et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

18 novembre, 2011

l’essentiel pour l’école-6-temps-espace-carte scolaire…

          Et les établissements privés ?

         Privé ou public, le choix est libre, mais nous estimons que les fonds publics sont réservés au financement de l’école publique, sauf en ce qui concerne les établissements spécialisés et conventionné

          Les associations assurant l’aide à la scolarité des élèves, des collégiens, lycéens, étudiants sont à soutenir. 

        Le rythme de la journée scolaire est un paramètre incontournable du temps de l’enfant. Il  commande tous les autres découpages : semaine, trimestre, année… Une journée bien construite, depuis l’accueil jusqu’au départ est une journée qui évite les ruptures, ménage les temps d’éveil, d’apprentissages intenses, forts, les pauses, les répétitions, les moments notoirement peu propices à la mémorisation et les fausses mobilisations cachant la fatigue par la motivation.

      Le contact suivi du samedi matin entre écoles et familles en élémentaire a disparu. Cette semaine peau de chagrin, pour bon nombre de familles laisse les enfants devant la télé, dans la rue pour la plupart, dans les grands magasins ou dans des garderies municipales… Est-ce un mieux ?

         Supprimer le samedi matin, c’est réduire les rencontres informelles et sympathiques, hors crise, entre familles et enseignants. Finie aussi l’occasion d’entretien direct avec le parent qui n’a pas la garde de l’enfant du divorce…

          Terminés les spectacles, les fêtes, les réunions diverses avec participation active de tous… Ne leur restent plus, souvent, pour ceux qui ne baissent pas totalement les bras, que les soirées, après le travail.

       Pourtant, les fêtes d’école peuvent être des opportunités importantes d’activités ensemble pour tous les acteurs et partenaires pourvu qu’elles illustrent un travail continu, un projet et non une corvée.

      L’espace scolaire est sacré, protégé, il est ouvert sur la connaissance de son environnement, mais clos aux incursions perturbatrices.

       Il est important que le cadre soit agréable, grâce à la volonté et l’action de tous dans et autour de l’école.

      L’implantation de l’école dans un environnement constant crée des liens, des repères indispensables avec la géographie et la  population de son secteur.

         Exploser la carte scolaire, disperser les enfants, défaire les liens entre le secteur et son seul pôle de calme, souvent, l’école, c’est renoncer à l’adaptation, à l’intégration de l’école dans son environnement, à la connaissance à moyen terme des familles, des fratries…

        Cela peut éviter de payer, d’organiser des moyens réellement adaptés à sa population spécifiques, en brisant les concentrations, mais qui profitera de cette liberté de choisir son établissement ? Qui empêchera que se constituent de nouveaux ghettos ? Quel cadre donner à notre école dans un environnement flou ?  Est-ce une véritable amélioration ?

         Pour une équipe enseignante, bien connaître les familles, les paramètres et les ressources de son secteur est important, elle peut établir des liens devenus impossibles après dissociation entre lieu de vie et lieu de scolarisation.

       Tout en préservant la sérénité du microcosme scolaire, il faut pourtant encourager ses échanges avec son environnement.

       Le service Education Nationale est sous-tendu par la trame des circonscriptions, des Académies. Chacune d’entre elles doit être étoffée pour conseiller, apprécier, aider, suivre, voire corriger les actions mises en œuvre dans les établissements..

        Le rôle de l’Inspecteur et de son équipe permet l’harmonisation dans tout le secteur; il favorise les échanges les plus divers,

       Nous nous sommes prononcés contre l’éclatement de la carte scolaire mais des transferts éventuels, exceptionnels, bien motivés, toujours dans le seul intérêt des enfants peuvent être proposés grâce à cette connaissance mutuelle de tous les établissements du même secteur, animé et orchestré par son responsable.

Nos établissements dépendent, pour leur financement, des responsables territoriaux dispensateurs des budgets pour que, bâtiments, mobiliers, matériels, fournitures leur permettent d’accomplir leur mission.

