et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

9 août, 2014

HEROS DE VACANCES!

Classé dans : actualité,Liens,vivre ensemble — Alain @ 15:19

    Vacances ! Drôle de mots qui signifient aussi vide .Quand c’est l’esprit que l’on vide après des journées d’activités denses, c’est un vide salutaire, quand il s’agit d’un vide imposé par la perte d’emploi, de santé, par une précarité quotidienne où sont les vacances ?

             Il ne s’agit plus d’épiloguer sur la longueur des congés (encore un drôle de mots selon qu’on prend ses congés ou qu’on le reçoit…)

            Je tire mon vieux chapeau à ceux qui se préoccupent d’organiser des temps de coupure pour tous ceux, de tous âges qui sont dans le vide quotidien d’une vie difficile… Qu’ils œuvrent autour du domicile ou ailleurs, bravo à ces anonymes, et à ces collectivités qui font que vacances redeviennent bouffées d’oxygène…

            Je crois que ces gens qui essaient de tirer les autres de leurs soucis l’espace d’une portion d’été sont les vrais héros des vacances!

29 avril, 2014

Héros de vacances!

Classé dans : Liens — Alain @ 18:12

Vacances ! Drôle de mots qui signifient aussi vide Quand c’est l’esprit que l’on vide après des journées d’activités denses, c’est un vide salutaire, quand il s’agit d’un vide imposé par la perte d’emploi, de santé, par une précarité quotidienne où sont les vacances ?

Il ne s’agit plus d’épiloguer sur la longueur des congés (encore un drôle de mots selon qu’on prend ses congés ou qu’on le reçoit…)

Je tire mon vieux chapeau à ceux qui se préoccupent d’organiser des temps de coupure pour tous ceux, de tous âges qui sont dans le vide quotidien d’une vie difficile… Qu’ils œuvrent autour du domicile ou ailleurs, bravo à ces anonymes, et à ces collectivités qui font que vacances redeviennent bouffées d’oxygène…

Je crois que ces gens qui essaient de tirer les autres de leurs soucis l’espace d’une portion d’été sont les vrais héros des vacances!

9 avril, 2014

la Cour de Babel

Classé dans : Liens — Alain @ 10:32

               Nous avons vu et débattu de « la Cour de Babel », ce mardi soir 7 avril…

               Déception ! Beaucoup de compréhension envers ces jeunes, leur colère, leur envie d’apprendre pour s’en tirer, pas forcément s’intégrer… envers leurs familles pris dans un tourbillon de difficultés… Beaucoup d’admiration pour les progrès réalisés… Mais peu sur le projet global de la classe et particulier de chaque élève… Comme si le feeling et l’adaptation au jour le jour, au circonstance par circonstance dominaient, c’est nécessaire mais pas l’essentiel ! Je suis certain qu’une méthode éducative et pédagogique existe mais pas évidente.

               J’ai connu, pendant 40 ans, ces enfants «  en difficulté », à mes débuts on disait « inadaptés » dans le melting-pot de mes classes spéciales, près des usines Renault de Boulogne (les enfants dans la journée), les adultes (le soir une fois par semaine) puis dans un grand ensemble toujours en région parisienne. Toujours en région parisienne, bien que directeur, j’ai souvent tenu des classes d’accueil, soit pour enfants du voyage, soit pour primo-arrivants non francophones…  

                 La compétence, l’implication totale de l’enseignant responsable de ces classes souvent ouvertes est primordiale, leur réussite en dépend, leur ratés aussi hélas. Mais, jamais, son travail n’aurait obtenu de résultats positifs (langage, intégration et départ vers une suite d’étude ou d’apprentissage), sans la collaboration de tous les enseignants de l’équipe, et la compréhension active des familles de l’école… Cette communauté, les autres professeurs notamment, est évoquée mais pas impliquée, c’est dommage…

               Nous avons vu un film de flashes, de coups de poings d’enfants qui se débattent, de solidarité et de conflits… Un film aux scènes attendrissantes comme le sont les espoirs des parents et celles des ruptures quand les relations fortes enseignants-élèves se terminent, mais c’est tout.

               Je pense à tous ces enseignants, toutes ces écoles qui agissent au quotidien pour accueillir, aider, motiver et donner des outils à tous les enfants en difficulté de tous ordres dans des classes ordinaires parfois (ça veut dire hététrogènes seulement) et surtout, surtout, au départ en maternelle…  Peu d’éclairage sur les méthodes utilisées, peu sur le travail accompli. C’est vrai que c’est plus spectaculaire au collège, parce que les échecs, le vécu chaotique a trop marqué ces jeunes pour ne pas les rendre méfiants. La confiance est à rétablir, c’est fait dans cette classe mais il faut construire dessus, ça c’est un autre document sans doute…

               Si ce film doit attirer l’attention sur ceux qui mènent ce combat permanent… bravo, mais quand comprendra-t-on que l’Ecole, c’est d’abord un ensemble d’établissements de tous niveaux, tous profils, tous objectifs spécifiques qui, avant tous aménagements ont besoin d’être consolidés, adaptés, organisés en des équipes cohérentes autour de projets réalistes. Ça existe, mais reste le fait des bonnes volontés plus que d’une Volonté d’Education Nationale… L’école est toujours une loterie où la chance des élèves reste trop souvent un hasard.

