et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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5 août, 2011

– 17 – VOYAGE DANS L’YONNE.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 11:01

       Alors que mes parents prenaient la vie comme elle se présentait, même si Colette faisait mine de la déchiffrer. Ils laissaient la nature, celle des êtres et des choses, suivre son cours. David lui croyait à l’influence des circonstances et au cap que l’on pouvait donner à notre bateau de vie pour les modeler, les corriger, les dépasser. Il croyait en l’héritage génétique et en l’Education. 

           Il avait affiché dans son magasin, dans le départe-ment, il parlait ainsi, ‘’APPRENDRE‘’, cette affichette joli-ment festonnée : 

               « Peut-on dire qu’il n’y a qu’un chemin pour apprendre ? 

          Bien sûr que non, ce serait trop triste, trop simple ! On mettrait chacun dans des petites cases en ayant interdic-tion d’en sortir… 

Mon Dieu, quel ennui mais surtout quel danger ! » 

             Il ne connaissait pas l’auteur de cette citation, l’ayant copiée, un jour, dans la vitrine d’une bibliothèque commu-nale, sans même penser à y pénétrer. 

          Je m’étais promis de lui donner une identité mais mon intention était restée à l’état d’ébauche, pour l’instant. 

          Pour que s’épanouisse un enfant, David mixait beau-coup : un peu de Rousseau mâtiné d’Alain, Emile frotté aux Propos sur l’Education, une pointe de Pagnol guindé, forte-ment relevée de Hussards de
la République et adoucie au miel des rêveurs de 68. 

        Il n’aurait jamais été enseignant, reconnaissait-il, trop affectif, trop tendre, trop permissif, trop coq-à-l’âne, trop d’écoute… 

       Il évoquait les écoles fermées des villages traversés, les bibliothèques négligées, les nouveaux intérieurs des jeunes couples sans livres apparents ; même s’il admettait la culture par l’écran, la page tenue lui aurait manqué. 

       Il disait la jouissance de la belle reliure, de l’avant lecture et de son après, de la 4ème de couverture. Il ne voulait pas être déçu et ne désirait pas connaître la vie des auteurs ni celle des artistes. 

       Pour lui, un meuble aussi était un livre, presque… 

       Les bibles annotées, les livres manuscrits de recettes, les journaux intimes inachevés, les dos de cartes postales, les photos de classe, officielles ou témoignages instantanés de vie écolière… tous se prennent en main, s’éprouvent charnellement, intimement. 

 

        Il regrettait avoir vu Yann trop léger dans son métier d’élève. Avec moi seulement, je crois, il reconnaissait sa fierté faussement goguenarde devant les remises à niveau autodidactes, les brillantes réussites de son fils. 

           Son souci de stimuler tous ses petits enfants, ceux de ses deux fils, sa complicité avec les jeunes visiteurs de son antre, son accueil des classes à la découverte, naguère, des vieux objets… le transportaient d’importance heureuse. 

 

         Son avis m’était nécessaire ! 

 

          Merveilleuse coïncidence, nous avions été sollicités pour décorer une classe pour les 70 ans d’une école crée en 1929. 

Pour l’occasion, David s’était mué en sociologue, en historien et en dénicheur d’archives. Surtout en fouineur, fouineur de mémoires, fouineur de symboles, fouineur d’i-mages, de souvenirs. 

 

          Par son réseau de brocanteurs, il avait appris l’exis-tence, dans un village de l’Yonne, de mobiliers en état incertain mais de la bonne époque, voire d’avant-guerre, la grande naturellement. 

       Après quelques échanges avec le Maire, ancien instit. évidemment, nous avons pris la route de Pont-sur-Yonne pour rejoindre un gros bourg sur les bords de l’Oreuse. 

         Bien qu’à l’abandon, enfouis sous des sédiments non identifiables, ce sont des trésors que nous avons exhumés. 

         Des tables tout en bois chevillé, dont la large gueule  des casiers bayaient d’ennui désormais. 

       Leur banc double était enrichi d’un dossier à claire-voie. Leur traverse supérieure avait été soigneusement arrondie pour que s’y incrustent les dos d’élèves. Un véri-table ouvrage d’artisan ! Il semble bien qu’un menuisier local se soit appliqué à peaufiner ces meubles du savoir en devenir. 

Bien sûr, l’école avait quitté le village ; le ramassage transportait ailleurs les élèves, vers un vaste E.P.E.P. de regroupement. 

         En plus de nos dix tables, parfois à reconstituer, nous avons déniché, dans une remise, deux bibliothèques orphe-lines de vitres, des cartons d’encriers et leurs bouteilles verseuses figées… 

       Dans la cave de
la Mairie, nous avons dépoussiéré de vieilles cartes de géographie, d’histoire, des panneaux de sciences et des Rossignols émouvants. Ils n’avaient pas trop souffert. 

