et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

16 août, 2017

L’été doit-il faire oublier la rentrée scolaire ?

Classé dans : Liens — Alain @ 17:47

 

Oui, les différences d’aptitudes existent et ne permettent pas à tous d’avoir les mêmes buts professionnels

            Mais oui les différences sociales sont aussi éliminatoires et là l’école ne joue pas toujours et le jouera encore moins avec les mutations gouvernementales.

            J’admire ces jeunes qui avec volonté affirment leur potentiel et arrivent dans les grandes écoles mais j’admire encore plus leurs familles qui souvent les ont portés avec force et sacrifices.

            Je déplore la mise à l’écart de ces jeunes que les familles n’ont pu aider et encourager… ces jeunes que la société et ses freins ont découragés, des Mozart assassinés peut-être ?

            Un jeune de Polytechnique l’a dit dans le poste : leur chance commence à l’école maternelle et élémentaire… C’est vrai, la grande force de rattrapage des inégalités originelles c’est l’école.

            Désolé de troubler des vacances parenthèses mais plus que jamais, cette rentrée et ses coupes sombres, accentuera la suppression de cette chance. Le soleil, pas plus que les « affaires », ne pourra occulter la casse de l’Ecole. Quel espoir subsiste lorsque désobéisseurs, articles, enquêtes, ouvrages, associations, blogs, coups de gueule s’additionnent sans réveiller vraiment les responsables politiques, c’est déjà dramatique mais les parents, mais les soucieux de l’avenir non plus ce qui est désespérant !

            Je ne suis même pas certain qu’un sacrifice médiatisé comme celui de Manu dans ‘…et l’école renaîtra de mes cendres ! » conduirait à ce mouvement populaire, seul capable d’obtenir que l’Ecole remplisse sa fonction originelle : prendre en compte Tous les enfants. Des lecteurs « éclairés » me disent que mon roman de société est utopique… c’est vrai, c’est même son but principal, dire, provoquer et rêver… Rêver que le naufrage du système sélectif vers lequel nous naviguons, ne se produira-pas. Le cauchemar serait que le réveil soit trop tardif

            Impossible de croire, alors, que ceux qui seront écartés de l’acquisition de vrais outils pour un avenir se laisseront oublier !

valeaualain.unblog.fr

« …et l’école renaîtra de mes cendres ! » Alain VALEAU             édition PUBLIBOOK

19 mai, 2017

Chance pour l’élève

Classé dans : Liens — Alain @ 9:30

Chance pour l’élève

Permettez-moi de dire (redire) que l’école n’est une chance pour l’enfant qu’avec une base simple, mais hélas jamais instituée officiellement : une équipe solide, bien formée non seulement sur le plan des connaissances individuelles de chaque enseignant, mais sur et pour la cohérence du travail collectif.

Un enfant suivi depuis son entrée dans le système selon ses acquis, ses possibilités et son rythme d’apprentissage, selon un projet adapté et mis en œuvre par tous et non classe par classe est la solution, tant pour les précocités que les retards…Oui, il faut prendre exemple sur ce qui marche, souvent des écoles avec des initiatives particularisées, jamais assurées de leur pérennité… une pédagogie individualisée, autant qu’un suivi qu’une cohérence par tous est possible… malheureusement ce n’est pas la règle : les réformes de méthodes comme de fond (rythmes – règles de vie … ne prendront que sur des équipes solides et bien dirigées…) le reste n’est qu’une loterie avec laquelle, année par année, l’enfant tombe ou non, dans « une bonne classe » avec tous les paramètres évoqués « bon maître » «  bon niveau général » «  pas de cas qui alourdissent » etc

Pourquoi est-il si difficile de généraliser cette formation et cet accueil dans notre pays ?