5 avril, 2014

L’année de l’engagement… ÊTRE BENEVOLE…

Classé dans : Liens,vivre ensemble — Alain @ 13:22

Question récemment posée : pour toi, c’est quoi être bénévole ?

J’ai répondu…

                     Etre bénévole, c’est une façon de vivre, d’être en soi, et une façon de vivre, d’être dans l’humanité, concept plus large, plus flou que celui de société et par cela même, plus ouvert en opportunités pour tenir compte des autres.

                    Plus que la force de vie, s’ancre l’Espoir, celui de la boîte de Pandore, celui du bûcheron implorant la venue de la mort et trouvant des prétextes, des travaux inachevés, pour la repousser lorsqu’elle répond à ses appels. Aspirer au repos ultime même, en des circonstances d’intense lassitude, de souffrance, n’est-ce pas espérer en cette porte, non pas de sortie mais de secours ?

                     Comment faire preuve d’élan, d’engagement vers les autres si on ne possède pas cet espoir ?

                   J’ai eu la chance, de côtoyer, de faire, avec d’autres bénévoles… Ensemble, nous avons rêvé, réfléchi, tenté, espéré, désespéré, réussi, abandonné, aimé, détesté… Nous avons souvent été des « Auvergnats » à la Brassens, moqués, exploités par les « Croquants » du même poète. Nous avons ri et pleuré aussi. Nous avons éprouvé beaucoup, beaucoup d’émotions, de la rage au bonheur. Ce bonheur d’avoir rendu d’autres heureux, d’avoir tiré hors de l’eau la tête de quelques uns qui se noyaient…  Ce sentiment de réconfort final est le plus difficile à éprouver car il nous laisse vacants en fin d’action, donc vulnérables à l’émotivité, alors que la colère et la rage, donne de l’énergie, celle du désespoir.

                Le plus souvent, le bénévolat est assimilé, avec condescendance, à amateurisme et gratuité du geste. C’est vrai et faux !

                  Vrai, parce qu’être amateur, c’est aimer et que le cœur a des élans que ne soutient pas toujours la raison, mais faux parce que, pour donner corps à ces élans, pour faire, souvent, les amateurs deviennent de vrais spécialistes de l’objet de leurs passions et se donnent les moyens de comprendre et d’agir.

               Vrai, quant à la gratuité du geste, parce que l’acteur de la belle volonté, n’attend ni bénéfice matériel ni honneurs, ni reconnaissance, en principe, mais ça, c’est autre chose car donner sans que soit apprécié, donner son prix humain, à l’action, ce n’est pas la renier certes, mais c’est un partage raté. Même si ce ne sont pas les bénéficiaires de l’aide apportée qui en témoignent, il est chaud de pouvoir trouver chez ceux qui ont vu, suivi et constaté la réalisation, le reflet de l’effort, de l’implication  fournis. Le bénévole n’est pas un robot ; il éprouve des émotions et leur partage est important… Un mot, un sourire, une tape… valent plus que toutes les médailles, lorsqu’ils sont prodigués au bon moment…

                  Faux car lier bénévolat à la seule absence de rémunération est une aberration !

               Chaque jour, chaque heure, des hommes de femmes, de tous âges, de toutes conditions, accomplissent pendant leur temps de travail ou en complément, des actions généreuses conséquentes.

                L’accueil, l’accompagnement, la démarche, le suivi hors temps professionnel, la politesse même, le respect, sont des élans de bonne volonté qui font que celui qui les reçoit, retrouve espoir et confiance… Mieux, il trouve une réponse à son problème, un regain d’énergie pour se remobiliser….

                   Pas d’exclusive pour ces métiers, tous, tous, peuvent être l’occasion de ces plus qui lient les individus.

                     Autour de mon école de la banlieue parisienne, il existait, il existe toujours, un groupe, une amicale de presque deux cents personnes, parents ou non, qui se mobilisent pour améliorer les relations, animer nos festivités, donner des ressources à nos projets… et, plusieurs fois agir pour secourir des familles en détresse…

                Aujourd’hui, j’appartiens, dans un petit village, à une association, la Joie de Lire, dont les membres croient que transmettre par l’écrit est un lien social indispensable. Elle s’est vu confier la gestion d’une bibliothèque, modeste mais active… Nous avons des contacts réguliers très chaleureux et constructifs avec nos lecteurs eux, tant pour discuter livres qu’aider à des enquêtes, des devoirs, pour les écouter, apprendre autant d’eux qu’ils apprennent de nous… Nous contons avec bonheur et régularité aux bébés-lecteurs, aux enfants des écoles, nous animons quelques expositions, organisons des veillées… Nous avons fêté l’anniversaire de ses 30 années d’existence ; notre bibliothèque a ponctué bien des événements et même  donné naissance à un animal totémique…

               Je ne sais si nous apportons plus, moins, que les intervenants employés en collectivités territoriales, différemment sans doute parce que nous avons des permanences tournantes, des spécialisations selon nos choix et les compétences de chaque membre de notre groupe, parce que nous avons besoin de confrontation de tous les points de vue avant de prendre des orientations… Peut-être que nos liens avec les gens du village, avec ceux dont nous partageons les activités dans d’autres activités, nous permettent-ils des contacts privilégiés… Nous savons la fragilité du bénévolat en général, son usure aussi. Pour l’instant, nous regardons le bilan de nos fréquentations et les témoignages de satisfaction de nos lecteurs et avons le sourire.