        Les tableaux de Montmorillon, les œuvres de Monsieur Rossignol sont de vrais témoignages progressifs, génération après génération de notre société. Combien d’élèves ont enrichi leur vocabulaire, leur élocution orale et écrite devant ses vendanges, ses retours du travail, ses marchés, ses arrivées de l’autobus… En 2002, François Cavanna leur a consacré un bel album. 

       Nous avons découvert des cartons oubliés, heureusement, dans lesquels d’autres richesses dormaient, des B.T.J. Ces petits fascicules de
la Bibliothèque de Travail, issue de la pédagogie de Célestin FREINET, des plus anciens, jaunâtres, aux derniers acquis, bellement composés, colorés. Ils commentaient, thème après thème, les facettes de notre évolution, les éléments de notre environnement. 

      Ces archives, souvent réalisées par des classes vrai-ment coopératives, étaient extraordinaires. 

       Nous n’avons trouvé que peu de manuels intéressants. David savait pouvoir en dénicher dans ses rayons ou plus sûrement chez des confrères spécialisés. 

      Un véritable premier ‘’Tour de France par deux enfants’’ notamment. 

 

       Tout le matériel, mobilier ou ustensiles scolaires un peu récent, avait émigré vers l’école expatriée. 

         Nous avons chargé notre camionnette, à ras le volet de fermeture. Puis poussé un grand ouf de sueur ! 

        Encore, un vieux Godin à charbon, d’épais tableaux noirs pour la phrase de morale, un compendium bien garni, une vieille pendule et la classe commémorative pourra ouvrir ses portes. 

 

          Le Maire a voulu nous garder à déjeuner. Il nous a enrichis de tous les souvenirs cimentés dans ses classes, sa cour, son préau, devenus éléments d’une propriété secon-daire rachetée par l’un de ses anciens élèves, ça atténue la nostalgie, professionnellement parisien. 

              

         Sur le chemin du retour, David m’a encouragée à m’investir pour que renaisse l’Ecole. 

        « Si tous ces pupitres pouvaient parler, ils te diraient avoir porté les espoirs des familles, les efforts des enfants. Ils ont entendu les savoirs s’inscrire dan les esprits, généra-tions après générations. Même obligatoire, l’instruction continue a longtemps été un luxe et des petits bergers pas-saient plus souvent devant la porte de l’école au lieu de la franchir.» 

        Je me laissais bercer par la route et ses paroles, mais goûtais chacune de ses images. 

 

     - Que penses-tu de notre action ? Est-ce du rêve ?  

    - Tu sais, moi aussi je pense à ce que toi et tes amis pouvez apporter et si c’est un rêve, alors dormez jusqu’au réveil de son plein épanouissement ! 

    Moi, je voudrais juste une Ecole où les enfants aient envie d’aller… Où ils découvrent l’envie d’apprendre, de savoir. Je ne veux plus d’entendre les enfants dire « J’ai pas envie d’y aller, je m’ennuie, c’est trop long, j’ai peur de pas réussir… »  Une Ecole où l’enseignant n’a jamais besoin d’élever la voix pour être entendu au fond de la classe ou pour être entendu et respecté par un enfant devant lui. Une Ecole où les enfants apprennent la collectivité sans sacrifier leur individualité. Une Ecole où on a le temps, où les en-fants sont en activité, où les parents sont respectés et où ils peuvent venir trouver des réponses. 

    Un endroit où on apprend le goût de l’effort et surtout que la vie ne sera pas juste une longue suite de journées ennuyeuses. 

    Que l’Ecole soit une fin en soi et une préparation, que les enfants piaillent d’impatience de la quitter parce qu’ils sont prêts 

    Une Ecole où plus aucun enseignant irait à reculons, persuadé que ça ne sert à rien. 

     Une Ecole comme celle que j’ai connue mais avec moins d’enfants par classe pour qu’ils puissent tous trouver une place sans avoir besoin de pousser les autres du coude sur le banc… 

 

     Je dormais lorsque nous sommes arrivés à « 
la Grange », ensommeillée par une belle histoire. Je ne suçais pas mon pouce mais tortillais mes cheveux, pareille à la petite Isabelle pendant le conte du soir de son papa. 

 

3 août, 2011

- 16 – LE BROC.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 22:08

 

                  Je travaillais souvent avec mon beau-père. Il était le maillon actuel d’une grande chaîne familiale de « Peaux de lapin », de chineurs, de brocanteurs. 

                Lui ne circulait plus, sauf pour rencontrer vendeurs ou acheteurs, et encore, le plus souvent ses partenaires venaient à sa boutique près du M de Montpellier. Bazar, vaste et ordonné devant, deux étages de tentations, entrepôts derrière, vrac fonctionnel, recueil de bureaux presque comp-lets, bécanes comprises. 

 

                  J’assurais la place abandonnée par Xénia, plus classe qu’Eugénie, la mère de Yann, mon informaticien de mari, qui, autrefois, tenait « 
la Grange ». 

             David n’avait pas compris que sa femme, si belle, si attentive à séduire, était, elle aussi, en dépôt vente. Un jour, elle a trouvé preneur et quitté son antiquaire. 