16 mai, 2017

L’ECOLE, C’EST ENSEMBLE…

Classé dans : Liens — Alain @ 22:52

 

Rêveur mais têtu, je voudrais donner, sinon ma force, inexistante, mais surtout ma conviction qu’un vrai réveil pour l’Ecole est  possible…

Je m’affirme rêveur et avoir rêvé mes engagements, dans et autour de l’école… mais de les avoir vécus aussi avec une communauté construite peu à peu, et bien réelle. Parfois, ce vécu a mal tourné, ensemble nous l’avons corrigé. Nul enseignant n’y a perdu son originalité mais tous ont pu réaliser leurs projets sans ignorer les autres et sans rompre la cohérence, amont, présent et aval des suivis.  10 ans d’enseignement spécialisé, 30 de direction avec classe et un seul regret «  trop vite passé, insuffisamment accompli… », mais  pas de remords..

« Qu’est-ce qu’un vrai rêve ? C’est un rêve qui dure. Et, s’il dure, c’est qu’il s’est marié. Marié avec la volonté. » Eric ORSENNA.

L’essentiel est l’enfant ! Aussi curieux, aussi éveillé soit-il, il aura toujours besoin d’être motivé, guidé, exercé… pour que les outils de la connaissance, du savoir-faire, du savoir vivre avec les autres ne soient pas les seuls fruits de sa spontanéité.

L’Ecole, seule, est capable d’accompagner l’éducation de la famille et de l’environnement pour procéder, en toute cohérence, à la progression harmonieuse des apprentissages autant qu’à la compensation des divers handicaps.

L’Ecole ne sera véritablement ce service efficace qu’avec, pour chaque établissement, un projet adapté autant aux objectifs  éducatifs de notre société qu’à la réalité de la population scolaire qu’elle prend en charge.

L’Ecole ne sera véritablement cet outil d’excellence, capable de faire vivre ce projet, que si elle est dotée d’une équipe compétente dans ses individualités et cohérente dans le suivi total des élèves depuis son arrivée dans l’établissement jusqu’à sa sortie. Une équipe capable d’aider ses membres les plus fragiles, de remédier aux erreurs de mise en place du projet de fonctionnement… Une équipe solidaire et lucide.

L’Ecole ne sera performante que si un animateur responsable, formé aux tâches de gestion, de relations, d’orientation est le vrai directeur de cette équipe.

Il est terrible de constater que ces évidences, incontestables pour toute institution, reste, dans notre système éducatif, indéterminées, uniquement laissées à l’initiative, la bonne volonté, de ceux qui essaient de les mettre en œuvre… Avec tout ce que cela représente d’aléatoire. La chance scolaire d’un enfant relève de la loterie : la « bonne école » – la « bonne classe », sans cohérence assurée dans le même établissement, sans suivi de similitude lors des déménagements. Oui la carte scolaire au choix devient alors un privilège.

Structurer les établissements est un préalable sur lequel, ensuite, on peut greffer des moyens. Le contraire n’est que construction sur du sable…

La véritable base d’une école est celle dans laquelle tous les artisans de belle volonté ont une chance de s’épanouir et d’épanouir le présent de nos enfants. Leur donner, à tous, une chance pour un futur à la hauteur de leurs possibilités, toutes différences prises en compte, est-ce vraiment impossible ?

Chacun d’entre nous est un prolétaire fondamental dont la seule vraie richesse, étymologique et de fait, reste au moment du grand dépouillement, nos enfants et leur devenir.

Je sais, on n’est pas sérieux quand on a 74 ans ; je sais qu’il faut laisser Saint Ex., son Petit Prince, rêver et laisser les gens sérieux compter les étoiles et allumer, éteindre les réverbères, mais comme la vie serait mieux possible, si la belle politique mettait un peu d’utopie dans ses projets et écoutait ceux qui ont vécu avec passion leur quotidien avec et pour les autres.

Les éléments pour qu’existe cette école sont bien réels mais tellement diffus. Nombre d’établissement fonctionnent mieux que bien parce que des équipes, des communautés savent leur donner vie. Mais la généralisation n’est pas là ! Notre Ecole est une vaste loterie ce qui en fait le règne de l’inégalité… Rendre les établissements dépendants  des communes ne fait que l’accroître !

Je ne sais pas, faute de bilan, dans quelle mesure la réforme des rythmes scolaires est à modifier, je sais et cela depuis ma première classe qu’elle est nécessaire surtout si elle s’étend au temps de l’enfant dans sa diversité et sa globalité… Voilà l’exemple d ce que la disponibilité de laisser les municipalités gérer à leur guise ce point important serait une erreur… entre autres.

