et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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2 juin, 2011

PAUVRE ECOLE PUBLIQUE!

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 11:38

                     Je suis né dans une petite ville de Vendée où l’école confessionnelle était majoritaire ce qui m’a conduit à suivre ma famille dans une position opposée… J’ai ensuite enseigné longtemps dans des quartiers difficiles en me réjouissant de l’ouverture de l’Ecole Publique à tous les enfants… J’ai dirigé une école avec bonheur pendant 30 ans et je crois que notre projet, notre équipe et notre communauté répondaient vraiment aux principes de l’école laïque….

                 Je ne me retrouve plus dans l’Ecole d’aujourd’hui : l’enfant ne me paraît plus au centre du système, les économies oui ! L’enseignant n’est plus le pivot du système mais un « débrouillard » qui doit compenser au jour le jour, la perte des moyens, la désagrégation de son métier et sa dévalorisation… Champions ceux qui résistent et luttent. Moi, l’enseignant de l’Ecole Publique, j’ai eu l’occasion de travailler avec des écoles privées et j’ai apprécié la cohérence de leur équipe, leur application d’un projet lucide et la recherche de vraies solutions collectives…  J’ai blâmé la ségrégation de fait qui ferme leurs portes aux enfants défavorisés à divers titres…

                Quand l’Ecole Publique s’inspirera-t-elle de l’implication et de l’obligation de réussite qui sont le fait du privé (pression de la clientèle oblige)… J’interviens aussi dans des écoles publiques formidables pour lesquelles projets et engagements ne se mesurent pas en temps payés (pauvre samedi matin disparu)… et j’en suis fortement ému, mais elles sont fragiles, de plus en plus…

              Oui, il faut du courage pour décider de devenir enseignant en Ecole Publique aujourd’hui ! Même à travers Pole Emploi !

1 juin, 2011

le fond du fond…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 23:29

                            Suppression de postes à l’école c’est évidemment une stupidité puisque ne répondant qu’à une logique comptable aveugle. J’ai connu l’époque où les classes de CP étaient décomptées de l’effectif global pour établir la moyenne de suppression, idem pour les écoles recevant des enfants en difficulté, même hors zones prioritaires.

                      Entre BOULOGNE Billancourt,  le grand ensemble de MASSY ANTONY et mes classes d’initiation sauvages pour primo arrivants ou nomades, tout était jouable, plus maintenant…Puis ce furent les normes chiffrées avec pour seules, mais essentielles, garanties de bon fonctionnement, le travail des équipes enseignantes, quand elles existent. Là, le bât blesse vraiment!

                 Quand, tous ensemble, parents – enseignants – élus – gouvernement – médias… œuvrera-t-on pour une vraie politique de l’éducation adaptée à chaque réalité de secteur?  Alors et alors seulement la chance scolaire pour tous sera une possibilité. Bravo à tous ceux qui luttent contre la casse en chaque jour emplissant leur mission d’éducation et d’enseignement. Pour reprendre une des remarques pour sourire de mes utopies, de ces rêves auxquels ne manque que la volonté de tous, il paraît que :  »On n’a pas encore atteint le fond du fond…  », patience,   on s’en approche !

Classes fermées

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 22:47

              Moratoire pour les fermetures, pourquoi pas… mais un regret énorme : que ces mouvements qui font fléchir le ministre ne conduisent pas plus profondément à une réflexion et une reconstruction de l’école… C’est l’occasion ou jamais : les effectifs ne sont qu’un critère pour le fonctionnement vraiment efficace de notre école pour tous…

              Je suis profondément convaincu qu’un jour mon livre « …et l’école renaîtra de mes cendres! » ne sera plus un espoir de fiction mais une réalité… Je ne serai plus là pour le savoir, mais la marche du réveil me réchauffera.

4 mai, 2011

A propos des écoles privées et des écoles publiques…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 11:36

Je suis né dans une petite ville de Vendée où l’école confessionnelle était majoritaire ce qui m’a conduit à suivre ma famille dans une position opposée…

J’ai ensuite enseigné longtemps dans des quartiers difficiles pour des enfants en rupture d’enseignement, en me réjouissant de l’ouverture de l’Ecole Publique à tous les enfants… J’ai dirigé une école, avec bonheur, pendant 30 ans et je crois que notre projet, notre équipe et notre communauté répondaient vraiment aux principe de l’école laïque…. Je ne me retrouve plus dans l’école d’aujourd’hui : l’enfant ne me paraît plus au centre du système, les économies oui ! L’enseignant n’est plus le pivot du système mais un « débrouillard » qui doit compenser au jour le jour, la perte des moyens, la désagrégation de son métier et sa dévalorisation…

Champions ceux qui résistent et luttent. Moi, l’enseignant de l’Ecole Publique, j’ai eu l’occasion de travailler avec des écoles privées et j’ai apprécié la cohérence de leur équipe, leur application d’un projet lucide et la recherche de vraies solutions collectives…  J’ai blâmé la ségrégation de fait qui ferme leurs portes aux enfants défavorisés à divers titres… Quand l’Ecole Publique s’inspirera-t-elle de l’implication et de l’obligation de réussite qui sont le fait du privé (pression de la clientèle oblige)… J’interviens aussi dans des écoles publiques formidables pour lesquelles projets et engagements ne se mesurent pas en temps payés (pauvre samedi matin disparu)… et j’en suis fortement ému, mais elles sont rares, de plus en plus…                

