et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

13 septembre, 2013

Albert Jacquard

Classé dans : Liens — Alain @ 15:03

   Albert Jacquard n’est plus, au moins physiquement… Je retiens avant tout ses propos sur l’intelligence : cette construction permanente, cette capacité à comprendre que l’on ne sait pas toujours et que c’est la démarche que l’on instaure pour répondre à notre interrogation qui caractérise l’intelligence en continuel devenir. Il souligne la grande diversité des adaptations intelligentes, la vanité des différenciations en sur et sous doués.

               Pour avoir pris en compte pendant bien des années, des enfants, des ados, dits en difficultés, à mes débuts on disait même « inadaptés», je peux assurer que  leurs ressources pour résoudre des situations étaient nombreuses, même si non conventionnelles. C’était dans le cadre de l’Education Nationale … Ce qui me fait dire que  désespérer globalement d’un système est une stupidité (erreur de jugement qui n’a rien à voir avec l’intelligence) et une ignorance, comme le soulignait si bien Albert Jacquard, de l’action formidable que peut avoir un enseignant, pour porter un enfant et faire que chaque graine soit reconnue comme l’essentiel de chaque arbre pour obtenir les plus beaux fruits (Pardon Nietzsche).

                  Monsieur Jacquard votre humanité va nous manquer, les fruits de votre intelligence vont continuer à nous aider à mieux être, votre « devoir d’utopie »  mériterait toute notre volonté pour le pratiquer et croire en demain.

11 septembre, 2013

Une richesse : nos enfants – un outil : l’Ecole!

Classé dans : Liens — Alain @ 12:11

               Chaque entrée est une aventure ; d’abord pour les enfants qui commencent une nouvelle vie, toujours vers la grande école vous remarquerez : entrée à la maternelle, sans doute la plus importante, même pour les habitués de la crèche, puis au C.P. « Tu vas apprendre à lire, à écrire, c’est toi qui liras des histoires à Papa, à Maman… ». En 6ème, l’émancipation commence sa marche, avec ses séductions et ses inquiétudes.     Au lycée, le regard des autres est devenu encore plus important…  Ce n’est pas « ado. » qui prévaut , comme si c’était un terme d’adulte un peu méprisant, mais pubère suite à « pré-pubère » au collège,  come si l’évolution biologique était plus significative que celle de la psychologie, pour eux, pas pour les parents ! Les niveaux suivants, étudiant, apprenti, ne sont pas les plus détachés des responsabilités familiales mais se vivent, ou devraient se vivre, en cogestion…

               A chaque étape de la croissance s’affirme l’empreinte de l’éducation personnelle. Les strates, génétiques, familiales et sociales, circonstancielles ou programmées, s’additionnent et s’entremêlent.

                En ce qui concerne l’Ecole, sa mission est essentielle, bien que ni première, nit unique : elle accueille un enfant qui a déjà son vécu, des structures, des acquis…un enfant qui se construit en permanence à chaque moment de sa journée, dans ses réussites et des échecs , dans ses bonheurs et ses peine…Elle doit en tenir compte sans pour autant oublier qu’elle agit d’abord dans une collectivité ordonnée, interactive, avec ses objectifs, ses  règles et ses impératifs de convivialité…

                          Prolétaire, dans son étymologie romaine désignait le citoyen qui n’a que ses enfants comme richesse…C’est un mot magnifique dont je veux oublier la connotation de pauvreté, pour ne garder que celle de richesse présente en route vers l’avenir

               L’enfant est une pierre précieuse avec ses caractéristiques propres, un gemme (Pierre brute découvert dans la terre), que l’on peut certes laisser croître en enfant sauvage, à la cueillette de tout ce qu’il pourra glaner pour    »grandir », mais nous avons plutôt choisi de le façonner en embellissant, valorisant ses ressources propres compenser ses difficultés et assurer son épanouissement individuel et sa meilleure intégration dans cette société.

               Plus encore, il faut lui donner les moyens de s’adapter pour réagir au mieux à tous les changements qu’il devra volontairement ou non rencontrer…

               La mission de l’enseignant est de profiter du microcosme précis qu’est l’établissement scolaire pour  transmettre des connaissances mais aussi assurer un savoir-faire et un pouvoir être fondamentaux .

                Ce n’est pas occulter l’importance de tous les éducateurs qui interviennent, à travers leurs engagements professionnels ou bénévoles auprès des jeunes mais c’est rappeler que nous avons la chance de posséder une
institution libre, laïque, fraternelle si possible,  ouverte à tous qui est la chance de nos enfants, de notre société et de notre avenir.

               A nous d’en faire un bel outil. Ce n’est pas une exigence facile à assumer mais il y a déjà bien des établissements, des équipes qui chaque jour la remplissent avec enthousiasme et succès,

               Pour que l’école ne soit pas une loterie, il faut généraliser ces initiatives ce qui n’a jamais empêché les demandes, les implications, les revendications afin d’obtenir des conditions meilleures pour tout notre système éducatif.

voir: valeaualain.unblog

 

7 juillet, 2013

Pour les Auvergnats qui sans façon…

Classé dans : Liens — Alain @ 19:00

                                     Que nous, base, les petits, les sans grade… nous inquiétons de l’avenir proche, c’est compréhensible et les infos que nous traduisons comme nous le pouvons vont dans ce sens… Cette inquiétude est visible dans les sondages, dans les rassemblements de rue… aussi agités soient-ils, ils restent peu représentatifs de l’ensemble de notre population,  mais guère visibles dans notre quotidien…

                                          Par contre ce que je ne comprends pas ce sont les vitupérations, les cris de ceux qui pendant plus de dix ans furent aux commandes ! Quelle peut être leur crédibilité ? Le jeu de chaises musicales « Pousse-toi que je prenne la place » alimente, c’est certain notre colère.

