et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

15 novembre, 2011

L’ESSENTIEL POUR NOTRE ECOLE- 4 – dossier- soutien

         Le dossier scolaire ou les registres d’inscription permettent de retracer le cursus d’un élève, cela suffit ! Les identifiants personnalisés sont à retirer. Seules les archives informatisées, ou non, doivent garder la trace du passage de l’enfant dans l’école et uniquement pour ses résultats et son orientation.            

           Elles ne doivent permettre aucun pronostic comportemental, aucune appréciation qui d’ailleurs ne pourrait être que circonstancielle, en aucun cas elles ne doivent être préjudiciables à l’avenir de l’enfant. 

        L’hétérogénéité de nos populations enfantines oblige à une attention envers chacun. L’égalisation des chances suppose vouloir atteindre des objectifs communs mais doit, justement, tenir compte des départs des aptitudes divers.  

         Il ne faut pas omettre que la précocité aussi peut être perturbatrice et qu’elle doit être prise en compte comme tout ce qui différencie les enfants. 

           Le dépistage, la prise en considération, le soutien des élèves en difficulté seront menés, en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique, avec l’enseignant, avec la famille, par des intervenants spécialisés. 

          L’instauration d’heures supplémentaires pour les enfants « volontaires » en difficulté est cautère sur jambe de bois. Sans s’étendre sur leur caractère ségrégatif vite ressenti par les élèves déjà marginalisés par l’échec. 

        Comment pouvait-on assurer deux heures de soutien, en fait, pour être précis, de compensation des deux heures retirées le samedi matin ?  

        Peu d’horaires sont positifs ! 

        La plupart des équipes, encore mobilisées arrivent à une seule proposition : cours de soutien le samedi matin !  Réponse des autorités, pas question car contraire à la réformette.  

       Alors que choisir ? Le temps d’interclasse : ½ h avant ou après le repas de midi ! Imaginez la motivation de tous, élèves et enseignants, chaque jour pour arriver à combler ces 2 h supprimées. Le soir, après la journée de classe : 1 h le lundi par exemple :  ¼ h au moins de récré après la journée de classe, installation, rangement, sortie… dans le meilleur des cas ½ h à 3/4 h de cours qu’il faudrait personnaliser pour plus d’efficacité. 

         Alors, prends l’argent et tais-toi … Est-ce là, la solution ? 

        Non ! Il existait les temps d’études dirigées, on aurait pu les adapter, c’est toujours possible à condition que le rythme de la journée soit bien revu. 

         Nous avons évoqué la pédagogie différenciée, il faut penser les effectifs qui en permettent le plein exercice.  

               Reste le samedi matin, reste le mercredi matin et la question du rythme hebdomadaire et du temps de l’enfant en général. 

 

           Le réseau d’aide doit retrouver et amplifier son action pour les difficultés spécifiques. Sa suppression est un non-sens qui rejette l’enfant vers la capacité culturelle, financière des parents à se retourner vers les aléas du privé. 

         Le soutien doit se concevoir pour tous. Laide aux enfants naturellement, mais aussi, aux familles, aux enseignants en difficulté. 

          C’est très souvent le directeur qui fait office, sans formation spécifique, de premier intervenant, de conseiller. Ce n’est pas ignoré par l’administration puisque dans l’entretien de candidature, des questions envisagent ces situations ainsi que les problèmes relationnels… 

          Ce n’est pas un administratif itinérant qui pourra répondre aux imprévus, aux urgences fréquentes de la journée scolaire… 

           Les cas particuliers d’enfants défavorisés par une acculturation, par une langue différente, par de la fatigabilité… peuvent faire l’objet d’un protocole pour un accueil à temps partiel avec un soutien particularisé. 

             L’inscription d’enfants sévèrement handicapés doit être raisonnée, précisément adaptée avec la prise en considération de tous les paramètres utiles : composition du groupe classe, intégration dans la vie de toute l’école, aménagements des locaux parfois… préparation des enseignants, interventions spécifiques… Pas de rejet mais un projet bien construit. 

            Les postes, les classes, les institutions qui spécifient ces aides, aléatoires ou à longue échéance, font partie des obligations pragmatiques de notre société envers tous ses enfants. 

            Que ce soit par des services de l’Education Nationale, par l’intermédiaire de mutuelles, d’associations reconnues et subventionnées, par le truchement des communications modernes, l’instruction, l’éducation doivent être apportées aux enfants immobilisés à leur domicile, en milieux hospitaliers ou en centres de détention 

 

 

11 novembre, 2011

L’ESSENTIEL POUR NOTRE ECOLE -3- maternelle- pédagogie adaptée-

             Un regard très pointu a été porté sur la maternelle. 

