêtes, les réunions diverses avec participation active de tous… Ne leur restent plus, souvent, pour ceux qui ne baissent pas totalement les bras, que les soirées, après le travail.  

Pourtant, les fêtes d’école peuvent être des opportunités importantes d’activités ensemble pour tous les acteurs et partenaires pourvu qu’elles illustrent un travail continu, un projet et non une corvée.  

L’espace scolaire est sacré, protégé, il est ouvert sur la connaissance de son environnement, mais clos aux incursions perturbatrices.  

Il est important que le cadre soit agréable, grâce à la volonté et l’action de tous dans et autour de l’école.  

L’implantation de l’école dans un environnement constant crée des liens, des repères indispensables avec la géographie et la  population de son secteur.  

Exploser la carte scolaire, disperser les enfants, défaire les liens entre le secteur et son seul pôle de calme, souvent, l’école, c’est renoncer à l’adaptation, à l’intégration de l’école dans son environnement, à la connaissance à moyen terme des familles, des fratries…  

Cela peut éviter de payer, d’organiser des moyens réellement adaptés à sa population spécifiques, en brisant les concentrations, mais qui profitera de cette liberté de choisir son établissement ? Qui empêchera que se constituent de nouveaux ghettos ? Quel cadre donner à notre école dans un environnement flou ?  Est-ce une véritable amélioration ?   

Pour une équipe enseignante, bien connaître les familles, les paramètres et les ressources de son secteur est important, elle peut établir des liens devenus impossibles après dissociation entre lieu de vie et lieu de scolarisation.  

Tout en préservant la sérénité du microcosme scolaire, il faut pourtant encourager ses échanges avec son environnement.  

Le service Education Nationale est sous-tendu par la trame des circonscriptions, des Académies. Chacune d’entre elles doit être étoffée pour conseiller, apprécier, aider, suivre, voire corriger les actions mises en œuvre dans les établissements..  

 Le rôle de l’Inspecteur et de son équipe permet l’harmonisation dans tout le secteur; il favorise les échanges les plus divers,  

  

Nous nous sommes prononcés contre l’éclatement de la carte scolaire mais des transferts éventuels, exceptionnels, bien motivés, toujours dans le seul intérêt des enfants peuvent être proposés grâce à cette connaissance mutuelle de tous les établissements du même secteur, animé et orchestré par son responsable.  

  

Nos établissements dépendent, pour leur financement, des responsables territoriaux dispensateurs des budgets pour que, bâtiments, mobiliers, matériels, fournitures leur permettent d’accomplir leur mission.  

Des initiatives de ces tuteurs dépend aussi, que l’accès aux ressources culturelles et sportives, en implantations comme en personnes, soit à la hauteur des besoins.  

Les liens avec les associations et services hors établissement ne sont pas à négliger, non plus..  

  

Toutes ces communications, toutes ces possibilités doivent être des aides éventuelles pour les enseignants pour mieux connaître l’enfant, mais ne pas compliquer la vie scolaire.  

  

Pour les associations péri et postscolaires, appauvries par la suppression des détachements, la diminution des subventions, une analyse honnête doit établir quels organismes apportent une véritable aide à l’enfance, à la famille et à l’Ecole.  

Peut-être ne faut-il pas rétablir les détachements supprimés, mais instaurer des postes de permanents formés pour stabiliser et aider les bénévoles…  

Le monde du travail et les mouvements de la société ne sont pas des univers inconnus pour les enfants et l’Ecole ne peut les ignorer, mais sans insistance et en restant très ouverte sur tous les métiers.  

Le chômage, les troubles sociaux, les conflits de l’immigration, la délinquance, les sectes, l’environnement en danger sont parfois sujets à interrogations de la part des enfants. Sans entrer dans des débats complexes, toujours hasardeux, il ne faut pas en gommer la réalité ou s’appesantir, en charger les enfants. Des enfants citoyens en devenir, certes, mais à leur niveau de maturité, pas plus !  

Ils n’ont pas à s’imprégner non plus de la culpabilité collective, si vite banalisée.  

Impliquer les jeunes, progressivement dans la vie collective, les initier aux responsabilités grâce à des coopératives scolaires réelles, bien organisées, suivies et animées, grâce à la participation judicieuse à des Conseils Municipaux de Jeunes sont des voies magnifiques.  

De nombreuses associations invitent également leurs adhérents encore scolarisés à s’ouvrir à la gestion de leurs œuvres…  

Vous l’avez compris, nous avons dessiné, avec les couleurs de vos volontés et de vos engagements, un véritable système scolaire, clair, solide, respectueux de tous ses acteurs. Il ne naîtra pas, ne grandira pas, ne deviendra pas fort sans que chacun y soit associé, pas à pas.  