  Des initiatives de ces tuteurs dépend aussi, que l’accès aux ressources culturelles et sportives, en implantations comme en personnes, soit à la hauteur des besoins.

   Les liens avec les associations et services hors établissement ne sont pas à négliger, non plus..

      Toutes ces communications, toutes ces possibilités doivent être des aides éventuelles pour les enseignants pour mieux connaître l’enfant, mais ne pas compliquer la vie scolaire.

           Pour les associations péri et postscolaires, appauvries par la suppression des détachements, la diminution des subventions, une analyse honnête doit établir quels organismes apportent une véritable aide à l’enfance, à la famille et à l’Ecole.

          Peut-être ne faut-il pas rétablir les détachements supprimés, mais instaurer des postes de permanents formés pour stabiliser et aider les bénévoles…

 

16 novembre, 2011

l’essentiel pour l’école -5- les acteurs

            Dans un établissement scolaire, l’éducation est reconnue comme étant l’affaire de tous depuis la famille jusqu’à la personne d’entretien

            Le personnel enseignant auquel est confiée la plus grande richesse de notre pays, ses enfants, a besoin de la confiance éclairée, soutenue de la société.

            Casser les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres est une erreur qu’il faut réparer. Ces centres préparatoires étaient certes déficients, déconnectés de la réalité en général, tourné vers la pédagogie peu vers l’Education, déficients mais améliorables ; un cursus centré sur l’acquisition de diplômes essentiellement universitaires… est un leurre même avec des stages.

            L’ancienne Ecole Normale, très liée aux écoles, peut inspirer quelques réflexions positives…

         Nous souhaitons une formation approfondie des enseignants au niveau de la licence avec alternance étroite entre I.U.F.M. et écoles, collèges, lycées, universités… en accentuant sur les méthodes, le travail d’équipe et ses aspects relationnels, la psychologie et la sociologie.

          Le futur professeur doit acquérir une connaissance précise de tous les partenaires, les familles, les partenaires locaux, officiels, associatifs utiles. Il doit posséder une compréhension cohérente, claire de tout le cursus scolaire.

           Une formation continuée est nécessaire en circonscription pour le premier degré au niveau académique ou rectoral pour les niveaux supérieurs…pour briser l’isolement, se concerter, assimiler les apports nouveaux

            La formation de chaque enseignant, pour le rendre compétent dans sa classe n’est pas remise en cause, mais elle devrait intégrer une véritable préparation au travail en équipe, une connaissance réelle et pratique des réflexions et solutions débattues en conseil des maîtres, conseil de cycle, conseil d’établissement ou d’école.

           Le personnel complémentaire, depuis la mise en place des emplois jeunes et de leurs variantes, a démontré que son rôle n’était pas négligeable. Il faut pérenniser ces postes, mieux les officialiser et préparer leurs postulants à leurs tâches.

           La sécurité est un élément global qui implique la protection contre tous dangers mais surtout une vigilance véritable pour éviter toutes occasions, toutes formes de conflit, d’agressivité et toutes prises de risques. Le nombre des adultes responsabilisés autour de l’enfant doit être judicieux. Il est aussi nécessaire que l’implication, la préparation des élèves à éviter, réagir aux situations à risques..

              Il a été émis une suggestion qui va faire grincer des dents et pourtant une aide transitoire, aléatoire… est possible. 

            Il existe une réserve de personnes qualifiées, qui peut aider à dépasser temporairement, le problème des remplacements très courts, quasi-imprévisibles, sans que les enseignants soient conduits à ajouter des heures aux heures : c’est le recours, volontaire bien sûr, dans chaque Académie, à des retraités. Une liste étoffée, tenant compte des domiciles, des temps disponibles, pourrait être établie. Cela n’ira pas sans une levée de boucliers, mais qu’en penseraient les actuels retraités et les nombreux futurs retraités des années prochaines ?

