et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

29 septembre, 2011

- 53 – LES FUMISTES.

Classé dans : — Alain @ 20:21

- Ne pensez-vous pas, n’avez-vous jamais estimé qu’une grande partie des problèmes de l’Ecole vient des enseignants eux-mêmes ? 

Laissez-moi aller jusqu’au bout, s’il vous plaît, s’est défendu l’éditorialiste d’un magazine de fin de semaine, devant nos remous. Beaucoup de professeurs sont de grandes compétences et cherchent à bien accomplir leur mission. Je ne nie pas les difficultés que vous avez développées et qu’ils rencontrent fréquemment. Mais si des enseignants arrivent à les compenser et s’appliquent véritablement à leur métier, vous ne pouvez nier que d’autres, en nombre conséquent, sont beaucoup moins dévoués et même carrément fumistes ?   

Plusieurs délégués, attachés par leur profession à un établissement public ou privé, ont levé la main, mais c’est à un de nos amis d’Epinal, un de nos Sages, que nous avons confié le soin de répondre. Il ne vendait pas des images, mais des jouets en bois, ce qui était un lien ténu avec le monde académique. 

Son département avait bien fouillé la question de l’investissement de tous les partenaires officiels qui, du Ministère, à l’entretien des locaux, faisaient profession d’accompagner la scolarité.  - Madame, bonjour ! Je suis l’un de vos lecteurs et apprécie tout ce que votre revue propose pour distraire nos fins de semaines. Je suppose, nous supposons, pardon, que votre remarque était dans de nombreux esprits… Nous l’avons formulée pendant nos travaux, vous avez raison. Evacuons tout de suite l’évidence que dans tous les corps de métiers, la compétence et l’incompétence peuvent s’accompagner de fumisterie. 

Mettons-nous aussi d’accord. Pour nous, un fumiste, est une personne qui sait quelles sont ses tâches, qui connaît les objectifs de sa profession, mais qui, délibérément, ne s’efforce pas d’y répondre, ne les respecte pas. Il, ou elle, développe un bel écran de fumée pour camoufler sa négligence ! 

Nous écarterons ceux qui ont subi des contrecoups de la vie et sont tombés dans l’abandon, le découragement et sans doute le conflit avec eux-mêmes. Pour ces personnes, l’administration est responsable, soit de cécité, soit de non solidarité, soit d’un manque de réaction coupable ! Je ne ferai pas de cadeau à ceux qui se sont mal orientés ou que les circonstances ont mal orientés en les conduisant devant des enfants à éduquer, à instruire. 

Jamais les vacances, ce beau leurre, ne seront la motivation d’un véritable enseignant. Ces vacances, tant jalousées, mériteraient une comparaison comptable avec celles des autres professions. Elles mériteraient que soit révélée la magouille, le compromis, si vous voulez que je sois moins acerbe, qui, depuis Monsieur Edgar FAURE, a déclassé les salaires pour transformer une partie des congés en une sorte de rétribution en temps et non en monnaie… 

Ce n’est pas l’objet de notre propos !  Je vous ramène à une des Pensées de Blaise Pascal, arrangée à ma sauce vosgienne :  « Si tu ne fais pas ce que tu aimes, aime ce que tu fais ! » 

Je ne distribue pas de copies et je sais tout ce que peut avoir d’ambiguë cette déclaration. Gardons-la uniquement pour notre Ecole… Elle justifie que la personne en situation d’œuvrer pour l’enfance se forme, s’informe, échange et soit attentive pour bien la servir. 

Oui, il y a des fumistes et même d’habiles ! Sous des dehors de copinage ou d’extrême sévérité, ils camouflent leur ennui à concevoir les apprentissages, corriger, revenir sur les manques. Il y a des artistes dans l’art de la velléité et du passage de pommade, leurs discours tiennent souvent lieu de pédagogie. Suis-je très méchant ? Pour ces gens oui, même s’ils sont parfois plus affables qu’un maître mieux enclin à la conduite de sa classe qu’aux civilités. 

La responsabilité est à partager parfois avec ces parents qui se satisfont d’urbanité. Vous constatez que nous ne nous sommes pas voilé la face, en aucune circonstance. Dès nos premières discussions, dans nos débats plus élaborés, nous n’avons oublié l’essentiel : le professeur face à ses élèves. 

Il est le centre de l’organisation voulue pour la scolarité de nos enfants. Toutes les réflexions que nous avons agitées, toutes les propositions formulées n’auront de sens qu’avec la pleine adhésion de nos maîtres et de nos maîtresses. C’est pour que leur engagement, leur vocation ne de-viennent pas découragement que nous voulons faire de l’Ecole un cadre où ils puissent donner le meilleur de leurs compétences. Nous pensons que de meilleures conditions de travail re-mobiliseront, remotiveront les découragés et rendront difficiles la persistance des rares ‘’fumistes’’ encore tentés par une Ecole ou l’implication sera inévitable !   

Pour conclure, je vous invite à fouiller votre mémoire, vos lectures, vos fouilles documentaires… Faites abstraction de vos sympathies, des aléas de votre cursus, des réprimandes, des sanctions justes, injustes… Je suis certain que la colonne des instits, des profs qui vous ont marqué par leur volonté de remplir votre cerveau, est plus longue que celle des joueurs de mandoline… 

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