                  Je la connaissais et sympathisais avec elle. Il était difficile de faire autrement, charme et gentillesse étaient ses fonctions vitales. Elle avait besoin d’être aimée et guidée, fermement. David manquait de cette poigne ! 

             Xénia adorait ses petits-enfants, lorsqu’elle les ren-contrait… Peu fréquemment. Son nouvel époux exigeait sa présence, ce qui la comblait, polarisait son attention sur lui, en priorité. Elle appréciait, voyages, réceptions, soins d’elle, meublait son temps, son esprit. J’avais rarement croisé son riche mari, gentil mais condescendant, beauf, réac mais sans excès. 

 

             Je remplaçais souvent David. 

             J’adorais promener les chalands dans les travées, devant les présentoirs, les vitrines de bijoux anciens, de babioles étranges, les étagères de livres reliés, de B.D. désuètes. 

              J’aimais entendre les déposants vanter les services rendus par le meuble, l’ustensile proposé. Profit escompté sans doute, mais aussi seconde chance pour un compagnon inanimé. Je comprenais leur nostalgie et parfois même l’humidité de leurs yeux lorsque l’objet, trop encombrant en volume comme en souvenirs, venait de la maison  d’un parent disparu. 

          Yann avait conçu un site extraordinaire pour vanter le magasin de son père. On s’y promenait en ouvrant des portes aussi magiques que la grotte d’Ali Baba. 

          Je l’alimentais avec les nouveautés, je mettais à jour le catalogue souvent changeant. 

          La possibilité de pouvoir travailler depuis notre domicile, la liberté laissée à mes présences me convenaient et convenaient à notre vie de famille. Mon beau-père me versait un salaire non négligeable et bien utile lors de nos premières années de couple. 

 

          J’appréciais beaucoup David ; il était devenu un conseiller pour moi. 

           C’est tout naturellement vers lui que je me tournais pour faire le point et savoir si mes engagements nouveaux étaient réalistes, compatibles avec travail et famille. 

 

         David, pour moi, parfois, évoquait ses soirées dans les cafés, chez des instits retraités ou débutants… La crise de 2009, celle de son père en 68, de son grand-père pendant la guerre. Ses récits me faisaient cheminer avec les colporteurs de marchandises et d’idées, les almanachs sur pattes… 

 

         Il avait un amour enfoui, impossible, pas très ancien puisque né avec mon mariage. Il y avait rencontré ma tante Alice et en restait profondément marqué. 

          Il la citait trop, me questionnait trop pour que n’af-fleurent pas ses sentiments. Je suis à peu près certaine que ma séductrice de tante avait vite deviné cet intérêt. Il devait la flatter malgré son attachement indéracinable à son Robert de mari. 

         Il s’entendait parfaitement avec mon inventeur-pla-neur de père et il montait souvent vers lui, sur
la Barrière des Cévennes, pour la restauration d’un meuble. 

         Ces prétextes, utiles néanmoins, leur permettaient de longs échanges décousus, pour nous… 

 

       De la terrasse grossièrement pavée, on assistait aux envolées de pipes plus souvent préparées, tassées que fu-mées, depuis les bancs de pierre, dans le verger redevenu, depuis longtemps, sauvage. 

         David se débrouillait le plus souvent pour que ces échappées correspondent avec des congés scolaires et faisait suivre mes enfants, Juliette et Killian. Pour leur grande joie, pour celle des deux papys et de leur mamy. 

 

         Colette, ma mère, finaude, connaissait le pouvoir de séduction de son Alice, autant que sa fusion avec Robert, et jouait malicieusement des mirages de mon pauvre beau-père. ! 

        Elle avait rapidement perçu l’attrait qu’exerçait sa sœur parisienne sur le brocanteur. 

          Elle l’entretenait benoîtement des nouvelles de la femme de l’horloger, arrivait même à lui tirer les tarots et ce grand benêt béait. 

         Pauvre d’espoir mais si riche de fantaisie ! 

        Il ne se faisait aucune illusion, c’est certain. Il appréciait énormément Robert et n’aurait voulu pour rien au monde envisager de troubler le couple. 

          Non, il se faisait son cinéma. Sur l’écran de son imagination, il projetait des sourires amusés, des gestes esquissés, une ou deux valses partagées, des regards complices, de demi confidences… rarement alimentés, pour ses séances intimes. 