           Ces mêmes retraités, actifs, représentent une mine d’expériences dont chaque Académie, chaque établissement, peuvent s’entourer dans des moments de réflexion, pour des bilans autant que des actions nouvelles…

         Nous savons qu’aux niveaux universitaires, par exemple, ce recours existe, dans des groupes de travail aussi, alors pourquoi pas à d’autres strates ?

           Les conclusions des groupes de travail, les analyses par les Comités à propos des établissements, nous font refuser leur autonomie de principe. :

      Elle ne conduirait qu’à accentuer la seule capacité des écoles à se débrouiller et donc à multiplier les différences entre prises en charge des élèves.

            En revanche, une adaptation au secteur reste essentielle, mais elle doit s’accompagner de compensations pour que chaque collectivité puisse accomplir toutes ses obligations.

         Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.

         Nos régions ou les agglomérations de communes, dans le cadre de la décentralisation, pourraient aider les municipalités et parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.

            Certains Comités ont suggéré la création d’un fonds de Ressources, une banque de l’Ecole, alimentée par des subventions, des opérations médiatiques, une part des jeux d’argent qui s’en trouveraient moralisés un peu…

           Cette institution permettrait d’ajuster au mieux les besoins et de les compenser sans que l’établissement devienne lui-même un solliciteur plus ou moins heureux selon ses contacts, son environnement ou son habileté à mendier…

         Le budget de base des établissements, pour chaque catégorie, doit être identique au prorata du nombre d’élèves pour toutes les écoles publiques.

        L’aide à la collectivité tutrice défavorisée doit garantir cette similitude.

         Le financement des projets étudiés et retenus par le Conseil d’Etablissement et l’autorité académique sera l’objet d’aides spéciales attribuées par l’Education Nationale, par la collectivité adéquate soutenue par le fonds de Ressources éventuellement.

                 L’Etat, en ce service régalien, en plein respect de la Constitution  et des lois régissant l’Enseignement public, prend en charge la formation et la rétribution de tout le personnel pédagogique…

             Les collectivités territoriales assurent les conditions matérielles et fournissent le personnel nécessaire à tous les services qui accompagnent la scolarité, toujours avec une compensation pour pallier les inégalités de ressources.

     Nous demandons que chaque école, chaque établissement soit conforté dans ses composantes, encouragé dans ses échanges avec son environnement, adaptée à sa population spécifique, soutenu dans ses initiatives mobilisatrices et motivantes

          L’enseignant doit pouvoir connaître et utiliser toutes les opportunités culturelles, associatives, de son environnement, aussi bien officielles qu’officieuses. Il est important que les collectivités locales veillent à leur multiplication..

 

15 septembre, 2011

- 43 – LA MARSEILLAISE.

Classé dans : Liens,POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 0:01

                 Pierrot était venu nous rejoindre, remplaçant Marie-Claude. La salle se vidait, le brouhaha diminuait comme une marée qui recule et s’étale. Sylvain l’a lancé sur le foot, les possibles succès du P.S.G., les incertitudes des Bleus. Il a évoqué les supporters de plus en plus encadrés, de plus en plus triés et les violences qui s’étaient déplacées aux abords des stades. 

- Cette connerie ! ça toujours été, trancha le cafetier. Que ce soit à la fin d’une manif, dans une fête foraine, lors d’un match de foot, il y en a qui vienne que pour la provoc, et la chicore ! C’est bien pour l’ambiance pendant le match qu’ils ne puissent pas entrer, mais ce n’est pas rassurant pour la sortie. De toutes façons, prétextes ou pas, la violence augmente partout.. Croyant le calmer, Karine lui a demandé : 

- Que pensez-vous ? - Que penses-tu, l’a corrigé Pierrot, les amis de mon Sylvain sont mes amis ! 