La plus grande serait d’ignorer la nécessité de consulter puis associer tous les acteurs de notre communauté éducative !

9 mai, 2017

La Loi du Plus Faible…

Classé dans : Liens — Alain @ 18:15

loi du plus faibleLa Loi du Plus Faible… 

                    Aussi loin que remonte l’histoire de l’humanité, les témoignages d’engagements pour préserver notre planète, pour donner une chance aux plus faibles de tous les êtres vivants : végétaux, animaux, humains abondent…

S’impose aussi la loi du pouvoir, du profit, du plus fort… De pire en pire car l’homme « conquistador » après avoir rongé la terre, asservi les faibles autour de lui, a cherché de plus en plus loin, ce qu’il nomme ressources, minerais, forêts, esclaves… et loin de ses yeux, près du portefeuille, il porte beau et peut détruire en toute « ignorance » !

Souvent même, pour justifier ses conquêtes, ses ravages, ses massacres, il s’est donné, se donne de beaux prétextes, religieux, éducatifs, culturels… Il se protège même en attaquant ; il fait de ses territoires envahis, des « contrées sauvages », des indigènes, des « barbares »…. Sa civilisation n’hésite pas à dégénérer d’autres « civilisations » plus anciennes, parfois plus élaborées… La loi du plus faible devient toujours une faute lorsque le plus fort impose la sienne. La « bonne morale » fait écrire, parfois filmer mais fait surtout sourire autour des tables des Conseils d’Administration et aux corbeilles des Bourses…

J’oubliais, ce sont souvent, hors des immenses exploitations policées, ces affreux pauvres qui cherchent l’or en cachette, qui braconnent, sabotent… comme à l’époque des nobles, les serfs qui ramassaient du bois, tendaient des collets et pour survivre risquaient la mort. Normal, ils dérangeaient, comme d’autres aujourd’hui qui polluent nos rues, nos mers…

Tant que des documents comme celui-ci pourront toucher, il faut les multiplier mais surtout, il faut conseiller l’usage du miroir, ne pas attendre la dernière heure pour peser ses actes… Je ne crois pas que l’Ecologie et l’Humanisme s’imposent, au risque à leur tour de devenir de dictatures, mais qu’elles s’enseignent oui! Malheureusement, souvent, trop souvent, éduquer se traduit par non pas le « Si tu peux… »  de Kipling mais par « le loup que doit être l’homme pour l’homme… » de Spinoza.

8 mai, 2017

La vie n’a pas d’âge.

Classé dans : Liens — Alain @ 9:32

Un poème de Jacques Prévert

La vie n’a pas d’âge.

La vraie jeunesse ne s’use pas.

  On a beau l’appeler souvenir,

  On a beau dire qu’elle disparaît,

On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va,

Tout ce qui est vrai reste là.

Quand la vérité est laide, c’est une bien fâcheuse histoire,

Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance

Et leur cœur bat  là ou il n’y a pas d’autrefois.

7 mai, 2017

ENSEMBLE AVEC BRASSENS..

Classé dans : Liens — Alain @ 18:12

Ensemble avec Brassens !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 43 min

 

                   J’entends «  Ensemble », et c’est Brassens qui me saute à l’esprit…, avec tous ses excès, ses contradictions mais aussi sa générosité à fleur de notes… n’importe qui ; ou presque, peut encore être interpellé en chantant « Hécatombe », mais, mais qui sera interpellé parce qu’il chante, à belle voix, avec émotion, la « chanson pour l’Auvergnat », tout en vivant comme un croquant ?  Brassens  était, peut-être, un rebelle de cœur,  de faits, je ne sais pas vraiment, de mots certainement… J’aime penser, qu’il s’adressait, s’adresse toujours, à ceux qui, à tous les niveaux de la solidarité, chaque jour, sont des hôtesses – des étrangers – des Auvergnats et se plaisent, les innocents, à servir plutôt qu’à se servir… Je ne chante pas juste, mais le miel des messages de Brassens me chauffe l’âme depuis si longtemps que, en mon automne, je me les fredonne lorsque ça tangue trop dans notre société, pour être ENSEMBLE en pleine « FRATERNITE ».

