et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

1 décembre, 2011

Les raisons de la colère.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,SAVOIR ET PROPOSER — Alain @ 0:08

            Nombreuses manifestations locales pour sauver les moyens de l’Ecole, notamment s’opposer à la fermeture de classes. J’adhère totalement à cette colère mais entendrons-nous parler de la nécessaire réhabilitation de notre système : la réflexion sur les structures de chaque établissement par chaque équipe (large : enseignants et partenaires) pour adapter pédagogies, méthodes, accueil, éducation et instruction en un projet cohérent et un suivi méticuleux? Les moyens de base, face aux effectifs sont nécessaires mais les moyens spécifiques pour tenir compte des réalités par secteur sont aussi indispensables… et ça, seule une véritable implication d’une équipe solide, bien motivée et dirigée peut l’offrir.  Ce n’est pas suffisant, certes, mais  primordial si nous ne voulons pas que les intentions mosaïques, même généreuses, ne soient que des cautères sur une jambe de bois scolaire fragile. La longue érosion de notre système me rend bien dubitatif…

              Un seul objectif : que la confiance des familles soit bien placée, établissement par établissement. Certaines écoles sont vraiment à la hauteur, envers et contre tous les obstacles, mais au prix de bien des efforts et surtout avec la menace de l’aléatoire attaché à la disparition des animateurs, la mouvance de l’équipe…   Pour que l’enseignement ne soit pas une loterie, il faudrait à notre système un cadre national clair et généralisé, des bassins scolaires bien définis déjà en harmonie avec son environnement, des écoles adaptées à leur population, une réelle formation à ce travail cohérent ensemble autant qu’une réelle formation à une pédagogie différenciée, capable de répondre à nos classes forcément hétérogène…

            D’autre l’ont développé bien mieux que moi, et depuis longtemps, après même de belles consultations-réflexions nationales, même si mon « … et l’école renaîtra de mes cendres ! » se voulait complet, mais sans entraîner de vraies remises en question ni surtout de vrais projets.

             Ce ne sont pas les programmes de nos candidats qui font luire le soleil de cette reconstruction…

Des programmes ambitieux et lucides.

Classé dans : Liens,POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,SAVOIR ET PROPOSER — Alain @ 0:02

                 Je ne veux pas revenir sur la mise en place de programmes incohérents, « fondamentaux » mais dénués de rattachement avec des activités qui les justifient pour les élèves.           

            Par exemple l’ajout de temps d’E.P.S, de langues étrangères, mais la diminution des heures de cours… Des murs de connaissances ont été bâtis sur le sable des hétérogénéités mal compensées, des savoir-être fragilisés…  

             L’enseignement doit accorder une grande part aux fondamentaux et s’efforcer de les mettre en évidence dans toutes les activités scolaires, transversales, par le langage notamment.

            L’enseignement doit accorder une grande part aux savoir-faire, à la prise e confiance, à la prise de responsabilités, au développement intellectuel et sensori-moteur.        

      Les programmes doivent être réalistes, logiques, cohérents, basiques et pourtant ambitieux.  Les bilans, les remédiations doivent en marquer les étapes pour une progression selon des acquisitions confirmées et non un catalogue d’objectifs. 

           Les transitions entre cycles de la maternelle au lycée doivent être bien marquées. 

          

26 novembre, 2011

l’ECOLE DE L’EXCELLENCE POUR TOUS.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,SAVOIR ET PROPOSER — Alain @ 0:07

               J’ai tenu une classe de perf. ‘’Tous usages’’ près des usines Renault en 1962, des classes de perf pro dans des grands ensembles qui recueillaient les trous des grands travaux de Paris, s’y ajoutaient les petits des bidonvilles où les entreprises de BTP recrutaient chaque matin leur main d’œuvre, j’ai connu ensuite dans l’école que je dirigeais, les classe d’accueil pour gens du voyage et pour primo-arrivants non francophones…     

