et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

10 février, 2015

On…

Classé dans : Liens — Alain @ 21:30

On est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

On m’a dit, ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

On, le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, on m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs emplit ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

On se boucane à la fumée des feux de « peut-être » et de « il paraît que ».

Qui vit par le On périra par le On !

Du petit on qui conduit le prof au suicide jusqu’au on qui mène à l’holocauste, on est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, on s’affirme comme son véhicule implacable.

On n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, On, une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmer: ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

18 décembre, 2014

PETIT PIERRE ET LE BONHOMME DE NEIGE

Classé dans : Liens — Alain @ 19:38

Petit Pierre et le bonhomme de neige

 

C’est la veille de Noël, Petit Pierre est dans le parc près de sa maison. Il est content parce que la neige est épaisse, mais il s’ennuie un peu.

Que peut-on faire dans un parc tout seul quand la neige est tombée… des boules ?  Oh non…  A qui les lancer ?

Ou alors une grosse, oui, pour faire un beau ventre de bonhomme puis une autre belle plus petite pour la tête ;

Pierre roule ses boules… Il a froid, il saute et frotte son nez.

Bon maintenant, il faut un beau foulard pour le cou du bonhomme, un chapeau sur son crâne… Vite, Petit Pierre court à la maison, ramène ses trésors : une carotte pour le nez, deux moitié de pomme de terre pour les oreilles, dans le trou de la bouche, il enfonce une vieille pipe

Il dessine les bras, les jambes, accroche une canne au côté du bonhomme et voilà !

Et non il manque quelque chose…Quoi donc ?

Mais oui, les yeux ! De sa poche d’anorak, Petit Pierre sort deux belles agates claires ave des ailes de papillon multicolores  dedans. Voilà fixé l’œil droit, puis l’œil gauche… Petit Pierre est fier : son bonhomme est réussi, vraiment !

Petit Pierre tape des pieds, mouline ses bras ; il se réchauffe et souffle un gros nuage de vapeur sur le visage de son bonhomme.

-        Soudain, il entend une grosse voix :

-        Ouais, je suis très beau ! Tu as bien travaillé !

Quel bond pour le garçon ! Il tourne sur lui-même, il tourne autour du bonhomme de neige… Personne !

- Ah, ah, ah, que tu es drôle ! Ne cherche pas, c’est moi, ton copain tout froid. Ton souffle m’a donné vie. C’st bientôt Noël, je voudrais en profiter pour aller voir les rues de ta ville !

-Mais, mais, bêle Petit Pierre, un bonhomme de neige, ça ne parle pas, ça ne bouge pas, ça ne regarde pas…

- Moi en tout cas si. Allez viens, souffle fort sur mon nez, et en route.

Petit Pierre avance doucement suivi par le bonhomme qui glisse sans bruit sur la neige du parc

Bientôt, ils sont dans la rue aux vitrines illuminées, la rue pleine de gens pressés.

Petit pierre se demande ce que vont penser toutes ces personnes..

Et bien, elles ne s’étonnent pas ; si elles pensent, c’est seulement que Petit Pierre est avec un copain très bien déguisé en bonhomme de neige. Ce ne serait pas sa pipe qui fume et ses yeux qui remuent, on dirait un vrai !

Le bonhomme de neige, lui, ne regarde que les lumières des magasins. Il est ravi, heureux…

Petit Pierre lui souffle

–       Ne t’approche pas trop, ça chauffe toutes ces lampes ! Tu commences à fondre.

–       Tant pis, c’est trop beau

–       Allez viens, retournons dans le parc tout froid, ici la neige est sale, grise.

-        Non, non, je suis trop bien.

Et arrive ce qui doit arriver à tout flocon, tout glaçon réchauffé ; bonhomme de neige fond, fond, diminue, diminue…

Tombe la canne puis le foulard, la pipe aussi puis le nez carotte ; le bonnet glisse et bientôt les yeux ne brillent plus.

Petit Pierre entend un dernier gros : « MERCI ! »

Puis sur le trottoir, il n’y a plus qu’une belle flaque d’eau.

