et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

10 novembre, 2011

Etre un âne…

Classé dans : actualite de retaite,pour le plaisir... — Alain @ 10:44

             J’ai reçu ce beau texte, bien plus long car il comportait une morale et des encouragements… je le préfère ainsi… libre pour chacun de s’y projeter, rire ou méditer 

Je suis né dans un village AIZENAY qui tirerait son nom du latin (je ne m’y lance pas ) signifiant « conducteur d’ânes », sans doute en rapport avec les nombreux moulins à vent qui ponctuaient la région. 

Plus tard, enseignant spécialisé, je suis devenu l’un de ces conducteurs d’ânes, ce vocable si longtemps attribué aux écoliers mal dans leur scolarité. Aujourd’hui, ils sont parents, grands-parents proches de la retraite pour certains.. et dans l’ensemble, mes ânes mal partis sont bien sortis du puits. 

Souvent, je me dis que leur simplicité de réponse dans les situations compliquées, (que d’exemples me restent), me fait regretter de n’avoir et de n’être pas plus âne pour éviter les chemins tordus de la réflexion et les remises en question trop intellectuelles (comme celle-ci d’ailleurs PLOUF !) Je regarderai autrement les ânes Philippe et Martin, de notre village, désormais.      

                 L’âne au fond du puits
 
         Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits. 
         L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il
 a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
        Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer l’âne dans le puits.
        Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. 
     Puis à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
         Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
        Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant.

         Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
           Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus.
           Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter!
Etre un âne... dans actualite de retaite nfv3bzr0

16 septembre, 2011

- 45 – DES BIBLIOTHEQUES TOUJOURS OUVERTES.

   Ce mardi, seuls ceux qui surveillaient l’impression de notre Recueil restaient consignés. Avec Karine, quelques autres collègues, nous avons erré dans les rues de Paris et grappillé des petits cadeaux pour la famille restée en province. 

A midi, dans le cirque, nous avons organisé un grand pique-nique où se sont mélangés charcuteries, fromages, gâteaux de toutes nos régions… histoires et chansons. œuvrer pour une cause nationale, rien de tel pour que s’embellissent les richesses de nos folklores. 

L’Européanisme, le Mondialisme, avec toute la symbiose de leur humanisme ne feront que privilégier les riches-ses de ces particularismes patrimoniaux…Vive les « ismes » quand ils sont généreux !  Pour l’après-midi, avant de retrouver Rob, Alice, Thierry et son épouse, Sylvain m’a proposé de le suivre  chez les anciens de
la Résidence qu’il fréquentait chaque semaine. 
Pierrot nous prêtait sa voiture, mais il faudrait que je conduise ! 

La Résidence des vieux amis de Sylvain était bien conçue, des petites maisonnettes de deux pièces, cuisine, salle d’eau avec un jardinet et trois immeubles de deux étages avec des deux pièces aussi. Je pense que l’affectation s’effectuait au choix ou selon le degré d’autonomie des pensionnaires. Souvent les couples occupaient les pavillons, 

Le tout était dispersé dans un parc ombragé, bien situé dans le centre ville, isolé ni des commerces, ni des foyers de vie. Un groupe scolaire, avec lequel les résidents pouvaient partager ateliers et souvenirs, côtoyait la maison de retraite.  Nous étions attendus dans le grand salon, destiné à toutes les réunions certainement.  Inutile de préciser que les tables étaient garnies d’une variété incroyable de pâtisseries, fabriquées par nos hôtes bien sûr. 

Pour tous ces gens à petit appétit, c’était démesuré, mais très chaleureux.    Après leur accueil et leurs embrassades avec Sylvain, nous avons parlé d’autrefois.  Si un ancien qui disparaît est une bibliothèque qui se ferme, Sylvain avait la chance, moi avec lui ce jour, de lire les volumes de celles-ci. Nous les avons parcourus avec passion. 

