et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

13 mai, 2017

Notre rue quotidienne…

Classé dans : roman de société — Alain @ 15:42

Extrait du Premier Miracle de Gilles Gardinier où je retrouve tant de mes rencontres de vie. Ce n’est pas toujours aussi tranché ; être comporte bien des ombres chez chacun d’entre nous… Nos recherches de lumière n’en ont que plus de valeur.

 

« Vous voyez cette rue… Les gens l’empruntent en voiture, à vélo, à pied ; ils la traversent jour et nuit, dans tous les sens, chacun à sa façon.

Certains y jettent des détritus, parfois par inadvertance, beaucoup par négligence, et d’autres volontairement…

Il existe d’autres personnes qui ramassent ces détritus, une armée même qui fait le ménage pour que cette rue reste vivable. Pour certains, c’est un métier mal payé ? pour d’autres cela tient de la mission parce qu’ils se sentent concernés. il ne s’agit pas d’ériger les uns en héros et les autres en monstres, mais de constater des comportements différents. Certains individus ne comprendront jamais pourquoi jeter des détritus est mauvais pour la collectivité. Ils ne se soucient que de leurs petits (ou grands) intérêts et se moquent de celui d’une société dont ils bénéficient pourtant. Rien ne compte, qu’eux ; beaucoup se croient plus malins, supérieurs (Ils tranchent d’un « Je suis libre ! » ou d’un « Je fais ce que je veux… ».

En face d’eux, d’autres préfèrent passer leur vie à se taper la corvée plutôt que de voir la rue disparaître sous un chaos d’immondices. Se  montrer responsable ou pas… cette rue est une version miniature de notre monde…

D’après le premier miracle de Giles LEGARDINIER

 

3 septembre, 2014

Mourir pour des iées….

Classé dans : roman de société — Alain @ 20:43

Peut-on décider de quitter la vie pour que renaissent ses idées ? Paradoxale, non ! Pas impossible « mourir pour des idées » c’est d’abord mourir pour soi, parce qu’un moment de désarroi, ce grand chamboulement dans l’arroi ordonné des convois en marche vers un but, , devient impossible à supporter, que la goutte d’eau de nos convictions et le confort de notre arrangement entre passé et présent se trouve bousculée et que notre force n’est plus que déception… alors s’abandonner devient la seule perspective mais pas abandonner puisque par notre  acte ultime devient, veut-on croire, un début pour d’autres plus courageux… 

Je pense que notre histoire fourmille dans son autrefois, son passé proche et son présent d’actualité de ces circonstances qui font qu’un homme une femme meurt pour mieux crier.

Ce cri pour moi est celui de Manu… Personnage de roman, peut-être seulement. Il ouvre la voie à un constat les « passants » chers à Henri VINCENOT sont à travers tous les médias la seule vérité de notre marche d’humanité. Le passant, celui qui marche sans doute mais surtout celui qui transmets, qui passe non pas un témoin de relais mais une boule chargée, grossie de toutes les connaissances, les expériences, aussi négatives que constructives.

Parmi cers passants je privilégie les pédagogues, ceux qui accompagnent, marchent auprès de l’élève pour l’élever…

Aujourd’hui en dépit de tous les moyens de transmission qui sont venus grossir ceux des sages des bardes il demeure l’Ecole. Elle n’est qu’une institution, qu’un vecteur, mais pour tous, la vraie chance donnée au futur

Enfin, elle devrait l’être et je veux croire, non je crois, que ceux qui choisissent d’enseigner, en sont intimement convaincus, même dans leurs échecs et leurs découragements… Jusqu’à en perdre la foi, non en leur vocation mais en eux.

J’ai vécu, dans la coquille de mes écoles, de mes classes, de mes associations, de mes quelques interventions en me préoccupant plus de cultiver mon jardin, mon lopin pédagogique que de son au-delà. Mes raids hors de mes frontières furent rares, intenses, brefs et décevants. Le sourire de mes élèves, les échanges dans ma communauté m’ont suffisamment empli le temps pour que j’occulte mes regrets …

Puis ce fut la retraite et le recul et l’écoute de ceux qui nient, de ceux qui espèrent…

16 août, 2014

« Gavroche » extrait de « … et l’école renaîtra de mes cendres »

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 9:34

  Thierry et nos jeunes amis, nos éducateurs d’un après midi, nous ont reconduits à notre voiture. Nous flottions un peu. 