                   J’ai la chance de vivre mon bénévolat avec des personnes largement impliquées dans d’autres  actions, association locales ou nationales.

                  J’ai la chance de vivre mon bénévolat dans un village dont le tissu associatif est réel, dont, dans l’ensemble, les responsables, «tiennent le coup », parfois difficilement. Pourtant, je regrette la disparition de certains mouvements faute de relève…

                 J’ai la chance de trouver dans ma famille, mes amis, de véritables acteurs du bénévolat tel que ces lignes vous l’ont présenté.

   J’ai la chance de connaître des élus véritablement imprégné de leur engagement au service des autres, c’est sans doute celui qui est le plus difficile et fait avec foi, lucidité et compétence le plus utile.

                   Cette communauté d’engagement, d’esprit et d’actes, oserai-je dire cette communion, est une richesse dont je suis fier.

                    Je sais que nombre de bénévoles se mettent à la disposition d’œuvres où les « consommateurs » sont plus nombreux que les acteurs. Mais, aider à ce que chacun se sentent bien, mieux parfois, n’est-ce pas aussi favoriser la convivialité, base de relations apaisées ?

                  Je comprends la réticence à cet engagement. Parfois, lorsqu’un parent me disait : « Je renonce à mon appartenance à un mouvement altruiste, parce ce que cela prends (vole) du temps à ma famille… », ma réponse était, le plus souvent car il faut bien s’adapter aux cas :

            « Si vous êtes convaincu de votre utilité dans ce mouvement, si vous y trouvez votre épanouissement, si vous en êtes fier, alors faites le partager aux vôtres. Pas en les impliquant, ça c’est leur choix, mais en vous expliquant, en partageant vos émotions, la chaleur ressentie dan vos réussites et l’inquiétude dans vos ratés… 

             Je n’ai jamais rencontré un enfant qui ne soit fier, au fond, de savoir ses parents appréciés et utiles, dans leur travail comme dans leurs engagements. Tout est une question de dosage, c’est difficile, pas de renoncement !»

            Etre bénévole, ce n’est ni se résigner à abandonner ce qui nous fait plaisir, ni se sentir dévalorisé en regard de ceux qui accordent la priorité à leur réussite sonnante et trébuchante, en écus comme en grelots notoires

             Etre bénévole, c’est servir avant de se servir, comme une simple politesse de tour de table.

             Et puis, finalement, devant son miroir, jusqu’au dernier clin d’œil, pouvoir se dire «  Tu as bien vécu ! Malgré, tes erreurs, tes fautes même, tes attentions pour les autres ont fait de toi un individu qui a, un peu aidé, à ton échelle, à huiler le cheminement de l’humanité. »

            Mon prof de philo, la philo est éternelle, nous avait fait disserter sur l’ontogénèse reproduisant la phylogénèse, j’aime mieux penser que l’histoire d’un être humain laisse une empreinte sur celle de l’humanité, si possible, une trace positive et constructive… même par simple bonne volonté !

            Etre bénévole ce n’est pas rendre notre société viable, mais vivable !

29 mars, 2014

organiser chaque établissement, d’abord!

Classé dans : Liens — Alain @ 19:31

Mettre en place, à chaque niveau d’acquisitions, du plus élémentaire au plus haut, pour chaque élève, des aides nécessaires afin qu’il aille aussi loin dans ses acquisitions que lui permettent ses possibilités, en compensant au mieux ses handicaps…          

             « Structures essentielles ! primordiales ! vitales ! »   : Conseil d’établissement, conseil de cycle, équipes pédagogiques, équipes éducatives, conseils coopératifs, groupes de projets… 

           De quoi décourager un candidat à l’enseignement ! 

            – Elles constituent un tissu scolaire, véritable garant de l’accueil de l’enfant, de son suivi !              

                              Importance des harmonisations décidées dans et entre les cycles..             

                – La clarté pour tous, des projets spécifiques par classe, par regroupements divers, à moyen ou court terme, est nécessaire. L’engagement dans un projet d’activité a valeur d’accord et lie ses acteurs afin qu’il devienne une réalité où chacun trouve sa place.. 

          Les modalités de vie éducative adoptées par le Conseil des maîtres doivent se relire aisément, surtout si, tout en respectant l’esprit global de fonctionnement de l’établissement, chaque enseignant imprime ses « trucs », son originalité, ses richesses personnelles à sa classe.              

   …Les orientations, les contrats passés avec tous les intervenants concernés, la famille et l’enfant, établissent un protocole de prise en charge pour le meilleur suivi de chaque élève nécessitant un enseignement particularisé. C’est autant une reconnaissance de l’utilité du rôle qu’un outil de solidarité autour de l’enfant concerné. 