                                    Le raz bol est beaucoup, beaucoup plus contre nos politiques, tous nos politiques qui vont de la véhémence hargneuse des postulants à la trop grande tranquillité des tenants… Le problème de fond, c’est à mon avis, notre trop grande passivité et le trop grand nombre de frileux qui, hors le téléthon, sont incapable de se mouiller pour au moins faire preuve de solidarité active…

Le règne de la critique et du non engagement est hélas bien ancré. A croire que nous n’attendons qu’une  chose : le sacre d’un Tuteur qui nous dirige sans trop nous solliciter, qui commande… et auquel nous obéirons, surtout s’il désigne des minorités boucs émissaires… et auquel nous finirons par couper les ailes puis la tête…

Même De Gaulle fut chassé… Vive ceux qui agissent autour d’eux pour ceux qui ont besoin  de  soutien et de confiance… hélas, M.BRASSENS, il y a plus de croquants que d’Auvergnats !

20 juin, 2013

Des bibliothèques toujours ouvertes.

Classé dans : Liens — Alain @ 12:37

                               Ce mardi, seuls ceux qui surveillaient l’impression de notre Recueil restaient consignés. Avec Karine, quelques autres collègues, nous avons erré dans les rues de Paris et grappillé des petits cadeaux pour la famille restée en province. 

                      A midi, dans le cirque, nous avons organisé un grand pique-nique où se sont mélangés charcuteries, fromages, gâteaux de toutes nos régions… histoires et chansons. œuvrer pour une cause nationale, rien de tel pour que s’embellissent les richesses de nos folklores. 

                  L’Européanisme, le Mondialisme, avec toute la symbiose de leur humanisme ne feront que privilégier les riches-ses de ces particularismes patrimoniaux…Vive les « ismes » quand ils sont généreux ! Pour l’après-midi, avant de retrouver Rob, Alice, Thierry et son épouse, Sylvain m’a proposé de le suivre  chez les anciens de la Résidence qu’il fréquentait chaque semaine. Pierrot nous prêtait sa voiture, mais il faudrait que je conduise ! 

                          La Résidence des vieux amis de Sylvain était bien conçue, des petites maisonnettes de deux pièces, cuisine, salle d’eau avec un jardinet et trois immeubles de deux étages avec des deux pièces aussi. Je pense que l’affectation s’effectuait au choix ou selon le degré d’autonomie des pensionnaires. Souvent les couples occupaient les pavillons, 

Le tout était dispersé dans un parc ombragé, bien situé dans le centre ville, isolé ni des commerces, ni des foyers de vie. Un groupe scolaire, avec lequel les résidents pouvaient partager ateliers et souvenirs, côtoyait la maison de retraite. Nous étions attendus dans le grand salon, destiné à toutes les réunions certainement. Inutile de préciser que les tables étaient garnies d’une variété incroyable de pâtisseries, fabriquées par nos hôtes bien sûr. 

Pour tous ces gens à petit appétit, c’était démesuré, mais très chaleureux.   Après leur accueil et leurs embrassades avec Sylvain, nous avons parlé d’autrefois. Si un ancien qui disparaît est une bibliothèque qui se ferme, Sylvain avait la chance, moi avec lui ce jour, de lire les volumes de celles-ci. Nous les avons parcourus avec passion. 

                   Une dame magnifique, toute plis et sourires, à la chevelure d’argent, a compris notre étonnement 

                  – Vous savez, nous sommes des papis, des mamies. C’est souvent à la gourmandise que nous nous référons. D’abord, parce que nous n’avons plus très faim, et ensuite parce que c’est l’un des moyens de séduction qui nous restent. Un petit bonhomme, la barbiche presque à la hauteur du bec de sa canne, a profité de l’opportunité pour nous plonger dans ses souvenirs : - Maintenant, nous n’avons plus faim et pourtant quand j’étais gamin, à la maison, on ne parlait que de ça. 

                 S’abriter, se chauffer, se protéger et se nourrir étaient nos préoccupations essentielles, mais surtout « Ne pas avoir faim ! » Ici, maintenant nous parlons de diététique, c’est intéressant mais quand j’étais enfant, on parlait de nourriture, point ! 

               Le pain avait une grosse importance. Il était de quatre livres en général, on l’achetait à la pesée… - Chez nous, à la campagne, l’a interrompu un solide « …génaire », on le payait au bourg, à la fin du mois, même celui que le commis nous livrait à l’Ecart. On comparait les tailles sur nos deux baguettes : celle du client et celle du boulanger portaient les mêmes encoches effectuées à chaque achat, “ la marque ”. 

              Sa voisine, un peu intimidée, s’est lancée : - Moi, c’était la ville, mais notre boulanger était bien accommodant aussi. Quand son four était encore chaud, il nous permettait d’y cuire nos plats…. 