Petit Pierre rentre chez lui, triste bien sûr mais peut-être a-t-il rêvé… Dans sa chambre, il dessine un magnifique bonhomme de neige, tout semblable à son copain.

Petit Pierre a souvent rebâti des bonhommes de neige, il a soufflé dessus très fort, mais aucun n’a fait briller ses yeux, pris une grosse voix et glissé derrière lui… mais un jour d’hiver, peut-être…

Chaque soir, Petit Pierre regarde son dessin et parfois, juste, juste avant de s’endormir il voir deux billes briller et une pipe fumer.

Allez, bonne nuit Petit Pierre…

7 décembre, 2014

Mon dernier coup de cœur pour tous : Michel PIQUEMAL

Classé dans : Liens — Alain @ 16:59

Mon dernier coup de cœur pour tous : Michel PIQUEMAL

  • J’ai rencontré Michel PIQUEMAL l’écrivain pour tous… Je le connaissais surtout pour les albums que j’ouvrais pour des jeunes enfants…  Je l’ai rencontré en une soirée « bibliothèque ».
  • J’ai aimé le « diseur » d’histoires et les enfants présents aussi ; j’ai aimé ses personnages touchants, avec un fort  faible pour PETIT NUAGE… J’ai aimé sa philo, capable de mobiliser les petits esprits et les grands penseurs ; je conseille ses philo-fables et son Sophios  à ma petite fille bientôt en Terminale… De la réflexion, de l’humour, de l’ironie parfois, mais de l’émotion, de l’espoir et du recul souvent…
  • Ne me croyez pas sur parole, mais avant tout j’aime transmette alors quand je trouve une belle source, j’ai envie d’en faire profiter tout le monde. Allez sur son site, laissez vous tenter par une réflexion, un titre une couverture et lisez, faites lire… Ponti m’a séduit et je ne le délaisse pas, mais Piquemal vaut aussi le voyage au pays des mots…
    • Deux Philo fables de Michel Piquemal  (elles sont suivies de guides de réflexion) 

Il y avait un homme très riche. Il y avait un homme très pauvre. Chacun d’eux avait un fils et chacun d’eux vivait de part et d’autre d’une grande colline. Un jour, l’homme très riche fit monter son fils au sommet de la colline et, embrassant tout le paysage d’un grand geste du bras, il lui dit :

-Regarde, bientôt tout cela sera à toi au même instant , l’homme très pauvre fit monter son fils sur l’autre versant de la colline et , devant le soleil levant qui illuminait la plaine , il lui dit simplement :

-Regarde !

 

Le prix d’une gifle

Un jour, un pauvre se disputa avec un riche. Le ton monta et, sans plus de préambules, le riche gifla le pauvre. Celui-ci, qui ne comptait pas se laisser faire, porta l’affaire devant le juge.

Le juge écouta les deux plaignants et décida que l’homme riche donnerait en dédommagement à l’homme pauvre un bol de riz.

Alors le pauvre s’approcha du juge et lui donna une grande gifle sonore.

- Mais tu es fou ! cria le juge. Qu’est-ce qui te prend?

- Oh, rien du tout, dit le pauvre. Juste une envie!

Je me passerai du bol de riz, vous n’avez qu’à le garder pour vous.

 

Sophios : Un vieux philosophe hors du temps  invente avec humour des fables pour ses plus jeunes élèves.

Des albums :

L’école des mammouths

Une drôle d’aventure préhistorique..  Un curieux bonhomme qui voudrait faire l’école aux petits Cro-Magnon avec 15 000 ans d’avance !

Papa géant.

Michel Piquemal raconte : « Lorsque   j’étais enfant, j’avais un papa géant. Non pas comme dans mon album, un vrai   géant cinq fois grand comme un être humain, mais tout simplement un adulte   d’un mètre quatre vingt dix et pesant généreusement ses cent kilos. J’étais   en ce temps-là plutôt fluet et mince, et ce papa-là m’impressionnait. Sa voix   grave, sa barbe fournie, tout contribuait à me faire craindre ses colères. Il   m’aura fallu presque toute une vie pour apprivoiser son image. Aussi ai-je un   jour pris la plume et griffonné sur un bout de carnet « il était une   fois un petit garçon qui avait un papa géant », et inconsciemment, sans   même m’en rendre compte, ai-je écrit ce conte à la gloire des papas qui font   parfois un peu peur mais se révèlent avoir un cœur gros comme une montagne.   Le petit garçon est terrifié par son père, mais la maladie du géant, réduit à   l’horizontale, va lui permettre de l’apprivoiser.