            Au total, beaucoup de gosses « pas de chance »… j’en ai connu aussi, plus de la moitié, c’est certain, qui se sont battus, débattus pour émerger, pas tous jusqu’au bac ou plus, mais jusqu’à un bon travail et une bonne famille, la leur… Parmi eux, des Turcs, des Portugais, des Africains divers, des Polonais, des Français d’en bas aussi que j’ai été fier de voir, d’entendre, lorsqu’il m’a fallu en 2000, rendre mon tablier d’instit   Seulement cette force que je les ai vue développer, c’est l’école d’alors, celle qui avait les moyens de leur donner l’accueil, le microcosme solide pour dépasser leur handicap…

            L’intelligence de certains inspecteurs, non écrasés par les quotas et les économies à réaliser, permettaient l’intelligence des projets et des adaptations. L’école, celle que j’ai aimée, tenait compte de son environnement et de ses spécificités, des écoles d’application du 16ème au creuset de Massy-Antony d’alors, enseigner et adapter était une mission que l’on pouvait remplir…

               Hurler sur les enfants différents qui ne réussissent pas aujourd’hui, c’est nier encore plus que la casse de l’ECOLE est la vraie fautive… Vous désignez les malades en occultant les causes de la maladie et la disparition des docteurs… ¨Pire, vous les livrez à ceux qui n’attendent qu’un prétexte pour chasser les lépreux…

                 Je compte sur tous ceux qui ont puisé dans l’école l’énergie, la chance de s’accomplir pour venir vous apporter un démenti puissant.  

             L’école de l’excellence, c’est celle où tous les moyens sont recherchés pour que chaque enfant puisse aller au bout de ses possibilités puis de ses orientations!

25 novembre, 2011

vivre les apprentissages…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,SAVOIR ET PROPOSER — Alain @ 0:07

                 Apprendre et enseigner, cette dualité repose, pour le maître, pour l’élève, sur la volonté d’obtenir. Elle s’appuie sur la réflexion, sur la réalisation, sur la correction, sur la répétition évoluée, sur la mémorisation, sur l’évaluation du chemin parcouru à bref terme, le temps d’une leçon, à long terme, le temps d’une année scolaire par exemple….                 

            L’élève doit vivre ses apprentissages plutôt que les subir. Truisme encore, non, non, ce n’est, n’était, je l’espère, pas du tout évident selon les conditions d’enseignement…          

             Notre mouvement a voulu non pas une école nouvelle mais une Ecole reconstruite. Nous l’avons étudiée puis proposée aux pouvoirs législatifs.           

           C’est à nous de veiller sur elle maintenant. 

          Aidons à faire de l’Ecole une institution où l’apprentissage des fondamentaux soit assuré grâce à des supports mobilisateurs, capables de faire aimer à apprendre et où l’appétit, la personnalité s’épanouissent en des disciplines d’éveil à part entière : l’école de la diversité.             Sans dispersion, mais sans restriction, laissons les équipes, les enseignants proposer des activités spécifiques pour enrichir les connaissances, les savoir-faire, trouver des motifs à utiliser, à perfectionner ‘’ les bases fondamentales ‘’        

              Je crois que par exemple, les activités intergénérationnelles réelles sont très valorisantes pour tous et riches en connaissances pour nos jeunes. 

extrait du discours « …et m’école renaîtra de mes cendres! »

20 novembre, 2011

l’essentiel – 8 – le projet d’école.

         Il ressort de façon insistante que les réussites d’école sont avant tout le fait d’une équipe. Le mieux-être, le mieux travailler des enseignants passent d’abord par la cohérence d’une équipe  adaptée à son environnement

           Il est nécessaire que chaque équipe soit dirigée par un animateur compétent, que son projet et  son bilan soient évalués avec tous les enseignant et l’inspection de circonscription ou de secteur concerné, oui !

Nos travaux en font une évidence, mais il ne semble pas que jusqu’alors notre système éducatif se soit vraiment attaché à valoriser ce point essentiel. Nous demandons une véritable équipe, bien préparée, responsabilisée autour du projet d’école et animée par un directeur compétent.