- Que penses-tu, a obéi
la Sablaise, de
la Marseillaise pour les manifestations sportives ? 
- Sais-tu que j’en ai déjà discuté avec mes clients ? C’est très partagé ! Les joueurs représentent
la France, quand ils gagnent, c’est cocorico ! Mais, toujours, ce qui fâche et amène des discussions, ce sont les paroles. 

Comment veut-on parler de la saine camaraderie du sport, d’affrontements durs mais réguliers avec des mots qui t’invitent à la boucherie ? Bon, c’est l’hymne national et il a bien servi quand il fallait gagner sa liberté, sauver le pays, mais aujourd’hui est-ce utile ? 

On pourrait lui trouver des paroles plus apaisées non ? Il était bien parti et Marie Claude nous a apporté le dessert sans qu’il y prenne garde. 

- Tenez, après avoir entendu un étudiant qui me disait que
la Marseillaise devait s’autodétruire, j’ai cherché le couplet dont il nous parlait, celui des enfants. 

Il a farfouillé dans un tiroir et nous a sorti un dossier plein d’anecdotes, les brèves de son comptoir. - Lisez !  

Nous avons lu. J’avoue que je connaissais le début de ce couplet, pas sa fin.  Nous entrerons dans la carrière,
         Quand nos aînés n’y seront plus ;
         Nous y trouverons leur poussière
         Et la trace de leurs vertus. (Bis)
         Bien moins jaloux de leur survivre
         Que de partager leur cercueil,
         Nous aurons le sublime orgueil
         De les venger ou de les suivre. 
Aux armes, citoyens ! Etc.
         Enfants, que l’Honneur,

la Patrie
         Fassent l’objet de tous nos vœux !
         Ayons toujours l’âme nourrie
         Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
         Soyons unis ! Tout est possible ;
         Nos vils ennemis tomberont,
         Alors les Français cesseront
         De chanter ce refrain terrible :
         Aux armes, citoyens ! 

Imparable ! Et pourtant nous continuons de chanter ce « refrain terrible » même pour jouer avec une balle… et nous continuons à apprendre à nos enfants qu’ils doivent se préparer à combattre « nos vils ennemis ». 

         Pire nous en avons laissé faire un symbole polémique de l’Identité Nationale comme pour notre drapeau et notre Marianne. A ce que je sache, même si j’ai plus usé mes fonds de culotte que ma cervelle à l’école, ils ne représentent pas notre pays, qui en a connu autres, mais bien ceux, chèrement gagnés, de notre République.          Ah ça c’est sûr, les oublieux de nos origines si croi-sées, philosophent moins à propos de notre belle devise « Liberté – Egalité – Fraternité ». ! Moi je crois que ces trois mots ridiculisent trop leur moulinets identitaires. Peut-être que certains lui préfèreraient celle au nationalisme sulfureux de « Travail – Famille – Patrie  ? 

Nous avons calmé Pierrot, en le branchant sur les troglodytes de Rochemenier près de Doué et les caves de Saint Nicolas de Bourgueil. 

Le café avalé, nous avons demandé la note, recongestionnant l’ami de Sylvain. - Ici vous êtes chez moi, et chez moi mes invités ne donnent que leur amitié ! 

Si vous voulez payer, alors faites-vous servir à côté…  C’était presque du César !  Nous avons ri, tous. Il n’y avait que cela à faire et à offrir, avec pour seul règlement, nos bises et nos promesses de revenir… 

Avec ou sans l’Ecrivain. 

5 septembre, 2011

Rencontres au long des pages…

Classé dans : Liens,POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 11:29

Dans les pages de « …et l’Ecole renaîtra de mes cendres! » vous rencontrerez: 

MANU : Le baroudeur devenu prof de mécanique auprès de jeunes en difficulté. Sa bulle se brise, il veut que son sacrifice serve l’Ecole, l’avenir.   