Une dame magnifique, toute plis et sourires, à la chevelure d’argent, a compris notre étonnement 

- Vous savez, nous sommes des papis, des mamies. C’est souvent à la gourmandise que nous nous référons. D’abord, parce que nous n’avons plus très faim, et ensuite parce que c’est l’un des moyens de séduction qui nous restent.  Un petit bonhomme, la barbiche presque à la hauteur du bec de sa canne, a profité de l’opportunité pour nous plonger dans ses souvenirs :  - Maintenant, nous n’avons plus faim et pourtant quand j’étais gamin, à la maison, on ne parlait que de ça. 

S’abriter, se chauffer, se protéger et se nourrir étaient nos préoccupations essentielles, mais surtout « Ne pas avoir faim ! » Ici, maintenant nous parlons de diététique, c’est intéressant mais quand j’étais enfant, on parlait de nourriture, point ! 

Le pain avait une grosse importance. Il était de quatre livres en général, on l’achetait à la pesée… - Chez nous, à la campagne, l’a interrompu un solide « …génaire », on le payait  au bourg, à la fin du mois, même celui que le commis nous livrait à l’Ecart. On comparait les tailles sur nos deux baguettes : celle du client et celle du boulanger portaient les mêmes encoches effectuées à chaque achat, “ la marque ”. 

Sa voisine, un peu intimidée, s’est lancée : - Moi, c’était la ville, mais notre boulanger était bien accommodant aussi. Quand son four était encore chaud, il nous permettait d’y cuire nos plats…. 

- Lorsqu’il était un peu trop dur, on retrouvait le pain dans la soupe. La panade des longues fins de mois, souvent difficiles, se trempait à deux voire trois repas. - Moi, gamin, avec mes frères, on attendait le dimanche. Souvent ma mère préparait du poulet et des frites. Comme la viande coûtait cher, c’était nos petits luxes. 

Les yeux de cette dame en fauteuil roulant en brillaient encore ! Maintenant, les souvenirs s’envolaient et c’est un petit grand-père tout rond, tout rose, qui a complété la précédente intervention : 

- Chez nous aussi et il venait souvent de notre petit élevage, comme les lapins, mais eux, on en vendait aussi. Avec les légumes du jardin, on arrivait à remplir les assiettes dans notre banlieue. Mon père disait : « Il faut se donner de la peine…». Je le redis à mes petits-enfants quand ils me font raconter tout ça ! - Ce que j’aimais bien, c’est aller avec mes parents dans les jardinets ouvriers, le long des voies ferrées attribués par
la S.N.C.F. ou
la Mairie. On y discutait, on jouait, on échangeait des légumes, des fruits… Parfois, nous mangions ensemble quand il faisait beau. 

Ça sentait bon quand, dans la rue, c’était le moment des confitures… Avec les conserves, nos mères arrivaient à avoir un peu de réserve. -Nous, a relevé la première dame, avec plusieurs familles nous partions faire des cueillettes et des ramas-sages de fruits, châtaignes, champignons, baies… C’était aussi de bons moments tous ensemble. 

- Mon père était pêcheur, chasseur, pas toujours autorisé… Maintenant il ne risque plus rien, a confié une nouvelle résidente. Il attrapait des poissons, des beaux souvent, même des brochets, et des écrevisses. Il en vendait à des voisins, ça arrangeait le porte-monnaie… De la chas-se, il ramenait plutôt des petits oiseaux. Avec des pommes de terre au four, c’était délicieux. - Ici, on boit mieux qu’à cette époque et c’est moins fatigant. Je n’étais pas Cosette, mais comme aînée, j’étais souvent de corvée d’eau et la borne fontaine n’était pas à côté de la maison. Pour revenir, ça montait !   

Dit avec le sourire, ça passait mieux et celui de cette dame était bien large. - On buvait beaucoup d’eau, mais pas seulement, s’est souvenu son voisin. Avez-vous connu le kéfir, le coco, le lithiné, les infusions ? Ma grand-mère concoctait même un drôle de mélange : des feuilles de frêne, plus du sucre candi, plus de la levure de boulanger. Elle la préparait dans un tonneau et la laissait macérer quelques semaines avant sa consommation Elle nous faisait, comme ça, une boisson d’été peu coûteuse et rafraîchissante.. 