            Sylvain, c’est décidé, sera le premier clients du garage de Manu. En attendant, il a eu l’offre de dix véhicules. Je lis dans ses yeux, Thierry le lit et je suis certaine que ces jeunes le lisent aussi : Sylvain ne perdra plus de vue leur projet, 

           Avant que nous montions en voiture, avant les poignées de main et, pour moi, les bises des garçons – Tiens c’est vrai, pas de filles, pourtant je sais qu’il y a des mécaniciennes auto dans des garages-, ils nous ont fait cadeau d’un souvenir. 

          Pas un dernier, nous aurons  bien des occasions d’en recevoir de leur part. Là, sur le parking, ils nous ont confié leur dernière journée avec Manu. 

           Il était déjà révolté, mais tous l’ignoraient encore. C’était le veille des congés d’hiver. Manu avait organisé une tournée des casses auto pour y faire de la récup de pièces en bon état… Ça  permet de réduire les factures et parfois, on tombe sur des trésors de chouettes antiquités. C’était l’occasion de belles rigolades, des blagues pas toujours fines, de belles discussions avec les casseurs. Beaucoup connaissaient bien Manu, ça se voyait. 

            Djabel, un beau Sénégalais, a pris la parole après un silence et un tour des yeux. Certains étaient au sol, d’autres ne cachaient pas leur humidité. 

          - Pour midi, Manu avait retenu une salle, rien que pour nous, dans un restaurant, un petit, un routier, un vrai resto, pas un self ou une pizzeria… Il n’avait pas voulu que les ferrailleurs soient ave nous. Il leur avait dit : « Une autre fois, d’accord ? » 

         Avant le repas, il nous a fait laver les mains. On a tous obéi. Le plus compliqué, le plus marrant, ça été pour choisir avec le menu. Il n’était pas long mais assez pour que, tous, on se gratte la tête, qu’on choisisse un truc. Oui, après, non, mademoiselle, je préfère autre chose. Elle se marrait, la serveuse, sans perdre son calme…  En mangeant, on a chahuté, pas beaucoup. C’est surtout Manu qui a parlé, un truc sérieux, une vanne, un truc sérieux.. 

  Maintenant, on a compris qu’il nous passait son message. Les journaux ont dit, son testament, pour sa cassette ; et ben à nous, il en a raconté un de testament, mais on ne l’a pas compris ce jour-là… Il tremblait maintenant. Je lui ai serré les épaules et il s’est caché dans mes cheveux pour pleurer. 

          Francis, notre Parker, a pu reprendre le témoin : - Manu, il nous parlait des enfants qu’il n’avait pas eus, comment il les aurait élevés. Il nous racontait une belle histoire, un beau conte, comme si on était encore des petits. 

        Après le restaurant, Manu nous a proposé le ciné ou une balade au Parc de Sceaux. En continuant la N20, ce n’était pas loin. Nous avons choisi le parc. On sentait que cela ferait plaisir à notre prof. Il nous a pas mal parlé. Même ceux qui se couraient après ou regardaient le filles sont venus l’écouter quand il a parlé de Gavroche. 

            Le bassin lui rappelait Gavroche et deux mômes perdus qui regardaient des gens nourrir des cygnes ou des canards alors qu’eux crevaient de faim. Il nous a fait marrer en imitant ce gosse de 10 ans qui roule des mécaniques et les prend en charge. Le passage chez le boulanger, un gentil, c’est sympa aussi. Puis quand il les planque dans la statue de l’éléphant, c’est bien encore. Il nous a raconté la mort de Gavroche, devant la barricade. Jusqu’au bout, il a fait le malin, mais nous on n’avait plus envie de rire. 

            Après, il nous a dit, que ce parc, c’était son endroit préféré quand il avait notre âge. Il y emmenait ses copines. Il s’y baladait seul ou avec ses copains et il venait même y travailler, préparer ses examens. On sentait que là-bas, ça avait compté pour lui…  

            Toute l’équipe se déplaçait dans un car qu’une relation de Manu lui avait prêté pour l’occasion. 