  SYLVAIN : L’écrivain public itinérant des arrondissements de Paris et les villages de province. Il n’oubliera jamais les yeux de Manu.

   ISABELLE : Maman résignée à subir, compenser la casse de l’école, brusquement réveillée par le geste ultime de Manu. Déléguée de l’Hérault, elle est le fil d’Ariane de cette aventure.

    KARINE : Déléguée de Vendée, elle devient l’amie d’Isabelle et de Sylvain séduits par sa véhémence et sa passion.

   LE BROC . Philosophe et attentif autant à l’histoire des objets qu’à celle des gens qui leur ont donné une âme.

 LES HORLOGERS : Ce couple improbable, né d’une guerre, offre leur nid si pittoresque à Isabelle et ses amis.    LE GENDARME : Bouleversé par sa rencontre tumultueuse avec des loubards de banlieue et leurs animateurs bénévoles, il en reste  profondément marqué.  

les BISTROTIERS : Hauts en couleurs, ils animent le café en face du ministère de l’Education Nationale. Sylvain y tient table d’écriture et Manu y prend son dernier café avant de s’élancer…

 L’ANIMATRICE DU PRJ : Son action, sa nécessité rappellent que les villages ne sont pas exempts des incertitudes, des troubles de l’adolescence… Elle accompagne les jeunes, propose son oreille autant que des actions de valorisation.   DES PROFS BIEN SÛR : Résignés de plus en plus ; attachés à leur vocation encore, ingénieux mais solitaires, et puis réveillés soudain… 

  DES PARENTS : Inquiets, résignés aussi ou à la recherche de compensations pour pallier le désarroi d’un système éducatif à la dérive.     DES ANCIENS D’UNE MAISON DE RETRAITE : Autour de Sylvain, ils ouvrent le livre de leur vie et de leurs envies… 

  DES ENFANTS : Comment ne pas entendre leur voix et agir pour donner une chance à leur avenir.  LES ELEVES DE MANU : Dans son atelier, dans leur établissement, ils formaient sa bulle et justifiaient ses engagements. Ne pas avoir su les protéger va le briser. Ils parlent  de leur prof avec émotion mais ils veulent aussi que leur avenir devienne possible et beau. Au nom de Manu, pour eux, pour d’autres marginalisés, ils œuvrent pour y parvenir. 

 LES DELEGUES : Dans leur cirque parisien, ils portent la volonté, la vague de la renaissance. Sans violence, avec pugnacité, forts de l’imagination constructive du grand réveil de toutes les réunions de l’hexagone, ils exposent, écoutent, corrigent, adaptent  avec un seul but : une refonte sincère, lucide, réaliste de notre ECOLE.    DES ELUS : Par eux doivent passer les textes qui rendent réels les rêves d ‘Ecole. 

4 septembre, 2011

A tous, enfants et adultes de toutes communautés scolaires, belle rentrée !

Classé dans : actualité,Liens — Alain @ 18:00

                           De tous mes souvenirs d’école (de 3 à 59 ans, quand même) le plus prenant, le plus présent, le plus émouvant reste celui de mes rentrées..

                           Septembre 1999, j’y suis à nouveau… Les rangs formés, nous avons gagné notre salle… Peu de mots, des regards, à peine, en coin…

                           Les murs portaient déjà des illustrations, des frises… Le tableau disait : «  Bonjour, belle année à tous ! »

                            Envol en douceur, avant tout un album lu (les PETITS MIROIRS de M.BUTOR, mon préféré) puis quelques questions pour se faire

notre voix, quelques manipulations (remettre en ordre phrases et illustrations de l’histoire) pendant que j’assurais, enfin, le nécessaire appel,

l’obligatoire comptabilité des cantines – garderies – mots des parents… puis une correction ensemble, bien motivante…

                                Nous nous reconnaissions, chacun à note place, nous dégelions les craintes de la nouveauté..