            Il faut œuvrer pour que chaque école, chaque établissement possède une équipe solide ; en préalable à toute autre transformation du monde scolaire, c’est une base impérative, incontournable !

Une réflexion positive, instruite par une enquête sérieuse, essentiellement orientée vers la reconnaissance et le renforcement de l’équipe pédagogique, de l’équipe éducative sera un premier pas vers la reconnaissance des problèmes essentiels et vers un projet enfin constructif.

        Une école, c’est d’abord une équipe. Il ne s’agit pas de s’aimer les uns les autres, mais de se compléter,  d’être mobilisé par la même volonté d’éduquer et d’instruire. Elle doit soulager l’enseignant d’une responsabilité solitaire dans sa classe.

         Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe. Certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe.

           Le projet d’école est revalorisé et il est le véritable outil de cohérence et d’engagements adaptés aux besoins de motivation, de mobilisation et de mise en œuvre des acquisitions pour atteindre les objectifs programmés.

        Fruit de la réflexion de tous, le Projet d’Etablissement dresse l’état des lieux. Il traduit la somme des propositions étudiées, retenues pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement. Il garantit la logique des enseignements, privilégie les contextes motivants et harmonise la vie collective…

     Son suivi, son bilan, comme l’a été sa conception sont menés par tous, soutenu et avalisé par le responsable de la circonscription ou de l’Académie pour le second degré.

         Il pose des questions essentielles sur le long terme, comme sur le quotidien.

          Par exemple, à propos du temps de l’enfant :

         Comment chaque établissement propose-t-il de rendre optimale la demi-heure du matin, transition entre famille/récré/mise au travail ? Comment tenir compte des moments notoirement propices à l’effort, à l’attention, et de ceux, au contraire, moins soutenus?

         Pour les méthodes face à un groupe classe hétérogène : Comment arriver à une véritable pédagogie différenciée ? Seul ou par des échanges, des dégroupements ?

       Lorsque les apprentissages sont lacunaires ou mal assurés, comment bâtir de vraies remédiations ?

              En permanence, les Projets d’Ecole veillent, réfléchissent, adaptent les progressions pour une réelle et permanente cohérence dans le cursus global.

           L’équipe d’établissement est unie par son Projet.

            L’échange permanent d’initiatives, d’expériences, de services, de coordination entre les établissements, participe de la fonction de l’Inspection.

 

19 novembre, 2011

L’ESSENTIEL POUR L’ECOLE -7- vivre ensemble.

            Le monde du travail et les mouvements de la société ne sont pas des univers inconnus pour les enfants et l’Ecole ne peut les ignorer, mais sans insistance et en restant très ouverte sur tous les métiers.

          Le chômage, les troubles sociaux, les conflits de l’immigration, la délinquance, les sectes, l’environnement en danger sont parfois sujets à interrogations de la part des enfants. Sans entrer dans des débats complexes, toujours hasardeux, il ne faut pas en gommer la réalité ou s’appesantir, en charger les enfants. Des enfants citoyens en devenir, certes, mais à leur niveau de maturité, pas plus !

         Ils n’ont pas à s’imprégner non plus de la culpabilité collective, si vite banalisée.

          Impliquer les jeunes, progressivement dans la vie collective, les initier aux responsabilités grâce à des coopératives scolaires réelles, bien organisées, suivies et animées, grâce à la participation judicieuse à des Conseils Municipaux de Jeunes sont des voies magnifiques.

         De nombreuses associations invitent également leurs adhérents encore scolarisés à s’ouvrir à la gestion de leurs œuvres…

          Vous l’avez compris, nous avons dessiné, avec les couleurs de vos volontés et de vos engagements, un véritable système scolaire, clair, solide, respectueux de tous ses acteurs. Il ne naîtra pas, ne grandira pas, ne deviendra pas fort sans que chacun y soit associé, pas à pas.