- Quand même, a corrigé un monsieur à l’abondante chevelure blanche, en plissant les yeux au milieu d’une face déjà bien tourmentée, quand même, on buvait un peu de vin. Nos vignes de Seine-et-Oise n’étaient pas généreuses, enfin par chez nous. Le vin était peu coloré, et un peu tord-boyaux, mais il apparaissait parfois à table, dans le verre des adultes ou très mouillé dans celui des grands. 

- On n’avait pas de frigo, nous. On conservait tout dans le garde-manger grillagé, accroché au frais, hors de portée de visiteurs à quatre pattes. 

- Dans notre ville, au fond de galeries souterraines, on  conservait la glace découpée dans les étangs en hiver. Quand il faisait chaud, on achetait des pains de glace. Minots, on courait derrière la charrette du livreur pour boire l’eau fraîche qui coulait. On courait après tout ce qui roulait d’ailleurs : les marchands ambulants, le charrette des quatre-saisons, de laitage, de charbon, parfois de tissus, le rémouleur, les camelots… 

Dans le quartier, nos rues bougeaient.  Une dame très emmitouflée, peut-être est-ce ce qui inspirait sa remarque, a levé un autre souci passé.  - Il fallait bien aussi se chauffer. Une cuisinière, parfois un poêle, c’était bien juste certains hivers. Le sac de charbon chez le bougnat était pas donné, oh non ! Chez nous, on n’était pas les seuls, il fallait ramasser du bois mort, et les restes de charbon des dépôts des locomotives du P.L.M. 

Paris-Lyon-Marseille me fut-il traduit, la future S.N.C.F. Pendant la guerre, c’était encore plus fréquent, mais bien risqué. 

- Souvenez-vous de la brique chauffée au four pour accompagner nos pieds dans les draps froids ! Après, on a eu des bouillottes, c’était pas pareil ! - Même si on avait toujours peur de « manquer », on arrivait à faire la fête, avec pas grand chose, de la débrouille et en s’y mettant tous ! 

- Il y avait pourtant bien des malades, a dit une personne tremblotante près de moi. J’ai revu une ancienne camarade d’école communale, il y a quelques jours. En premier, on s’est souvenu que nous avions toujours la goutte au nez, des rhumes, des écorchures et aussi, c’était plus triste, que les bébés vivaient pas tous longtemps - Oui, pour la coqueluche, on nous emmenait en altitude, en aéroplane des fois. 

- Moi, j’avais peur du médecin ! Il ne venait pas souvent à la maison, mais à l’école. Il nous piquait pour les vaccinations. On pleurait presque tous.  Nous avons laissé se dérouler la longue bande de mémoire des souvenirs qui émergeaient en vrac : l’hôpital et ses salles communes, le chloroforme, les leçons de morale, les totos, les mains propres, les rigolos pas drôles, les rebou-teux, les accidents mal réparés, les bêtises, car nos aînés avaient été, pour plusieurs, des graines de garnements. La « Guerre des Boutons » n’était pas que du cinéma…  - On nous menaçait de fessées si on était attrapé, du martinet, du coin noir, mais on nous effrayait aussi avec les légendes « à faire peur » : le loup, le père fouettard, les vagabonds, les chemineaux, les bohémiens voleurs d’en-fants … et surtout l’œil des voisins. Pas besoin de caméras, la surveillance était partout… 

Nous nous sommes séparés avec, évidemment, des promesses de se revoir, de s’écrire… 

Sylvain a garanti qu’il y veillerait. Juste avant de franchir la porte, nous avons été rattrapés par un petit groupe de dames : 

- Nous n’avons pas parlé de notre école à nous. Elle était dure, mais elle était belle… Leur écrivain leur a rappelé :   

- Avec moi, vous en avez bien discuté, mais c’est vrai, je n’ai pas beaucoup écrit. La prochaine fois, je vous expliquerai ce que veulent Isabelle, ses amis et de très nombreux Français pour une nouvelle Ecole et vous, vous me direz ce que vous en pensez. Vous la comparerez à celle de votre enfance. D’accord ? »  - D’ac ! a répondu avec malice son interlocutrice. T’inquiète pas, on va y travailler.. »     Nous avons réembarqué sous les gestes d’au revoir et les envols de bisous de ces grandes gamines espiègles.