             Des attaques éhontées l’ont assaillie. Nous la considérons comme l’essentiel des bases de chance pour enfants : elle commence avec l’intelligence de gens de métiers, d’enseignants formés, l’égalisation citoyenne, la construction de la langue, la mise en place des savoir-faire, des gestes adaptés aux besoins, de la confiance en l’adulte… 

           Le travail, dès la petite section, est formidable car capital. Sans vouloir m’étendre sur la compensation sociale si utile, je souligne celle de l’harmonisation des pratiques sensori-motrices, des mises en situation des apprentissages gestuels, du soin, de la prise de confiance… et surtout du langage, si inégal d’un enfant à l’autre. Le rôle de diagnostic et de préparation des élèves avant les apprentissages plus « scolaires » n’est pas contestable. 

           Les témoignages admiratifs du travail effectué dans ces premières étapes de la scolarité abondent. 

          Comment ignorer les psychopédagogues qui nous enseignent que les six premières années sont fondamentales pour la formation de l’intelligence ? 

 

           Apprendre et enseigner, cette dualité repose, pour le maître, pour l’élève, sur la volonté d’obtenir. Elle s’appuie sur la réflexion, sur la réalisation, sur la correction, sur la répétition évoluée, sur la mémorisation, sur l’évaluation du chemin parcouru à bref terme, le temps d’une leçon, à long terme, le temps d’une année scolaire par exemple…   

         L’élève doit vivre ses apprentissages plutôt que les subir. Truisme encore, non, non, ce n’est, n’était, je l’espère, pas du tout évident selon les conditions d’enseignement… 

          Sans dispersion, mais sans restriction, laissons les équipes, les enseignants proposer des activités spécifiques pour enrichir les connaissances, les savoir-faire, trouver des motifs à utiliser, à perfectionner « les bases fondamentales » . 

Les activités intergénérationnelles réelles, par exemple, sont très valorisantes pour tous et riches en connaissances pour nos jeunes. 

          Nos établissements ont fourmillé d’initiatives originales, motivantes, certaines, beaucoup étaient, sont discrètes, d’autres se sont révélées dans des revues pédagogiques ou de vulgarisation. Elles doivent nous inspirer. 

          Nous voulons que, dans notre Ecole, l’enseignement se base sur la pédagogie différenciée, sans dissocier une classe hétérogène

           Sur un fonds commun, les exercices préparatoires sont adaptés, les réflexions et recherches, aidées, guidées individuellement ou par petits groupes. La leçon est collective, mais les exercices d’entraînement sont progressifs selon les difficultés et les corrections conduisent à de vraies répétitions, voire remédiations… 

       Ainsi se revalorise une véritable pédagogie de cycle. 

          Même les non professionnels de la pédagogie ont appris ce qui était possible, souhaitable, en écoutant, questionnant tous ceux dont le métier est d’enseigner. 

         Nous avons insisté sur la nécessité, à chaque étape des acquisitions, de bilans non pas discriminatoires mais, témoins personnalisés des progrès, des retards, de la mosaïque des apprentissages réels. Des bilans qui aident à établir le devenir à long terme de tous les élèves  

         Des bilans qui précisent aussi la démarche et l’impact du travail pédagogique de l’enseignant, de l’équipe de cycle, de l’équipe d’école… 

     Aucune progression ne doit être envisagée sans un bilan réaliste, comparée à
la Norme Nationale et à la réalité des cas. 

Pas de bilan sans que soient prévues les remédiations adéquates non plus. 

Il est essentiel, Messieurs, Mesdames les comptables, que les effectifs permettent cette pédagogie différenciée et ce suivi individuel. 

Nous demandons que les prescriptions de carte scolaire soient souples. Le maintien d’une école dans chaque commune, dans chaque quartier est souhaitable mais ne doit pas tomber dans l’absurdité dans les deux sens, 

         Une classe unique, de moins de 12 inscrits effectifs, est une réalité difficilement défendable et il est judicieux d’étudier les propositions pour des regroupements par niveaux entre villages voisins, si on veut garder une vie scolaire dans l’agglomération. 

Nous évoluons dans le cas par cas, sans généralisation. 

De même, le couperet aveugle des normes chiffrées doit être émoussé, nuancé à quelques unités près pour les fermetures comme pour les ouvertures. 

       L’avenir de l’évolution démographique ne peut pas être occulté non plus. 

 

 

6 novembre, 2011

L’ESSENTIEL POUR L’ECOLE.-2- fondamentaux – cursus adapté-

           L’élève est la matière première de l’Ecole, mais pas une matière brute. Il a déjà un vécu, des acquis, une personnalité individuelle, familiale sociale, qui sont sa richesse, ses diversités, ses faiblesses… 

         Jamais une classe ne sera une entité mais, toujours, il devrait être possible d’en faire une belle collectivité, animée par la même finalité : apprendre 

           Oui, les différences d’aptitudes existent et ne permettent pas à tous d’avoir les mêmes buts professionnels 

          Oui, les différences sociales sont aussi éliminatoires et là, l’Ecole ne jouait pas toujours son rôle et menaçait de le jouer encore moins avec les orientations officielles. 