                Cette volonté obstinée, cette vigilance, ses alertes sont les seules garanties pour que, sans gabegie ni inconséquence, dans le rejet de toutes considérations partisanes, nous donnions sa chance à l’école, sa chance au futur…

            Etre dans un établissement, c’est vivre ensemble. La vie coopérative implique tous les acteurs de l’école et suppose de vraies concertations mais n’exclut pas le rôle majeur de l’adulte, la tutelle, l’arbitrage…

           Règlement et sanctions sont établis et reconnus par tous.

               L’école n’a pas d’exclu. La vie en collectivité doit générer la convivialité et éviter les perturbations pour tous. Les manquements à ces règles ne doivent pas être banalisés.

             L’Ecole ne doit admettre aucune discrimination, ni robotisation, ni formalisation.

18 novembre, 2011

l’essentiel pour l’école-6-temps-espace-carte scolaire…

          Et les établissements privés ?

         Privé ou public, le choix est libre, mais nous estimons que les fonds publics sont réservés au financement de l’école publique, sauf en ce qui concerne les établissements spécialisés et conventionné

          Les associations assurant l’aide à la scolarité des élèves, des collégiens, lycéens, étudiants sont à soutenir. 

        Le rythme de la journée scolaire est un paramètre incontournable du temps de l’enfant. Il  commande tous les autres découpages : semaine, trimestre, année… Une journée bien construite, depuis l’accueil jusqu’au départ est une journée qui évite les ruptures, ménage les temps d’éveil, d’apprentissages intenses, forts, les pauses, les répétitions, les moments notoirement peu propices à la mémorisation et les fausses mobilisations cachant la fatigue par la motivation.

      Le contact suivi du samedi matin entre écoles et familles en élémentaire a disparu. Cette semaine peau de chagrin, pour bon nombre de familles laisse les enfants devant la télé, dans la rue pour la plupart, dans les grands magasins ou dans des garderies municipales… Est-ce un mieux ?

         Supprimer le samedi matin, c’est réduire les rencontres informelles et sympathiques, hors crise, entre familles et enseignants. Finie aussi l’occasion d’entretien direct avec le parent qui n’a pas la garde de l’enfant du divorce…

          Terminés les spectacles, les fêtes, les réunions diverses avec participation active de tous… Ne leur restent plus, souvent, pour ceux qui ne baissent pas totalement les bras, que les soirées, après le travail.

       Pourtant, les fêtes d’école peuvent être des opportunités importantes d’activités ensemble pour tous les acteurs et partenaires pourvu qu’elles illustrent un travail continu, un projet et non une corvée.

      L’espace scolaire est sacré, protégé, il est ouvert sur la connaissance de son environnement, mais clos aux incursions perturbatrices.

       Il est important que le cadre soit agréable, grâce à la volonté et l’action de tous dans et autour de l’école.

      L’implantation de l’école dans un environnement constant crée des liens, des repères indispensables avec la géographie et la  population de son secteur.

         Exploser la carte scolaire, disperser les enfants, défaire les liens entre le secteur et son seul pôle de calme, souvent, l’école, c’est renoncer à l’adaptation, à l’intégration de l’école dans son environnement, à la connaissance à moyen terme des familles, des fratries…

        Cela peut éviter de payer, d’organiser des moyens réellement adaptés à sa population spécifiques, en brisant les concentrations, mais qui profitera de cette liberté de choisir son établissement ? Qui empêchera que se constituent de nouveaux ghettos ? Quel cadre donner à notre école dans un environnement flou ?  Est-ce une véritable amélioration ?

         Pour une équipe enseignante, bien connaître les familles, les paramètres et les ressources de son secteur est important, elle peut établir des liens devenus impossibles après dissociation entre lieu de vie et lieu de scolarisation.

       Tout en préservant la sérénité du microcosme scolaire, il faut pourtant encourager ses échanges avec son environnement.

       Le service Education Nationale est sous-tendu par la trame des circonscriptions, des Académies. Chacune d’entre elles doit être étoffée pour conseiller, apprécier, aider, suivre, voire corriger les actions mises en œuvre dans les établissements..