31 juillet, 2011

- 15 – LES SAGES.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 23:07

De délégations en délégations, un Bureau National de Sages émergea. Il représentait chaque Comité d’Académie. Il n’était inféodé à aucune majorité politique, ces majorités si promptes à enterrer leurs richesses individuelles pour ne plus exister que par le volonté du chef ou la ligne du parti.
Il chattait par Internet, échangeait moult documents, recevait les questions, les suggestions, les vœux des déléga-tions de tout le territoire, métropolitain, outre marin et même de compatriotes exilés.
Il assemblait les suggestions, les réponses, les sou-mettait un temps à la critique des internautes et enfin rédigeait les motions qui seraient débattues à Paris. Rien de caché !Il alimentait ses concertations en puisant dans l’analyse de la toile, énorme travail accompli par tous les engagés enragés de la bécane. En attendant que se constitue l’Assemblée des ultimes représentants nationaux des Etats Généraux de l’Enfance, ce Bureau Sages jouait parfaitement son rôle de grand architecte. Le mouvement prenait de l’ampleur. Des syndicats  ont tenté de l’organiser, de le récupérer, pour palier notre inexpérience sans doute, sur notre site national, vite créé, mais bien étudié, transparent, fourni, clair, aux salles, aux armoires aux tiroirs habilement fléchés, agréablement illustrés, se sont classées les idées fortes de chaque groupe, des premiers spontanés, aux assemblées de délégués. Bravo à tous ces rois du logiciel et des statistiques qui ont su cueillir toutes les opinions, toutes les suggestions, toutes les  inquiétudes pour en tirer les grands axes, les cha-pitres prioritaires de nos synthèses. Ils ont offert à tous, au Bureau des Sages surtout, les moyens de se retrouver dans cette vaste collaboration. Pratiquement chaque commune, chaque quartier, cha-que groupe presque, avait, très vite, créé son vecteur infor-matisé. Ce qui a facilité, paraît-il, les récoltes pour les moissonneurs de notre site national. Par son intermédiaire, un délégué parisien, choisi par le Bureau et agréé par tous les supporters du Web, s’est adressé aux Fédérations :

- Nous respectons l’action syndicale. Nous voulons oublier vos tentatives avortées, vos échecs et ne nous souvenir que de vos bonnes intentions.Mais…

Avez-vous vraiment conscience du décalage entre notre vision idéale d’un syndicaliste et la caricature que, dans l’ensemble, vous en donnez, vous les institutionnels de la contestation, les quasi-fonctionnaires des délégations locales et nationales? Un syndicaliste, un vrai, est d’abord un travailleur. Quelles que soient sa discipline, sa catégorie, il ne fait pas forcément ce qu’il aime mais s’efforce d’aimer ce qu’il fait (dixit Pascal). Il a la fierté du produit fini, du service rendu. Le client, l’usager, n’est pas un étranger hostile, seul connu du patron ou des vendeurs. Il est le témoin de la compétence collective. Il a le droit, s’il le souhaite, de connaître toutes les étapes de la réalisation, d’un objet d’usine comme d’un savoir d’école.
Il connaît tous les risques, toutes les beautés, les fiertés et les difficultés, voire les dangers de la profession qu’il représente.
Il œuvre d’abord pour que le fruit des labeurs se développe dans un climat de confiance, de transparence et d’impartialité.Il veille à ce que nul ne soit lésé, ni l’entreprise, ni la main d’œuvre, de l’apprenti au cadre, ni ceux qui y investissent leurs ressources, en toute lucidité de placement, en tout espoir de bénéfice, dans le respect garanti des hommes et femmes dont le travail assure cette rentabilité… Il évite que paternalisme et autoritarisme ne soient élevés en modes, en règles pour travailler ensemble.Le syndicaliste ne peut se présenter au suffrage de ses collègues que lorsque son travail l’a modélisé et autorisé à parler à l’égal de tous. Sa force tient dans sa crédibilité et dans son identité, reconnue, de travailleur.
Le délégué dont la tâche syndicale passe avant sa profession est un tricheur, aussi beau parleur, aussi convainquant, aussi rude adversaire des adversaires soit-il !  Voilà pourquoi nous avons exclu les fédérations syn-dicales de nos débats et pourquoi nous avons accueilli avec plaisir les individus, encartés ou isolés. Leur expérience, leurs réflexions, leurs doutes comme leurs élans sont précieux, mais ils ne doivent représenter qu’eux-mêmes… Ensuite, s’il y a un ensuite, se redéfiniront les mouvements syndicaux en fonction de l’expression de nos souhaits et le respect de notre charte pour une Ecole Autre. C’est indispensable, incontournable ! Alors, ils deviendront les analystes des problèmes et les chercheurs de solutions, les garants des personnels de l’Education Nationale ! Nous croyons à l’action du syndicalisme, car hélas, la balance des D.R.H. a des unités de mesure bien pipées, et la justice des prud’hommes, bien embouteillée, est illusoire, mais il faut que le mot ‘’lutte’’ devienne ‘’ concertation’’. Ce qui n’empêchera jamais de montrer les dents mais évitera, parfois, d’avoir à mordre…

Nous, usagers du service public, de notre Ecole,  souhaitons que jamais, plus jamais, nous ne nous dispersions en des querelles de personnes, de droit, d’obligation, de plain-tes, d’assurances, de fric lorsque les enfants, victimes ou coupables, sont en cause. L’intelligence, la psychologie et le bon sens, la fermeté, la sanction puis l’œuvre conduite après résilience doivent guider nos réunions de conciliation pour tous les mis en cause : enfants, adultes, institutions. Veillez à nous garantir des éducateurs, des enseignants heureux de leur métier, confortés par votre organisation, respectés de leurs hiérarchie et dévoués à leurs élèves.C’est l’essentiel de ce que nous attendons de vous.Par contre, vous le constatez, nous pouvons beaucoup ensemble, si votre profession, donc notre Ecole, donc nos enfants, donc notre futur à tous, se trouvent menacée !
Sans la nécessité d’un autodafé cette fois !