          Nous admirons ces jeunes gens qui, avec volonté, affirment leurs compétences et arrivent dans les grandes écoles, mais nous admirons encore plus leurs familles qui, souvent, les ont portés avec force et sacrifices. 

         Nous déplorons la mise à l’écart des ces autres jeunes que leurs familles n’ont pu aider et encourager… Ces jeunes que la société et ses freins ont découragés…Des Mozart assassinés peut-être ? 

            Un jeune de Polytechnique l’a dit lors d’une émission dans son établissement avant que Manu nous réveille :   « La chance commence à l’école maternelle et élémentaire… C’est vrai, la grande force de rattrapage des inégalités originelles, c’est l’Ecole et là, désolé, mais on supprime cette chance. C’est un autre débat mais c’est aussi le début de tout. 

            Aujourd’hui, vous prenez le problème à mi-chemin, voire au bout en déplorant les laissés sur les côtés, mais sans vouloir comprendre pourquoi on ne les a pas pris en compte avant… » 

        Voilà ce que nous avons retenu de ce beau coup de gueule… Il n’était pas unique, oh non ! Mais venant de l’un de ces nantis du système tels que l’on voyait ces Grands Elèves, c’était assez fort… 

          Nous avons pu entendre également un jeune scolarisé à l’étranger où s’étaient établis ses parents, s’étonner de la prise en charge de leurs frais de scolarité par l’Etat :      « Nos familles ne sont pas démunies, loin de là, souvent les entreprises qui emploient nos parents prennent en charge ces dépenses. Alors, disait-il, je pense que c’est injuste pour ceux qui en France galèrent beaucoup plus que nous ! » 

          Nous avons apprécié ces déclarations ! 

         Respect à leurs auteurs ! 

         Nous n’insisterons pas sur la mise en place de programmes incohérents, « fondamentaux », mais dénués de rattachement avec des activités qui les justifient pour les élèves. 

            Par exemple, l’ajout de temps d’E.P.S, de langues étrangères, mais la diminution des heures de cours… Des murs de connaissances ont été bâtis sur le sable des hétérogénéités mal compensées, des savoir-être fragilisés… 

         L’enseignement doit accorder une grande part aux fondamentaux, c’est évident, et s’efforcer de les mettre en priorité dans toutes les activités scolaires, transversales, par le langage notamment … 

          L’enseignement doit accorder une grande part aux savoir-faire, à la prise de confiance, à la prise de responsabilités, au développement intellectuel et sensori-moteur. 

         Les programmes doivent être réalistes, logiques, cohérents, basiques et pourtant ambitieux

          Les bilans, les remédiations doivent en marquer les étapes pour une progression selon des acquisitions confirmées et non un catalogue d’objectifs. 

          Les transitions entre cycles, de la maternelle au lycée doivent être bien marquées. 

         Le cursus des apprentissages d’un enfant, d’un jeune doit s’inscrire dans une continuité sous–jacente, constante, cohérente, de la crèche à la fac et à l’entrée dans le monde du travail. 

         Les choix d’orientations doivent être étudiés, valorisés selon les aptitudes et les souhaits de l’élève, confrontés à la réalité du marché de l’emploi. 

        Dans ce cursus, le redoublement n’est pas refusé par principe, mais il nécessite un regard très précis sur les difficultés de l’enfant, sur les erreurs d’orientations et établir nettement le profit escompté de cette proposition. Il faut souvent l’accompagner d’une aide complémentaire particularisée. 

       Il nécessite toujours un projet individualisé, véritable contrat entre le jeune, sa famille et l’Ecole.. 

         La formation scolaire de chaque personne, doit pouvoir être continuée ou reprise aisément en des institutions ouvertes à tous. 

        Des passerelles souples doivent être rendues possibles, à tous niveaux y compris pour les apprentissages abandonnés puis repris, pour les enseignements partiellement lacunaires et pour les remises à niveau comme pour les enseignements complémentaires nouveaux 

 

L’ESSENTIEL POUR NOTRE ECOLE -1- rêver- changer-

              Mes amis délégués m’ont demandé de conclure cette formidable période pendant laquelle, depuis le 31 janvier, depuis qu’Emmanuel nous a réveillés, partout en France, en métropole, outre-mer, chez nos compatriotes émigrés, nous avons rêvé l’Ecole, pensé à sa renaissance et fouillé, notre conscience collective pour lui donner un nouvel essor. 

             Il sera facile de dire que nous avons enfoncé beaucoup de portes ouvertes mais pourquoi alors n’avaient-elles pas été vraiment franchies et dépassées ? 