        Le rôle de l’Inspecteur et de son équipe permet l’harmonisation dans tout le secteur; il favorise les échanges les plus divers,

       Nous nous sommes prononcés contre l’éclatement de la carte scolaire mais des transferts éventuels, exceptionnels, bien motivés, toujours dans le seul intérêt des enfants peuvent être proposés grâce à cette connaissance mutuelle de tous les établissements du même secteur, animé et orchestré par son responsable.

Nos établissements dépendent, pour leur financement, des responsables territoriaux dispensateurs des budgets pour que, bâtiments, mobiliers, matériels, fournitures leur permettent d’accomplir leur mission.

  Des initiatives de ces tuteurs dépend aussi, que l’accès aux ressources culturelles et sportives, en implantations comme en personnes, soit à la hauteur des besoins.

   Les liens avec les associations et services hors établissement ne sont pas à négliger, non plus..

      Toutes ces communications, toutes ces possibilités doivent être des aides éventuelles pour les enseignants pour mieux connaître l’enfant, mais ne pas compliquer la vie scolaire.

           Pour les associations péri et postscolaires, appauvries par la suppression des détachements, la diminution des subventions, une analyse honnête doit établir quels organismes apportent une véritable aide à l’enfance, à la famille et à l’Ecole.

          Peut-être ne faut-il pas rétablir les détachements supprimés, mais instaurer des postes de permanents formés pour stabiliser et aider les bénévoles…

 

16 novembre, 2011

l’essentiel pour l’école -5- les acteurs

            Dans un établissement scolaire, l’éducation est reconnue comme étant l’affaire de tous depuis la famille jusqu’à la personne d’entretien

            Le personnel enseignant auquel est confiée la plus grande richesse de notre pays, ses enfants, a besoin de la confiance éclairée, soutenue de la société.

            Casser les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres est une erreur qu’il faut réparer. Ces centres préparatoires étaient certes déficients, déconnectés de la réalité en général, tourné vers la pédagogie peu vers l’Education, déficients mais améliorables ; un cursus centré sur l’acquisition de diplômes essentiellement universitaires… est un leurre même avec des stages.

            L’ancienne Ecole Normale, très liée aux écoles, peut inspirer quelques réflexions positives…

         Nous souhaitons une formation approfondie des enseignants au niveau de la licence avec alternance étroite entre I.U.F.M. et écoles, collèges, lycées, universités… en accentuant sur les méthodes, le travail d’équipe et ses aspects relationnels, la psychologie et la sociologie.

          Le futur professeur doit acquérir une connaissance précise de tous les partenaires, les familles, les partenaires locaux, officiels, associatifs utiles. Il doit posséder une compréhension cohérente, claire de tout le cursus scolaire.

           Une formation continuée est nécessaire en circonscription pour le premier degré au niveau académique ou rectoral pour les niveaux supérieurs…pour briser l’isolement, se concerter, assimiler les apports nouveaux

            La formation de chaque enseignant, pour le rendre compétent dans sa classe n’est pas remise en cause, mais elle devrait intégrer une véritable préparation au travail en équipe, une connaissance réelle et pratique des réflexions et solutions débattues en conseil des maîtres, conseil de cycle, conseil d’établissement ou d’école.

           Le personnel complémentaire, depuis la mise en place des emplois jeunes et de leurs variantes, a démontré que son rôle n’était pas négligeable. Il faut pérenniser ces postes, mieux les officialiser et préparer leurs postulants à leurs tâches.

           La sécurité est un élément global qui implique la protection contre tous dangers mais surtout une vigilance véritable pour éviter toutes occasions, toutes formes de conflit, d’agressivité et toutes prises de risques. Le nombre des adultes responsabilisés autour de l’enfant doit être judicieux. Il est aussi nécessaire que l’implication, la préparation des élèves à éviter, réagir aux situations à risques..

              Il a été émis une suggestion qui va faire grincer des dents et pourtant une aide transitoire, aléatoire… est possible. 