            Manu voulait tout payer, mais les garçons ont fait une collecte et il a accepté, c’était leur droit de participer 

18 janvier, 2012

l’autodafé de Manu…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 23:32

               Peut-on décider de quitter la vie pour que renaissent ses idées ? Paradoxal, non ! pas impossible  » mourir pour des idées » c’est d’abord mourir pour soi, parce qu’un moment de désarroi, ce grand chamboulement dans l’arroi ordonné des convois en marche vers un but, devient impossible à supporter, que la goutte d’eau de nos convictions et le confort de notre arrangement entre passé et présent se trouve bousculée et que notre force n’est plus que déception… alors s’abandonner devient la seule perspective mais pas abandonner puisque par notre  acte ultime devient, veut-on croire, un début pour d’autres plus courageux… 

               Je pense que notre histoire fourmille, dans son autrefois, son passé proche et son présent d’actualité de ces circonstances qui font qu’un homme une femme meurt pour mieux crier. 

                  Ce cri pour moi est celui de Manu… Personnage de roman, peut-être seulement. Il ouvre la voie à un constat : les « passants », chers à Henri VINCENOT sont à travers tous les médias la seule vérité de notre marche d’humanité. Le passant, celui qui marche sans doute mais surtout celui qui transmet, qui passe non pas un témoin de relais mais une boule chargée, grossie de toutes les connaissances, les expériences, aussi négatives que constructives. 

             Parmi cers passants je privilégie les pédagogues, ceux qui accompagnent, marchent auprès de l’élève pour l’élever… 

                Aujourd’hui, en dépit de tous les moyens de transmission qui sont venus grossir ceux des sages, des bardes, il demeure l’Ecole. Elle n’est qu’une institution, qu’un vecteur, mais pour tous, la vraie chance donnée au futur 

              Enfin, elle devrait l’être et je veux croire, non je crois, que ceux qui choisissent d’enseigner, en sont intimement convaincus, même dans leurs échecs et leurs découragements… Jusqu’à en perdre la foi, non en leur vocation mais en eux. 

              J’ai vécu, dans la coquille de mes écoles, de mes classes, de mes associations, de mes quelques interventions en me préoccupant plus de cultiver mon jardin, mon lopin pédagogique que de son au-delà. Mes raids hors de mes frontières furent rares, intenses, brèves et décevantes. Le sourire de mes élèves, les échanges dans ma communauté m’ont suffisamment empli le temps pour que j’occulte mes regrets … 

             Puis ce fut la retraite et le recul et l’écoute de ceux qui nient de ceux qui espèrent…    

24 novembre, 2011

l’essentiel – c’est fini – RESPECT ET CREDIT et si on recommençait?

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 0:18

    Notre mouvement a voulu non pas une école nouvelle, mais une Ecole reconstruite dans un contexte éducatif attentif à l‘enfant.

Nous l’avons étudiée puis proposée aux pouvoirs législatifs.

C’est à nous de veiller sur elle maintenant.

    Aidons, dès aujourd’hui, à faire de l’Ecole une institution où l’apprentissage des fondamentaux soit assuré grâce à des supports mobilisateurs, capables de faire aimer à apprendre et où l’appétit, la personnalité s’épanouissent en des disciplines d’éveil à part entière : l’école de la diversité, l’école de la chance pour tous, l’école de la chance de demain.

    Cet exposé a été long et pourtant insuffisant en regard de la somme de travail amassé par tant et tant de personnes, de groupes, de comités.

                 J’espère que nous avons bien traduit l’esprit qui doit animer notre vigilance éducative désormais.

           J’espère que nous n’avons trahi aucune orientation et si nous en avons oubliées, nous savons que dans et autour de chaque établissement, elles se réaffirmeront..

                   Nous avons souhaité terminer par ces deux beaux mots soigneusement cultivés par Manu et ses élèves.

                                                                       RESPECT et CREDIT

Respect : Je vous estime pour ce que vous êtes, ce que vous faites en harmonie avec les autres.

Crédit : J’ai foi en toi et je crois en ce que tu dis, en ce que tu fais.