Cette volonté obstinée, cette vigilance, ses alertes sont les seules garanties pour que, sans gabegie ni inconséquence, dans le rejet de toutes considérations partisanes, nous donnions sa chance à l’école, sa chance au futur…  

  

Etre dans un établissement, c’est vivre ensemble. La vie coopérative implique tous les acteurs de l’école et suppose de vraies concertations mais n’exclut pas le rôle majeur de l’adulte, la tutelle, l’arbitrage…  

Règlement et sanctions sont établis et reconnus par tous.  

L’école n’a pas d’exclu. La vie en collectivité doit générer la convivialité et éviter les perturbations pour tous. Les manquements à ces règles ne doivent pas être banalisés.  

L’Ecole ne doit admettre aucune discrimination, ni robotisation, ni formalisation.  

Il ressort de façon insistante que les réussites d’école sont avant tout le fait d’une équipe. Le mieux-être, le mieux travailler des enseignants passent d’abord par la cohérence d’une équipe  adaptée à son environnement  

Il est nécessaire que chaque équipe soit dirigée par un animateur compétent, que son projet et  son bilan soient évalués avec tous les enseignant et l’inspection de circonscription ou de secteur concerné, oui !  

Nos travaux en font une évidence, mais il ne semble pas que jusqu’alors notre système éducatif se soit vraiment attaché à valoriser ce point essentiel. Nous demandons une véritable équipe, bien préparée, responsabilisée autour du projet d’école et animée par un directeur compétent.  

Il faut œuvrer pour que chaque école, chaque établissement possède une équipe solide ; en préalable à toute autre transformation du monde scolaire, c’est une base impérative, incontournable !  

Une réflexion positive, instruite par une enquête sérieuse, essentiellement orientée vers la reconnaissance et le renforcement de l’équipe pédagogique, de l’équipe éducative sera un premier pas vers la reconnaissance des problèmes essentiels et vers un projet enfin constructif.  

Une école, c’est d’abord une équipe. Il ne s’agit pas de s’aimer les uns les autres, mais de se compléter,  d’être mobilisé par la même volonté d’éduquer et d’instruire. Elle doit soulager l’enseignant d’une responsabilité solitaire dans sa classe.  

Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe. Certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe.  

  

Le projet d’école est revalorisé et il est le véritable outil de cohérence et d’engagements adaptés aux besoins de motivation, de mobilisation et de mise en œuvre des acquisitions pour atteindre les objectifs programmés.  

Fruit de la réflexion de tous, le Projet d’Etablissement dresse l’état des lieux. Il traduit la somme des propositions étudiées, retenues pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement. Il garantit la logique des enseignements, privilégie les contextes motivants et harmonise la vie collective…  

Son suivi, son bilan, comme l’a été sa conception sont menés par tous, soutenu et avalisé par le responsable de la circonscription ou de l’Académie pour le second degré.  

Il pose des questions essentielles sur le long terme, comme sur le quotidien.  

Par exemple, à propos du temps de l’enfant :  

Comment chaque établissement propose-t-il de rendre optimale la demi-heure du matin, transition entre famille/récré/mise au travail ? Comment tenir compte des moments notoirement propices à l’effort, à l’attention, et de ceux, au contraire, moins soutenus?  

Pour les méthodes face à un groupe classe hétérogène : Comment arriver à une véritable pédagogie différenciée ? Seul ou par des échanges, des dégroupements ?  

Lorsque les apprentissages sont lacunaires ou mal assurés, comment bâtir de vraies remédiations ?  

En permanence, les Projets d’Ecole veillent, réfléchissent, adaptent les progressions pour une réelle et permanente cohérence dans le cursus global.  

L’équipe d’établissement est unie par son Projet.  

L’échange permanent d’initiatives, d’expériences, de services, de coordination entre les établissements, participe de la fonction de l’Inspection.  

Une équipe a besoin d’être animée avec compétence. Ses décisions ont besoin d’être consolidées, leur mise en œuvre doit être suivie. Le liant de cette vie scolaire, pensée et fructueuse, en est son responsable, directeur, principal ou proviseur.  

Reconnaître l’importance de la direction d’école, c’est lui donner les moyens de ses tâches, de ses responsabilités, en faire une promotion véritable pour susciter les candidatures.  

Jamais plus un enseignant ne doit se sentir isolé, jamais plus une équipe ne doit se sentir abandonnée  

L’intégration d’écoles dans des regroupements dirigés par un responsable « administratif » et des inspecteurs pédagogiques donc est une erreur. Elle entraîne une distanciation  trop grande entre l’établissement et sa réalité locale.  

Il me semble que ces derniers mois, nous avons démontré que l’Ecole est l’affaire de tous et je l’ai affirmé à nouveau en commençant ce long récapitulatif. C’est donc sans vouloir bousculer les enseignants et leur administration que nous revendiquons notre place dans la vie des établissements.  