29 juillet, 2011

- 13 – NOTRE REPONSE.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 22:37

- Moi, je crois la connaître !
C’était Pierre, notre journaliste auquel j’avais coupé la parole.
«Vous avez, l’un après l’autre, bien enfoncé les clous qui immobilisent Ecole et Education, en croisant vos réflexions, vos expériences, en les répétant souvent.
Leur dénominateur est évident. La surdité !
Puisque les gouvernements n’ont pas écouté, n’ont pas consulté ou bien sous pression, ponctuellement, sans vrai suivi…
Puisqu’ils ont décidé pour nous…,
Alors, il faut inverser, totalement, la façon de faire !
Que le Futur, l’Education, l’Instruction de nos enfants ne nous soient plus imposés mais qu’ils soient voulus, réfléchis, déterminés par nous !

Pierre avait formulé la conclusion générale.

 

A suivre…

28 juillet, 2011

Et l’ecole renaîtra de mes cendres…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 21:36

Voici, chapitre après chapitre mon … roman, mon délire… mon espoir certainement, pour que l’école que j’ai connue, aimée, devienne une vraie chance pour le futur…Ces pages m’ont mené vers les interlocuteurs les plus divers… C’EST FINI! Trop de pessimisme face à mon utopie… Les écoles publiques qui prouvent chaque jour que l’on peut vivre un projet coghrent, harmoniser une équipe lucide, adapter les recherches de solutions aux réalités, en dépit du frein ders désorganisations officielles sont-elles marginales?

Moi je ne le crois pas et je suis certain que la volonté collective pourrait transcender mon rêve de roman en réalités…

Alors je vous l’offre…

Déjà 12 chapitres, avez-vous envie de connaître la suite?

30 juin, 2011

1- L’autodafé

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 22:47

A ton bûcher, Phénix, j’ajouterai ma bûche.

 

C’est pour nous que tu meurs et renais de ta mort.

 

Jean Cocteau

 

« N’HUMILIEZ PLUS LES ENFANTS ! »

 

«DONNEZ UNE CHANCE A NOTRE JEUNESSE ! »

 

« RECONSTRUISEZ L’ECOLE ! »

 

« MA VIE CONTRE UNE VERITABLE ECOLE ! »

 

« JE DOIS TOUT A MES ELEVES, MÊME MA VIE ! »

 

    Chaque jour, depuis le Premier de l’An 2011, l’une des déclarations grandiloquentes de cet ultimatum a fleuri, sur les murs des monuments parisiens, dans les couloirs du Métro, du R.E.R., aux stations de vélib, sur le net. En bandeaux majuscules, en affichettes, en collages, en graffiti… Simples et précises.

 

     Au début, peu de journaux en firent état. Pas assez de matière sans doute, trop naïf… Puis, un transfo éteint plon-gea un quartier dans l’obscurité. Près des manettes baissées, un même message réclamait le réveil des parents, des éduca-teurs, des politiques pour que renaisse l’Ecole.

 

    Les médias ont ironisé sur cette pression puérile, ce chantage sans otage ni violence. En partie seulement, parce qu’en hiver, même brièvement, les coupures de courant, ça refroidit !

 

 

    Presque chaque soir, un nouveau transformateur cessa ses fonctions jusqu’à agacer et interpeller. Après les paris sur le futur quartier visé, sur l’identité du mauvais plaisant, des regards se sont posés sur l’objet des messages, l’Ecole.

 

     L’Etat, lui, ne bronchait pas, sauf par un porte-parole, naturellement bien informé, condescendant, qui annonçait l’arrestation imminente du coupable. Les moyens de l’E.D.F. (société devenue privée) et de la Police (encore Nationale) créditaient cette éventualité.

 

    Le dénouement flamboya, le lundi 30 janvier 2011, à l’entrée des bureaux, rue de Grenelle, lorsque s’annonça la voiture ministérielle.

 

Avant que quiconque puisse intervenir, un individu a bondi d’un porche et s’est enflammé contre la portière arrière.

 

    Sélectionné pour ses réflexes, le chauffeur arracha la voiture et pénétra dans la cour, mais le kamikaze, sans doute totalement imbibé de carburant, ne pouvait échapper ni aux rétines des spectateurs ni aux objectifs de caméras, ni au Ministre surtout.

 

    Les agences de Presse avaient été prévenues que le coupeur de courant allait venir rencontrer le ministre tôt ce matin-là.

 

     Lorsque, enfin, le feu fut maîtrisé, il ne restait plus qu’un corps carbonisé sous une bâche toilée. Un autre brûlé gisait, déjà objet de premiers soins.