15 juin, 2011

Quand les retraités accompagnent le clown…

Classé dans : actualite de retaite — Alain @ 11:39

                     Carmen ....jpg           Allez, on vous le révèle : l’étoile était accessible et le plaisir intense… C’était un soir de gala, un instant magique où Peppino affirma, à travers ses rires, ses larmes, ses maladresses, ses espiègleries et sa gravité, son désir essentiel : « Carmen… dis-moi que tu m’aimes ! »

                                  Alors oui, Laura Clémente, la danseuse de flamenco était belle, oui, sa danse envoûta, oui, elle était l’apparition improbable dans l’univers de ce fan de Johnny… et le public a alors puisé dans ses trésors d’enfance pour vibrer dans cette quête vers « l’inaccessible étoile.»

                                   Mais lorsque l’on est dans la salle, pour qu’une telle chaleur se dégage, s’échange entre la scène et le public, eh bien sérieux et sincérité sont les ingrédients de base…

                                Le sérieux ? C’est la minutie avec laquelle toute la troupe, les deux acteurs, les techniciens, les scénaristes et les critiques toujours assidus, joue, rejoue, corrige et cale les moindres détails. « C’est le credo du Clown du Théâtre et de son équipe. »

                                 La sincérité ? Elle conditionne le don premier, celui du plaisir, le plaisir à donner bien sûr, mais celui à prendre aussi. « Plaisir partagé le temps d’un rêve joué, connaissez-vous mieux ?

Parcourir, indiscrètement la salle, pendant le spectacle, c’est en révéler un autre, celui de ceux, tous âges confondus, qui plissent leurs yeux de malice devant le taureau amateur, qui frémissent aux chutes à bord de scène, qui secouent la tête aux pleurs de tristesse, les écarquillent sur les voltes de la danseuse, se moquent des doigts gourds sur les castagnettes… »

                                   Eh bien ce soir là, dans un coin de Pignan, le Clown du Théâtre a joué, avec le sérieux et la sincérité de l’Enfance ! Car savez-vous ce que les adultes doivent à l’enfance ? …« Tellement, que je ne vous laisse pas chercher : ils lui doivent surtout, deux qualités, le sérieux et la sincérité, en tout, mais surtout dans le rêve et le jeu. »

                                Au final, le traditionnel verre d’amitié  réunit plus de cent personnes et les commentaires étaient éloquents. Et s’il ne fallait en retenir qu’un, ce sera celui-ci : « C’est un bon vin que ce spectacle… Il se tonifie en vieillissant et révèle encore des saveurs que je n’avais pas ressenties… Pourtant, c’est la 4ème fois que je le vois ! »…

                                 Merci Peppino pour m’avoir fait oser l’accueilir sévèrement au début du spectacle… Sous sa baguette magique, j’ai joué ce role comme un enfant enchanté.

2 juin, 2011

La Fête Languedocienne de Loupian.

Classé dans : actualite de retaite — Alain @ 16:17

Je suis venu, j’ai vu et j’ai été conquis…

Le temps, le maître des fêtes, était menaçant et il l’est resté… La chaleur était présente dès les premières rencontres le matin et elle n’a fait que s’amplifier.

Que tant et tant de personnes se soient mobilisées pour accueillir, pousser, faire danser, les animaux totémiques les plus variés est un étonnement constant… Comment on peut se mobiliser pour un plaisir gratuit ?