Petit Nuage

Un roman court passionnant où l’on vit   vraiment avec des tribus des prairies d’Amérique du Nord. Ce que j’ai aimé,   c’est ce garçon un peu différent, sa grand-mère et leur recherche de   dépassement. Un très beau roman conte, saisissant et magnifique ; Des   aventures du jeune guerrier à nos aventures quotidiennes, il y a peu d’écart   finalement..

Plus, plus…   200 titres, de tout, cinéma, roman, nouvelles,  DE TOUT et encore je ne connais pas les   nouveaux…

Essayez…

24 novembre, 2014

avant l’école Jules FERRY

Classé dans : Liens — Alain @ 19:00

memoire

20 novembre, 2014

La cruche fêlée…

Classé dans : Liens — Alain @ 12:21

 

POUR TOUTES LES CRUCHES FELEES QUI ARROSENT LE PRESENT POUR EMBELLIR L’AVENIR…

La cruche fêlée.

 

 Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

 

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

14 novembre, 2014

Armistice, seulement armistice hélas!

Classé dans : Liens — Alain @ 19:10

 

Ecrit par Louis BUTON, mon grand-père, soldat  dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945

 

            « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

             «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec Ces principes acquis en classe.

            Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

             Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

             La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

             Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

              22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

               Ils se sont battus, avec ou sans conviction, ils ont tué, ils ont obéi, souffert, ont été blessés, dans leur esprit ; dans leurs corps. Nombreux sont morts, pendant et après le conflit.

    Ils ont grogné, râlé, parfois avec véhémence mais ils ont tenu parce qu’ils étaient, ensemble, des citoyens-soldats qui, luttant pour leur survie, celle des leurs, celle de leur pays… « voulaient croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… » Il m’a appris à douter des circonstances, mais pas de l’espoir, de l’étincelle d’Humanité qui sommeille, trop parfois, en chaque homme et femme, surtout en chaque enfant…

        Mon grand-père n’était pas un soldat de métier, pas plus que ceux des armées de la révolution, pas plus que ceux de ma génération pendant la « Guerre d’Algérie ».

          Que la mémoire de ces hommes et de ces femmes soient honorée est une évidence, c’est la seule qui me fera chanter encore la Marseillaise, dans ces moments de souvenir.

            Que soit honorée aussi celle des hommes et des femmes qui souffrent, meurent pour avoir rencontrer la violence dans l’exercice de leur métier au service des autres, en toutes circonstances hélas, le danger guette, le militaire, le policier, l’infirmière, l’électricien, le bûcheron, le pompier, le médecin, l’enseignant, le reporter… lui sont soumis lorsque frappent les éléments et l’agressivité … Même à son bureau l’hôtesse d’accueil peut subir l’agression d’un esprit déchaîné.

            Mais qu’elle soit honorée en une, plusieurs, cérémonie, particulières, pour les victimes du devoir, de l’engagement professionnel ou associatif, accompli jusqu’à l’extrême.    

2 septembre, 2014

Rythmes et doute…

Classé dans : Liens — Alain @ 20:18

 

Alexandra, nous vivons à plein temps le changement des rythmes scolaires dans notre village. Pour ma part, j’ai participé à des échanges, des débats, des concertations, des enquêtes, sur le sujet depuis… 1960 !