 

    Aucune image n’avait échappé aux appareils profes-sionnels ou amateurs.

 

    Moi, Isabelle, mère de famille tranquille dans mon village occitan, je ne le savais pas, mais ce second brûlé ent-rait dans ma vie, autant que l’esprit du premier allait envahir le mien.

 

A ce moment, tout était lancé et ce sacrifice suprême allait entraîner tant de points d’interrogation que l’ironie, l’indifférence et le dédain devenaient caducs…

 

    Malgré les confusions semées par le gouvernement pour mettre en doute la stabilité psychique du défunt, l’ef-fervescence grandit.

 

    Radios, chaînes de TV, presse et bien sûr, internet, multiplièrent les indignations, mais aussi les interrogations, les essais de compréhension, les supputations…

 

     Quelle désespérance pouvait conduire à un tel geste ?

 

    Ce sont des débats que les médias ne devaient plus ignorer. La toile s’illuminait trop pour ne pas les obliger à réactiver les émissions d’échanges, de controverses.

 

    Dans le café, à l’angle de la rue, Sylvain, l’écrivain public, avait bondi impulsivement ! Ses yeux avaient connu ceux de Manu. Pour lui, tout a changé, pour moi, tout allait changer, pour notre société rien ne devait plus être comme Avant…

 

    Edition après édition, chaque instant fut détaillé.

 

     Manu avait tout préparé : son jerrycan était caché sous un porche dont la porte était maintenue entrebâillée. Il avait pris un café, deux cafés, ses derniers, dans le bistrot de Pierrot, le copain de     Sylvain. Rien n’avait signalé ce client au garçon, sinon qu’il avait payé aussitôt ses consomma-tions ; pas de dettes au moment ultime !

 

    Il n’avait même pas bousculé Sylvain qui arrivait. Sa sortie ne fut pas plus agitée que celle de quelqu’un qui constate son retard.

 

    Dès que la voiture ministérielle s’était annoncée, Em-manuel s’était levé, sans hâte, simplement, était entré dans l’immeuble voisin, en était ressorti enveloppé dans un imper qui déjà s’enflammait.

 

    Ça! Sylvain l’avait vu, enregistré, sans admettre ce qui arrivait. Pas plus que ne le comprirent, les journalistes et photographes, qui arpentaient les trottoirs dans l’attente du mystérieux Interrupteur.

 

    Sylvain, lui, au moins, a réagi, sans réfléchir…

 

    Il a hurlé au patron: « Pierrot, ton extincteur ! »

 

    Il a arraché, non sans casse, le rideau de la baie et s’est précipité sur la torche encore collée à la portière avant que la voiture ne s’arrache vers l’entrée du ministère.

 

    Tout de suite, il ne fut que douleur, son front, ses mains, puis partout.

 

    Il a ouvert grand la toile pour en étouffer les flammes. C’est à ce moment que Manu s’est tourné vers lui, dernier mouvement volontaire ? Chute incontrôlée?

 

    Aucun cri ne s’est échappé de cette bouche au souffle de feu, mais ces yeux, écarquillés, directs, soudains liquides, fondus… Jamais Sylvain ne pourrait les oublier.

 

    Pas plus que ne les oublierait le Ministre qui l’instant précédent avait aussi fixé ce visage collé à sa vitre teintée.

 

    Sylvain se sentit arraché, jeté, roulé, étouffé…

 

    Par qui ? Photographes, journalistes, policiers, pas-sants… Il est incapable de s’en souvenir. Il est tombé en arrière, a ressenti un choc et puis plus rien… Jusqu’à son émergence à la conscience, trois jours plus tard.

 

    Il n’était pas seul, le sentait, l’entendait, mais dans le noir total.

 

    Sylvain ne souffrait pas, pas encore, trop d’analgési-ques pour ça. Il ne se posait aucune question non plus mais éprouvait l’agitation de l’air enflammé et le regard tendu vers lui.

 

    Dans sa tête, avec son réveil, jaillirent un cri, un hur-lement, des yeux en larmes, une bouche ouverte et des flam-mes, des flammes.

 

    Plus tard, il me dira que, contre toute possibilité, il avait compris « Maman ! », craché avec ces flammes. Le hurlement, il devait l’admettre jusqu’à l’écœurement, à travers les reportages passés en boucle dans chaînes TV, c’est lui qui le poussait.

 

    Sur les images, il s’est reconnu, agité près d’Emma-nuel, son rideau, vain, entre les mains. Il a compris l’origine de ses brûlures. Il s’est vu tiré brutalement, en arrière, par un inconnu qui le sauvait.

 

    Sur l’écran, ses bras se tordaient, son grand corps basculait, heurtait le trottoir…

 

    Lui, avait aussi ses images imprimées, bien impri-mées… Ce que nul appareil n’avait capturé, c’était ce regard en fusion mais direct ; c’était ce cri de feu, vers lui, pour lui ou en lui…

 

    Dans son esprit, Sylvain n’était plus seul !

