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17 octobre, 2011

60 – RETOUR VERS LE MIDI.

Classé dans : — Alain @ 23:15

Le départ de mon train était fixé à 11 h 15. Ma valise était déjà bouclée, je ne comptais pas manger dans le TGV, même si Alice m’avait proposé de me préparer un ‘’petit quelque chose’’. En revanche, j’ai fait honneur au petit déjeuner et me suis prémunie pour n’importe quelle disette ferroviaire.  Pas de pluie sur Paris, je quittais l’immeuble rouge sous un beau soleil printanier. Rob et Licette viendraient dès juin à la Rouviérette ! S’ils le pouvaient, sinon chez moi ou Colette ou David… C’est sur cet engagement que nous nous sommes séparés et sur celui de les appeler dès mon arrivée au village. 

Sylvain n’avait oublié ni mon numéro de train, ni mon numéro de voiture. Il était déjà au bon endroit alors que j’arrivais, traînant ma valise. 

Il restait peu de temps avant la fermeture des portes, juste celui du silence d’un double merci, sans besoin d’explication. J’ai rappelé à mon ami, tous nos projets, une véritable fiche de travaux : le coup d’œil actif aux Ateliers de Manu, la réunion de Robert, Alice, Pierrot et Marie-Claude, la reprise de ses écritures, mes amitiés à ses anciens, et sa venue dans l’Hérault en fin de parcours, s’il en avait le temps et l’envie. 

Le village pourrait devenir un nouveau bureau, peut-être. Il  y penserait… Il avait encore des pansements mais comme je ne l’avais connu que masqué, je ne pouvais que noter les allègements depuis notre première rencontre. Ses yeux noirs, anthracite, brillaient comme après une ondée, mais leurs griffures se lissaient ou se ridaient selon son humeur et les commissures de sa bouche le trahissaient tout autant. 

Sur ce quai, au moment de l’au revoir, Sylvain souriait ! Lui, l’artiste des mots, n’a été ni poète, ni lyrique, il est parvenu à me convaincre sans phrases, qu’il était simplement heureux ; de notre rencontre, de notre complicité, de notre amitié, de ce qui aurait pu être et n’avait pas été. 

Pas de remords, même pas d’intention, pas de regret des non faits non plus, seulement le soulagement de comp-ter un nouvel ami et de pouvoir en parler, le présenter l’accueillir, sans ambiguïté.  Que du bonheur !  C’était l’heure ! Nous nous sommes serrés, sans nous embrasser, Sylvain m’a passé mon bagage et les portes se sont fermées, nous étions les derniers. J’étais à une place simple, près de la fenêtre, ma voi-sine n’était pas Delphine mais rien que les mouvements du train m’ont ramenée vers cette belle rencontre. Combien Romane m’aurait aidé à raccourcir ces heures de rien, ces heures entre deux chapitres de vie. 

J’ai essayé de lire, en vain… J’ai appelé Yann. Pas de problème, ils seraient bien à l’arrivée. Il a senti mon flou et m’a passé Juliette. 

Ma grande m’a replongée dans son quotidien, qui redeviendrait bientôt le mien. Enfin, on bouchait les ravines de notre rue, notre vieille voisine était à l’hôpital après une chute et la fille du Maire attendait un bébé, mais pas un mari… Le train-train… Ah si, mes drôles de copains demandaient si j’allais me décider à rentrer ! 

Killian était dans le jardin, mais il se laverait avant de venir me chercher… Livre refermé, téléphone éteint, je me suis dit : 

«  Je vais penser à tout ça ! »              Le ‘’ça’’ était assez vaste et imprécis pour me plonger dans un abîme de somnolence inconfortable, peuplé mais qui m’a mené jusqu’à Nîmes. La voix S.N.C.F. a annoncé l’arrivée pour 14 h 45.

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