         Qu’est-ce qui a changé ?

       Tout et pas grand chose… 

           Tout, parce que lorsque vous avez labouré le sol, bien aéré, mis de l’engrais, vous pouvez croire en de plus belles récoltes ! 

        En toute lucidité, sans ignorer les orages possibles mais avec l’assurance que nous serons assez attentifs et assez forts, ensemble, pour les dépasser…  

         ‘’Il est paraît-il des terres brûlées donnant plus de blé qu’un meilleur avril’’ chantait le grand Jacques… 

          Nous avons la prétention de croire que le champ de l’Ecole, bien travaillé, par nos efforts intelligents, bien chauffés par nos espoirs plausibles, verra naître, peu à peu, de lourds épis. Nous en tirerons les meilleures farines, les pains les plus nourrissants, pour alimenter notre civilisation dans sa marche perpétuelle.                     

         Pas grand chose, car, éduquer, transmettre connais-sances, savoir-faire, rites, codes, par l’exemple, la mémoire perpétuée, l’envie d’améliorer, progresser simplement, sont les grands actes éternels de notre phylogénèse, le propre du développement de l’humanité, et de… Allons jusqu’au bout, de la répétition de chaque ontogénèse, l’incontournable élan vital pour le développement de chacun d’entre nous 

          Pas grand chose, parce que la transmission des savoirs a connu de belles formes, a rencontré de magnifiques initiatives, parce que notre Ecole est le terrain où ont fleuri des réussites plus ou moins longues.

          Les idées existaient mais si fragiles, soumises au rabot des textes officiels, noyées dans les vagues des mesurettes démagogiques et des coupes budgétaires aveugles. 

      Partagé entre l’incompréhension, le tumulte des réformes successives, jamais menées à leur terme et le souvenir, souvent lointain, brouillé mais idéalisé de ’’l’Ecole d’Autre-fois’’, il n’était pas facile de se déterminer. Il a fallu ce dramatique détonateur pour que s’ouvrent, se libèrent les esprits.

              Nous espérons, que le postulat suivant, bien posé par cet énorme réveil, restera ancré dans notre évidence collective:   

         « Eduquer est la responsabilité, le devoir, la chance de tous, même non parents, pour que demain soit le fruit amélioré d’hier et d’aujourd’hui. » 

            Encore faut-il que ces fruits ne soient pas calibrés aux normes d’une oligarchie de technocrates mais à celles de la communauté consciente et vigilante. 

          Deux autres évidences, décidément nous nageons dans les lieux communs, l’Instruction et le Savoir-Faire sont les finalités de l’Enseignement ; déclinés à tous les niveaux de la Connaissance vers son Infini… 

 

 

4 novembre, 2011

C’est un au revoir…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 0:07

Voilà, Isabelle, poursuit sa route sans nous… 

Elle a toujours le sourire…  Et cric et crac, soun counte es acabat !  Mais est-ce un conte, une lubie de « dreamer » ? 

Pour l’Essentiel, non… Pour toutes les autres lignes, oui, sans doute. C’est une conjuration du sort, deux doigts croisés, fort, fort, fort…

Comme dans les contes, tout peut recommencer…. autrement, selon le conteur… 

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1 novembre, 2011

67 – « J’PEUX PAS, FAUT QUE JE JOUE ! »

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 22:55

                  -Une autre célébration se préparait, celle des dix premiers Ateliers de Manu.                               Sylvain et les gestionnaires du premier né de cette chaîne avaient apporté leur concours pour l’étude de chaque initiative. 

                    Le principe en était simple : un groupe solide de jeunes volontaires, sans qualifications précises ou en difficulté pour accéder à un travail, souhaitait se lancer dans la création d’un service de dépannage, d’entretien réellement utile.             

               Si l’environnement familial, social, était réceptif, encourageant, sans a priori défaitiste, si des locaux s’avéraient possibles, à financer éventuellement, si une évaluation de la clientèle potentielle montrait un réel débouché, alors, avec le soutien des jeunes responsables déjà en activité dans les Ateliers crées, une formidable machine d’entraide, de bénévoles éclairés se mettait en œuvre. Elle accompagnait le groupe des candidats jusqu’à l’ouverture du nouvel Atelier de Manu. Jamais il n’était délaissé et, à son tour, multipliait les formations, les emplois pour des jeunes seulement armés de leur bonne volonté. 

          Une chaîne mutualiste avait été officiellement créée et solidifiait l’ensemble des Ateliers autant qu’elle les encadrait. Les élèves d’Emmanuel tenaient à cette attention et ne voulait que, en aucune circonstance, soit ternie la référence à leur Prof. 

            C’est eux qui avait choisi la date de la Fête des Ateliers. Ils avaient, sans beaucoup de casse-tête, et avec une décision indiscutable, opté pour le 31 janvier, anniversaire de la disparition de Manu. 