Le repas du midi rassemblait près de 300 aficionados des grosses bêtes… Que de défis entre les amis de l’Ane de Gignac, du Poulain de Vias, des Géants de Tancavel, de la Cabrette de Montagnac, du Sanglier de Villeveyrac, du Moustique de Maurin,  du Chameau  de Béziers,  du Chien de Sait Pons, de la Loche de Nizas, du Bœuf de Méze, du Loup de Loupian, des chevalets caracolants, de la Tarasque de Tarascon, du Cochon de Poussan. et de notre famille Coucaïrous. Que ceux que j’oublie veuillent bien me le pardonner…

Je n’aurais pas cru que les protecteurs de légende de notre village soient aussi connus, aussi recherchés par les petits et les grands. Le cortège de l’après-midi avait quelques difficultés à sinuer entre les spectateurs dans le cadre moyenâgeux des belles pierres de Loupian. Les fifres, les hautbois, les tambours, les voix embaumaient l’air de mille notes dansantes. Notre ami, Jean-Michel LHUBAC et ses musiciens saluèrent plusieurs fois le Coucaïrous de cet hymne qu’il nous a fait l’amitié de créer pour lui.

Responsable du Coucaïpitchou, j’ai eu le bonheur d’attirer les menottes vers notre petit « monstre » blotti dans son œuf… Il était logique qu’ensuite, Coucaïrous et Coucaïrette soient félicités de la prestance de leur rejeton…

Si vraiment le carnaval poursuit cette tradition qui voulait que la fête costumée, consacrée aux personnages caricaturés, porteurs des mauvais souvenirs à oublier autant que des espoirs à formuler, alors vive le carnaval et son pouvoir de rassembler en un moment de vraie liesse.

Je suis admiratif de tous ceux qui, à Saussan, à Loupian, en de nombreuses communes, ont la volonté et la persévérance pour organiser, costumer, clouer, assembler, fleurir, permette de dépasser les difficultés, les découragements, les critiques pour donner corps à leurs initiatives…  et finalement allumer les yeux des petits et des grands.

Bravo à tous et merci pour le plaisir partagé.

15 avril, 2011

les animaux totémiques font la fête…

Classé dans : actualite de retaite,Liens — Alain @ 16:11

La Fête Languedocienne de Loupian.

Je suis venu, j’ai vu et j’ai été conquis…

Le temps, le maître des fêtes, était menaçant et il l’est resté… La chaleur était présente dès les premières rencontres le matin et elle n’a fait que s’amplifier.

Que tant et tant de personnes se soient mobilisées pour accueillir, pousser, faire danser, les animaux totémiques les plus variés est un étonnement constant… Comment on peut se mobiliser pour un plaisir gratuit ?

Le repas du midi rassemblait près de 300 aficionados des grosses bêtes… Que de défis entre les amis de l’Ane de Gignac, du Poulain de Vias, des Géants de Tancavel, de la Cabrette de Montagnac, du Sanglier de Villeveyrac, du Moustique de Maurin, du Chameau  de Béziers,  du Chien de Sait Pons, de la Loche de Nizas, du Bœuf de Méze, du Loup de Loupian, des chevalets caracolants, de la Tarasque de Tarascon, du Cochon de Poussan. et de notre famille Coucaïrous. Que ceux que j’oublie veuillent bien me le pardonner…

Je n’aurais pas cru que les protecteurs de légende de notre village soient aussi connus, aussi recherchés par les petits et les grands. Le cortège de l’après-midi avait quelques difficultés à sinuer entre les spectateurs dans le cadre moyenâgeux des belles pierres de Loupian. Les fifres, les hautbois, les tambours, les voix embaumaient l’air de mille notes dansantes. Notre ami, Jean-Michel LHUBAC et ses musiciens saluèrent plusieurs fois le Coucaïrous de cet hymne qu’il nous a fait l’amitié de créer pour lui.

Responsable du Coucaïpitchou, j’ai eu le bonheur d’attirer les menottes vers notre petit « monstre » blotti dans son œuf… Il était logique qu’ensuite, Coucaïrous et Coucaïrette soient félicités de la prestance de leur rejeton…

Si vraiment le carnaval poursuit cette tradition qui voulait que la fête costumée, consacrée aux personnages caricaturés, porteurs des mauvais souvenirs à oublier autant que des espoirs à formuler, alors vive le carnaval et son pouvoir de rassembler en un moment de vraie liesse.