COMMEMORER POUR MIEUX SE REDRESSER…

Classé dans : Liens — Alain @ 10:04

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 42 min

Le 8 mai, le souvenir d’une victoire sur la haine, venue du fascisme d’ailleurs mais aussi d’idéologies d’inhumanité implantées en notre société, ce souvenir sera ravivé et rappellera que la lutte n’est jamais achevée…. 

            Avec tant d’autres, foncièrement altruistes et amoureux de la vie, notre grand-père a combattu, sur les fronts de la 1ère guerre mondiale, puis parmi les gens de belle volonté une fois la paix revenue. Il s’est engagé pour résister à la déferlante des envahisseurs lr de la seconde guerre.

                     Voici ce qu’a écrit Louis Buton… soldat dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945

                     « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

            «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec ces principes acquis en classe.

                  Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

                      Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

                 La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

                Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

                  22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

                   A ses descendants, il a appris à douter des circonstances, mais pas de l’espoir, de l’étincelle d’Humanité qui sommeille, trop parfois, en chaque homme et femme, surtout en chaque enfant…

                  Pour ma part, j’ai souvent utilisé son exemple auprès de mes élèves et je suis très fier de voir ses enfants, petits-enfants continuer à faire s’épanouir les graines qu’il a semées…

19 février, 2015

Passer les savoirs, faire de la graine un fruit épanoui!

Classé dans : Liens — Alain @ 18:31

Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine. » Nietzsche

Je ne sais pas dans quel ouvrage, à quel chapitre retrouver cette assertion et, je m’en moque au point de’ ne pas entamer de recherches, par contre j’aime la résonance qu’elle provoque en moi.

Sans doute pas au même titre que la personne qui en faisait un argument pour mieux se connaître et se vivre grâce à une méthode quelconque mais parce qu’elle représente ma prétention à être « passeur de savoirs » comme l’exprimait Henri VINCENOT.

Prétendre, quel beau mot si facilement éreinté : mettre en avant ses convictions, tendre, diriger son attention, ses idées sa volonté vers une mise en œuvre, une reconnaissance…

Est-ce si blâmable ? Bien sûr que oui si l’objet de cette prétention est inhumain, pernicieux, contraire aux droits de l’homme, mais combien positif si l’humanité s’en trouve mieux. La grande Humanité englobant tous les anonymes vivants et la petite, celle qui compose nos cercles rapprochés.

Ma prétention, ma pré-tension, est de vouloir veiller sur la graine pour qu’elle devienne un arbre solide, harmonieux, original et pourtant en accord avec sa forêt. Ma satisfaction, mon bonheur, réaliser mon vœu de voir s’épanouir l’arbre né de la graine, de lui voir à son tour offrir ses fruits aux besoins de ceux qui l’entourent, de le savoir inscrit dans la grande chaîne de la vie et du futur compte ma prétention.

Tous parents ont cette prétention naturellement, ce qui ne fait pas preuve d’angélisme, les hiatus existent, ce sont les déviances d’une ligne éducative et affective que l’on voudrait idéalement rectiligne.

La société doit également se vanter de cette prétention qui conduit de la graine, à l’arbre puis au fruit, se vanter et l’assumer. Avec l’ambiance de la Fraternité, si possible, mais surtout avec les moyens d’assurer la Liberté et Egalité dans le respect mutuel de la convivialité.

Ces moyens sociaux sont tous ceux qui concourent à la croissance de la graine, sa santé physique et psychique. Lui apporter des connaissances, des savoir être et des savoir-faire sont les impératifs d’une  société en complément, en soutien voire en compensation de ceux de la famille.

Les vecteurs de ces acquis à proposer, mettre en place chez notre graine d’enfants sont nombreux et aussi anciens que le premier individu enseignant à un jeune apprenant.