            Le règlement de convivialité est un document important auquel se réfèrent les adultes et les enfants de l’établissement. Il rappelle les règles de vie en commun et justifie les avertissements ou les sanctions éventuelles…      

        L’acte le plus important est le Projet de l’Ecole, sa Bible, puisqu’il intègre son esprit de fonctionnement, adapte ses progressions aux réalités de son secteur et définit les actions optimales pour atteindre les objectifs que lui attribue l’Education Nationale.  

          Sa rédaction par tous les enseignants, ses ambitions, autant que son pragmatisme, sont garantis par sa présentat-ion en Conseil d’Ecole à tous les acteurs significatifs de la vie de l’Etablissement. Ils en font une référence pour toute sa durée officiellement définie. Etat des lieux de l’école, de sa population, de ses ressources, de son organisation et de ses réponses pour remplir sa mission, ce document est un guide qui n’exclut surtout pas son évolution, son adaptation selon les circonstances….  

 

 

19 octobre, 2013

Auvergnat ou croquant?

Classé dans : Liens — Alain @ 16:47

Le hasard a voulu que je sois présente lorsque l’un de ces requins prêts à prendre notre train en marche…

Il a traversé notre petit groupe avec de grands sourires et une chaleureuse curiosité pour notre occupation. Il n’était pas un inconnu pour nous et les écrans, parfois, cadraient sa faconde.

Les éclats de voix nous ont attirés et notre collègue, d’un signe, nous a invités à venir les rejoindre.

- Je ne vous présente pas mon… ami ! Il est volontaire pour nous représenter auprès de l’Assemblée Nationale. Il estime que nos relations personnelles, amicales, dit-il, devrait, lui le parrain de mon fils, m’incliner à vous proposer avec conviction sa candidature.

Je suis heureux de pouvoir vous rendre témoin de ma réponse…

Nous nous attendions à un plaidoyer amiable en faveur d’une personne aussi spontanément empressée.

Ce fut une leçon d’amitié un peu spéciale que nous servit ce délégué pharmacien lyonnais :

- …Tu veux savoir pourquoi je ne te recommanderai pas à mes partenaires… Pourquoi pas ?

Tu es un ami, mais un ami universel et tu en fais une carte de visite. Pour moi, tu ignores ce qu’est l’amitié.

Depuis que je te connais, tu sais être aimable, familier, copain… J’ai compris, peu à peu. Cela ne se vérifie, je crois que c’est malgré toi, que dans la mesure où cet
investissement humain rapporte ou peut rapporter des services, de la notoriété, un avancement, du pouvoir, une cour, de l’argent bien sûr mais pas exclusivement.

Tout poisson pris dans le filet de ta bonhomie est jaugé en fonction de son potentiel d’intérêt. Il est rejeté, écarté dès qu’une autre prise devient plus rentable ou dès que « l’ami » devient trop perspicace, trop difficile à contrôler. On ne peut miser sur la gratuité de tes actes. Il faut même s’en méfier car, ta connaissance
des individus, te permet de te défiler de l’amitié comme des responsabilités dès qu’elles deviennent encombrantes voire risquées. Je suis persuadé que malheur à celui, ceux qui auraient approché de trop près ta réalité. Poulpe d’eau peu claire, tu sais les noircir d’une encre insidieuse…

Tu voulais savoir pourquoi, toi, le politique adroit, l’ami de tous, le copain des fêtes, des cérémonies, nous ne souhaitons pas t’accueillir parmi nos gens de bonne volonté ? Eh bien tu le sais maintenant.

L’Enfant, pas ton enfant, celui de notre responsabilité collective, ne sera jamais pour toi une finalité ! Pour qu’il t’intéresse, il faudrait qu’il soit éducable afin
qu’adulte, majeur, il puisse au moins voter et, peut-être, devenir un « ami de rapport ».

Son interlocuteur nous regardait, comme pour nous prendre à témoin du délire imprévu de notre Sage.

Sonore, le timbre de notre collègue ne s’était jamais emballé et, c’est vrai, il semblait parfaitement apaisé.

         Le pharmacien a terminé alors que, crispé mais toujours souriant, s’éloignait son ex-ami :

        – Ceci m’a fait du bien. Je perds un « ami », mais ma conception de l‘Amitié gagne en pureté, en vérité, en intensité. A toi, à tous tes semblables, je confirme ; « Bon appétit ô ministres intègres ! ». Aux voraces du « bouffer pour exister » je préfère les coups de main des « petits, des sans grades… » riches de l’altruisme de ceux qui servent, pas qui se servent.

Depuis que Manu a impulsé notre Mouvement, j’ai rencontré bien de ces gens pour lesquels l’Amitié n’attend rien pour eux, sinon le sourire de ceux que l’on a aidé et surtout la victoire effective après avoir combattu pour qu’un peu plus d’humanité soit distribué.

Ces gens sont multiples, anonymes, célèbres, employés du public, du privé, artistes, élus politiques, rentiers, bas et hauts fonctionnaires, modestes auxiliaires et
grands patrons…

L’amitié et l’intelligence du cœur n’ont pas besoin d’être encartées pour être. Attention bien des croquants se cachent sous des costumes d’Auvergnats.

17 octobre, 2013

Ecole -police et expulsion

Classé dans : Liens — Alain @ 11:10

Extrait de mon livre  » …et l’école trenaîtra de mes cendres! » 2008

 

                     C’est ainsi que je me suis retrouvé prof. J’ai aimé mon nouveau boulot, beaucoup ! Ce n’a pas été facile !