Je ne suis pas vraiment d‘accord avec la forme prise par le décret PEILLON revu et mal corrigé par HAMON, de beaucoup j’aurais préféré revoir la formation des enseignants, la création de  vraies équipes d’établissement, l’égalité dans les ressources, sans parler des programmes…

Pour moi la valeur d’une école, tu as pu le constater, c’est celle de ses personnels et de son équipe, et de son projet ; seulement je sais que toutes les réformes  précédentes, pas seulement sur le temps de l’enfant ; ont fini aux oubliettes, sauf celles qui nous ont été imposées sans discussion (jeudi à mercredi , suppression du samedi AM puis du samedi matin, découpages des vacances…) même le tiers temps pédagogique (FONDAMENTAUX- EVEIL- sport/ musique/arts plastiques) est tombé à l’eau sauf initiatives des enseignants. (en fin de compte chacun fait ce qu’il veut dans sa classe bien ou  mal : la loterie scolaire quoi pour les gamins!)

Souviens toi que depuis 1985, seul groupe de Montgeron a avoir tiré des leçons de nos expériences et échanges en chronobiologie, J.FERRY a mis en place 3 h ½ le matin et 2 h ½ l’AM avec ateliers écriture – théâtre – jardin – gym. Je ne sais pas si ça fonctionne toujours ainsi en fait, mais les horaires n’ont pas changé à  ma connaissance… Souviens-toi que ce changement avait été voulu et porté par les familles qui avaient demandé son maintien même après mon départ ! Sans  doute la belle et grande communauté que nous avions créée a-t-elle permis toutes ces années fortes.

Aujourd’hui, en dehors des tumultes nationaux, au village, sous l’impulsion d’Huguette, maire adjointe, à la jeunesse, avec tous les enseignants, les animateurs, les associations et les conseils de parents, la modification du temps fonctionne heureusement. Le bilan public , celui avec les intervenants, les conseil d’école sont chaudement partants pour sa poursuite : « Même si ça rate ailleurs… » Des correctifs ont été nécessaires, alléger des ateliers trop chargés, assouplir des activités pour les rendre plus ludiques, plus libres, en supprimer d’autres trop contraignante, s’assurer que le choix des enfants prime celui des parents…

Pour ma part, j’assure un atelier d‘imagination (écriture de contes) qui a déjà abouti à un livret, (ça te rappelle quelque chose, non ?) et j’accueille avec d’autres bénévoles des enfants à la biblio, lecture guidée ou libre selon le souhait des enfants)… Le jardin, les jeux en anglais, le dessin, la peinture, le foot ; le tambourin, le théâtre, l’expression corporelle sont aussi à leur disposition…Les associations ont avancé leurs accueils pour recevoir plutôt leurs adhérents…

Le nombre des enfants qui s’inscrivent aux ateliers périscolaires augmentent nettement.

Tout est à améliorer sans cesse, mais peu à peu ça s’harmonise ! Et nous parlons d’une commune sans gros budgets.

Ce début de réussite repose sur la bonne volonté, la solidarité, l’intelligence, la patience et l’oubli de toutes connotations politiques pour ne penser qu’à l’enfant.

Comme l’écrivait Voltaire : « Cultivons notre jardin ! » au moins ici les enfants seront bien servis. Si l’immobilisme encore une fois l’emporte ce sera dommage.

Je me réjouis quand même de constater à travers les courriers que de nombreuses mises en place se passent très bien, même dans certaines écoles de Paris, mais évidemment ce n’est pas ce qui passionne les médias, trop tranquille pour un article.

Petite réflexion : il a fallu beaucoup de temps, braver bien des contestations dures et partisanes afin que Jules FERRY et ses prédécesseurs  parviennent à donner une école pour tous à notre pays et encore les combats furent-ils difficiles même après la loi…   Aurait-il dû baisser les bras ?

28 août, 2014

bonne rentrée!

Classé dans : Liens — Alain @ 20:37

13, et 14 ans que nous avons quitté notre blouse de maîtresse et de maître d’école et aucune rentrée sans penser à tous les enseignants de tous niveaux, de toutes écoles, nos ex collègues, sur les épaules desquels reposent fondamentalement  l’essentiel de ce que vous représentez, LA CHANCE DU FUTUR, à construire en toutes circonstances souvent prenantes, riches, parfois confuses et difficiles…

Nous n’oublions pas ceux qui vous accompagnent, administratifs, ATSEM, animateurs, bénévoles…, dont le rôle est si précieux.

Nous pensons notamment aux élèves et à leurs familles qui les confient à l’Ecole, le beau verbe !

