et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

27 septembre, 2011

51- LES CLANDESTINS

Classé dans : — Alain @ 9:30

La troisième question concernait les clandestins, tous ces jeunes, parfois préados, et ces moins jeunes en fuite d’une société qui les menaçait de sanctions pour le moindre écart, qui interdisait encore et encore… Ils étaient nombreux à avoir franchi la frontière des délits et étaient en rupture de bracelets, en évasion, fugues, certains marginaux avaient essayé d’oublier les contraintes sociales, le chômage. Des familles entières avaient déménagé avant une expulsion… Où se cachaient-ils ? Entre quelles mains de profiteurs étaient-ils tombés ? La police, les milices, des chasseurs d’irréguliers ramenaient ces nouveaux adeptes de Robin des Bois et les camps de Réinsertion  les prenaient en rééducation… 

- Que peut-on faire de tous ces clandestins qui occupent des coins de forêt, des garrigues, des souterrains, des grottes, des catacombes, des bâtiments désaffectés ? Peuvent-ils retrouver place et confiance dans la société ? 

Votre Charte prévoit-elle leur réinsertion ?   C’est à mon amie Karine qu’est échu, de traiter ce problème de plus en plus conséquent.  - Au début de votre intervention, j’ai éprouvé quelque crainte, j’ai cru que « faire de tous ces clandestins », c’était les cueillir et les transborder comme un fardeau pesant. Je me trompais car vous avez bien montré votre souci, qui est le nôtre aussi, de les réinsérer. Seulement, ce terme est devenu très délicat puisqu’il désigne les fameux camps où s’entassent les rattrapés. 

Nous avons fabriqué ces marginaux… Vous avez raison de vous agiter car le phénomène ne date pas de ces dernières années et la casse de l’Ecole ne les explique pas vraiment. Seulement, à tous les traîneurs de trottoirs, les vagabonds, les révoltés attardés, à tous ceux que la vie, que la déprime, la solitude, la lassitude d’être, de se battre, qui ont toujours existé, nous avons ajouté les petits délinquants lourdement pénalisés pour avoir passé un jour la ligne blanche de la loi. 

Robotisée, notre justice a oublié les nuances, les circonstances, le vécu… Tout ce qui peut amener un adulte à l’abandon, conduire le jeune à la révolte, à la fuite… Trop, parmi les plus faibles, se sont évadés par la mort… Une fois le révolté passé dans la marginalité, le refus du cadre de la société affirmé, la délinquance devenait de fait et les vrais truands, de bons professeurs dans cette école de l’obscurité. Vous l’avez bien perçu, tous les travaux, toutes les synthèses nous ont menés vers l’Ecole du contrat et de la clarté dans les fonctions de chacun. 

Nous souhaitons qu’à tous ceux qui ont choisi de vivre en marge de notre société, en marge de leurs amis, de leur famille aussi, nos élus proposent, non pas un moratoire, dans aucun système l’oubli des évènements n’est réaliste, mais l’assurance d’un retour libre, sans chasse ni arrestation et que des contrats de renouveau soient établis. La société propose que la cause de la marginalisation soit reconsidérée, que des solutions pragmatiques soient proposées et, qu’en contre partie, les bénéficiaires de cet accueil s’engagent dans un cursus de stages, d’études, de recherches d’emploi, accompagnés de travaux d’intérêt général. Non pas pour expier une faute, mais pour compenser l’effort fait par la société pour les aider à redémarrer. 

Quant à ceux dont les actes ont menacé, nui délibérément à autrui, ils doivent réparation et il serait normal qu’ils accomplissent leur peine, mais sans que cette période de grand trouble que furent ces années de fuite généralisée ne l’aggrave. La délinquance est condamnable ! Nous espérons qu’une meilleure éducation, que des liens plus confiants atténuent les actes asociaux.    

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