                                 Alors, on pouvait passer à la remise des manuels préparés sur des étagères accueillantes, à leur présentation aussi…

                                                                 Puis la récré, au cours de laquelle, toute les classes réunies, élèves et adultes confondus, le directeur accueillait

vraiment les enfants en évoquant droits et devoirs de la vie ensemble dans notre école.

                                Cette première récré conséquente, de retrouvailles ou de découvertes… gommant celle  de rentrée, brève, avec les parents

derrière la grille, avec la recherche de «  sa classe », avec beaucoup à écouter, à dire et si peu de temps…

                                    Quel plaisir d’être le maître qui passe ente les groupes, entend, sourit aux timides, calme les exubérances…

                               Après, soudure sur le terrain de sport, balle aux prisonniers, par exemple pour établir que l’équipe doit se constituer, établir des

règles pour gagner…

                          Matin : « fondamentaux », aprèms : « tiers-temps », quelle ânerie ! Tout apprentissage est important, qu’importe son moment, seul compte son mode d’enseignement !

                                  Retour aux tables…. Et poursuite de l’alternance des premières empreintes scolaires et tâches administratives liées à la rentrée…  Calculs rapides  - formulaires pour les familles – deux phrases à enrichir – règlement à lire – …

                                 La journée de rentrée est si prenante, en tous ses paramètres d’espace et de temps… Les vacances sont bien finies, …

                                  Le soir, de retour à la maison, l’enfant avait, je l’espère, le sentiment que l’école était bien recommencée…

                               Il était toujours assez tôt pour que les différences soient évaluées, les adaptations installées, les embrouilles et les agressions su système déplorées, affrontées…

                                    Aujourd’hui, c’était notre rentrée, ensemble, portes  refermées, année ouverte… Aussi importante pour ma dernière que pour ma première.

                                        Nostalgie, première journée, tu me manques!

1 juin, 2011

Harcèlement et puis chut!

Classé dans : Liens — Alain @ 22:59

                    Il y a quelques jours, « au poste », j’ai entendu que traiter des faits de harcèlement à l’école était inutile, redondant… Hélas, c’est vrai que c’est un problème que tous les enfants ont connu, en maternelle  ou comme bizuts de grandes écoles, transbahuté d’école en école, toujours le ‘’nouveau’’, j’ai expérimenté bien des formes d’accueils traumatisants. Faut-il l’éluder pour autant… Cette cécité est la plaie  générale pour l’Ecole dans son ensemble…  On n’en parle point… on en « scoope » parfois mais le laminoir passe quand même peu à peu… Pourtant un peu de bon sens, de part et d’autre, permettrait de remettre aux enfants le bénéfice d’une éducation porteuse de chances pour chacun :  

                  Simple : un établissement bien structuré, bien adapté à sa population, un projet réel et en accord avec les besoins réels, des enseignants mobilisés et soutenus par des moyens en conformité avec les nécessités spécifiques, une compensation véritable des ressources selon les   lieux d’implantation ensuite et alors seulement nous obtiendrons pour toutes les écoles et pas seulement celles qui n’ont pas baissé les bras, une communauté agissante capable s d’assumer au mieux les difficultés et tendre vers une vie scolaire apaisée. Des établissements avec un code de vie clair, ce qui ne veut dire ni laxiste ni autoritariste. Intelligente, déjà basée sur un principe minimal « Primum non nocer » Celle que l’image de nos bouleversements sociaux devrait rendre nécessaire  

                  Pourquoi seules les écoles privées atteindraient-elles cette réalité d’une équipe solide ? Contrainte de la précarité, du rendement ; de l’obligation de résultats… et le droit à l’enseignement pour tous, le droit à l’égalisation des chances en dépit des différences initiales,  de la théorie seulement ?  

                 Pourquoi, lorsque cette structure est instituée dans nos établissements publics, reste-elle fragile, aléatoire, soumise aux mouvements des personnes engagées, regardée avec bienveillance mais jamais consolidée, généralisée ?  