                    Les mômes m’ont testé, vachement parfois. J’ai riposté, durement.

                     Nous avons appris à nous respecter. Quand ils avaient besoin, j’étais là. Quand je me trompais, ils rectifiaient.

                  Je ne posais pas de question, mais j’avais des oreilles, des antennes : histoires de filles, de fric, de famille,
d’embrouilles… flottaient dans les allusions. J’attendais l’ouverture pour écouter, conseiller, modérer, calmer, arbit-rer parfois…

                  Surtout, fidèle à moi-même, je reconstituais dans la classe, dans mon atelier, ma bulle, pour moi et pour eux.

              Tous les éducateurs vous le diront, dans la rue, dans les foyers, à l’école, il faut du temps, de la patience et l’envie de recevoir autant que de donner.

               Un jour, tout a craqué…

             Des policiers ont débarqué avec leurs chiens dans mon atelier pour fouiller les élèves, les casiers.

             C’était devenu banal depuis deux ans dans les collèges. Aussi banal que d’avoir des grands frères en camp de rééducation ou des élèves avec un bracelet à la cheville.

              Aussi banal que les vains portiques de la grille d’entrée…

               Aussi banal que les yeux des caméras, dans les couloirs, les rues…

              Pour moi, c’était insupportable ; je n’ai pas supporté!

             J’ai exigé le départ des agents, tiré le collier d’un chien, me suis fait mordre…

             Je ne me contenais plus, criais, pleurais, injuriais… Aucun appel au calme ne pouvait m’atteindre.

            Ma honte d’être un adulte impuissant, l’humiliation de mes garçons m’ont projeté hors de moi. Ils m’ont maîtrisé,
menotté solidement, brutalement et ce qui couvait, a éclaté.

              Chaque élève s’était chargé d’outils, de boulons et se préparait à les projeter sur les policiers.

              Les véhicules, les armoires, les établis ont formé autant de barricades.

               Le commandant allait faire appel à des renforts…

             Déjà des bouteilles s’emplissaient d’essence…

               Je me suis sentis devenir froid, glacé. J’ai exigé qu’on me lâche ; le commandant a accepté.

             Je suis allé vers le fond du garage et me suis planté, toujours menotté, devant mes ados. En gros, je leur ai dit :

              – C’est de ma faute ! Vous n’avez fait que me défendre alors que je n’avais pas su me maîtriser. Je vous ai conduits à la violence alors que c’est elle que je refusais avec cette fouille. Vous devez m’excuser et vous montrer plus
raisonnables que votre prof. Vous allez poser tout ça et sortir tranquillement avec Monsieur le Directeur. Il ne vous sera rien reproché. N’est-ce pas Commandant ? Pas de problème pour moi les garçons !
                 Le Commandant tiendra parole et moi je reviendrai. Allez, c’est fini maintenant, tous, on a assez déconné ! 

                 Le silence s’est installé, énorme après les hurlements, les coups.

               L’officier et moi nous sommes fixés longtemps, durement.

                 – D’accord, mais vous, vous nous suivez ! 

               Les apprentis se sont regardés, m’ont regardé, moi leur prof, les mains serrées sur leurs projectiles.

                Ce que j’avais, encore, sur le cœur, une coïncidence, c’était une scène terrible.

            En partant courir, comme cela m’arrivait souvent, tôt le matin, j’étais passé près d’un camp de Roms, un de ces camps sauvages qui tournent dans la région. Un cordon de C.R.S. l’entourait.

              Sans bruit, des hommes, des femmes, des enfants sortaient des caravanes, les yeux au sol.

            Le silence, la froideur et l’humiliation ressentie m’ont fait suffoquer. Mon empathie était totale !

            Dans la grisaille du petit matin, tout avait l’air fantomatique.

             Moi qui avais connu l’armée et les missions dans des villages africains…

             Moi qui avais connu les squats aussi et leur inquiétude latente, je ressentais très fort cette mortification muette !

Je n’ai rien dit.

          J’ai enregistré vite, profondément et j’ai couru plus vite, plus lourdement.

             Pourtant, j’en avais connu de ces villages cernés, fouillés, brutalisés. Alors, je faisais partie des « forces de
l’ordre »…

            Ma carapace devait s’être craquelée depuis, sans doute.

             Pourtant, en retrouvant une existence régulière, je pensais avoir oublié et ne vivre qu’au présent.

            Le respect de mes élèves, notre respect mutuel me suffisait pour remplir ma vie.

             Le camp expulsé, c’était le mercredi matin.
            Le lundi, mon atelier recevait chiens et policiers…

1 octobre, 2013

Chances pour l’élève…

Classé dans : Liens — Alain @ 12:44

                  Permettez-moi de dire, (redire), que l’école n’est une chance pour l’enfant qu’avec une base simple, mais hélas jamais instituée officiellement : une équipe solide, bien formée non seulement sur le plan des connaissances individuelles de chaque enseignant, mais sur et pour la cohérence du travail collectif.