Je suis admiratif de tous ceux qui, à Saussan, à Loupian, en de nombreuses communes, ont la volonté et la persévérance pour organiser, costumer, clouer, assembler, fleurir, permette de dépasser les difficultés, les découragements, les critiques pour donner corps à leurs initiatives…  et finalement allumer les yeux des petits et des grands.

Bravo à tous et merci pour le plaisir partagé.

11 janvier, 2011

Mon Décembre, mois des enfants !

Classé dans : actualite de retaite,Liens — Alain @ 22:58

Quel mois de décembre formidable ! Pour moi au moins…

Décembre le mois de la fête des enfants… bon, des Petits et des Grands ! Soit ils ont été sages, pas trop, juste ce qu’il faut, soit ils prennent la décision de le devenir avant que le Père Noël attelle ses rennes.

 Un matin, ce furent les bébés-lecteurs, les pensionnaires de la crèche qui sont venus, comme chaque mois à la bibliothèque : quel  sérieux dans ces yeux-là en écoutant les histoires, en choisissant les albums et en nous les confiant ! Que de sérieux dans leurs questions, leurs réflexions ! Que de curiosité et de confiance aussi…

Un autre jour, ce sont les classes de maternelle qui ont accueillis nos contes et nos comptines. Trois séances selon les niveaux et toutes aussi riches en grands yeux, en bouches bées, en rires et en chaleureux mercis. Quel plaisir nous renvoie ces enfants !

Un après-midi, ce furent les joueurs du Téléthon qui sont venus découvrir ou initier les débutants aux jeux extraordinaires prêtés par le P.R.J. Entre course en caisse à savon, et enchères du clown du théâtre, ils ont bien fréquenté les tables et les tapis. Pas de cadeaux, on joue pour gagner mais que d’exclamations bondissantes. Quelle occasion aussi d’attirer parents, grands parents pour remonter le temps avec ces jeux venus de loin dans le temps et l’espace… Une petit pièce et c’était ainsi partagé plaisir et solidarité !

Un atelier d’écriture avec des grands de CM1/CM2, m’a empli de nostalgie et d’émotion, nous avons mené à bien l’écriture de récits policiers… Leur fierté et leur reconnaissance, même de ceux dont la rédaction n’était pas le passe-temps préféré, avant,  m’ont conforté dans la certitude que,  apprendre avec motivation, sérieux, pugnacité reste la base de toute éducation.

Que de densité aussi dans ces réunions avec les élus du Conseil Municipal des Jeunes, « Faire et discuter, c’est bien, ont-ils décidé, mais informer c’est important aussi ! » Alors est né leur bulletin. « Entre nous ! » c’est bien trouvé… moi ça me fait penser à « entre nous soit dit… » et c’est vrai que ces jeunes citoyens ont bien des réflexions à partager et proposer. Merci de leur invitation aussi.

Un voyage rapide m’a conduit devant d’autres classes de maternelle pour jouer un petit rôle, un ours, dans un spectacle de Noël et là, ce sont les parents, les grands-parents qui m’ont soufflé : dans ce quartier de banlieue parisienne, très hétérogène, malgré la neige et le froid… la salle pour chacune des deux séances étaient pleine… Pas de professionnels, pas de grandes dépenses, pas de participation, une équipe d’enseignants mobilisées avec leurs élèves depuis plus d’un mois pour créer des décors, feuilleter des albums, inventer des personnages et jouer, malgré le trac, devant ce public si mélangé. Mélangé mais uni par la chaleur et la volonté de vivre ensemble ce beau moment.

Quelle chance j’ai eu de respirer ces bouffées d’oxygène ! Quelle chance j’ai eu de retrouver encore une fois un bonhomme décembre vraiment rempli de petites, de belles frimousses rieuses….