Je suis un vieux radoteur scolaire qui a connu une telle école PUBLIQUE ouverte et pourtant protégée.

                 J’y crois au-delà de tous les remue-ménage.  

 

15 avril, 2011

les animaux totémiques font la fête…

Classé dans : actualite de retaite,Liens — Alain @ 16:11

La Fête Languedocienne de Loupian.

Je suis venu, j’ai vu et j’ai été conquis…

Le temps, le maître des fêtes, était menaçant et il l’est resté… La chaleur était présente dès les premières rencontres le matin et elle n’a fait que s’amplifier.

Que tant et tant de personnes se soient mobilisées pour accueillir, pousser, faire danser, les animaux totémiques les plus variés est un étonnement constant… Comment on peut se mobiliser pour un plaisir gratuit ?

Le repas du midi rassemblait près de 300 aficionados des grosses bêtes… Que de défis entre les amis de l’Ane de Gignac, du Poulain de Vias, des Géants de Tancavel, de la Cabrette de Montagnac, du Sanglier de Villeveyrac, du Moustique de Maurin, du Chameau  de Béziers,  du Chien de Sait Pons, de la Loche de Nizas, du Bœuf de Méze, du Loup de Loupian, des chevalets caracolants, de la Tarasque de Tarascon, du Cochon de Poussan. et de notre famille Coucaïrous. Que ceux que j’oublie veuillent bien me le pardonner…

Je n’aurais pas cru que les protecteurs de légende de notre village soient aussi connus, aussi recherchés par les petits et les grands. Le cortège de l’après-midi avait quelques difficultés à sinuer entre les spectateurs dans le cadre moyenâgeux des belles pierres de Loupian. Les fifres, les hautbois, les tambours, les voix embaumaient l’air de mille notes dansantes. Notre ami, Jean-Michel LHUBAC et ses musiciens saluèrent plusieurs fois le Coucaïrous de cet hymne qu’il nous a fait l’amitié de créer pour lui.

Responsable du Coucaïpitchou, j’ai eu le bonheur d’attirer les menottes vers notre petit « monstre » blotti dans son œuf… Il était logique qu’ensuite, Coucaïrous et Coucaïrette soient félicités de la prestance de leur rejeton…

Si vraiment le carnaval poursuit cette tradition qui voulait que la fête costumée, consacrée aux personnages caricaturés, porteurs des mauvais souvenirs à oublier autant que des espoirs à formuler, alors vive le carnaval et son pouvoir de rassembler en un moment de vraie liesse.

Je suis admiratif de tous ceux qui, à Saussan, à Loupian, en de nombreuses communes, ont la volonté et la persévérance pour organiser, costumer, clouer, assembler, fleurir, permette de dépasser les difficultés, les découragements, les critiques pour donner corps à leurs initiatives…  et finalement allumer les yeux des petits et des grands.

Bravo à tous et merci pour le plaisir partagé.

13 avril, 2011

l’Anglais très tôt

Classé dans : actualité,Liens — Alain @ 21:29

           En 1960, dans une école d’application de mon école normale d’instits, j’ai connu un apprentissage de l’Anglais en maternelle: beaucoup de jeux, de marionnettes, de petits spectacles et les enfants s’en portaient bien… mais les conditions étaient particulières, celle d’une école très couvée… D’autres ont certainement essayé, je connais même un Centre d’Accueil hors temps scolaire qui le propose pendant des congés…, pour ceux qui le fréquente assidument…
         Ces apprentissages pourraient même aider, et oui, à celui de notre langue: « Bien dire en Français pour bien dire en Anglais… ». 

         Mais, quand je vois les conditions d’apprentissage des langues en classes élémentaires, je ne crois pas en la généralisation de ce projet. La casse de la formation des enseignants n’y contribuera pas non plus, même pour les diplômés en langue étrangère! Comme pour bien d’autres possibilités à peaufiner, hélas, tout restera affaire d’initiatives locales aléatoires… 

11 janvier, 2011

Mon Décembre, mois des enfants !