Pour nos enfants, Respect et Crédit à notre Ecole et à tous ceux qui la font.

                Merci pour votre écoute, et bel avenir à tous !

    La Chaume, septembre 2008

Saussan décembre 2009

 

  Enregistré le 01 /10/2009 sous le n° 2009-10-0011  Par la Société des Gens de Lettres

 Gloire l’ombre et la honte ont cédé au soleil.

Le poids s’est allégé le fardeau s’est fait rire

Gloire le souterrain est devenu sommet.

La misère s’est effacée.

Paul Eluard

Extrait du Phénix

 

22 novembre, 2011

l’essentiel- 9- évaluer l’équipe.

Classé dans : Liens,POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 23:39

            Une équipe a besoin d’être animée avec compétence. Ses décisions ont besoin d’être consolidées, leur mise en œuvre doit être suivie. Le liant de cette vie scolaire, pensée et fructueuse, en est son responsable, directeur, principal ou proviseur.

             Reconnaître l’importance de la direction d’école, c’est lui donner les moyens de ses tâches, de ses responsabilités, en faire une promotion véritable pour susciter les candidatures.

             Jamais plus un enseignant ne doit se sentir isolé, jamais plus une équipe ne doit se sentir abandonnée

                L’intégration d’écoles dans des regroupements dirigés par un responsable « administratif » et des inspecteurs pédagogiques donc est une erreur. Elle entraîne une distanciation  trop grande entre l’établissement et sa réalité locale.

             Il me semble que ces derniers mois, nous avons démontré que l’Ecole est l’affaire de tous et je l’ai affirmé à nouveau en commençant ce long récapitulatif. C’est donc sans vouloir bousculer les enseignants et leur administration que nous revendiquons notre place dans la vie des établissements.

             Pas seulement comme parents d’élèves, pas seulement comme recours, pour des activités, pas seulement pour apporter des ressources mais aussi, pour entendre, comprendre, apporter nos suggestions, aider à la vie de chaque école.

            Dans l’ensemble, nos comités sont favorables à une évaluation globale et précise du travail de toute l’équipe de l’établissement par les équipes d’inspections, sur des critères nets, tenant compte des conditions spécifiques de chaque secteur scolaire.

           L’évaluation individuelle par un inspecteur qualifié n’est pas une aberration mais, qui rendra compte de l’implication d’un enseignant dans et autour de sa classe ? Qui rendra compte des progrès personnels du jeune prof timide? Qui tiendra compte de la lassitude, du découragement et de l’abandon de celui qui fut enthousiaste et compétent ?

           Certains inspecteurs, dans le 1erdegré notamment, sont de vrais animateurs dans leur circonscription et connaissent, suivent, aident leurs enseignants. Mieux, ils font de leur secteur de véritables bains de réflexion. D’autres, malheureusement sont météoriques, à la poursuite d’une carrière plus que d’une efficacité… 

                 Le Conseil d’Etablissement, le Conseil d’Ecole reste le moteur généré par la réflexion, les échanges, les initiatives de tous les partenaires officiels de l’école. Il respecte la spécificité, la confidentialité de toutes les structures internes, Conseils des Maîtres, de Cycles, Conseils Educatifs, Conseils de Discipline, Conseils Coopératifs…

           Il s’intéresse, en particulier, au Projet d’Ecole qui lui a été présenté, il s’intéresse à la progression des activités qui en émanent

          Disons le nettement, au risque de heurter, le mystère gardé sur les pratiques pédagogiques est une absurdité, nous ne sommes pas en présence de formules secrètes et comprendre le choix d’une méthode, d’une progression, d’un thème mobilisateur ne peut que faciliter la transparence entre les parents et les professeurs et sans doute même les encourager à soutenir les initiatives éducatives. Seul l’enfant doit être l’objet de la discrétion, de la réserve de ceux qui en ont la responsabilité.

             Nous n’avons pas négligé le temps autour de l’école.

       Celui de la famille avec tout son pouvoir affectif est évidemment le plus marquant, tout ce que la société peut faire pour aider à son harmonie est une pierre solidifiée pour la construction de l’enfant.