Nous croyons, avant tout, à la communauté des belles volontés pour réussir l’Ecole avec vous !

Une pensée bien particulière à tous nos anciens devenus parents et qui vont entrer avec leurs enfants, certains pour la première fois ! C’est une aventure extraordinaire, jamais écrite à l’avance, jamais simple, pleine de moments forts et vous le montrez bien à travers vos messages !

       Belle rentrée, belle nouvelle année !

12 août, 2014

ADOS sans être à-dos!

Classé dans : Liens — Alain @ 15:41

               Concertation-réflexion presque impromptue, de temps en temps, l’Amicale qui cimente les fêtes et le soutien aux activités u groupe scolaire organise des débats, en général riches en échanges…

            Ce soir, les ados sont en ligne d mire et un animateur municipal, ancien élève vient d’exprimer les inquiétudes et les espoirs de son quotidien… Ses doutes et son sentiment de mal accomplir sa mission en rentrant dans le moule…

            Aucun tour de parole n’était institué évidemment, les yeux suffisaient pour que se meuble le silence et que parle celui qui le souhaitait.

 

            C’est une femme d’une soixantaine d’années bien sonnée, à la voix aussi moqueuse qu’énergique qui a succédé, amicalement ironique, à notre animateur.

            – Pour moi, dites Janine ! Se présenta-t-elle en se tournant vers  lui  dans un grand mouvement pour l’applaudir :

-          …Et tu dis que ce n’est pas ton truc !
            Bon courage aux hommes et femmes de bonne volonté ! Je souhaite que naisse un véritable Cahier de Propositions ! J’ai connu, pratiqué comme animatrice bénévole et enseignante pendant bien des années, les banlieues parisiennes.   Aujourd’hui, retraitée, je suis intéressée et toujours intervenante lorsque l’occasion se présente, dans notre village, comme vous le savez. Moins spectaculaires que dans les cités car moins concentrés, nos ados ont les mêmes problèmes d’identité à construire, à prouver, d’existence à assumer que les enfants des villes. Les dérives sont possibles et émergent aussi : l’alcool, le vandalisme, la provocation, la drogue également et le mal-être toujours. C’est plus discret, plus renfermé pour certains. Cela s’exprime autant par les sous-entendus, les cris parfois que par les mutismes, beaucoup par messageries interposées.
Bien que sous-jacent, le malaise est bien réel. Il amplifie la crise ordinaire de l’adolescence…

            Dans le village, je découvre les réponses fournies. Elles sont familiales donc souvent insuffisantes face à une demande aussi personnelle que sociale :« Exister dans le regard de l’autre !». Elles sont surtout associatives. Pas évident dans les groupes culturels cadrés, même si le sport collectif fait exception par sa structure « Bande à confronter à une autre bande » et « Je m’épuise donc je suis !». La fanfare est un bon exutoire parfois et j’ai connu des garnements bien valorisés par la trompette et les défilés…
            Ici, la responsabilité de notre animal totémique les motive, les unit aussi.
            Pour notre petite commune, je veux surtout souligner le rôle important joué par les Foyers des Jeunes.
J’éprouve beaucoup de bonheur, lorsque à l’occasion, je me trouve parmi ces ados. Leur respect du contrat implicite passé avec leur responsable, autant que leur liberté de paroles ne cessent de me surprendre, et pourtant j’en ai vu. A notre époque, alors que tout n’est qu’interdits, menaces pour eux, ils ont un espace pour rêver, un endroit où les tensions ne sont pas des rapports de force mais des confrontations ordinaires. Ils appartiennent volontairement à un groupe dans lequel confiance ne se subordonne pas à obéissance. Ce ne sont pas des B.A. qu’accomplissent ces jeunes quand ils s’engagent à rendre service mais des fiertés qu’ils additionnent, presque en catimini.

