et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

14 août, 2010

Conter et compter

Classé dans : — Alain @ 21:50

            Mercredi, jour fabuleux, c’est le terme précis ! Conte à la bibliothèque…

             ça, ce n’est pas pour moi, dirait l’homme d’affaires du Petit Prince, pas assez sérieux… et pourtant…

            21 paires d’oreilles, 21 paires d’yeux et 21 attentions enfantines auxquelles vous ajoutez une dizaine de mêmes sens éveillés pour des papas, des mamans, des mamies et des taties… Croyez-moi, nous étions un peu intimidés, nous les quatre « diseurs » de
la Joie de Lire. Le trac, oui parce que, à chaque fois, c’est aussi important, que le public soit réduit ou dense, il nr faut pas décevoir.

            Pas sérieux le conte ? Allons, allons… Connaissez-vous beaucoup de situations où un problème grave se pose et où la crainte de ne pas en trouver la solution fait frissonner ?

            Dans un conte, nous côtoyons, la méchanceté subie par Michka, la pauvreté et le froid marquant la petite marchande d’allumettes, sa solitude, la cruauté de la marâtre de Blanche-Neige,  le bannissement raciste du vilain petit canard… Toutes, toutes les misères peuvent ouvrir un conte et, en quelques phrases, en moins de temps qu’un roman, qu’une nouvelle, qu’un film, il faut de la voix, de la mimique, avec des mots lourds d’évocation, d’émotion, progresser pour que le courage, l’ingéniosité, l’amitié, l’amour,  triomphent en puisant dans le merveilleux souvent, dans le possible, dans la chance et l’espérance aussi    

            Mercredi, nous avons ouvert Noël ; le froid, la neige, le vent, sont devenus des gentils amis pour que chaque personnage retrouve le sourire et éclate de bonheur.

            Pas sérieux un conte ! Savez-vous que dans mon métier, sérieux, j’enseignais, tout était conte !

            Un problème était une histoire embêtante et ne pouvait trouver une fin heureuse que si son personnage principal trouvait la bonne voie, les bons outils, voire les trucs, les formules, pour se résoudre. L’élève était le magicien capable d’intervenir pour que le train arrive à la bonne heure, pour que les achats ne dépassent pas l’avoir, pour que le triangle se dessine harmonieusement… Il en était de même avec la transformation d’un texte selon le temps et les sujets, pour qu’un document d’histoire, de géographie, de sciences, ne reste plus un grimoire obscur mais un réservoir de renseignements à analyser, mémoriser, réutiliser… Même le saut en longueur était une gageure dont l’anticipation, les essais puis les conseils permettaient une fin heureuse…

            Il n’y a pas que la grammaire à être « une chanson douce »…

            En conclusion, provisoire toujours, je voudrais vous faire partager le bonheur d’un « diseur de contes » et d’un « maître d’école » : Quelle jouissance de provoquer la curiosité, l’inquiétude, la perplexité en début d’histoire et de leçon, « Comment se tirer de cette situation épineuse » et puis, c0hemin faisant, de voir s’éclairer les étapes de la compréhension, les lueurs d’optimisme, pour, à la fin, obtenir le soupir de soulagement, le rire ou pour l’élève, le haussement d’épaule «  Ben, c’était fastoche ! »

            Bon, il faudra sans doute raconter d’autres fois l’histoire, renouveler différemment l’apprentissage, l’adapter à ceux qui ont moins fixé toutes les péripéties. Si la compréhension est la reine de la pédagogie, la répétition est sa suivante fidèle et la mémorisation leur disciple.

            N’empêche que ce moment de Happy-End vaut tous les comptes des calculateurs d’étoiles qui ont les yeux fixés sur leur machine et délaissent la beauté des astres.

 

Fòrça « Solelhada ». Plan coralament. 

 

 

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