           Il n’est pourtant pas le plus important en durée. La scolarité, les activités extérieures, les copains, les garderies parfois, additionnent bien des heures hors de la maison.

           Les associations reconnues pour leurs activités épanouissantes consacrées à la jeunesse sont à privilégier. Les centres de loisirs, avec ou sans hébergement, devraient être des occasions de véritables convivialités et de vie citoyenne.

                Il a été suggéré de créer des centres de vacances avec accueil des familles qui travaillent en fin de semaine, pourquoi pas ?

          Ce qui est certain, c’est que nous souhaitons qu’aucun enfant ne reste dans la rue pendant les vacances.

20 novembre, 2011

l’essentiel – 8 – le projet d’école.

         Il ressort de façon insistante que les réussites d’école sont avant tout le fait d’une équipe. Le mieux-être, le mieux travailler des enseignants passent d’abord par la cohérence d’une équipe  adaptée à son environnement

           Il est nécessaire que chaque équipe soit dirigée par un animateur compétent, que son projet et  son bilan soient évalués avec tous les enseignant et l’inspection de circonscription ou de secteur concerné, oui !

Nos travaux en font une évidence, mais il ne semble pas que jusqu’alors notre système éducatif se soit vraiment attaché à valoriser ce point essentiel. Nous demandons une véritable équipe, bien préparée, responsabilisée autour du projet d’école et animée par un directeur compétent.

            Il faut œuvrer pour que chaque école, chaque établissement possède une équipe solide ; en préalable à toute autre transformation du monde scolaire, c’est une base impérative, incontournable !

Une réflexion positive, instruite par une enquête sérieuse, essentiellement orientée vers la reconnaissance et le renforcement de l’équipe pédagogique, de l’équipe éducative sera un premier pas vers la reconnaissance des problèmes essentiels et vers un projet enfin constructif.

        Une école, c’est d’abord une équipe. Il ne s’agit pas de s’aimer les uns les autres, mais de se compléter,  d’être mobilisé par la même volonté d’éduquer et d’instruire. Elle doit soulager l’enseignant d’une responsabilité solitaire dans sa classe.

         Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe. Certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe.

           Le projet d’école est revalorisé et il est le véritable outil de cohérence et d’engagements adaptés aux besoins de motivation, de mobilisation et de mise en œuvre des acquisitions pour atteindre les objectifs programmés.

        Fruit de la réflexion de tous, le Projet d’Etablissement dresse l’état des lieux. Il traduit la somme des propositions étudiées, retenues pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement. Il garantit la logique des enseignements, privilégie les contextes motivants et harmonise la vie collective…

     Son suivi, son bilan, comme l’a été sa conception sont menés par tous, soutenu et avalisé par le responsable de la circonscription ou de l’Académie pour le second degré.

         Il pose des questions essentielles sur le long terme, comme sur le quotidien.

          Par exemple, à propos du temps de l’enfant :

         Comment chaque établissement propose-t-il de rendre optimale la demi-heure du matin, transition entre famille/récré/mise au travail ? Comment tenir compte des moments notoirement propices à l’effort, à l’attention, et de ceux, au contraire, moins soutenus?

         Pour les méthodes face à un groupe classe hétérogène : Comment arriver à une véritable pédagogie différenciée ? Seul ou par des échanges, des dégroupements ?

       Lorsque les apprentissages sont lacunaires ou mal assurés, comment bâtir de vraies remédiations ?

              En permanence, les Projets d’Ecole veillent, réfléchissent, adaptent les progressions pour une réelle et permanente cohérence dans le cursus global.

           L’équipe d’établissement est unie par son Projet.

            L’échange permanent d’initiatives, d’expériences, de services, de coordination entre les établissements, participe de la fonction de l’Inspection.

 

19 novembre, 2011

L’ESSENTIEL POUR L’ECOLE -7- vivre ensemble.

            Le monde du travail et les mouvements de la société ne sont pas des univers inconnus pour les enfants et l’Ecole ne peut les ignorer, mais sans insistance et en restant très ouverte sur tous les métiers.