Ils se sont multipliés, diversifiés mais même électroniques, mêmes techniques, mêmes médiatisés n’en restent pas moins la prétention de passeurs de savoirs d’abord dédiés à l’apprentissage. Apprendre, appréhender… déjà des notions ambivalentes pleines de réticences Oui, il est beau qu’un enfant tende à prendre la connaissance que nous lui proposons, qu’il s’en saisisse sans appréhension, mieux qu’il ait envie de s’en emparer. C’est déjà de la pédagogie, pas de cette discipline inculquée aux enseignants mais de cette démarche qui faisait que des esclaves lettrés accompagnaient l’élève vers son enseignant.

Chacun d’entre nous pouvant être appelé à instruire même occasionnellement un curieux, verra son empreinte se graver selon sa façon de dire, expliquer, montrer, intéresser… sera pédagogue et à son tour accompagnera vers l’instruction.

Au centre de toutes les influences éphémères ou organisées qui concourent au développement de notre graine d’enfant il fallait une institution d’enseignement. Ce fut l’Ecole avec toutes ses avatars, l’Ecole où une société s’imposait de renoncer à utiliser ses jeunes pour les former à la guerre, aux métiers ou aux tâches du quotidien familial et les mettre en « arrêt de travail » selon son sens originel pour investir dans l’instruction et l’éducation…

Bien que baigné très tôt, parfois noyé, dans la mer des actions éducatives associatives, comme bénéficiaire depuis mes premières colos, comme intervenant responsable multifonctions, souvent bénévoles, c’est dans l’Ecole que j’ai pu le plus, sinon le mieux, accomplir ma prétention d’instituteur, celui qui fonde, quoi de pus prometteur pour veiller sur une graine ?

Et c’est avec toute l’autorité de ma prétention première et constante que je revendique pour l’école la reconnaissance de sa priorité sur tout autre engagement humain !

 

La course aux fruits est la marque essentielle de nos actions et nous affirmons que la grosseur, la saveur, la quantité, l’épargne de ces fruits bien concrets sont les garanties d notre survie, avec juste raison mais leur fragilité leur faiblesse face aux circonstances  ne pourront jamais occulter qu’un individu, qu’une famille, qu’un groupe voire un pays ne se relèvera de ses catastrophes que par la force de ses savoirs, des ses capacités s d’initiatives et sa volonté. Les moyens accumulés n’étant que les matériaux et les outils de ces fondamentaux ! Nous sommes tous des Robinson Crusoé en puissance et seule notre intelligence, nos connaissances nous permettrons de nus adapter.

L’histoire est un grand livre dans lequel il est difficile de se projeter, sinon pour faire comme si, pour imaginer rêver, rarement en tirer des leçons… Les passéistes et les alarmistes sont des déconnectés du présent, ce présent qui réclame des satisfactions quasi immédiates. D’ailleurs, certains sombrent mais tant d’autres s’en tirent bien, pourquoi pas chacun de nous ?

Instruire est la sauvegarde essentielle contre les peurs nées de l’ignorance, les dictatures des dogmes…

Reste à savoir comment et faire la pause nécessaire pour

-                  S’assurer que tout le monde est conscient de cette nécessite d’instruction et d’éducation

-                  S’assurer que notre outil social principal d’instruction et d’éducation, notre Ecole, remplit efficacement son rôle.

-                              Ce n’est possible qu’ensemble, en toutes diversités, en toute sincérité et en toutes facultés d’écouter et de s’exprimer !

 

 

13 février, 2015

Notes ou pas notes, là n’est pas la question !

Classé dans : Liens — Alain @ 17:53

Le pire c’est la notion de moyenne: 10/20, « ça me suffit et ça contente mes parents, tant pis si les autres 10 points représentent ce que je ne sais pas… »  Une notification, c’est d’abord, surtout la définition claire des compétences acquises, pas du « moyen » surtout lorsque c’est une moyenne d’ensemble, 15 en math et 5 en français, moyenne 10 mais niveaux différents… Donc notes, couleurs, lettres peu importe compétences bien exprimées oui, vraiment oui…

Le risque d’aberration, donc de caricatures existent : notes amplifiées selon l’effort et non le résultat, diminué », parce que  « tu pourrais plus t’impliquer », lettres aves une cohorte de +++ de – - -    de couleurs avec nuances, pourquoi ^pas d’émoticônes aussi… Qui n’a pas entendu ou lu des appréciations délirantes aussi ?