Oui, il faut du courage pour décider de devenir enseignant en Ecole Publique aujourd’hui !  Mes paroles ne seront pas appréciées par beaucoup, je le comprends, rien que se lever pour se retrouver devant des élèves devient pénible et semble justifier le salaire pour certains. Pauvre Ecole ! Mais surtout pauvre futur ! 

rendre mes palmes académiques

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 11:23

Monsieur le Ministre de l’EDUCATION  NATIONALE

Lorsque l’on m’a proposé les Palmes académiques pour la première fois, j’étais encore en fonction et j’ai refusé.

Un an après mon départ en retraite, en 2001,  j’ai reçu la même proposition, deux en fait, l’une émanant de l’Education Nationale et l’autre de la Mairie de la commune où j’exerçais depuis 30 ans.

Cette dernière m’a particulièrement touché car elle était portée par cette communauté que nous avions créée, année après année, autour de l’école dans notre quartier.  C’est vrai que depuis 1971, nous en avions parcouru du chemin ensemble et que grâce à cette énergie, bien des problèmes avaient été résolus, bien des intégrations avaient pu se réaliser, bien de très pénibles moments pour les uns et les autres avaient pu être, non pas effacés, mais surmontés.

J’ai accepté et j’ai eu le bonheur de recevoir mes Palmes Académiques des mains d’une collègue retraitée, dont toute la carrière avait été l’illustration du service pour l’enfant et sa famille, dans et autour de l’Ecole. Elle me fut remise dans cette communauté devenue Amicale qui aujourd’hui encore, en février 2011, fait preuve d’une belle vitalité. Dire que ce fut plus émouvant que la présence de mes premiers élèves – (classe de perfectionnement professionnel en 1962) parmi mes derniers élèves, (CM1) serait exagéré mais j’ai accordé autant d’importance à cette décoration officielle qu’à celle, officieuse, crée par cette belle assemblée, beaucoup !

Je n’ai jamais cessé de me manifester, jusqu’à romancer mes souvenirs et mes espoirs, sans rejoindre de groupes institutionnels mais en admirant ceux qui se battent de toutes leurs convictions.

Servir chaque fois que je le peux reste, à ma dimension,  ma façon de vivre encore et je suis fier de voir que mes enfants suivent cette voie.

Pourtant, à la lumière de ceux que leurs Palmes grattent, je sens les miennes me brûler….

Notre Ecole se brise, il y a peu de jours sans qu’une initiative officielle ne la sape encore plus.

Il n’y a, à ma connaissance, aucune vraie perspective de reconstruction : une école avec son équipe bien cohérente – son projet lucide et adapté à sa population –des enseignants et des aides bien préparés à leurs tâches – bien accueillis et bien accompagnés  -  une direction efficace – des ressources en fonction des besoins et non au hasard des localisations -  une réflexion véritable et concrétisée par l’osmose espace et temps…

Je crois en la mission de notre Ecole : donner toutes leurs chances à tous les enfants donc donner une chance à l’avenir mais je crois surtout en ces maîtres, à tous les postes, véritables pivots de notre Education Nationale. Le manque de considération pour les initiatives les plus heureuses, elles sont nombreuses mais aléatoires et sans reconnaissance, le découragement des jeunes et des moins jeunes sont des marques profondes de mépris.

C’est avec amertume que je suis conduit à renoncer à mes Palmes Académiques. Je veux rejoindre le beau mouvement de ceux qui ont été fiers de recevoir cette distinction et qui estiment qu’elle n’est plus le symbole d’un service d’Education Nationale  vraiment porteur d’un projet cohérent et  viable au service de tous nos enfants et de leurs familles.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon attachement à notre Education Nationale.

Alain VALEAU

FIN DU COLLEGE UNIQUE

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 10:32

            Le Collège unique aurait vécu !             Je ne sais si l’on doit s’en réjouir… En 1975, j’étais directeur d’école et spécialisé en « Enfance Inadaptée » disait-on alors. Elève, j’ai connu les sélections abusives, 5 sur 32 élèves de CM2 présentés à l’examen d’entrée en 6ème, les autres vers la classe du certif puis apprentissage direct ou centre d’apprentissage. Pour beaucoup, ces orientés avaient plus de possibilités intellectuelles que moi mais tous n’avaient la la chance d’être des « GUY DEGRENNES » et de réussir sans l’école. 