 

14 juin, 2011

Notre maternelle en danger…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 22:52

Un ouvrage proposait :  « Et si on supprimait l’école maternelle » ou mieux le nom « école » pour le remplacer par « garderie » ou même jardin d’enfants comme plus au Nord !

Le titre du livre de cet inspecteur anonyme caché sous son pseudo pourrait-être aussi « Comment cultiver nos légumes d’enfants ! »

Et ça continue., apparemment !

Le travail dès la petite section est formidable car essentiel. Sans vouloir m’étendre sur la compensation sociale si utile, je souligne celle de l’harmonisation des pratiques sensori-motrices, des mises en situation des apprentissages gestuels, du soin, de la prise de confiance… et surtout du langage si inégal d’un enfant à l’autre. Enseignant spécialisé puis directeur élémentaire (il en faut),  j’ai compté et apprécié le rôle de diagnostic et de préparation des élèves avant les apprentissages plus « scolaires ».  Je suis toujours aussi ému et admiratif lorsque encore, je vais conter, accompagner, aider aux sports en maternelle. Oubliés les psycho-pédagos qui nous enseignaient que les 6 premières années étaient fondamentales pour la formation des bases de l’intelligence ?

La fusion? de plus en plus appliquée, n’est qu’un pas de plus vers la confusion et la disparition de cette chance que nous devrions développer et non saboter… 

Comment ne pas croire, Messieurs les saboteurs, que de telles assertions cachent une velléité de diminution, de suppression de notre Ecole Maternelle ? Ce serait plus facile, plus économique que de lui donner de vrais effectifs, de vrais moyens pour que s’épanouissent nos enfants !

J’espère que les réactions seront fortes et que nos enseignants  ne se décourageront pas !

13 juin, 2011

rien d’autre que l’Ecole…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 22:45

 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut apporter aux enfants…

 -         les connaissances, 

-         leur mise en œuvre, 

-         les savoir-faire, 

-         développer les savoir-être, En tenant compte des besoins de chacun ? 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut organiser et aider l’enfant à mieux comprendre et gérer la vie en société ? 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut prendre en compte les personnalités dans toutes leurs nuances- précocité – handicaps -… soit pour orienter – soit pour adapter les méthodes… ? 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut s’intégrer à son environnement, à sa population de secteur… tout en respectant les objectifs fondamentaux et les objectifs d’épanouissement définis par notre République ? 

Moi, je l’affirme, aucune autre !  

 

Notre EDUCATION NATIONALE correspond-t-elle à ces aspirations, à ces besoins, à sa mission ? 

REPONSES : OUI, parfois, fragilement, aléatoirement, selon les initiatives d’enseignants, d’établissements avec leurs partenaires  

         NON, dans sa structure officielle. 

Il n’existe pas de textes définissant la pérennité d’un système éducatif vraiment organisé en fonction d’une structure optimale, générale, des établissements scolaires ! En dépit de la bonne volonté agissante, des initiatives des acteurs engagés, « de terrain », aucune cohérence, ni cohésion, n’est assurée d’un bout à l’autre de la prise en charge scolaire de nos enfants. 

 

L’EGALITE DES CHANCES EST DONC UN LEURRE … Pourquoi, alors, notre système n’a-t-il pas éclaté ?  

Parce que l’enfant est malléable et s’adapte aux étapes de sa croissance selon ce que nous lui proposons. 

Il n’en saisit ni la logique ni l’illogisme. Parce que l’affectif prévaut le plus souvent sur les apprentissages. 

Parce que les familles compensent de plus en plus les carences solaires par des apports extérieurs ou, pire se contentent du minimum… Parce que l’enfant et souvent estimé comme le responsable premier de son peu d’appétence en classe et de ses manques de réussite… 

 

PEUT-ON FAIRE EVOLUER CETTE SITUATION ?  

OUI – localement en aidant les initiatives des équipes structurées et créer une vraie communauté adaptée à son contexte. OUI – nationalement, en instaurant un système d’établissements aux structures  fondamentales identiques bien et aux possibilités d’adaptation souples. 

 

EST-CE DIFFICILE,  

La définition des structures fondamentales, NON ! La mise en œuvre, sans un réveil, une volonté populaire forte … OUI !  

QUELLES SONT CES STRUCTURES FONDAMENTALES IDENTIQUES ? -         un projet cohérent, répondant aux objectifs nationaux, adapté aux besoins réels de la population s, harmonisé entre tous les niveaux de l’établissement.  

-         Une équipe structurée, solide, solidaire, valorisante autant que qu’intégrante. -         Une direction compétente, tant dans la gestion administrative le suivi pédagogique que l’animation de l’équipe. 

                                                                                

Aucun moyen complémentaire ne peut se greffer efficacement et globalement sur notre outil scolaire sans ces préalables essentiels. 