Si vraiment ‘l’enfant est le père de l’homme… »,  alors nous pouvons espérer, ave de telles rencontres, aider à bâtir un futur meilleur.

Bravo à tous ceux qui, toute l’année, dans et autour des familles, des associations, des écoles, font que l’esprit de décembre brille toute l’année.  Merci à eux de permettre d’ensoleiller ma retraite en m’offrant l’occasion de les rejoindre de temps en temps.

14 août, 2010

Ah mes petits…

Classé dans : actualite de retaite — Alain @ 21:56

 

         Les classes de l’école maternelle m’ont sollicité pour terminer ce  trimestre par des contes. Prévue d’abord dans leurs locaux, cette rencontre s’est finalement déroulée à la bibliothèque. Des contes aux livres, le pas était plus rapide à effectuer. 

         Je ne reviendrai pas sur le plaisir de faire briller des yeux d’enfants, d’intriguer leur imagination et des échanges savoureux qu’entraînent nos rêves ensemble. 

         Non, c’est de mon trac que je parlerai. J’ai enseigne pendant 40 années. J’ai été moniteur, directeur de centre de loisirs, responsables d’associations pour et avec les enfants. J’ai eu en charge pendant très longtemps des grands (14 à 18 ans), dits en « difficulté », troubles du comportement dans des banlieues chaudes… et pourtant, jamais je n’ai envisagé sereinement de me trouver en charge de 25 à 30 « petits ». 

         Comment tenir compte de leur diversité affective, de leur personnalité en éveil, de leurs sensibilités si différentes ? Avec des plus vieux, l’autorité est plus facile dès lors que les règles sont bien posées, que la mobilisation, la curiosité, les objectifs d’apprentissages sont rendus motivants… La fugacité d’intérêt des « petits », leur aptitude à se laisser prendre par tout ce qui se présente, leur fatigabilité… me font admirer ceux et celles qui, dans le quotidien de la classe, les entourent. Non seulement, ils doivent veiller à leur sécurité, à leur calme, à compenser l’éloignement, même temporaire, avec la famille, mais surtout, les éduquer. Il faut leur apprendre le langage, le graphisme, la construction de la communication, leur donner des repères dans le temps, l’espace, les notions abstraites, les bases de la vie ensemble, premières pierres de la citoyenneté…  C’est un engagement qui nécessite une connaissance précise de la pédagogie si particulière adaptée aux jeunes enfants et une pratique éclairée de leur psychologie… 

         Mes nombreuses visites en école maternelle m’ont toujours laissé admiratif. Je crois, absolument au métier d’enseignant et l’Ecole, pour moi, doit être la véritable chance du Futur. (c’est un autre débat). Mais, suite de la famille, de la crèche, des assistances maternelles… chacune ayant leur rôle important, le niveau pré élémentaire représente la première et la ressource fondamentale pour donner à nos enfants, l’épanouissement personnel et l’égalité culturelle nécessaires à un bon départ… Bien sûr, ce n’est pas suffisant, bien sûr des handicaps peuvent se révéler difficiles à dépasser même avec l’attention des éducateurs, toutes les personnes qui oeuvrent dans l’école, mais au moins la vigilance, exercée dans ce microcosme, peut permettre, très tôt, une prise en charge spécifique. 

         Je regrette avec véhémence toutes les attaques qui déstructurent notre Ecole en général, contre le niveau élémentaire notamment et je m’inquiète des menaces qui pèsent sur notre Maternelle… 

         Lorsque je regarde, les classes qui me sont prêtées le temps d’un conte, je me dis qu’il serait magnifique que leur effectif assure vraiment la plénitude d’attention auquel chaque petite tête a droit 

         Dans notre commune, les parents sont, encore, très présents et leur action pour embellir l’école, accompagner les activités méritent notre considération, c’est une compensation aux manque d’ambition des structures officielles mais un beau soutien et un bel encouragement pour la réussite des initiatives de nos « instits » pardon « profs des Ecoles ». 

 

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