                Tous les apprentis n’avaient pas non plus la possibilité d’être accompagnés en cours du soir ou en cours d’entreprises… Le Collège Unique dans sa conception initiale (selon l’avant-projet) promettait des structures d’accompagnement qui ne furent pas vraiment mises en place… A mon avis la seule structure qui prenaient solidement en compte les élèves du secondaire étaient les Cours Complémentaires, déjà disparus hélas! (du CP à la 3ème avec des profs/instits), devenus les Collège d’Enseignement Général avec les mêmes enseignants mais de la 6ème à la 3ème.                    Avec le Collège Unique, après les examens vinrent longtemps les commissions d’entrée en 6ème, véritablement efficaces si l’inspecteur s’en donnait la peine et vraie liaison entre primaire et secondaire, interactions positives pour les enfants se rendant au collège  puis ce furent les transmissions de dossiers de plus en plus vides… J’ai participé à des échanges entre enseignants, suivis de classes à chaque niveau… Pour les équipes (encore mon dada) qui jouaient le jeu, c’était une chance pour les enfants… Mais quelle formation accompagnait ces institutions ? Aucune vraiment… Si L’ORIENTATION PRECOCE ETAIT BANNIE, (ET ON VOUDRAIT Y REVENIR !!! ) repoussée à la 5ème ou la 3ème, le Collège Unique avait un défaut majeur auquel nos échanges essayaient de donner une solution : il ne définissait pas les connaissances des base et les savoir-faire… Encore une fois, la bonne volonté et l’aléatoire compensaient les structures inexistantes… De quoi décourager. Ensuite, chaque ministre a essayé de laisser son empreinte, souvent généreuse dans les intentions, nulle dans les effets à long terme… 

                      Il y eut des essais encore non transformés : les dossiers les livrets de compétence, les cycles sont aussi de bonnes institutions, comment y sont préparés les enseignants ? Mais quid des actions lorsque les constats sont faits ?                        Arrêtons de consulter les thermomètres, que l’on casse les uns après les autres et apportons des remèdes simples et sérieux : une classe – un enseignant formé et consolidé – un projet d’établissement cohérent et réaliste – une direction mobilisatrice et attentive – des moyens adaptés aux réalités – des liens réels entre chaque niveau successifs d’enseignement – une mobilisation de tous les partenaires et surtout des familles… 

                       Ce n’est pas en supprimant l’esprit ou l’étiquette d’une volonté d’ouverture que l’on améliorera la situation, c’est par 1 – une vraie prise en compte des enfants dès leur scolarisation 2- un suivi réel par des équipes cohérentes  3- un lien étroit entre les établissements. Tout le reste : détection des aptitudes et des difficultés – valorisation des projets – soutien – alternance ne prendront que sur un système épuré, solide et mobilisé… Le contraire de la casse actuelle mais aussi du peu de chance laissé à toutes les innovations esquissées depuis 75. (59 en fait BERTHOIN, d’autres avant dont F.BUISSON. 75, HABY bien sûr. J’ai même eu l’occasion d’en parler avec lui le 16 juillet 76… BAYROU avec enfin la reconnaissance de connaissance de  base pour tous et les classes de remédiations en 6ème et 5ème  pour tous les élèves, les parcours diversifiés… A l’eau, faute de moyens réels.. Et puis les autres LANG, ROYAL, JOSPIN, ALLEGRE… Luc FERRY nous a dit sur RMC, il y a peu, j’y étais, « J’avais le projet de constitution d’établissements adaptés à la réalité dans mes tiroirs mais… comme les autres, je n’ai pas eu le temps de mettre en place… »

             Alors suivre, UNE UTOPIE CARACTERISEE ?! Mais les enfants pendant nos agitations-cogitations, ils vieillissent,  avec quelle égalité des chances? Tous en ECOLE D’EXCELLENCE? Chiche… 

26 septembre, 2010

ouest france le 3 septembre

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 9:51

L’école est-elle malade de ses réformes ? 

vendredi 03 septembre 2010 

Dans un ouvrage romancé, Alain Valeau dénonce les maux dont souffre, selon lui, l’école élémentaire. 

Trois questions à… Alain Valeau, 68 ans, enseignant en retraite. Auteur de… « Et l’école renaîtra de mes cendres », aux éditions Publibook. 

Pourquoi avez-vous écrit ce roman ? J’ai été instituteur spécialisé puis, pendant 30 ans, directeur d’une école élémentaire en région parisienne. J’ai mené naguère le combat pour une école véritable. En cette rentrée 2010, je suis inquiet parce que l’école va mal et parce que ceux qui veulent ralentir la casse baissent les bras. J’ai voulu leur exposer mes rêves. 

De quoi souffre donc l’école, selon vous ? D’une mosaïque de réformes qui ne tient pas compte de la globalité du système éducatif. Les rythmes scolaires, avec la suppression du samedi matin remplacé par des heures de soutien, la suppression des Instituts de formation des maîtres (IUFM), autant de mesures aberrantes. Mais le pire, c’est le découragement de ceux qui se battent envers et contre tout pour tirer les enfants d’affaire. 

Vous proposez des solutions ? L’école a besoin d’une véritable équipe qui travaille dans la cohésion et la cohérence autour d’un projet construit et géré rigoureusement. Pour cela, il faut un directeur qui ait une vraie responsabilité pédagogique. Quelques écoles essaient de fonctionner ainsi. Il faut se servir des exemples qui marchent. Il ne doit pas y avoir de rénovation sans que cela vienne de l’ensemble des acteurs de l’école. Des consultations ont été menées, des propositions ont été faites, tout cela est parti aux oubliettes. 

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