           La dernière semaine de septembre, les réjouissances ont été géantes. Chaque village, chaque petite ville, chaque quartier des plus grandes, s’étaient engagés pour le même samedi à multiplier les initiatives commémoratives et festives. 

             Les média lui ont donné un air de Téléthon, et il y a eu des dons, beaucoup et bienvenus. Souvenez-vous, nous avions évoqué l’idée d’une banque de ressources pour aider les projets, compenser des inégalités trop importantes entre les moyens d’établissements. Sans occulter les obligations des collectivités de tutelle, cette manne devait pouvoir solutionner bien des cas minoritaires mais importants pour l’adaptation d’une école à ceux de sa population les plus marginaux. 

         Les écrans se sont emplis de ces témoignages de confiance retrouvée en l’école. Elle n’avait pas vraiment été perdue, égarée seulement parmi trop de contradictions, affaiblie par une inquiétude diffuse mais grandissante.               C’était fini, pas oublié, pas angélisé, les yeux s’étaient ouverts et les piqûres de nos rappels, telles ces fêtes, aideraient à ne pas les fermer !             

              Il paraît que notre rayonnement européen ne serait pas impossible ! Nos nouveaux élus se verraient bien en initiateurs modèles… 

          Pourquoi pas ?           

          Toute la famille était descendue au village. Sylvain y était désormais en cette période, un peu prolongée quand même, en tant qu’écrivain public. Il n’était pas souvent seul ! Son sourire, celui de sa belle compagne brune, laissaient penser que peut-être, le célibataire au cœur d’artichaut avaient distribué toutes ses feuilles pour arriver à l’essentiel… 

          Beaucoup de discours ont été encore lancés au grand vent de notre hexagone, de nos îles, de nos départements et territoires lointains, de villes étrangères aussi où se sont réunis nos émigrés.    

         Moi je n’en ai retenu que leur belle musique et deux ou trois mots.             Pour conclure, je rends à David ce qui lui est dû : j’ai aimé quand parmi tant de grandes et belles envolées, lui, a dit incidemment : 

           – S’il vous plait, messieurs, mesdames les parents, les éducateurs, les spécialistes de l’Education, ne noyez pas l’enfant dans son avenir !   

       « Que veux-tu faire plus tard ? » est un leurre paralysant, angoissant. Laissez-le profiter de son présent. 

           Ma petite fille, à qui je disais : « Veux-tu venir te promener avec moi ? » m’a répondu, gravement : « J’peux pas, faut que je joue ! ».

          J’ai compris ! Leur temps est précieux puisqu’ils n’arrêtent jamais d’apprendre, d’essayer, pour comprendre.               Je me tiens tranquille désormais. J’attends, rarement longtemps que mes petits-enfants me disent : « Papou, ex-plique-moi, raconte-moi… ». 

           Alors je suis heureux de devenir, un peu, pour eux, un Maître d’Ecole ! 

31 octobre, 2011

- 66 – LES CŒURS EN FÊTE.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 21:40

      « Dans notre République, liberté de conscience, liberté d’esprit, définies par la loi, nous donnent des droits : celui de choisir, par exemple la nature et la forme des cérémonies qui ponctuent notre vie. » Comité 1905 de l’Ain 

           Juin s’est achevé par les traditionnelles festivités scolaires, renouvelées en chaleur, confiance et solidarité… 

              Après bien des échanges, l’unanimité s’était arrêtée sur une Fête de l’Ecole et de l’Avenir, fin septembre. Les textes seraient bien avancés, les établissements auraient trouvé un nouveau souffle. 

            La rentrée serait achevée, l’année sur ses rails, la fin de l’été à peine attiédi, les esprits pleins de bonnes résolutions. Une belle manifestation d’unanimité autour de notre Ecole ne trouverait pas meilleur moment pour s’exprimer.  

           Notre réseau allait chauffer ; il ne s’était jamais vraiment refroidi. Au contraire, notre site avait été choisi pour recevoir les expériences diverses, les questions, les deman-des et les offres de ressources les plus larges. Nous étions fiers, que hors pédagogie, pour laquelle existaient déjà bien des supports, notre ligne serve à confirmer convivialité et solidarité. 

            En avant goût, nous avons inauguré, en juillet, lorsque la saison touristique a été lancée,
la Maison de l’Ecole élaborée par David. 

Son enthousiasme avait été tel que la ville qui l’avait sollicité pour la recherche de mobiliers et d’accessoires, lui avait confié la réalisation complète du musée. 

            Il en était très fier, d’autant plus fier qu’avec l’accord de la municipalité, il avait obtenu une salle supplémentaire dans l’ancien bâtiment scolaire. Il en avait fait, avec mon inventeur de père, une classe « Méga moderne », presque magique, au mobilier fonctionnel mobile pour le travail plénier, en groupe, individuel… à la documentation vidéo, évidemment consacrée à l’Enseignement dans le monde, abondante. Les murs pouvaient devenir écrans ou tableaux numériques. les branchements Internet étaient aisés, guidés, surveillés. 

