et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

13 novembre, 2011

Cérémonies du souvenir

Classé dans : — Alain @ 12:09

Ecrit par Louis BUTON, soldat  dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945              Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.              «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec Ces principes acquis en classe. 

          Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste. 

          Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ? 

              La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays 

            Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la         route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères…          Mon grand-père n’était pas un soldat de métier, pas plus que ceux des armées de la révolution, pas plus que ceux de ma génération pendant la « Guerre d’Algérie ».

         Ils se sont battus, avec ou sans conviction, ils ont tué, ils ont obéi, souffert, ont été blessés, dans leur esprit ; dans leurs corps. Nombreux sont morts, pendant et après le conflit.

          Ils ont grogné, râlé, parfois avec véhémence mais ils ont tenu parce qu’ils étaient, ensemble, des citoyens-soldats qui, luttant pour leur survie, celle des leurs, celle de leur pays… « voulaient croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… » 

          Que la mémoire de ces hommes et de ces femmes soient honorée est une évidence, c’est la seule qui me fera chanter encore la Marseillaise, dans ces moments de souvenir.

            Que soit honorée aussi celle des hommes et des femmes qui souffrent, meurent pour avoir rencontrer la violence dans l’exercice de leur métier au service des autres, en toutes circonstances hélas, le danger guette, le militaire, le policier, l’infirmière, l’électricien, le bûcheron, le pompier, le médecin, l’enseignant, le reporter… lui sont soumis lorsque frappent les éléments et l’agressivité … Même à son bureau l’hôtesse d’accueil peut subir l’agression d’un esprit déchaîné.

            Mais qu’elle soit honorée en une, plusieurs, cérémonie, particulières, pour les victimes du devoir, de l’engagement professionnel ou associatif, accompli jusqu’à l’extrême.  

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