               Un enfant suivi depuis son entrée dans le système selon ses acquis, ses possibilités et son rythme d’apprentissage, selon un projet adapté et mis en œuvre par tous et non classe par classe est la solution, tant pour les précocités que les retards… Oui, il faut prendre exemple sur ce qui marche, souvent des écoles avec des initiatives particularisées, jamais assurées de leur pérennité… une pédagogie individualisée, autant qu’un suivi qu’une cohérence par tous est possible…                                   

                  Malheureusement,ce n’est pas la règle : les réformes de méthodes comme de fond (rythmes – règles de vie … ne prendront que sur des équipes solides et bien dirigées…) le reste n’est qu’une loterie avec laquelle, année par année, l’enfant tombe ou non, dans « une bonne classe » avec tous les paramètres évoqués « bon maître » «  bon niveau général » «  pas de cas qui alourdissent » etc…

               Pourquoi est-il si difficile de généraliser cette formation et cet accueil dans notre pays ?

A lire « …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! »

30 septembre, 2013

Une Ecole rythmée,

Classé dans : Liens — Alain @ 9:11

Une Ecole rythmée,
c’est parti, au moins dans notre village !

               Ce ne fut pas une gestation aisée !  Le scepticisme était grand, dont le mien… Heureusement, il était plus motivé par la méconnaissance des bases de la réforme, par des oppositions politiques et des considérations d’organisation familiale que par de véritables arguments fondés sur la réflexion documentée…

               Parmi tous les échanges, non seulement autour de la réforme Peillon, mais pour toutes les études et les demandes très anciennes tout est possible…. Un postulat unit quand même ceux qui sont préoccupés de la situation : il faut sincèrement
trouver le rythme que nous adultes responsables voulons pour l’enfant ; pour son mieux être, son mieux se développer et son meilleur devenir.

               Toutes considérations sur le malaise social, la « dureté des temps » sont importantes mais ne doivent pas repousser encore notre priorité, donner aux enfants des outils solides pour devenir des hommes et des femmes autonomes et citoyens
à la fois. 

               Quant aux forme que doit prendre la poursuite de ce but, là est la source des divergences, toutes recevables et discutables et pourquoi pas harmonisables…. ?

               Peut-être aurait-il fallu plus de pédagogie préalable, le peut-être est un hommage à toutes les études, les expériences qui ont été menées depuis fort longtemps, mais pas assez analysées, pas assez vulgarisées.

                Il y a eu l’an passé, beaucoup d’explications, de rencontres, d’écrits, locaux et nationaux, discrets ou médiatisés mais plus soumis à rumeurs qu’à de véritables débats. Les a priori inévitables de chaque groupe, de chaque particulier influent, pour ou contre, ont pris le pas sur de  véritables  débats ouverts à tous.

               Peut-être était-ce une précaution nécessaire pour éviter une énième fois qu’une volonté de réforme se dilue dans les contradictions, les particularismes et sombre dans la corbeille des bonnes intentions archivées…

               Pourtant, je continue à estimer qu’une nouvelle opération de consultation nationale soigneusement organisée, qu’une étude de l’adaptation du projet global menée chaque commune, voire chaque circonscription, aurait été le meilleur préalable pour la mise en place nationale en 2014.             

             Des établissements, parfois même des villes entières, ont mis en place leurs rythmes scolaires et périscolaires adaptés à l‘enfant… J’ai eu la chance d’y
participer. Ce sont ces institutions, qui ne sont plus des essais, qu’il aurait fallu mettre en évidence, avant de lancer la réflexion générale puis la mise en place ! C’est
ce que je regrette le plus : cette précipitation !

               J’ai plusieurs fois participé à des projets, l’avant-dernier était sous l’égide de M.Chatel, mais à chaque fois, il est resté en pointillé sauf pour les ukases
décidant des dates de vacances, des zones, de la suppression du samedi après–midi, du passage au mercredi, de la suppression du samedi matin etc…

               Même les consultations réflexions pourtant mouvement formidables n’ont accouché que de souris bien timides !

               Mais puisque, j’insiste, enfin, une chance de voir transformer des demandes, des études, des constats… en réalisation, faisons avec et même, faisons tout le possible pour qu’elle donne les plus beaux fruits !

                  Pour notre cas : 

               La base du choix de mise en place dès la rentrée 2013 repose sur ces critères essentiels :

-       L’adhésion de l’ensemble des équipes enseignantes (en dépit des critiques parfois venues de collègues « Ils veulent changer pour moins travailler ! », (ce qui est une absurdité au regard de la simple comptabilité horaire et au regard des engagements, des investissements pris. Autre critique «il y a bien d’autre chose à améliorer avant le temps de l’enfant : programmes – effectifs – soutien – formation, etc… ». Vrai mais ne pas tout faire, doit-il conduire conduit-il à ne rien faire ? Commencer par ce qui fait polémique presque depuis Jules FERRY « LE TEMPS DE L’ENFANT», si souvent mis sur la table, mais avec l’adulte comme priorité souvent : temps du travail agricole – adaptation aux vacances hôtelières – aux horaires des familles…  rarement aux alarmes de chrono biologistes.

 -     L’adhésion des parents d’élèves élus, ce qui n’est pas simple lorsqu’ils doivent se heurter aux familles qui ne veulent pas de changement dans leur
organisation d’horaire de la journée, de distribution de leur semaine.