Classé dans : actualite de retaite,Liens — Alain @ 22:58

Quel mois de décembre formidable ! Pour moi au moins…

Décembre le mois de la fête des enfants… bon, des Petits et des Grands ! Soit ils ont été sages, pas trop, juste ce qu’il faut, soit ils prennent la décision de le devenir avant que le Père Noël attelle ses rennes.

 Un matin, ce furent les bébés-lecteurs, les pensionnaires de la crèche qui sont venus, comme chaque mois à la bibliothèque : quel  sérieux dans ces yeux-là en écoutant les histoires, en choisissant les albums et en nous les confiant ! Que de sérieux dans leurs questions, leurs réflexions ! Que de curiosité et de confiance aussi…

Un autre jour, ce sont les classes de maternelle qui ont accueillis nos contes et nos comptines. Trois séances selon les niveaux et toutes aussi riches en grands yeux, en bouches bées, en rires et en chaleureux mercis. Quel plaisir nous renvoie ces enfants !

Un après-midi, ce furent les joueurs du Téléthon qui sont venus découvrir ou initier les débutants aux jeux extraordinaires prêtés par le P.R.J. Entre course en caisse à savon, et enchères du clown du théâtre, ils ont bien fréquenté les tables et les tapis. Pas de cadeaux, on joue pour gagner mais que d’exclamations bondissantes. Quelle occasion aussi d’attirer parents, grands parents pour remonter le temps avec ces jeux venus de loin dans le temps et l’espace… Une petit pièce et c’était ainsi partagé plaisir et solidarité !

Un atelier d’écriture avec des grands de CM1/CM2, m’a empli de nostalgie et d’émotion, nous avons mené à bien l’écriture de récits policiers… Leur fierté et leur reconnaissance, même de ceux dont la rédaction n’était pas le passe-temps préféré, avant,  m’ont conforté dans la certitude que,  apprendre avec motivation, sérieux, pugnacité reste la base de toute éducation.

Que de densité aussi dans ces réunions avec les élus du Conseil Municipal des Jeunes, « Faire et discuter, c’est bien, ont-ils décidé, mais informer c’est important aussi ! » Alors est né leur bulletin. « Entre nous ! » c’est bien trouvé… moi ça me fait penser à « entre nous soit dit… » et c’est vrai que ces jeunes citoyens ont bien des réflexions à partager et proposer. Merci de leur invitation aussi.

Un voyage rapide m’a conduit devant d’autres classes de maternelle pour jouer un petit rôle, un ours, dans un spectacle de Noël et là, ce sont les parents, les grands-parents qui m’ont soufflé : dans ce quartier de banlieue parisienne, très hétérogène, malgré la neige et le froid… la salle pour chacune des deux séances étaient pleine… Pas de professionnels, pas de grandes dépenses, pas de participation, une équipe d’enseignants mobilisées avec leurs élèves depuis plus d’un mois pour créer des décors, feuilleter des albums, inventer des personnages et jouer, malgré le trac, devant ce public si mélangé. Mélangé mais uni par la chaleur et la volonté de vivre ensemble ce beau moment.

Quelle chance j’ai eu de respirer ces bouffées d’oxygène ! Quelle chance j’ai eu de retrouver encore une fois un bonhomme décembre vraiment rempli de petites, de belles frimousses rieuses….

Si vraiment ‘l’enfant est le père de l’homme… »,  alors nous pouvons espérer, ave de telles rencontres, aider à bâtir un futur meilleur.

Bravo à tous ceux qui, toute l’année, dans et autour des familles, des associations, des écoles, font que l’esprit de décembre brille toute l’année.  Merci à eux de permettre d’ensoleiller ma retraite en m’offrant l’occasion de les rejoindre de temps en temps.

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