            Il existe une réserve de personnes qualifiées, qui peut aider à dépasser temporairement, le problème des remplacements très courts, quasi-imprévisibles, sans que les enseignants soient conduits à ajouter des heures aux heures : c’est le recours, volontaire bien sûr, dans chaque Académie, à des retraités. Une liste étoffée, tenant compte des domiciles, des temps disponibles, pourrait être établie. Cela n’ira pas sans une levée de boucliers, mais qu’en penseraient les actuels retraités et les nombreux futurs retraités des années prochaines ?

           Ces mêmes retraités, actifs, représentent une mine d’expériences dont chaque Académie, chaque établissement, peuvent s’entourer dans des moments de réflexion, pour des bilans autant que des actions nouvelles…

         Nous savons qu’aux niveaux universitaires, par exemple, ce recours existe, dans des groupes de travail aussi, alors pourquoi pas à d’autres strates ?

           Les conclusions des groupes de travail, les analyses par les Comités à propos des établissements, nous font refuser leur autonomie de principe. :

      Elle ne conduirait qu’à accentuer la seule capacité des écoles à se débrouiller et donc à multiplier les différences entre prises en charge des élèves.

            En revanche, une adaptation au secteur reste essentielle, mais elle doit s’accompagner de compensations pour que chaque collectivité puisse accomplir toutes ses obligations.

         Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.

         Nos régions ou les agglomérations de communes, dans le cadre de la décentralisation, pourraient aider les municipalités et parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.

            Certains Comités ont suggéré la création d’un fonds de Ressources, une banque de l’Ecole, alimentée par des subventions, des opérations médiatiques, une part des jeux d’argent qui s’en trouveraient moralisés un peu…

           Cette institution permettrait d’ajuster au mieux les besoins et de les compenser sans que l’établissement devienne lui-même un solliciteur plus ou moins heureux selon ses contacts, son environnement ou son habileté à mendier…

         Le budget de base des établissements, pour chaque catégorie, doit être identique au prorata du nombre d’élèves pour toutes les écoles publiques.

        L’aide à la collectivité tutrice défavorisée doit garantir cette similitude.

         Le financement des projets étudiés et retenus par le Conseil d’Etablissement et l’autorité académique sera l’objet d’aides spéciales attribuées par l’Education Nationale, par la collectivité adéquate soutenue par le fonds de Ressources éventuellement.

                 L’Etat, en ce service régalien, en plein respect de la Constitution  et des lois régissant l’Enseignement public, prend en charge la formation et la rétribution de tout le personnel pédagogique…

             Les collectivités territoriales assurent les conditions matérielles et fournissent le personnel nécessaire à tous les services qui accompagnent la scolarité, toujours avec une compensation pour pallier les inégalités de ressources.

     Nous demandons que chaque école, chaque établissement soit conforté dans ses composantes, encouragé dans ses échanges avec son environnement, adaptée à sa population spécifique, soutenu dans ses initiatives mobilisatrices et motivantes

          L’enseignant doit pouvoir connaître et utiliser toutes les opportunités culturelles, associatives, de son environnement, aussi bien officielles qu’officieuses. Il est important que les collectivités locales veillent à leur multiplication..

 

15 novembre, 2011

L’ESSENTIEL POUR NOTRE ECOLE- 4 – dossier- soutien

         Le dossier scolaire ou les registres d’inscription permettent de retracer le cursus d’un élève, cela suffit ! Les identifiants personnalisés sont à retirer. Seules les archives informatisées, ou non, doivent garder la trace du passage de l’enfant dans l’école et uniquement pour ses résultats et son orientation.            

           Elles ne doivent permettre aucun pronostic comportemental, aucune appréciation qui d’ailleurs ne pourrait être que circonstancielle, en aucun cas elles ne doivent être préjudiciables à l’avenir de l’enfant. 

        L’hétérogénéité de nos populations enfantines oblige à une attention envers chacun. L’égalisation des chances suppose vouloir atteindre des objectifs communs mais doit, justement, tenir compte des départs des aptitudes divers.  

         Il ne faut pas omettre que la précocité aussi peut être perturbatrice et qu’elle doit être prise en compte comme tout ce qui différencie les enfants. 