          Le chômage, les troubles sociaux, les conflits de l’immigration, la délinquance, les sectes, l’environnement en danger sont parfois sujets à interrogations de la part des enfants. Sans entrer dans des débats complexes, toujours hasardeux, il ne faut pas en gommer la réalité ou s’appesantir, en charger les enfants. Des enfants citoyens en devenir, certes, mais à leur niveau de maturité, pas plus !

         Ils n’ont pas à s’imprégner non plus de la culpabilité collective, si vite banalisée.

          Impliquer les jeunes, progressivement dans la vie collective, les initier aux responsabilités grâce à des coopératives scolaires réelles, bien organisées, suivies et animées, grâce à la participation judicieuse à des Conseils Municipaux de Jeunes sont des voies magnifiques.

         De nombreuses associations invitent également leurs adhérents encore scolarisés à s’ouvrir à la gestion de leurs œuvres…

          Vous l’avez compris, nous avons dessiné, avec les couleurs de vos volontés et de vos engagements, un véritable système scolaire, clair, solide, respectueux de tous ses acteurs. Il ne naîtra pas, ne grandira pas, ne deviendra pas fort sans que chacun y soit associé, pas à pas.

                Cette volonté obstinée, cette vigilance, ses alertes sont les seules garanties pour que, sans gabegie ni inconséquence, dans le rejet de toutes considérations partisanes, nous donnions sa chance à l’école, sa chance au futur…

            Etre dans un établissement, c’est vivre ensemble. La vie coopérative implique tous les acteurs de l’école et suppose de vraies concertations mais n’exclut pas le rôle majeur de l’adulte, la tutelle, l’arbitrage…

           Règlement et sanctions sont établis et reconnus par tous.

               L’école n’a pas d’exclu. La vie en collectivité doit générer la convivialité et éviter les perturbations pour tous. Les manquements à ces règles ne doivent pas être banalisés.

             L’Ecole ne doit admettre aucune discrimination, ni robotisation, ni formalisation.

18 novembre, 2011

l’essentiel pour l’école-6-temps-espace-carte scolaire…

          Et les établissements privés ?

         Privé ou public, le choix est libre, mais nous estimons que les fonds publics sont réservés au financement de l’école publique, sauf en ce qui concerne les établissements spécialisés et conventionné

          Les associations assurant l’aide à la scolarité des élèves, des collégiens, lycéens, étudiants sont à soutenir. 

        Le rythme de la journée scolaire est un paramètre incontournable du temps de l’enfant. Il  commande tous les autres découpages : semaine, trimestre, année… Une journée bien construite, depuis l’accueil jusqu’au départ est une journée qui évite les ruptures, ménage les temps d’éveil, d’apprentissages intenses, forts, les pauses, les répétitions, les moments notoirement peu propices à la mémorisation et les fausses mobilisations cachant la fatigue par la motivation.

      Le contact suivi du samedi matin entre écoles et familles en élémentaire a disparu. Cette semaine peau de chagrin, pour bon nombre de familles laisse les enfants devant la télé, dans la rue pour la plupart, dans les grands magasins ou dans des garderies municipales… Est-ce un mieux ?

         Supprimer le samedi matin, c’est réduire les rencontres informelles et sympathiques, hors crise, entre familles et enseignants. Finie aussi l’occasion d’entretien direct avec le parent qui n’a pas la garde de l’enfant du divorce…

          Terminés les spectacles, les fêtes, les réunions diverses avec participation active de tous… Ne leur restent plus, souvent, pour ceux qui ne baissent pas totalement les bras, que les soirées, après le travail.

       Pourtant, les fêtes d’école peuvent être des opportunités importantes d’activités ensemble pour tous les acteurs et partenaires pourvu qu’elles illustrent un travail continu, un projet et non une corvée.

      L’espace scolaire est sacré, protégé, il est ouvert sur la connaissance de son environnement, mais clos aux incursions perturbatrices.

       Il est important que le cadre soit agréable, grâce à la volonté et l’action de tous dans et autour de l’école.

      L’implantation de l’école dans un environnement constant crée des liens, des repères indispensables avec la géographie et la  population de son secteur.