              – Lorsqu’il était un peu trop dur, on retrouvait le pain dans la soupe. La panade des longues fins de mois, souvent difficiles, se trempait à deux voire trois repas. - Moi, gamin, avec mes frères, on attendait le dimanche. Souvent ma mère préparait du poulet et des frites. Comme la viande coûtait cher, c’était nos petits luxes. 

              Les yeux de cette dame en fauteuil roulant en brillaient encore ! Maintenant, les souvenirs s’envolaient et c’est un petit grand-père tout rond, tout rose, qui a complété la précédente intervention : 

               - Chez nous aussi et il venait souvent de notre petit élevage, comme les lapins, mais eux, on en vendait aussi. Avec les légumes du jardin, on arrivait à remplir les assiettes dans notre banlieue. Mon père disait : « Il faut se donner de la peine…». Je le redis à mes petits-enfants quand ils me font raconter tout ça ! - Ce que j’aimais bien, c’est aller avec mes parents dans les jardinets ouvriers, le long des voies ferrées attribués par
la S.N.C.F. ou la Mairie. On y discutait, on jouait, on échangeait des légumes, des fruits… Parfois, nous mangions ensemble quand il faisait beau. 

              Ça sentait bon quand, dans la rue, c’était le moment des confitures… Avec les conserves, nos mères arrivaient à avoir un peu de réserve. -Nous, a relevé la première dame, avec plusieurs familles nous partions faire des cueillettes et des ramas-sages de fruits, châtaignes, champignons, baies… C’était aussi de bons moments tous ensemble. 

               - Mon père était pêcheur, chasseur, pas toujours autorisé… Maintenant il ne risque plus rien, a confié une nouvelle résidente. Il attrapait des poissons, des beaux souvent, même des brochets, et des écrevisses. Il en vendait à des voisins, ça arrangeait le porte-monnaie… De la chas-se, il ramenait plutôt des petits oiseaux. Avec des pommes de terre au four, c’était délicieux. - Ici, on boit mieux qu’à cette époque et c’est moins fatigant. Je n’étais pas Cosette, mais comme aînée, j’étais souvent de corvée d’eau et la borne fontaine n’était pas à côté de la maison. Pour revenir, ça montait !   

              Dit avec le sourire, ça passait mieux et celui de cette dame était bien large. - On buvait beaucoup d’eau, mais pas seulement, s’est souvenu son voisin. Avez-vous connu le kéfir, le coco, le lithiné, les infusions ? Ma grand-mère concoctait même un drôle de mélange : des feuilles de frêne, plus du sucre candi, plus de la levure de boulanger. Elle la préparait dans un tonneau et la laissait macérer quelques semaines avant sa consommation Elle nous faisait, comme ça, une boisson d’été peu coûteuse et rafraîchissante.. 

             - Quand même, a corrigé un monsieur à l’abondante chevelure blanche, en plissant les yeux au milieu d’une face déjà bien tourmentée, quand même, on buvait un peu de vin. Nos vignes de Seine-et-Oise n’étaient pas généreuses, enfin par chez nous. Le vin était peu coloré, et un peu tord-boyaux, mais il apparaissait parfois à table, dans le verre des adultes ou très mouillé dans celui des grands. 

              – On n’avait pas de frigo, nous. On conservait tout dans le garde-manger grillagé, accroché au frais, hors de portée de visiteurs à quatre pattes. 

             - Dans notre ville, au fond de galeries souterraines, on  conservait la glace découpée dans les étangs en hiver. Quand il faisait chaud, on achetait des pains de glace. Minots, on courait derrière la charrette du livreur pour boire l’eau fraîche qui coulait. On courait après tout ce qui roulait d’ailleurs : les marchands ambulants, le charrette des quatre-saisons, de laitage, de charbon, parfois de tissus, le rémouleur, les camelots… 

            Dans le quartier, nos rues bougeaient. Une dame très emmitouflée, peut-être est-ce ce qui inspirait sa remarque, a levé un autre souci passé. - Il fallait bien aussi se chauffer. Une cuisinière, parfois un poêle, c’était bien juste certains hivers. Le sac de charbon chez le bougnat était pas donné, oh non ! Chez nous, on n’était pas les seuls, il fallait ramasser du bois mort, et les restes de charbon des dépôts des locomotives du P.L.M. 

           Paris-Lyon-Marseille me fut-il traduit, la future S.N.C.F. Pendant la guerre, c’était encore plus fréquent, mais bien risqué. 

            – Souvenez-vous de la brique chauffée au four pour accompagner nos pieds dans les draps froids ! Après, on a eu des bouillottes, c’était pas pareil ! - Même si on avait toujours peur de « manquer », on arrivait à faire la fête, avec pas grand chose, de la débrouille et en s’y mettant tous ! 

           - Il y avait pourtant bien des malades, a dit une personne tremblotante près de moi. J’ai revu une ancienne camarade d’école communale, il y a quelques jours. En premier, on s’est souvenu que nous avions toujours la goutte au nez, des rhumes, des écorchures et aussi, c’était plus triste, que les bébés vivaient pas tous longtemps - Oui, pour la coqueluche, on nous emmenait en altitude, en aéroplane des fois. 