           Des coins ateliers élémentaires, comme ceux de peinture, de couture, de petits bricolages dans la classe d’autrefois, à ceux d’écriture, de compositions, de situations prob-lèmes… assistés par des logiciels récents… tout était camouflable, remplaçable par des astuces que n’aurait pas reniées Rob. 

           Les livrets des écoles Coopératives, les Bibliothèques de Travail abondaient dans l’ancienne classe et l’ouverture vers les ressources presque universelles leur faisait contre-point dans la salle contemporaine voire futuriste. 

Le Maire du village au bord de l’Oreuse dans l’Yonne avait été invité et avait vu renaître, avec émotion, le cadre si semblable à celui de son enfance. 

          Comble de bonheur, Robert et Alice avaient commen-cé leurs vacances d’été et assistaient au triomphe du Broc 

          L’assurance que nous irions vivre, tous, tour à tour, avec eux à la Rouvièrette, leur donnait assez d’énergie pour envisager un long séjour cévenol. Peut-être même jusqu’à la venue de Sylvain avec lequel ils repartiraient à Paris après la Fête des Ecoles. 

          Nous savions très bien que ces courageuses résolutions seraient difficiles à tenir longtemps à leur âge. La rusticité de leur retraite, améliorée, agrandie certes, mais fragilisée par tous les impondérables de l’isolement, ne leur permettait plus les promenades caillouteuses, les brusques orages, les grosses chaleurs et les fraîcheurs inopinées… Les possibilités de soins, en cas d’urgence, étaient reculées donc un peu inquiétantes… 

           Heureusement, mes parents, puis David, puis nous, avions prévu, à leur insu, de les accueillir lorsqu’ils faibliraient. Ce ne sont pas les prétextes plausibles qui manqueraient pour présenter leur présence comme nécessaire et ne pas friper leur amour-propre. 

           Un ensemble de petits espaces verts cernait le bâtiment et la cour de récréation ; elle aurait plu à l’un des correspondants de mon coffre aux trésors : il n’y manquait même pas la corde à nœuds tombant de la grosse branche d’un tilleul. 

            Une association était née. Elle comptait les coopératives des écoles de la ville parmi ses adhérents. Ils participaient à l’entretien du musée, utilisaient les richesses du passé et celles d’aujourd’hui. Cultivaient les plates-bandes et le potager… Cela représentait peu de temps par classe mais toutes, même celles de maternelle, y trouvaient régulièrement un coin à leur niveau pour s’investir. Souvent, des anciens les retrouvaient pour mêler jeunesse et expérience…         

           
             La Maison de l’Ecole que nous inaugurions, après quelques mois de fonctionnement, promettait de belles journées chaleureuses et éducatives… 

30 octobre, 2011

- 65 – LA LOI !

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 22:06

            La loi a été promulguée, comme nous l’avions envisagé, en mai. 

              Ce fut un beau moment de folie ! 

            Folie heureuse pour de tous ceux qui avaient travaillé à sa proposition, pour ceux qui l’avaient accompagnée de leurs vœux. 

            Folie furieuse, pour ceux qui avaient estimé, dès le début de notre Mouvement, que privilégier l’attention indi-vidualisée, les initiatives et la liberté même raisonnable dans notre Système éducatif était voué à l’échec. Ce dont ils se réjouiraient. Ils jugeaient pernicieuses nos « élucubrations » et capable de grever le sérieux de notre futur…  Folie politique, celle des candidats déjà engagés dans les élections de mai 2012. C’était à qui profiterait des marrons brûlants que nous avions tirés du brasero permanent de l’Education Nationale. 

            Chaque parti, chaque postulant à la magistrature suprême, insistait pour que soit reconnue son antériorité sur les idées adoptées. A juste titre d’ailleurs, car parmi toutes les pièces du puzzle que nous avions recommandées aux parlementaires, il en était, évidemment, beaucoup, qui dans un passé plus ou moins proche, depuis Jules Ferry, avaient été émises dans des projets, des programmes, des débats ou même dans des propositions législatives.              Certaines avaient même trouvé concrétisation… 

           Mais, jamais, nous n’avons revendiqué l’originalité de nos suggestions, jamais nous n’avons affirmé leur totale innovation.             Nous nous réjouissons que soient éliminées des initiatives oublieuses de l’enfant pour avantager l’ordre administratif et que ressortent des archives des concepts fondés, trop vite écartés ou remis aux calendes… françaises. 