  – L’appui des associations capables d’adapter leurs horaires, fournir des animateurs spécifiques – L’apport des personnels municipaux consacrés à l’enfance, leur propositions, leur implication selon leur spécialité.

 - La volonté du Maire et de son adjointe à la jeunesse de suivre ce courant ouvert par les Conseil d’Ecole s’est confortée par leur compréhension des besoins de ce changement, par un vécu professionnel d’aménagement scolaire réussi et la perspective de mettre en place ce projet  afin de l’organiser, en étudier les réussites et les échecs, faire des bilans avec tous les partenaires et apporter les amendements nécessaires afin que la municipalité suivante puisse bénéficier d’une expérience en cours.

              Le temps de l’enfant repose sur le constat de fatigabilité, sur les résultats décevants de notre système éducatif, même s’ils ne sont pas seulement imputables à ce seul rythme trop lourd.

         Les réponses à ce constat sont :

1       – des conditions d’enseignement optimales. Des enseignants formés à l’alternance des moments de pics et de repos – des effectifs assez contenus pour que l’attention individualisée s’exerce en une pédagogie différenciée en toutes disciplines –

2 – un découpage de la journée qui permette un accueil souple capable de rompre avec la grande diversité des vécus préscolaires du petit matin. – En ce sens, l’ancien récit moral, avec son écoute, ses questions et sa ligne d’écriture, était un bon prologue (de nombreux enseignants d’aujourd’hui savent concevoir cette entrée en classe, mobilisatrice et apaisante)

          – Une alternance des acquis puis de repos de l’attention est nécessaire mais difficile. Souvent des élèves motivés par une leçon notamment d’éveil, mais aussi de vocabulaire, de création de textes, de problèmes astucieux… ont du mal à quitter, même pour la récré… Bravo pour le prof mais bravo aussi à lui qui sait dire : « La suite à demain, pause maintenant. ». Fatigue n’est pas toujours contrainte, n’est-ce pas ?

- En ce qui concerne la répartition des apprentissages le souhait des tiers temps, ménageant arts plastiques, sports… en fin de journée n’est pas judicieux… Aïe, je crache dans la soupe des activités périscolaires après la classe…

                     Je n’ai jamais fait la distinction FONDAMENTAUX et DISCIPLINES D’EVEIL, même avec mes élèves en difficulté, qui avaient besoin plus que d’autres d’établir des bases minimales en lecture, écriture et calcul.
                 La leçon de gym, de dessin, de musique, de sciences, d’histoire de géo etc… sont aussi constructives, gourmandes d’attention, d’intelligence que les autres
apprentissages. J’ai plus souffert en atelier et en musique qu’en math et grammaire, mais justement j’y ai plus exercé ma concentration et ma réflexion.

                 Avec mes élèves, après l’accueil, parfois météo, parfois notre journal, parfois une lecture suivie… alternaient étude de français, chant, math, sport, hist/géo/sciences, refrançais ou remath puis atterrissage en douceur avec une nouvelle lecture/récitation etc… Pas toujours dans l’ordre

                    D’ailleurs toute l’école était soumise à ces mixages car espaces (terrain – stade – piscine – cours – bibliothèque – arts plastiques- etc… n’étaient pas libres en même temps et surtout pas tous en fin de journée.

                   Enfin, et je me réjouis de l’avoir connu, l’adhésion, donc la compréhension de la communauté scolaire est indispensable : d’abord celles d’une équipe enseignante solidaire autour de son projet – attentive à tous les enfants de l’école – soucieuse des objectifs programmés pour chaque niveau mais en grande connaissance du niveau réel des enfants – en symbiose avec les méthodes propres à chacun, non pour les calquer, mais pour en
tenir compte. Les conseils de cycle et de maîtres, bien gérés, devraient garantir cette force initiale de l’école

                     La compréhension et l’adhésion des familles bien renseignée par les réunions les informations successives et l’écoute rencontrée… Cela peut
aller jusqu’à certaine participations sans confusion entre le vécu familial, forcément personnel et le microcosme scolaire collectif et social. Cette force
des familles adhérentes est importante lorsqu’arrivent des nouveaux, lorsqu’un litige surgit, elle aide à le discuter et aide souvent à le résoudre.

                - Toute la collectivité qui accompagne le groupe scolaire peut être sollicitée, celle de droit les tuteurs officiel selon les établissements, les œuvres liées à l’école, OCCE- PUPILLES – CAISSE DES ECOLES… capables d’aider à l’élaboration de projets par leurs expériences. Les partenaires locaux commerçants – professionnels divers – associations…. Tous sont des recours non négligeables.         
                 Le secteur scolaire n’est pas une entité mais une réalité, celle de l’enfant et son temps, son éducation s’exercent dans cet environnement. Que de romans en font leur domaine de prédilection !

                    -Mon vécu : – mon enfance, mon adolescence campagnarde, littorale et citadine, – ma formation d’instit (notamment avec Pierre PARLEBAS. Mon
prof de gym devenu un incontournable de la formation ensuite, combien je lui dois de ma compréhension de la classe et de son rythme !) ,

                    - ma formation spécialisée enfance inadaptée (c’était de terme alors) notamment avec un sociologue jazzy adepte avec ses copains DUTRONC
LANZMANN de la vie épicurienne donc de l’attention à l’harmonie de ses enchaînements.