Pas seulement comme parents d’élèves, pas seulement comme recours, pour des activités, pas seulement pour apporter des ressources mais aussi, pour entendre, comprendre, apporter nos suggestions, aider à la vie de chaque école.  

Dans l’ensemble, nos comités sont favorables à une évaluation globale et précise du travail de toute l’équipe de l’établissement par les équipes d’inspections, sur des critères nets, tenant compte des conditions spécifiques de chaque secteur scolaire.  

L’évaluation individuelle par un inspecteur qualifié n’est pas une aberration mais, qui rendra compte de l’implication d’un enseignant dans et autour de sa classe ? Qui rendra compte des progrès personnels du jeune prof timide? Qui tiendra compte de la lassitude, du découragement et de l’abandon de celui qui fut enthousiaste et compétent ?  

Certains inspecteurs, dans le 1erdegré notamment, sont de vrais animateurs dans leur circonscription et connaissent, suivent, aident leurs enseignants. Mieux, ils font de leur secteur de véritables bains de réflexion. D’autres, malheureusement sont météoriques, à la poursuite d’une carrière plus que d’une efficacité…   

Le Conseil d’Etablissement, ou le Conseil d’Ecole, reste le moteur généré par la réflexion, les échanges, les initiatives de tous les partenaires officiels de l’école. Il respecte la spécificité, la confidentialité de toutes les structures internes, Conseils des Maîtres, de Cycles, Conseils Educatifs, Conseils de Discipline, Conseils Coopératifs…  

Il s’intéresse, en particulier, au Projet d’Ecole qui lui a été présenté, il s’intéresse à la progression des activités qui en émanent  

Disons le nettement au risque de heurter, le mystère gardé sur les pratiques pédagogiques est une absurdité, nous ne sommes pas en présence de formules secrètes et comprendre le choix d’une méthode, d’une progression, d’un thème mobilisateur ne peut que faciliter la transparence entre les parents et les professeurs et sans doute même les encourager à soutenir les initiatives éducatives. Seul l’enfant doit être l’objet de la discrétion, de la réserve de ceux qui en ont la responsabilité.  

  

Nous n’avons pas négligé le temps autour de l’école.  

Celui de la famille avec tout son pouvoir affectif est évidemment le plus marquant, tout ce que la société peut faire pour aider à son harmonie est une pierre solidifiée pour la construction de l’enfant.  

Il n’est pourtant pas le plus important en durée. La scolarité, les activités extérieures, les copains, les garderies parfois, additionnent bien des heures hors de la maison.  

Les associations reconnues pour leurs activités épanouissantes consacrées à la jeunesse sont à privilégier. Les centres de loisirs, avec ou sans hébergement, devraient être des occasions de véritables convivialités et de vie citoyenne.  

Il a été suggéré de créer des centres de vacances avec accueil des familles qui travaillent en fin de semaine, pourquoi pas ?  

Ce qui est certain, c’est que nous souhaitons qu’aucun enfant ne reste dans la rue pendant les vacances.  

Notre mouvement a voulu non pas une école nouvelle, mais une Ecole reconstruite dans un contexte éducatif attentif à l‘enfant.  

Nous l’avons étudiée puis proposée aux pouvoirs législatifs.  

C’est à nous de veiller sur elle maintenant.  

Aidons, dès aujourd’hui, à faire de l’Ecole une institution où l’apprentissage des fondamentaux soit assuré grâce à des supports mobilisateurs, capables de faire aimer à apprendre et où l’appétit, la personnalité s’épanouissent en des disciplines d’éveil à part entière : l’école de la diversité, l’école de la chance pour tous, l’école de la chance de demain.  

Cet exposé a été long et pourtant insuffisant en regard de la somme de travail amassé par tant et tant de personnes, de groupes, de comités.  

J’espère que nous avons bien traduit l’esprit qui doit animer notre vigilance éducative désormais.  

J’espère que nous n’avons trahi aucune orientation et si nous en avons oubliées, nous savons que dans et autour de chaque établissement, elles se réaffirmeront..  

Nous avons souhaité terminer par ces deux beaux mots soigneusement cultivés par Manu et ses élèves : 

RESPECT et CREDIT 

Respect : Je vous estime pour ce que vous êtes, ce que vous faites en harmonie avec les autres.  Crédit : J’ai foi en toi et je crois en ce que tu dis, en ce que tu fais.  Pour nos enfants, Respect et Crédit à notre Ecole et à tous ceux qui la font. Merci pour votre écoute, et bel avenir à tous ! 

DISCOURS PRONONCE AU NOM DE TOUS CEUX QUI LUTTENT DANS MON LIVRE :  »… ET L’ECOLE RENAÎTRA DE MES CENDRES… »

 


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