          Non seulement la nouvelle Loi d’Education mise sur l’enfant au centre du système, la formule n’est pas notre découverte, mais elle l’intègre à sa société, à son environnement, elle tient compte de son vécu, de son présent et prépare son avenir. Elle reconnaît, encourage, facilite et officialise tous les projets, toutes les réalisations positives des établissements, trop aléatoires, découragés ces dernières années. La loi insiste notamment sur tout ce qui les adapte à l’hétérogénéité de leur population pour la conduire vers l’homogénéité des chances.        Surtout, je me répète, elle tisse, retisse les liens distendus entre l’Education Nationale, ses Institutions et nombre de ses usagers.        Dès la parution au Journal Officiel, il y a eu des réjouissances mais, même si la rentrée prochaine s’est préparée sous l’égide du nouvel Acte, cela a été, comme nous l’avions prévu, avec prudence et vigilance que furent mises en place les commissions qui devaient donner vie à la Loi et aux idées adoptées. 

         Nous avions demandé à participer à ces groupes de travail, c’était accepté. J’ai pu, à l’occasion de brefs et multiples séjours parisiens, entre ou à l’issue de réunions laborieuses, retrouver Karine, seule cette fois, ainsi que d’autres délégués nationaux.              Evidemment je logeais chez mes horlogers, fabricants d’heures douces. Une fois chez Delphine, Guillaume et Romane, malheureusement un peu excentrés pour mes horaires laborieux. 

         Sylvain ne participait pas à nos réunions. Il avait repris avec plaisir et intensité, ses pages d’écriture. Nous arrivions à nous donner rendez-vous chez Pierrot pour de formidables conversations, rigolades et nostalgies avec Karine, Marie-Claude et, une fois, Robert et Alice.        Ils étaient devenus des hôtes hebdomadaires, le samedi, plus calme, des restaurateurs. Tous quatre avaient développé, c’était évident, une belle et amicale complicité. 

      Peu à peu, sortirent arrêtés, décrets et circulaires d’application. 

          Le pouls de l’Ecole Française battait de plus en plus fort, de plus en plus régulièrement. 

28 octobre, 2011

64- LES ATELIERS DE MANU.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 22:22

        Ils l’ont fait !          

         Sylvain s’est remué avec tous ceux qui, avant nous, avaient déjà  contacté les élèves de Manu. Ils ont donné au projet une écoute nationale… Sylvain et ses copains, et il en a énormément, sont devenus des appelants pour capitaux. Bel affût non ?         

          Pas de sponsors pour ces indépendants, encore moins de prêteurs, mais des mécènes, petits, gros dons, pro deo (tous dieux confondus même celui des laïcs, des athées, des mécréants…). Sa plume est à leur disposition, beau pendant avec ses anciens de la résidence… 

       Si un jour, les fondateurs des ateliers voulaient un parrain, eh bien, il ne serait pas loin… Moi, je projette sans doute, mais je sais que, si un jour, ils voulaient une marraine et bien aussi, je…         

       Ils l’ont créé, leur garage d’accueil, en un peu plus d’un an, portés par un soutien extraordinaire. Ils le trouvaient plus beau que dans leur projet. 

          La plupart d’entre eux travaillent dans des entreprises privées ou des garages de collectivités publiques, mais ils se sont gardé une journée libre durant laquelle, par roulement, ils rejoignent ceux qui sont les mécaniciens permanents de l’Atelier de Manu.          

          Les clients sont nombreux, confiants et satisfaits. 

        Des réparations se font, à peu de frais, avec l’aide des bénévoles compétents, pour guider l’automobiliste fauché.             

          La salle d’accueil est belle, propre, animée et fréquentée sans interruptions. Tant que le garage est ouvert, pas la nuit, pas pendant les jours de fermetures, ce n’est pas un hébergement, un coin agréable seulement. 

            Les étudiants de facs, de grandes écoles, sont fidèles à leurs engagements et assistent ceux qui les sollicitent … Sylvain jubile lorsqu’ils passent voir ses concurrents.             

           Les enseignants, des environs, de plus loin aussi, choisissent ce garage pour leur voiture. 

         La gestion est entre les mains de comptables, mais rien ne se décide, ne se projette, pour le travail, les améliorations de l’atelier, pour le fonctionnement de la salle d’ac-cueil, sans la réunion des membres fondateurs les élèves de Manu.        

           Ouverts vers les autres, ils le sont. Pas dupes, pas naïfs, leur coup de main peut se transformer en coup de  pied au derrière vers la sortie, pour ceux qui oublient le contrat, ceux auxquels on ne peut plus faire « Crédit ».        

            Facile de perdre ce Crédit de confiance, il suffit de manquer de respect à un autre dans l’enceinte protégée du garage, de voler ce qui pourrait être prêté, offert, de trafiquer. 