                   – Mes stages de moniteurs, animateurs, directeur avec UFCV , CEMEA…, avec eux, j’ai appris le poids des ruptures de la journée non seulement dans le temps mais aussi dans l’espace et avec les responsables multiples (parents, nounous, garderie, enseignants, intervenants, soutiens, étude garderie, nounous, parents, ouf)

                  – Avec mes petits de colo, centres de loisirs, MJC

                 – avec mes élèves surtout, tous dans leur grande diversité

               -  et maintenant avec mes jeunes lecteurs…

               – avec mes lectures bien sûr mais aussi auprès de tous mes collègues, tous ces éducateurs qui m’ont fait partager leur enthousiasme, leurs
connaissances et leur savoir faire.

               J’ai connu le découpage allemand, le découpage italien portugais et les enfants laissés à eux-mêmes hors classe et même à des employeurs au Portugal par exemple.

                 N’allaient, pour l’Allemagne, aux accueils complémentaires que les volontaires !

              J’aurai souhaité qu’en France tous les enfants bénéficient obligatoirement de ces moments d’initiation.

                   Aujourd’hui, alors que je constate le bon départ dans notre commune, je regrette que tous les enfants pour des raisons qui m’échappent ne
puissent s’initier au théâtre à la peinture – à l’anglais joué – au jardinage – au tambourin – à la fabrication de jouets – au poney – au judo – au foot… déjà
le roulement sur l’année pour les inscrits laissent des déçus mais rien ne les empêchera d’approfondir avec les associations du village, au moins, ils auront
pu découvrir 

                        Donc, Monsieur le Ministre, je partage vos intentions mais je doute de votre méthode  et crains pour la viabilité du projet… Je réclame du temps, de la pédagogie, de la concertation, de l’adhésion et des enfants plus précisément  objets de cette réforme… mais je sais aussi qu’il faut agir, enfin, en dépit des manques… Alors je suis acteur, même si la pièce est mal écrite, le thème est bon.  

 

16 septembre, 2013

Notre petite bibliothèque,

Classé dans : Liens — Alain @ 21:38

                    Une bibliothèque, c’est comme un éclairage public.. Pas vitale, mais bien utile… Comme pour les lampadaires, il est des bibliothèques de belle stature et de forte intensité, il en est d’autres plus modestes… Dans un quartier, un village, c’est souvent une lumière qu’il est bon d’entretenir.
Nous y collectons de l’intelligence en lignes pour la tenir à la disposition de tous. Mieux, nous y  rassemblons des témoignages de cette intelligence passée et contemporaine, si possible, capable de satisfaire des goûts divers et de susciter des curiosités…
                  Cela ne veut pas dire que nous y détenons des trésors de sagesse : l’intelligence des auteurs, comme celle des personnes qu’ils font revivre ou qu’ils créent, peut être façonnée de  qualités humaines bien diverses : de la générosité à la mesquinerie, de la bonté à la méchanceté, de la naïveté à la lucidité, de la simplicité d’esprit au génie… toute la palette de la psychologie et de la sociologie étale ses teintes, ses nuances et ses mixages… dans nos rayons.

              Choisir, bénévolement ou professionnellement d’appartenir à l’espèce des « passeurs d’histoires, de savoirs » pour plagier Vincenot, c’est un bel engagement.
Comme tous les engagements, il a ses intensités et ses faiblesses ; appartenir à un groupe qui partage cette croyance dans l’écrit et tous ses avatars imagés, sonores… permet de modérer ensemble les trop-pleins d’enthousiasme et de trouver le réconfort nécessaire parfois…
                             Notre richesse, c’est aussi celle de la convivialité active au service des autres, pour la bibliothèque, au service du public, connu et potentiel…
                      Bénévoles, nous avons aussi nos engagements et le souci de les respecter le temps de notre adhésion.
                Mais, nous avons le choix de la forme et de l’intensité que nous voulons donner à cet engagement : des impératifs de disponibilité, de goûts, d’aptitudes aussi, rendent obligatoires la diversité de cet engagement, et c’est ce qui en assure sa richesse générale.
                   La seule nécessité est le respect ! Respect de la finalité globale de l’association qui nous réunit. Respect de la forme que chacun a choisi de donner à son engagement. Respect des personnes dans les paroles comme dans les actes…
                 Assurer la plénitude de l’accomplissement de cet engagement dans la mesure du possible et des circonstances, aussi petite soit la taille que nous pouvons lui donner est une base appréciable.
                    Choix, engagement, respect… et un autre mot auquel je suis attaché, c’est celui de crédit : croire en ce que l’autre accordera et redonnera, faire crédit à ceux qui partagent notre choix de promouvoir l’écrit dans notre lieu de lumière, faire crédit de leurs belles intentions et de leur volonté de bien servir ensemble…
                    J’ai trouvé cela, après bien des choix, des engagements précédents ailleurs et je m’en suis réjoui.

12345...16
 

parcelle 53 |
Éloge des Loges |
MAYACAT-ESOTERISME |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cérelles C'est Vous !
| Carbet-Bar
| roller-coaster x