           Le dépistage, la prise en considération, le soutien des élèves en difficulté seront menés, en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique, avec l’enseignant, avec la famille, par des intervenants spécialisés. 

          L’instauration d’heures supplémentaires pour les enfants « volontaires » en difficulté est cautère sur jambe de bois. Sans s’étendre sur leur caractère ségrégatif vite ressenti par les élèves déjà marginalisés par l’échec. 

        Comment pouvait-on assurer deux heures de soutien, en fait, pour être précis, de compensation des deux heures retirées le samedi matin ?  

        Peu d’horaires sont positifs ! 

        La plupart des équipes, encore mobilisées arrivent à une seule proposition : cours de soutien le samedi matin !  Réponse des autorités, pas question car contraire à la réformette.  

       Alors que choisir ? Le temps d’interclasse : ½ h avant ou après le repas de midi ! Imaginez la motivation de tous, élèves et enseignants, chaque jour pour arriver à combler ces 2 h supprimées. Le soir, après la journée de classe : 1 h le lundi par exemple :  ¼ h au moins de récré après la journée de classe, installation, rangement, sortie… dans le meilleur des cas ½ h à 3/4 h de cours qu’il faudrait personnaliser pour plus d’efficacité. 

         Alors, prends l’argent et tais-toi … Est-ce là, la solution ? 

        Non ! Il existait les temps d’études dirigées, on aurait pu les adapter, c’est toujours possible à condition que le rythme de la journée soit bien revu. 

         Nous avons évoqué la pédagogie différenciée, il faut penser les effectifs qui en permettent le plein exercice.  

               Reste le samedi matin, reste le mercredi matin et la question du rythme hebdomadaire et du temps de l’enfant en général. 

 

           Le réseau d’aide doit retrouver et amplifier son action pour les difficultés spécifiques. Sa suppression est un non-sens qui rejette l’enfant vers la capacité culturelle, financière des parents à se retourner vers les aléas du privé. 

         Le soutien doit se concevoir pour tous. Laide aux enfants naturellement, mais aussi, aux familles, aux enseignants en difficulté. 

          C’est très souvent le directeur qui fait office, sans formation spécifique, de premier intervenant, de conseiller. Ce n’est pas ignoré par l’administration puisque dans l’entretien de candidature, des questions envisagent ces situations ainsi que les problèmes relationnels… 

          Ce n’est pas un administratif itinérant qui pourra répondre aux imprévus, aux urgences fréquentes de la journée scolaire… 

           Les cas particuliers d’enfants défavorisés par une acculturation, par une langue différente, par de la fatigabilité… peuvent faire l’objet d’un protocole pour un accueil à temps partiel avec un soutien particularisé. 

             L’inscription d’enfants sévèrement handicapés doit être raisonnée, précisément adaptée avec la prise en considération de tous les paramètres utiles : composition du groupe classe, intégration dans la vie de toute l’école, aménagements des locaux parfois… préparation des enseignants, interventions spécifiques… Pas de rejet mais un projet bien construit. 

            Les postes, les classes, les institutions qui spécifient ces aides, aléatoires ou à longue échéance, font partie des obligations pragmatiques de notre société envers tous ses enfants. 

            Que ce soit par des services de l’Education Nationale, par l’intermédiaire de mutuelles, d’associations reconnues et subventionnées, par le truchement des communications modernes, l’instruction, l’éducation doivent être apportées aux enfants immobilisés à leur domicile, en milieux hospitaliers ou en centres de détention 

 

 

11 novembre, 2011

L’ESSENTIEL POUR NOTRE ECOLE -3- maternelle- pédagogie adaptée-

             Un regard très pointu a été porté sur la maternelle. 