           - Moi, j’avais peur du médecin ! Il ne venait pas souvent à la maison, mais à l’école. Il nous piquait pour les vaccinations. On pleurait presque tous. Nous avons laissé se dérouler la longue bande de mémoire des souvenirs qui émergeaient en vrac : l’hôpital et ses salles communes, le chloroforme, les leçons de morale, les totos, les mains propres, les rigolos pas drôles, les rebou-teux, les accidents mal réparés, les bêtises, car nos aînés avaient été, pour plusieurs, des graines de garnements. La « Guerre des Boutons » n’était pas que du cinéma… - On nous menaçait de fessées si on était attrapé, du martinet, du coin noir, mais on nous effrayait aussi avec les légendes « à faire peur » : le loup, le père fouettard, les vagabonds, les chemineaux, les bohémiens voleurs d’en-fants … et surtout l’œil des voisins. Pas besoin de caméras, la surveillance était partout… 

 

 

17 juin, 2013

Aujourd’hui, philo!

Classé dans : Liens — Alain @ 23:04

« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il
mène ? » Albert Camus

Et le malheur, l’inverse, hélas !

 « Le paradis n’est pas un lieu, c’est un état d’âme. » Georges Barbarin

Heureux les simples d‘esprit alors ?

 Pas une carte au monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. » Oscar Wilde

Et l’utopie prendra corps si la volonté tient la boussole !

 « Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. » Mark Twain

Certitude, que de crimes commis en ton nom, doute que de réussites avortées pour toi, certitude au métier du doute que de pas en avant ; deux pas en arrière, deux sur le côté, deux de l’autre et trois en avant ; deux reculs, quatre explorations, un de gagné !

«  »On ne peut pas être en même temps responsable et désespéré. » Saint-Exupéry

Oh si Antoine !

Face au monde qui bouge, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ! » Francis Blanche

D’autant plus que le pansement nest pas garanti pur !

Pour le mot « face au bouge immonde… je pense au change avec intérêt… »

Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais. » Cicéron

Trop tard, Cicéron pour vernir randonner avec moi dans des sentiers qui ont bien changé depuis mes premiers cheminements !

Vous n’avez cessé d’essayer ? Vous n’avez cessé d’échouer ? Aucune importance !
Réessayez, échouez encore, échouez mieux. » Samuel Beckett

C’est le credo du Titanic, non ?

  » Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. « 

Guillaume d’Orange

Pourtant, savoir que l’espérance, sinon le trésor est au fond e la boîte de Pandore, encourage bien à fouiller !

 Il est grand temps de rallumer les étoiles. » Guillaume Appollinaire

C’est la mèche qui est difficile à trouver et le manche de l’allumeur de réverbère à brandir !

Nous sommes ce que nous répétons chaque jour. » Aristote

 L’apprentissage par la répétition et au bout, l’ennui… Les sentiers battus n’offrent guère de richesse; les autres en sont pleins. » Jean Giono

  » La vieille philosophie de l’œil pour l’œil n’a jamais fait que des aveugles. » Gandhi. Sauf si c’est celui que tu donnes.

 En buvant l’eau du puits, n’oubliez pas ceux qui l’ont creusé. » Proverbe chinois

C’est pourquoi, tout ce qui a été créé ou simplement réalisé mérite l’arrêt mémoire, même les destructions ! La morale de l’histoire…

 « En ravalant des paroles méchantes sans les avoir dites, personne ne s’est jamais abîmé l’estomac. » Winston Churchill

En les ruminant, sans les soumettre au rejet non plus ! Vérité que de méchancetés crachées en ton nom !

 « Au lieu de s’apitoyer sur les hommes on ferait mieux de les aider. » Maxime Gorki

-        Les « humanitaires » c’est pour eux qu’ils font ça !

-        Oui mon vieux, pour se sentir plus propres. Et toi avec quelle lessive laves-tu tes aigreurs ?

« C’est en vain qu’on cherche au loin son bonheur quand on oublie de le cultiver soi-même. » Jean-Jacques Rousseau  Et Voltaire de nous encourager à cultiver notre jardin… qui n’est pas exempt de cailloux, non plus !

  » Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir sans avoir ri. » La Bruyère

De quoi ? De qui ? De quelle couleur le rire ? Jaune pour 2viter de voir rouge ?

  « Les épines que j’ai recueillies viennent de l’arbre que j’ai planté. » Lord Byron

Les fruits les plus goûteux à mon palais sont aussi ceux d’arbre que j’ai planté. Je mange mieux sur la tale faite de mes mains maladroites que sur celle imaginée, sciée assemblée… par un pro ! même si je me suis tapé sur les doigts…

 « L’imagination est plus importante que le savoir. » Albert Einstein

Albert, t’étai-tu perdu dans une forêt en pleine nuit ? La folle du logis a de quoi remplacer avec frissons, tous tes savoirs ; quand ce n’e sont pas eux qui, par bribes illogiques, l’alimentent.

 Une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore trouvé les vertus. »

Ralph Waldo Emerson

Sans doute et nombre de mes élèves dits « en difficulté » me l’ont prouvé, mais il est bien difficile de trouver leur bon terreau et le bon jardin pour voir s’épanouir leurs vertus !

 Vous ne pouvez empêcher les oiseaux de chagrin de survoler votre tête, mais vous pouvez les empêcher de faire des nids dans vos cheveux. » Proverbe chinois

Il semblerait que cohabiter avec des oiseaux de chagrin occupe bien la maisonnée du solitaire même s’ils la retapissent en grisâtre !

 « Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux. »

et chaque site, fut-il une des merveilles du Monde, ne peut rien contre la force le l’humeur du moment… tel qui brille vendredi, dimanche ternira!

 « Vous ne pouvez pas attendre de la vie d’avoir un sens. Vous devez lui en donner un. » Romain Gary

et Romain, si vous ne le trouvez pas, que reste-t-il selon toi ? Le suicide 

 Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. » Benjamin Franklin

Et toi le passeur de savoir,  est-ce ainsi que tu enseignes ?

Eduquer, ce n’est pas remplir des vases mais allumer des feux. » Michel Montaigne

Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté. » Beethoven

Si ! La pratiquer avec intelligence, pas uniquement Celle du cœur !

« Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le.

Que de débuts sans suite !

 

10 juin, 2013

Quels débouchés pour demain ?

Classé dans : Liens — Alain @ 15:51

Quels débouchés pour demain ?

                      Dans quel monde du travail vont déboucher les élèves formés dans une nouvelle Education Nationale ? Donner sa chance au Futur, mais n’est-ce pas utopique ? 

                   Permettez-moi de choquer en exprimant un constat. Notre pays a perdu la bataille industrielle et agricole. Nous ne pouvons aujourd’hui, tant mieux si demain me contredit, concurrencer les grandes nations qui se sont dotées de nos techniques dans de très nombreux domaines, mais les exploitent avec un  fort rendement et un coût très inférieur au nôtre.  Bien sûr, nous suivons avec espoir les luttes des altermondialistes, du commerce équitable, nous essayons de contrecarrer les délocalisations, de moraliser le travail à bas salaires, l’emploi des enfants dans des grands pays émergents, mais le placement des capitaux internationaux, les conséquences de crises chez les actionnaires lointains ne garantissent aucune stabilité à nos pôles d’emploi. Seuls nos artisans, nos petites entreprises locales demeurent indépendants de ces fonds fluctuants. A quel prix ? Avec quelle laisse, tenue serrée par les banques ? Avec quelle incertitude des lendemains ? Soyons lucides, la France possède deux grandes richesses fondamentales et notre ambition peut servir l’une et l’autre. D’abord, notre pays est un énorme réservoir de connaissances, d’ingéniosité, de recherches, de découvertes.    Je ne parle pas seulement de nos chercheurs si malmenés, de nos savants, de toutes nos technopoles où s’échafaude le Progrès au niveau le plus pointu…  Je parle aussi de tous nos concitoyens ingénieux qui créent, inventent des ‘’trucs’’ pour mieux vivre. Le Concours Lépine n’est que la crête occasionnellement éclairée de la vague d’inventivité, de cette recherche permanente qui mobilise nombre de nos petits inventeurs. 

                   Notre pays n’a pas de pétrole, mais a des idées, paraît-il ! Ces idées sont des richesses qu’il nous faut cultiver, proposer, développer, vendre… Nos brevets sont parfois, souvent, bradés sous prétexte de cessions d’installations, exploités ensuite à l’étranger. C’est un fait, et nous ne pouvons concurrencer les bas salaires étrangers, mais nous pouvons développer nos laboratoires, nos ateliers, nos groupes expérimentaux pour devenir une pépinière de découvertes. Encourager, investir dans la recherche dans tous les domaines, pour améliorer la technique la plus élémentaire ou la technologie la plus futuriste est une mine de ressources qui doit garder, sur notre territoire, notre potentiel de découvreurs.  

              – La seconde richesse inaliénable de notre pays, c’est son patrimoine.
La France par son Histoire, la diversité de ses régions, ses spécialités, possède des trésors d’artisanat, de végétations originales, de gastronomie, d’architecture, d’art, de littérature, de traditions inépuisables.  Le tourisme est en passe de devenir la plus grande source de revenus de notre commerce. Nos hôtels, nos villages sont la cible d’investisseurs qui ne se trompent pas dans leurs placements… Faudrait-il en avoir honte ? Faudrait-il considérer comme mineure cette attractivité ?  – Rien que nous, Français, représentons un vaste vivier de chalands pour notre propre pays… Reconnaître cette opportunité, c’est ouvrir bien des chantiers, revaloriser bien des professions où la main est essentielle, promouvoir bien des arts de l’embellissement, de la restauration… C’est aussi prolonger les trésors de notre civilisation passée pour mettre en valeur ceux de nos contemporains, de nos visionnaires…  Maître d’Ecole, maîtres d’ateliers, maîtres des villes et des champs, compagnons, que de revalorisation de toutes nos disciplines, de toutes nos langues, de tous nos métiers sont possibles et pas simplement à titre associatif, comme par exemple pour la merveilleuse reconstruction médiévale de Guénelon dans l’Yonne… Ce n’est pas condamner nos usines, notre élevage, notre agriculture, ni nos pêches, mais c’est ouvrir, élargir les perspectives d’emplois, ne pas attendre que la peau de chagrin du travail ait perdu de sa surface, dramatiquement… 

                    Autour de ces deux mines, il faut vivre : services aux personnes, commerces, environnement et évidemment sn,té, éducation, logement, loisirs… seront toujours des pourvoyeurs d’emplois encore faudra-t-il que nos ayons les moyens d’en bénéficier, tous…

              Si nous ne préparons pas ces débouchés, nous aurons failli et rendu stériles les beaux outils que nous voulons mettre au point: l’Instruction, le Savoir-Faire, les Apprentissages, sous toutes leurs formes ! 