            Pourtant,  oui, ils sont capables de belles âneries pour affirmer leur originalité, hors de leur foyer secondaire ! Je parle au présent, ce n’est pas une erreur, car je suis, nous sommes presque des survivants, des résistants de l’animation. Je préfère ce terme à celui d’Encadrement devenu réalité officielle, mais si péjoratif ! En regard des manifestations de « l’âge bête », parfois violentes, parfois muettes, comment réagissons-nous, non pas nous familles, mais nous société ? Les réponses possibles n’ont pas évolué depuis 1965, mes premières implications responsables. Nos jeunes ont soif d’accueil, de compréhension, de respect, d’actes utiles et vrais, de la reconnaissance de tous, ados et adultes. C’est plus difficile aujourd’hui parce que l’avenir professionnel est incertain, parce que nombreuses sont les familles démissionnaires engluées dans leurs difficultés, déstabilisées.
            Même la bande, autrefois refuge des Blousons Noirs ou Dorés, n’est plus structurée, sauf dans les hiérarchies mafieuses. Elle en est d’autant plus dangereuse, comme tout groupe informel démobilisé.

            La secte, la religion, l’engagement politique poussés à l’extrême attirent, accueillent les plus vulnérables souvent. Heureusement, demeurent, éternels, l’amitié et les premiers émois amoureux, toujours importants, toujours fragiles mais souvent propices aux projets constructifs.

            Encore faut-il avoir les moyens de les faire naître et de leur donner une chance de se réaliser.

            Vous l’avez bien compris, fondamentalement, pour amener nos enfants vers le passage toujours délicat de l’adolescence, le truc pour y parvenir, c’est l’Ecole… puis les institutions ouvertes pour les accompagner, pas les encadrer ! La famille, haut lieu d’expression de « l’originalité juvénile » et des conflits, a tout à y gagner !

11 août, 2014

Donner sa chance à l’école, ensemble!

Classé dans : Liens — Alain @ 10:20

                        Avant les vacances, prélude à la rentrée, des parents, des enseignants,  s’inquiètent, et manifestent par réseaux sociaux de plus en plus, pour sauver les moyens de l’Ecole, les enrichir même,  notamment s’opposer à la fermeture de classes.

                             J’adhère totalement à cette colère mais allons-nous vers la nécessaire réhabilitation de notre système : la réflexion sur les structures de chaque établissement par chaque équipe (large : enseignants et partenaires) pour adapter pédagogies, méthodes, accueil, éducation et instruction en un projet cohérent et un suivi méticuleux? Les moyens de base, face aux effectifs sont nécessaires mais les moyens spécifiques pour tenir compte des réalités par secteur sont aussi indispensables… et ça, seule une véritable implication d’une équipe solide, bien motivée et dirigée peut l’offrir.  Ce n’est pas suffisant, certes, mais  primordial si nous ne voulons pas que les intentions mosaïques, même généreuses, ne soient que des cautères sur une jambe de bois scolaire fragile. La longue érosion de notre système me rend bien dubitatif…

                        Un seul objectif : que la confiance des familles soit bien placée, établissement par établissement. Certaines écoles sont vraiment à la hauteur, envers et contre tous les obstacles, mais au prix de bien des efforts et surtout avec la menace de l’aléatoire attaché à la disparition des animateurs, la mouvance de l’équipe… Certaines communautés, grandes et petites, ont su déjà gérer la nécessaire réforme du temps scolaire, toujours expérimentale et à peaufiner, mais bénéfique là où intelligence, bonne volonté et adaptation ont su prévaloir…

                 Pour que l’enseignement ne soit pas une loterie, il faudrait à notre système un cadre national clair et généralisé, des bassins scolaires bien définis déjà en harmonie avec son environnement, des écoles adaptées à leur population, une réelle formation à ce travail cohérent ensemble autant qu’une réelle formation à une pédagogie différenciée, capable de répondre à nos classes forcément hétérogène…

                      D’autre l’ont développé bien mieux que moi, et depuis longtemps, après même de belles consultations-réflexions nationales, même si mon « … et l’école renaîtra de mes cendres ! » se voulait complet, mais sans entraîner de vraies remises en question ni surtout de vrais projets consensuels. pour une Education de valeur, vraiment égalitaire, fraternelle, généreuse et efficace, seule la volonté collective, hors sectarisme de tout crin, est une chance, la Chance pour le futur de nos enfants donc celui de notre société!

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