et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

  • Accueil
  • > - 67 – « J’PEUX PAS, FAUT QUE JE JOUE ! »

1 novembre, 2011

- 67 – « J’PEUX PAS, FAUT QUE JE JOUE ! »

Classé dans : — Alain @ 22:59

                             -Une autre célébration se préparait, celle des dix premiers Ateliers de Manu.                               Sylvain et les gestionnaires du premier né de cette chaîne avaient apporté leur concours pour l’étude de chaque initiative. 

                    Le principe en était simple : un groupe solide de jeunes volontaires, sans qualifications précises ou en difficulté pour accéder à un travail, souhaitait se lancer dans la création d’un service de dépannage, d’entretien réellement utile.             

               Si l’environnement familial, social, était réceptif, encourageant, sans a priori défaitiste, si des locaux s’avéraient possibles, à financer éventuellement, si une évaluation de la clientèle potentielle montrait un réel débouché, alors, avec le soutien des jeunes responsables déjà en activité dans les Ateliers crées, une formidable machine d’entraide, de bénévoles éclairés se mettait en œuvre. Elle accompagnait le groupe des candidats jusqu’à l’ouverture du nouvel Atelier de Manu. Jamais il n’était délaissé et, à son tour, multipliait les formations, les emplois pour des jeunes seulement armés de leur bonne volonté. 

          Une chaîne mutualiste avait été officiellement créée et solidifiait l’ensemble des Ateliers autant qu’elle les encadrait. Les élèves d’Emmanuel tenaient à cette attention et ne voulait que, en aucune circonstance, soit ternie la référence à leur Prof. 

            C’est eux qui avait choisi la date de la Fête des Ateliers. Ils avaient, sans beaucoup de casse-tête, et avec une décision indiscutable, opté pour le 31 janvier, anniversaire de la disparition de Manu. 

           La dernière semaine de septembre, les réjouissances ont été géantes. Chaque village, chaque petite ville, chaque quartier des plus grandes, s’étaient engagés pour le même samedi à multiplier les initiatives commémoratives et festives. 

             Les média lui ont donné un air de Téléthon, et il y a eu des dons, beaucoup et bienvenus. Souvenez-vous, nous avions évoqué l’idée d’une banque de ressources pour aider les projets, compenser des inégalités trop importantes entre les moyens d’établissements. Sans occulter les obligations des collectivités de tutelle, cette manne devait pouvoir solutionner bien des cas minoritaires mais importants pour l’adaptation d’une école à ceux de sa population les plus marginaux. 

         Les écrans se sont emplis de ces témoignages de confiance retrouvée en l’école. Elle n’avait pas vraiment été perdue, égarée seulement parmi trop de contradictions, affaiblie par une inquiétude diffuse mais grandissante.               C’était fini, pas oublié, pas angélisé, les yeux s’étaient ouverts et les piqûres de nos rappels, telles ces fêtes, aideraient à ne pas les fermer !             

              Il paraît que notre rayonnement européen ne serait pas impossible ! Nos nouveaux élus se verraient bien en initiateurs modèles… 

          Pourquoi pas ?           

          Toute la famille était descendue au village. Sylvain y était désormais en cette période, un peu prolongée quand même, en tant qu’écrivain public. Il n’était pas souvent seul ! Son sourire, celui de sa belle compagne brune, laissaient penser que peut-être, le célibataire au cœur d’artichaut avaient distribué toutes ses feuilles pour arriver à l’essentiel… 

          Beaucoup de discours ont été encore lancés au grand vent de notre hexagone, de nos îles, de nos départements et territoires lointains, de villes étrangères aussi où se sont réunis nos émigrés.    

         Moi je n’en ai retenu que leur belle musique et deux ou trois mots.             Pour conclure, je rends à David ce qui lui est dû : j’ai aimé quand parmi tant de grandes et belles envolées, lui, a dit incidemment : 

           – S’il vous plait, messieurs, mesdames les parents, les éducateurs, les spécialistes de l’Education, ne noyez pas l’enfant dans son avenir !   

       « Que veux-tu faire plus tard ? » est un leurre paralysant, angoissant. Laissez-le profiter de son présent. 

           Ma petite fille, à qui je disais : « Veux-tu venir te promener avec moi ? » m’a répondu, gravement : « J’peux pas, faut que je joue ! ».

          J’ai compris ! Leur temps est précieux puisqu’ils n’arrêtent jamais d’apprendre, d’essayer, pour comprendre. 

             Je me tiens tranquille désormais. J’attends, rarement longtemps que mes petits-enfants me disent : « Papou, ex-plique-moi, raconte-moi… ». 

           Alors je suis heureux de devenir, un peu, pour eux, un Maître d’Ecole ! 

Laisser un commentaire

 

parcelle 53 |
Éloge des Loges |
MAYACAT-ESOTERISME |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cérelles C'est Vous !
| Carbet-Bar
| roller-coaster x