 

12 mai, 2013

Licia, Nathan et Lucas entrent dans le monde des livres.

Classé dans : contes,Liens — Alain @ 11:13

                             Il était une fois un enfant qui avait trouvé un livre oublié sur un banc.   Un grand livre, un beau livre comme cet album. A la  troisième page de couverture, il a eu la surprise de découvrir un miroir collé sur le carton.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

          Nathan regarda dans le miroir et… il se vit, bien sûr !

          Mais en observant mieux, il distingua autre chose : une petite fille et un petit garçon qui lui faisaient des signes.

          Il approcha son œil, il toucha la petite glace du bout de l’index et … son doigt s’enfonça dans le verre comme si c’était de l’eau
limpide.

          Il mit deux doigts, trois doigts… la main droite entière, la main gauche… Au fur et à mesure, il les voyait diminuer, devenir minuscules.

          Nathan passa un bras, deux bras, les épaules, une jambe, deux jambes et puis enfin la tête.

          Et voilà, il était derrière le miroir !

          En regardant derrière lui, comme à travers la vitre d’une fenêtre, il aperçut la rue et le banc sur lequel il avait ramassé l’album.

          Il sentit qu’une main lui touchait l’épaule. C’était la petite fille.

- Bonjour, je me nomme Licia !

- Moi, c’est Nathan.

- Et moi Lucas, dit l’autre garçon.

          Nathan s’étonna : – Mais que m’arrive-t-il ? Que faisons-nous ici ? Où sommes-nous ?

Lcia répondit : – Ben voilà, tu as fait comme nous, par curiosité. T as enjambé le miroir et tu es entré dans ce livre.

            Lucas ui a proposé : – Si tu le veux, nous allons te faire visiter ce grand arc. Regarde, au fond de cette prairie, tu as le Petit Chaperon Rouge qui joue vec les trois petits cochons. Sur la colline, là-bas, Peter Pan court avec les 101 dalmatiens.

            Licia continua : – Dans cette maisonnette, sous les pins, tu pourras rencontrer Harry Potter et les 7 nains… Tous, tous, ils t’attendent pour te raconter de belles histoires !

            Nathan s’est inquiété : – Mais, on peut ressortir ?

            Lucas l’a rassuré : - N’aie pas peur, tu peux repartir quand tu le veux. Exactement comme tu es venu. Mieux, le temps n’a pas avancé et tu ne seras pas en retard pour rejoindre tes parents.

- Et pour revenir ici ?

- ça c’est plus difficile ! Si tu trouves un autre livre avec un miroir, pas de difficulté, tu recommences comme aujourd’hui.

- Sinon, lui a expliqué Licia, il faut choisir un livre qui te fait envie, l’ouvrir, regarder, deviner, et te raconter l’histoire…

- Mais, le vrai miroir, dit Lucas, c’est celui par lequel tu pénètres dans les pages, c’est la lecture…

-La lecture de Maman, de Papa, de Papy, de Mamy, de tes grands amis…

-Un jour, ce sera ta lecture et alors tu auras découvert le vrai miroir, pour toujours.

            -Allez, viens, décident Licia et Lucas en prenant la main de Nathan. Nous allons rencontrer tous les personnages des albums et puis, après nous repasserons de l’autre côté du miroir et partirons chacun de notre côté…

            En route sur le beau chemin des livres…

  

Pour une école essentielle!

Classé dans : Liens — Alain @ 10:09

Pendant mes 40 années professionnelles, j’ai rencontré bien des réformes,pédagogiques et globales, des élus, un ministre dans son cabinet, un autre au bout du fil… J’ai participé à aux moins deux consultations-réflexions, à des colloques sur le temps de l’enfant, à des « Nouveaux programmes »…
J’ai beaucoup apprécié et cru à la mise en place des Conseils d’Ecole, de cycles, des Projets d’Ecole… Beaucoup moins leur suivi laissé à la bonne volonté des écoles (je n’ose parler d’équipes généralisées).

J’ai essayé de le rêver dans « …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! »

Oui, l’Ecole, c’est avant tout un enseignant et des élèves, « des apprenants ».  A travers tous la aléas de notre institution, à travers toutes ses facettes très inégalitaires suivant, la période, l’implantation, la bonne ou la mauvaise volonté locale, les ressources généreuses, (trop ?)
de Paris à celles limitées de villages, seule la compétence, l’ingéniosité, la bonne volonté, l’engagement de l’instituteur (celui qui institue, fonde) plus que celui qui professe ( celui qui expose) prévaut a minima.