« Qu’est-ce qu’un vrai rêve ? C’est un rêve qui dure. Et s’il dure, c’est qu’il s’est marié. Marié avec la volonté. » 

Selon Eric ORSENNA.  

« …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! » raconte ce rêve qui dure et ce réveil possible, en souhaitant ce mariage avec la volonté…  

                          Essai ponctué d’anecdotes romancées, ce livre est avant tout, espoirs et réponses possibles.                        

                       Ce sont ces réponses, nées de mes expériences et surtout de nombreuses  initiatives formidables prises en différentes régions, qui justifient cet optimisme, idéaliste, peut-être mais point utopique.. 

 

Aux parents en lutte pour l’ECOLE

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 10:37

                        Vos luttes sont essentielles et mes  années d’enseignement, d’éducateur, de bénévole, de parents, de grands-parents, m’affirment que seuls un mouvement, construit, fort et déterminé redonnera une chance à nos enfants à travers l’Ecole.

                   Je l’ai écrit dans « …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! » pour un aboutissement en 2012. C’était mon rêve, il y manque cette volonté  populaire que vous cultivez…

                   Pourquoi, tous vos combats, tous ceux que je retrouve en toute les nouvelles des écoles de France en lutte, ne conduisent-ils pas d’abord à une définition précise de l’école de base ? :

                      Un établissement cohérent, avec une équipe d’enseignants formés non seulement à la pratique de la classe, mais surtout à cohérence collective de la prise en charge des élèves qui lui sont confiés… Tout cela éclairé par des liens réels  avec les niveaux en amont et en aval de cet établissement – un établissement en parfaite adéquation avec son environnement – sa population – sa communauté – un établissement dirigé par un responsable compétent et reconnu – un établissement au projet et aux activités adaptés réellement à ses besoins – un établissement aux ressources véritables et justes, non pas en fonction des moyens de sa commune mais de ses besoins véritables –  Alors et alors seulement la greffe es moyens nécessaires à la réalité ses situations pourra prendre et répondre aux ambitions nationales. Pas des établissements autonomes et, concurrents, mais complémentaires et adaptés, vraiment, j’ai connu, d’autres s’y efforcent, mais tout est trop aléatoire !

                        Vous avez déclaré lors de votre dernier congrèsdevaient se faire à l’Ecole… » J’en suis convaincu et pense l’avoir tenté pendant 40 ans mais cela représente un grand bouleversement des pédagogies pour certains, seule l’osmose éducative, dans et autour de l’école peut y conduire. x moyens des liens réels a logique…

Plus qu’entre celles d’un gouvernement, la chance du Futur est entre vos mains ! Courage pour nos enfants.

                      Je n’attends pas de réponse, je vous sais trop engagés dans bien des préoccupations mais si vous m’avez lu, je poursuivrai un peu mieux mon chemin automnal.

9 juin, 2011

l’avenir de l’école…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 22:32

       A part les grandes journées pour empêcher la privatisation de notre Enseignement, il n’y a pas eu beaucoup de périodes aussi revendicatives qu’en ce moment. Mais tout se passe comme de joyeuses fêtes éparses, école par école, dont le mot d’ordre reste « pas de fermeture ! » Quand et où profite-t-on de ces mouvements pour réfléchir à une école rénovée, des équipes solides, des directions réellement formées, des pédagogies adaptées aux situations diverses, des méthodes différenciées, des moyens liés à des états des lieux, des projets lucides et cohérents ? C’est certain que cela nécessiterait, pour être vraiment mises en pratique, des écoles à l’effectif humanisé…             

                                J’ai connu de telles réflexions dans des consultations nationales…. Sans autres suites que ce que nous avons mis en place, avec la communauté de notre groupe scolaire, de façon hélas aléatoire.

                                 Pas d’angélisme laïc, tous les enseignants ne sont pas prêts à se mettre en question et se satisfont du samedi récupéré, des indemnités nouvelles et du flou des structures mais, bon sang, il en est beaucoup d’autres qui, au milieu de la crise, de la casse, mettent leur élèves au centre de leur actions, dont l’engagement dépasse largement le seul souci d’instruction. Il est dommage que les mouvements actuels ne se fédèrent pas visiblement en un mouvement pour prendre en compte l’action des établissements qui fonctionnent bien, malgré tout.

                                 Des écoles répondent à cette volonté de mieux servir, par contre il en est qui scient la branche de l’Ecole Publique, par découragement, manque de vocation, de formation… L’enfant, l’élève ne peut se permettre l’à peu près, ni d’attendre que le pire soit atteint et que l’Ecole renaisse.

                              La fuite vers les écoles privées s’explique lorsque les familles, et c’est humain sinon social, aspirent avant tout à rencontrer un accueil, une écoute, une équipe, une communauté stable… Si elles n’y trouvent pas leur attente, elles l’imposent où cherchent ailleurs… Est-ce là le droit pour tous à l’instruction dans des conditions optimales et justes ?

                                Je crois de plus en plus fort en la mission de notre Ecole Publique, mais qui saura lui rendre sa santé globale ? Son futur ?

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