         Exploser la carte scolaire, disperser les enfants, défaire les liens entre le secteur et son seul pôle de calme, souvent, l’école, c’est renoncer à l’adaptation, à l’intégration de l’école dans son environnement, à la connaissance à moyen terme des familles, des fratries…

        Cela peut éviter de payer, d’organiser des moyens réellement adaptés à sa population spécifiques, en brisant les concentrations, mais qui profitera de cette liberté de choisir son établissement ? Qui empêchera que se constituent de nouveaux ghettos ? Quel cadre donner à notre école dans un environnement flou ?  Est-ce une véritable amélioration ?

         Pour une équipe enseignante, bien connaître les familles, les paramètres et les ressources de son secteur est important, elle peut établir des liens devenus impossibles après dissociation entre lieu de vie et lieu de scolarisation.

       Tout en préservant la sérénité du microcosme scolaire, il faut pourtant encourager ses échanges avec son environnement.

       Le service Education Nationale est sous-tendu par la trame des circonscriptions, des Académies. Chacune d’entre elles doit être étoffée pour conseiller, apprécier, aider, suivre, voire corriger les actions mises en œuvre dans les établissements..

        Le rôle de l’Inspecteur et de son équipe permet l’harmonisation dans tout le secteur; il favorise les échanges les plus divers,

       Nous nous sommes prononcés contre l’éclatement de la carte scolaire mais des transferts éventuels, exceptionnels, bien motivés, toujours dans le seul intérêt des enfants peuvent être proposés grâce à cette connaissance mutuelle de tous les établissements du même secteur, animé et orchestré par son responsable.

Nos établissements dépendent, pour leur financement, des responsables territoriaux dispensateurs des budgets pour que, bâtiments, mobiliers, matériels, fournitures leur permettent d’accomplir leur mission.

  Des initiatives de ces tuteurs dépend aussi, que l’accès aux ressources culturelles et sportives, en implantations comme en personnes, soit à la hauteur des besoins.

   Les liens avec les associations et services hors établissement ne sont pas à négliger, non plus..

      Toutes ces communications, toutes ces possibilités doivent être des aides éventuelles pour les enseignants pour mieux connaître l’enfant, mais ne pas compliquer la vie scolaire.

           Pour les associations péri et postscolaires, appauvries par la suppression des détachements, la diminution des subventions, une analyse honnête doit établir quels organismes apportent une véritable aide à l’enfance, à la famille et à l’Ecole.

          Peut-être ne faut-il pas rétablir les détachements supprimés, mais instaurer des postes de permanents formés pour stabiliser et aider les bénévoles…

 

16 novembre, 2011

l’essentiel pour l’école -5- les acteurs

            Dans un établissement scolaire, l’éducation est reconnue comme étant l’affaire de tous depuis la famille jusqu’à la personne d’entretien

            Le personnel enseignant auquel est confiée la plus grande richesse de notre pays, ses enfants, a besoin de la confiance éclairée, soutenue de la société.

            Casser les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres est une erreur qu’il faut réparer. Ces centres préparatoires étaient certes déficients, déconnectés de la réalité en général, tourné vers la pédagogie peu vers l’Education, déficients mais améliorables ; un cursus centré sur l’acquisition de diplômes essentiellement universitaires… est un leurre même avec des stages.

            L’ancienne Ecole Normale, très liée aux écoles, peut inspirer quelques réflexions positives…

         Nous souhaitons une formation approfondie des enseignants au niveau de la licence avec alternance étroite entre I.U.F.M. et écoles, collèges, lycées, universités… en accentuant sur les méthodes, le travail d’équipe et ses aspects relationnels, la psychologie et la sociologie.

          Le futur professeur doit acquérir une connaissance précise de tous les partenaires, les familles, les partenaires locaux, officiels, associatifs utiles. Il doit posséder une compréhension cohérente, claire de tout le cursus scolaire.

           Une formation continuée est nécessaire en circonscription pour le premier degré au niveau académique ou rectoral pour les niveaux supérieurs…pour briser l’isolement, se concerter, assimiler les apports nouveaux

            La formation de chaque enseignant, pour le rendre compétent dans sa classe n’est pas remise en cause, mais elle devrait intégrer une véritable préparation au travail en équipe, une connaissance réelle et pratique des réflexions et solutions débattues en conseil des maîtres, conseil de cycle, conseil d’établissement ou d’école.