              Nous avons tous connu de ces maîtres (Ceux qui servent de modèles) qui, parfois sévères, parfois bon enfant, justes, accueillants, valorisants, avec lesquels on pouvait dire en début de cours « C’est difficile ! » et à la fin « Fastoche ! », de ces maîtres qui donnaient envie d’apprendre, poussaient à comprendre et connaissaient assez nos limites pour les pousser un peu plus loin…

Je ne parle pas des autres, adeptes du Bled ou autres livres d’exercices à outrance, ni des guitaristes, ni des sportifs dont le but essentiel est que la classe les  aime bien… Ni des amateurs de pouvoir… Ni des paumés, d’origine car égarés dans leur orientation, ou devenus paumés, parce qu’usés par la remise en question permanente de la conduite d’une classe, par des perturbations personnelles incompatibles avec l’attention à des enfants « qui ne font pas de cadeaux », de ces enseignants qui sombrent dans la dépression, l’alcoolisme, « l’abstraction » me disait l’un deux, puis l’absentéisme réel…

Restons avec ceux qui  ‘’tiennent le coup et veulent avant tout assumer, chaque jour leur engagement .Dommage pour les élèves des autres, bien sûr, mais
voilà ma première revendication.

              Que chaque enseignant soit bien sélectionné dès le départ, bien formé, psychologiquement, pédagogiquement et qu’il soit, vraiment, suivi, épaulé, tout au long de sa carrière.

               Mais, surtout, Pour les établissements qui, rarement spectaculaires, accomplissent au mieux leur métier, les conditions, hors des qualités individuelles, sont assez simples et étaient l’objet des différents conseils de l’Ecole, c’est ma deuxième revendication :

               Que, dans toutes les écoles, existe une équipe bien définie, structurée en cycles, liée avec le niveau préélémentaire, conservé dans sa  spécificité surtout, et avec la 6ème. Que la prise en compte de l’élève soit effective et connue de tous depuis son entrée dans l’établissement jusqu’à sa sortie… Que des liens concrets assurent la transition entre chaque niveau…

                  Que ce soit par un conseil coopératif, un conseil d’établissement le code de vie collectif, se doit d’être conçu, adapté, adoptée puis en œuvre par tous… 

                   Il est évident que le rôle d’animation, de synthèse, de suivi des orientations, des relations avec les partenaires  périscolaires doit être tenu par un responsable, le directeur (celui qui est attentif à l’application des décisions et des consignes) et pour l’harmonisation du secteur par  l’I.D.E.N.

                  Des enseignants bien formés et épaulés, une équipe cohérente, bien animée, un responsable compétent, il ne reste plus qu’à leur donner un cadre, des ressources générales et locales adaptées.

                  Locaux, fournitures, entretien, réalisation des projets de pédagogie différenciée, de moyens pour la mise en œuvre des projets d’éveil, de découverte de renforcement… sont beaucoup trop dépendants des ressources et de la bonne volonté locale…
                   Même la réforme du temps de l’enfant (a et périscolaire) en sera tributaire.

                  Les établissements qui veulent faire vivre leurs initiatives doivent quémander auprès de collectivités publiques, d’associations, d’entreprises, voire se transformer en marchands, organisateurs de loteries, de spectacles… avec des bonheurs très divers.

                     Nombreuse sont celles qui y ont renoncé, parfois en arguant que ces activités sont « hors temps de service, surtout le samedi matin !

Bien des écoles ont connu l’heureuse complémentarité, voire complicité entre équipes enseignantes et parents d’élèves pour non seulement les fêtes d’école
mais aussi des rencontres autour de thèmes d’éducation, puis de fêtes organisés par les parents d’élèves, puis plus rien… Pas partout !

             La mauvaise foi, autant que le pragmatisme a servi de justifications : pas de moyens pas d’initiatives, pas d’initiatives pas besoin de moyens…

               Des caisses coopératives scolaires riches ne sont pas rares, des achats pour « utiliser les fonds », non plus.

               Troisième revendication : Que l’Ecole soit réellement égalitaire. Non pas que l’on donne à chacun les mêmes ressources mais qu’en fonction de projets bien étudiés, répondant à des besoins de base ou complémentaires générateurs de réponses, d’améliorations pour l’instruction des enfants un organisme soit mis en places pour compenser les déficits locaux.Pour cela un projet d’école fidèle à sa définition initiale : un état des lieux sur la réalité de la population considérée, ses points positifs, ses difficultés, le catalogue des solutions possibles, de celles envisageables, de leur calendrier de suivi, de bilan… devrait conduire à l’attribution de moyens divers, matériel, humains, financiers… par l’Etat et/ou des tuteurs locaux…Nous en sommes loin.

                 Ces trois préalables bien établis, alors, alors seulement nous pourrions envisager des réformes circonstancielles : rythme, programmes, devoirs…etc. Réflexions nécessaires mais cautères sur jambes de bois, sans non pas la refondation de l’école mais sa reconstruction déjà, parfois même d’abord sa consolidation !

                  Car, et c’est là l’essentiel, il est des établissements qui fonctionnent vraiment pour le mieux apprendre et le mieux s’éduquer des enfants… Seulement, personne, pas plus les gouvernants que les syndicats, n’en font des exemples, personne, ne les pérennisent et assurent qu’un responsable disparu, une équipe désagrégée, ne fassent tomber dans l’oubli ces modes de vie scolaire…

                Dans notre pays, dans notre système éducatif, l’aléatoire reste de mise et la bonne volonté éphémère la généralité.

              J’aimerai que les enseignants qui réclament eux aussi «  Une refondation de l’Ecole «  soient sincères et qu’ils soient près à perdre de leur tranquillité pour relever leurs manches, réclamer, certes une reconnaissance et des moyens mais surtout d’abord prouver par leurs initiatives et leurs implication dans leur établissement qu’ils veulent avant tout la réussite de leurs élèves.