          Pour eux, le plus gros délit, à l’aune de leur code, c’est la violence, la manipulation douteuse, envers les petits. Les gamins, les gamines savent aussi que s’ils veulent avoir l’amitié des grands de l’Atelier, il leur faut éviter les âneries. Pour un peu, il faudrait qu’ils leur montrent leurs livrets scolaires, un comble non ? C’est vrai que pour les de-voirs, le garage c’est chouette ! Il y a toujours un prof, un étudiant pour expliquer… 

      Un pro du clavier avait ouvert un site très sympathique. Manu n’y était pas oublié ; c’est même lui qui ouvrait les portes du garage sur le web…        

          Ténue encore mais tenace, une rumeur, car bien des points restaient à régler et discrétion valait prudence, laissait émerger la possibilité d’autres ateliers de Manu. Pas forcément consacrés aux véhicules, mais à toutes réparations ménagères, entretien de jardins, blanchisserie, couture… Pas forcément réservés aux anciens de S.E.G.P.A., mais, quand même, en priorité à ceux que les circonstances et la scolarité n’ont pas bien servis…         

        Que du bonheur en perspective ! 

26 octobre, 2011

- 63 – VISITES. attention, bientôt la fin!

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 20:58

          Sylvain a repris du service. Cet été, il est venu au village à l’issue de son périple habituel. Il gardera à vie les traces de ses brûlures, mais cela ne nuit pas à son succès car il ne lui a pas fallu beaucoup de temps ni d’efforts pour se trouver une compagne dans le village voisin. Une rencontre de balade le long de notre petite rivière mitoyenne et une ballade charmeuse sans aucun doute.

Il faut dire que selon le terme usité ici :

         – Il est charmant ton Sylvain, me confiaient tous ceux qu’il saluait, avec lesquels il s’entretenait dans ses promena-des au long des rues du village.
           Yann et les enfants l’avaient adopté immédiatement. Sylvain y était allé franco :

        – Ton Isabelle m’a tout de suite séduit et j’ai bien essayé de tenter ma chance, c’en est une, si, si… Mais voilà, pas mèche, elle avait déjà fait le plein avec toi.

         Moi, je savais que, un certain soir, mes défenses avaient été bien éprouvées.

         Nous n’avions qu’un café au village. Notre écrivain public a dû faire la conquête des patrons pour suggérer, expliquer et obtenir une table un peu isolée afin d’ouvrir son officine.

          Pour ce premier été, il ne s’est octroyé que trois journées bien courtes d’accueil. D’entrée, le succès fut là, curiosité, sympathie, plus que véritable nécessité. Il a décidé que ce lancement était promotionnel et que seuls les frais éventuels de correspondance seraient à compenser.

            Il s’est acoquiné avec Alain et les bénévoles de la bibliothèque et les a persuadé qu’il avait un besoin incoercible de connaître le passé, voire le présent, anecdotique du village. Il a proposé une veillée de plein–air presque sur le pas de la porte, comme pour les soirées de naguère, d’avant la télé, pour écouter, questionner, noter…

       Il a été décidé que début septembre, pendant quinze jours, Sylvain serait régulièrement des nôtres.

       Autre grande joie, la venue de Karine, Thibault et Lucas. Eux aussi ont trouvé dans notre commune un accueil formidable.

Comme ils étaient formidables, c’était après tout très naturel.

          Elle a sympathisé très vite avec Sonia et Jordane, à m’en rendre jalouse. Non, je rigole, comme conclut souvent ma Juliette.

        J’aurais aimé revoir tous les acteurs qui ont marqué ces mois de réflexions et de décisions. Mon carnet d’adresses en identifiait beaucoup, mais j’avais en mémoire tous ces intervenants trop passagers qui ont fortement laissé leur empreinte nos esprits.

       Delphine, Romane et Guillaume, son mari, annonçaient leur passage pour les congés de Printemps. Je comptais transformer ce passage en séjour plus long.

         Une seule ombre ternit ce tableau, elle est énorme. Notre ami Gilbert, le Gendarme qui avait tant appris sur l’enfance, sur l’Education Nationale, dont nous avions tant appris aussi, mon compagnon mandaté avec moi à Montpellier, nous avait quittés.

          Il était malade, gravement déjà, lorsqu’il était venu nous rejoindre dans le jardin d’Alain, mais jamais il ne nous avait laissé deviner ses faiblesses et ses douleurs. Il avait obtenu la même discrétion de ses proches. Son hospitalisation, en novembre, puis sa fin, rapide, souhaitée, je crois, c’était bien de lui, nous avait laissés amputés d’une amitié, d’une affection irremplaçables. 

          N’allez pas me dire que nul n’est irremplaçable ! L’addition de ces pertes dans mes pensées fait que, jamais, ceux qui ont impressionné de lumière et de chaleur ma conscience ne disparaîtront vraiment.

       Toujours, ils manqueront. Gilbert nous manque !

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