Vous ne demanderiez pas à votre garagiste de réussir moyennement votre réparation, ni à votre médecin… alors pourquoi se contenter de connaissances lacunaires?

Combien d’anciens bacheliers reconnaissent et regrettent : en langue (par ex) j’étais nul, heureusement en math, je compensais!!! Chercher l’erreur…

Importante pour estimer un niveau en fin de cycle, l’évaluation au quotidien est nécessaire pour l’enseignant et l’élève pour prévoir suite des apprentissages et remédiations éventuelles, tant pour les précocités que les retards… C’est le principe même d’une bonne pédagogie différenciée… Lui opposer les effectifs pour ne pas le faire est plus que dommage, une erreur, sans doute due à un manque de formation… Tous les enseignants qui l’appliquent pourront en témoigner… Dans ce métier, j’ai connu dans mes écoles, bien des classes de faible effectif, moins de 20, sans succès pour autant, d’autres de 30 ou plus, vraiment efficaces… Pas facile, mais qu’est-ce qui est facile quand on prend en compte des enfants, des élèves ? Par contre que de satisfactions !

En 40 ans, j’ai eu tous types de classes dont 10 ans de classes d’enfants en difficulté, des perf, des CLIN d’enfants primo-arrivants, d’enfants du voyage, bien des classes «ordinaires » hétérogènes comprenant des élèves « précoces » et, c’est certain, acquis véritables valent mieux que notes sur un carnet même, notamment pour les enfants peu assurés dans leurs bases et leur rythme d’apprentissage! Une note subjective, rassure ou déprime, enfants et parents, un acquis reconnu, au moins, c’est du visible explicite…

Un élément important : dans un même établissement, la façon d’évaluer doit être harmonisée, clairement expliquée aux enfants et aux familles…

Je continue à crier que toutes les réparations des fissures de notre Ecole ne pourront devenir solides que sur des fondations indispensable : formation des personnels pour chacune de leur fonction – nécessité en chaque établissement d’un équipe cohérente et bien dirigée – appui sur un projet adapté et réadaptable aux réalités de la population scolaire – ressources compensées en fonction des besoins -

 

11 février, 2015

Apaiser l’école…

Classé dans : Liens — Alain @ 21:47

Violence, harcèlement, humiliation… intolérables même si certains considèrent que les bizutages, les cris, les mots durs, font partie de l’éducation, à l’anglaise, pas nouveau non plus la littérature et les biographies le montrent, la Guerre des boutons, n’était pas une rareté… Plusieurs déménagements m’ont appris la dureté des cours de récréation et parfois celle des adultes ; 40 ans d’enseignement m’ont appris la nécessité de la présence, juste, ferme et rassurante des éducateurs…                Ma conclusion, ferme, elle aussi est que rien, rien n’est possible, aucune application d’intentions, de textes, dans l’éducation comme dans l’instruction sans un consensus réel dans l’équipe d’établissement, tant pour l’élève que pour l’interaction des professeurs, leur soutien mutuel en fait partie… Toutes les écoles qui prennent vraiment en charge l’organisation cohérente de leur établissement, et réagissent face aux problèmes, souvent discrètement, il y en a beaucoup heureusement, le font grâce à une équipe véritable et une direction compétente… Certains arrivent même à créer de belles communautés… Cela n’exclut aucune des aides nécessaires notamment psychologiques, ni les soutiens pour fractionner certains groupes, mettre en place des actions spécifiques… Mais là nous sommes dans la bonne volonté et l’aléatoire… Aucune formation ne prépare à cette logique d’équipe, aucune formation approfondie ne dote les directeurs de vrais outils d’animation… On ne parle, les médias, les films, les récits, ne parlent, que d’un prof face à ses élèves…

Encore et toujours l’école est une loterie… : Choix des parents qui le peuvent, doigts croisés : « Pourvu qu’il, qu’elle tombe avec ce maître, cette maîtresse, pas avec l’autre… ». Choix même de l’établissement avec quelques manipulations…

Je suis en colère pour cet oubli, voire cette ignorance de ceux qui œuvrent vraiment et fortement chaque jour pour apaiser des enfants que notre société ne ménage guère !

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