                J’aimerais, comme je l’ai lu sur un badge porté par des instits portugais, qu’ils donnent « une chance au futur rien qu’en accomplissant leur mission de professeurs »…

N’abandonnons-pas nos jeunes!

Classé dans : Liens — Alain @ 9:38

                   C’est une femme d’une soixantaine d’années bien sonnée, à la voix aussi moqueuse qu’énergique qui lui a succédé, amicalement ironique.

                   - Pour moi, dites Janine ! se présenta-t-elle. Bon courage aux hommes et femmes de bonne volonté ! Je souhaite que naisse un véritable Cahier de Propositions !

                 J’ai connu, pratiqué comme animatrice bénévole et enseignante pendant bien des années, les banlieues parisiennes. Aujourd’hui, retraitée, je suis intéressée et toujours intervenante lorsque l’occasion se présente, dans notre village, comme vous le savez. Moins spectaculaires que dans les cités car moins concentrés, nos ados ont les mêmes problèmes d’identité à construire, à prouver, d’existence à assumer que les enfants des villes. Les dérives sont possibles et émergent aussi : l’alcool, le vandalisme, la provocation, la drogue également et le mal-être toujours. C’est plus discret, plus renfermé pour certains. Cela s’exprime autant par les sous-entendus, les cris parfois que par les mutismes, beaucoup par messageries interposées.
                  Bien que sous-jacent, le malaise est bien réel. Il amplifie la crise ordinaire de l’adolescence…

              Dans le village, je découvre les réponses fournies. Elles sont familiales donc souvent insuffisantes face à une demande aussi personnelle que sociale :« Exister dans le regard de l’autre !». Elles sont surtout associatives. Pas évident dans les groupes culturels cadrés, même si le sport collectif fait exception par sa structure « Bande à confronter à une autre bande » et « Je m’épuise donc je suis !». La fanfare est un bon exutoire parfois et j’ai connu des garnements bien valorisés par la trompette et les défilés…
             Ici, la responsabilité de notre animal totémique les motive, les unit aussi.
             Pour notre petite commune, je veux surtout souligner le rôle important joué par les Maisons des Jeunes.
           J’éprouve beaucoup de bonheur, lorsque à l’occasion, je me trouve parmi ces ados.Leur respect du contrat implicite passé avec leur responsable, autant que leur liberté de paroles ne cessent de me surprendre, et pourtant j’en ai vu. A notre époque, alors que tout n’est qu’interdits, menaces pour eux, ils ont un espace pour rêver, un endroit où les tensions ne sont pas des rapports de force mais des confrontations ordinaires. Ils appartiennent volontairement à un groupe dans lequel confiance ne se subordonne pas à obéissance.Ce ne sont pas des B.A. qu’accomplissent ces jeunes quand ils s’engagent à rendre service mais des fiertés qu’ils additionnent, presque en catimini.Pourtant, oui, ils sont capables de belles âneries pour affirmer leur originalité, hors de leur foyer secondaire !

             Je parle au présent, ce n’est pas une erreur, car je suis, nous sommes presque des survivants, des résistants de l’animation. Je préfère ce terme à celui d’Encadrement devenu réalité officielle, mais si péjoratif ! En regard des manifestations de « l’âge bête », parfois violentes, parfois muettes, comment réagissons-nous, non pas nous familles, mais nous société ? Les réponses possibles n’ont pas évolué depuis 1965, mes premières implications responsables.

            Nos jeunes ont soif d’accueil, de compréhension, de respect, d’actes utiles et vrais, de la reconnaissance de tous, ados et adultes. C’est plus difficile aujourd’hui parce que l’avenir professionnel est incertain, parce que nombreuses sont les familles démissionnaires engluées dans leurs difficultés, déstabilisées.
             Même la bande, autrefois refuge des Blousons Noirs ou Dorés, n’est plus structurée, sauf dans les hiérarchies des dealers.
          Elle en est d’autant plus dangereuse, comme tout groupe informel démobilisé.
             La secte, la religion, l’engagement politique poussés à l’extrême attirent, accueillent les plus vulnérables souvent.
            Heureusement, demeurent, éternels, l’amitié et les premiers émois amoureux, toujours importants, toujours fragiles mais souvent propices aux projets constructifs.
               Encore faut-il avoir les moyens de les faire naître et de leur donner une chance de se réaliser.
              Je ne plaisantais qu’à peine, vous l’avez bien compris le truc pour y parvenir, c’est l’Ecole.

            C’est l’Ecole dans son environnement…. C’est l’Ecole centre de vie avec tous!

              

11 mai, 2013

La saga sans fin des on…

Classé dans : Liens — Alain @ 23:05

On est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

On m’a dit…  ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

On, le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, on m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs emplit ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

On se boucane à la fumée des feux de « peut-être » et de « il paraît que ».

Qui vit par le On périra par le On !

Du petit on qui conduit le prof au suicide jusqu’au on qui mène à
l’holocauste, on est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, on s’affirme
comme son véhicule implacable.

On n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, On, une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmé : ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

 

123456...16
 

parcelle 53 |
Éloge des Loges |
MAYACAT-ESOTERISME |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cérelles C'est Vous !
| Carbet-Bar
| roller-coaster x