             Des attaques éhontées l’ont assaillie. Nous la considérons comme l’essentiel des bases de chance pour enfants : elle commence avec l’intelligence de gens de métiers, d’enseignants formés, l’égalisation citoyenne, la construction de la langue, la mise en place des savoir-faire, des gestes adaptés aux besoins, de la confiance en l’adulte… 

           Le travail, dès la petite section, est formidable car capital. Sans vouloir m’étendre sur la compensation sociale si utile, je souligne celle de l’harmonisation des pratiques sensori-motrices, des mises en situation des apprentissages gestuels, du soin, de la prise de confiance… et surtout du langage, si inégal d’un enfant à l’autre. Le rôle de diagnostic et de préparation des élèves avant les apprentissages plus « scolaires » n’est pas contestable. 

           Les témoignages admiratifs du travail effectué dans ces premières étapes de la scolarité abondent. 

          Comment ignorer les psychopédagogues qui nous enseignent que les six premières années sont fondamentales pour la formation de l’intelligence ? 

 

           Apprendre et enseigner, cette dualité repose, pour le maître, pour l’élève, sur la volonté d’obtenir. Elle s’appuie sur la réflexion, sur la réalisation, sur la correction, sur la répétition évoluée, sur la mémorisation, sur l’évaluation du chemin parcouru à bref terme, le temps d’une leçon, à long terme, le temps d’une année scolaire par exemple…   

         L’élève doit vivre ses apprentissages plutôt que les subir. Truisme encore, non, non, ce n’est, n’était, je l’espère, pas du tout évident selon les conditions d’enseignement… 

          Sans dispersion, mais sans restriction, laissons les équipes, les enseignants proposer des activités spécifiques pour enrichir les connaissances, les savoir-faire, trouver des motifs à utiliser, à perfectionner « les bases fondamentales » . 

Les activités intergénérationnelles réelles, par exemple, sont très valorisantes pour tous et riches en connaissances pour nos jeunes. 

          Nos établissements ont fourmillé d’initiatives originales, motivantes, certaines, beaucoup étaient, sont discrètes, d’autres se sont révélées dans des revues pédagogiques ou de vulgarisation. Elles doivent nous inspirer. 

          Nous voulons que, dans notre Ecole, l’enseignement se base sur la pédagogie différenciée, sans dissocier une classe hétérogène

           Sur un fonds commun, les exercices préparatoires sont adaptés, les réflexions et recherches, aidées, guidées individuellement ou par petits groupes. La leçon est collective, mais les exercices d’entraînement sont progressifs selon les difficultés et les corrections conduisent à de vraies répétitions, voire remédiations… 

       Ainsi se revalorise une véritable pédagogie de cycle. 

          Même les non professionnels de la pédagogie ont appris ce qui était possible, souhaitable, en écoutant, questionnant tous ceux dont le métier est d’enseigner. 

         Nous avons insisté sur la nécessité, à chaque étape des acquisitions, de bilans non pas discriminatoires mais, témoins personnalisés des progrès, des retards, de la mosaïque des apprentissages réels. Des bilans qui aident à établir le devenir à long terme de tous les élèves  

         Des bilans qui précisent aussi la démarche et l’impact du travail pédagogique de l’enseignant, de l’équipe de cycle, de l’équipe d’école… 

     Aucune progression ne doit être envisagée sans un bilan réaliste, comparée à
la Norme Nationale et à la réalité des cas. 

Pas de bilan sans que soient prévues les remédiations adéquates non plus. 

Il est essentiel, Messieurs, Mesdames les comptables, que les effectifs permettent cette pédagogie différenciée et ce suivi individuel. 

Nous demandons que les prescriptions de carte scolaire soient souples. Le maintien d’une école dans chaque commune, dans chaque quartier est souhaitable mais ne doit pas tomber dans l’absurdité dans les deux sens, 

         Une classe unique, de moins de 12 inscrits effectifs, est une réalité difficilement défendable et il est judicieux d’étudier les propositions pour des regroupements par niveaux entre villages voisins, si on veut garder une vie scolaire dans l’agglomération. 

Nous évoluons dans le cas par cas, sans généralisation. 

De même, le couperet aveugle des normes chiffrées doit être émoussé, nuancé à quelques unités près pour les fermetures comme pour les ouvertures. 

       L’avenir de l’évolution démographique ne peut pas être occulté non plus. 

 

 

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