           Le personnel complémentaire, depuis la mise en place des emplois jeunes et de leurs variantes, a démontré que son rôle n’était pas négligeable. Il faut pérenniser ces postes, mieux les officialiser et préparer leurs postulants à leurs tâches.

           La sécurité est un élément global qui implique la protection contre tous dangers mais surtout une vigilance véritable pour éviter toutes occasions, toutes formes de conflit, d’agressivité et toutes prises de risques. Le nombre des adultes responsabilisés autour de l’enfant doit être judicieux. Il est aussi nécessaire que l’implication, la préparation des élèves à éviter, réagir aux situations à risques..

              Il a été émis une suggestion qui va faire grincer des dents et pourtant une aide transitoire, aléatoire… est possible. 

            Il existe une réserve de personnes qualifiées, qui peut aider à dépasser temporairement, le problème des remplacements très courts, quasi-imprévisibles, sans que les enseignants soient conduits à ajouter des heures aux heures : c’est le recours, volontaire bien sûr, dans chaque Académie, à des retraités. Une liste étoffée, tenant compte des domiciles, des temps disponibles, pourrait être établie. Cela n’ira pas sans une levée de boucliers, mais qu’en penseraient les actuels retraités et les nombreux futurs retraités des années prochaines ?

           Ces mêmes retraités, actifs, représentent une mine d’expériences dont chaque Académie, chaque établissement, peuvent s’entourer dans des moments de réflexion, pour des bilans autant que des actions nouvelles…

         Nous savons qu’aux niveaux universitaires, par exemple, ce recours existe, dans des groupes de travail aussi, alors pourquoi pas à d’autres strates ?

           Les conclusions des groupes de travail, les analyses par les Comités à propos des établissements, nous font refuser leur autonomie de principe. :

      Elle ne conduirait qu’à accentuer la seule capacité des écoles à se débrouiller et donc à multiplier les différences entre prises en charge des élèves.

            En revanche, une adaptation au secteur reste essentielle, mais elle doit s’accompagner de compensations pour que chaque collectivité puisse accomplir toutes ses obligations.

         Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.

         Nos régions ou les agglomérations de communes, dans le cadre de la décentralisation, pourraient aider les municipalités et parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.

            Certains Comités ont suggéré la création d’un fonds de Ressources, une banque de l’Ecole, alimentée par des subventions, des opérations médiatiques, une part des jeux d’argent qui s’en trouveraient moralisés un peu…

           Cette institution permettrait d’ajuster au mieux les besoins et de les compenser sans que l’établissement devienne lui-même un solliciteur plus ou moins heureux selon ses contacts, son environnement ou son habileté à mendier…

         Le budget de base des établissements, pour chaque catégorie, doit être identique au prorata du nombre d’élèves pour toutes les écoles publiques.

        L’aide à la collectivité tutrice défavorisée doit garantir cette similitude.

         Le financement des projets étudiés et retenus par le Conseil d’Etablissement et l’autorité académique sera l’objet d’aides spéciales attribuées par l’Education Nationale, par la collectivité adéquate soutenue par le fonds de Ressources éventuellement.

                 L’Etat, en ce service régalien, en plein respect de la Constitution  et des lois régissant l’Enseignement public, prend en charge la formation et la rétribution de tout le personnel pédagogique…

             Les collectivités territoriales assurent les conditions matérielles et fournissent le personnel nécessaire à tous les services qui accompagnent la scolarité, toujours avec une compensation pour pallier les inégalités de ressources.

     Nous demandons que chaque école, chaque établissement soit conforté dans ses composantes, encouragé dans ses échanges avec son environnement, adaptée à sa population spécifique, soutenu dans ses initiatives mobilisatrices et motivantes

          L’enseignant doit pouvoir connaître et utiliser toutes les opportunités culturelles, associatives, de son environnement, aussi bien officielles qu’officieuses. Il est important que les collectivités locales veillent à leur multiplication..

 

12345...9
 

parcelle 53 |
Éloge des Loges |
MAYACAT-ESOTERISME |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cérelles C'est Vous !
| Carbet-Bar
| roller-coaster x