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22 septembre, 2011

48-LA PROPOSITION DE LOI.

Classé dans : — Alain @ 23:58

Ce mercredi devait être chargé, à tous points de vue.  J’ai soigné ma tenue ce matin-là … Tailleur, talons hauts… de longues minutes à me tirer les cheveux : « Il faudra que je les fasse couper ! » Hier soir, j’avais glissé mon message : « Tout va bien, je vous raconte plus tard. Demain,  nous allons voir les députés, notre devoir est fini ! Bises. » 

Juliette, préposée au clavier, m’avait répondu : « Si tu passes à la télé, fais-toi belle et préviens-nous, je le dirai à mes copines. Bisous xxxx »  Je ne sais si les sièges de l’Assemblée Nationale étaient plus occupés que d’habitude… Aux dires, saisis çà et là, je pense que oui et il reste vrai que peu de vides clairse-maient les rangs de nos élus. Même les deux rangées réservées aux représentants du gouvernement étaient occupées.  Les derniers députés pénétraient, précipitamment ou sans hâte, selon les tempéraments, dans l’hémicycle. A l’entrée gauche, il ne prêtaient plus attention à Rouget de l’Isle chantant pour la première fois
la Marseillaise chez le Maire de Strasbourg, pas plus qu’à l’entrée de droite à l’allégorie de la République écrasant les privilèges, plus symbolique en ce jour, pour nous, du triomphe de la déesse Raison. 

Normalement la remise d’une proposition de loi ne donne pas lieu à tant de cérémonial. Le dépôt en serait bref et simple, nous l’avions souhaité public en reconnaissance de la volonté nationale exprimée par tant et tant de réactions, de réunions populaires et citoyennes. Nos élus avaient satisfait à cette demande en permettant que la Proposition soit déposée solennellement sur le bureau du Président. Pour moi, pour de nombreux délégués, notre présence en ce lieu empli d’Histoire et Témoin de la naissance de notre Code législatif était déjà un événement. 

Le document qui nous y amenait était d’importance et l’éclat de l’Hémicycle, autant que la majesté des salles, traversées, amplifiait la solennité du moment. La remise solennelle par les sept députés cosignataires de notre Proposition de Loi devait s’effectuer en début de séance à 15 h Toutes les places disponibles couronnant l’hémicycle étaient occupées par les amis de notre mouvement. Certains avaient fait un long déplacement pour cette occasion, ce bref instant… 

Les députés avaient été assaillis de demandes de billets de séance. Toutes n’avaient pu être satisfaites naturellement. Les plus chanceux, comme nous les délégués nationaux, avaient patiemment pris place dans une longue file d’attente, présenté une pièce d’identité, et indiqué le nom du député qui nous parrainait. 

Evidemment, la presse, les médias, déjà habitués de ces lieux, fixaient, pour mémoire et pour diffusion, notre agitation, nos commentaires avant que n’arrive le Président. Devant le Palais Bourbon et la sphère de granit noir des Droits de l’Homme, le public était considérable. Le moderne tam-tam avait bien fonctionné entre les membres des groupes de travail initiaux, ceux des Comités des Académies, les parents, les enfants, les adolescents, les jeunes gens, les enseignants, les bénévoles associatifs, les sympathisants les plus divers,… 

Des optimistes, beaucoup d’optimistes, portés par l’Espérance émergeant de l’amphore de Pandora…  Il était facile d’imaginer que le site de l’Assemblée et la Chaîne Parlementaire, au moins eux, avaient de nom-breux spectateurs. Je vous le confirme, en cette période, la modestie n’était pas notre première qualité !    Nous espérions que l’influence de cette affluence conduirait nos 577 élus à un accord pour ne pas programmer dans le long terme l’examen de notre texte. 

         Nous avions obtenu que la remise de notre Propo-sition de Loi soit physiquement symbolisée par son dépôt entre les mains de Président de l’Assemblée en séance publique et non au Bureau, cet organisme chargé de gérer son fonctionnement.          Le Président a gagné avec solennité sa chaire et a déclaré la séance ouverte. 

         La voix de cet homme habitué aux réunions les plus importantes pour notre pays, rompu à l’écoute des interven-tions les plus lourdes de conséquences, les plus éprouvantes et parfois les plus conflictuelles, cette voix a sonné avec une gravité que j’ai voulue, pourtant, particulière…            Monsieur le Président. : – Par décision unanime du Bureau de notre Assemblée Nationale, il a été décidé que le dépôt de la proposition par un collège de nos confrères, toutes appartenances reconnues et conjointes, pouvait se réaliser ce jour entre mes mains.           Je la recevrai au double titre de Président de notre Assemblée Plénière et de Président du Bureau. 

         Cette remise n’appellera aucun commentaire, aucun débat. Nous estimons que le caractère remarquable et rare de cet événement témoigne de l’attention que nous avons portée à tout le mouvement de nos concitoyens et de l’importance extrême que revêt pour nous, l’Ecole de notre République. Très rapidement, chaque élu de notre institution disposera d’un exemplaire de cette proposition et alors commencera son étude selon les démarches conformes à notre règlement législatif. 

Messieurs, je me tiens à votre disposition !

  Un huissier s’est avancé vers nos mandataires élus.  Lors de l’accueil du Président, le silence avait été total, à peine rayé par des bruits non significatifs et brefs. Lorsque nos sept signataires sont montés jusqu’au Responsable le plus altier de l’hémicycle, le silence avait gagné en puissance encore, celle d’un pacte de confiance, de paix et d’espoir. 

         Chaque député portait un exemplaire de notre Recueil transformé pour répondre aux normes d’une Proposition de Loi. Tour à tour, ils l’ont remis en mains propres au Président, l’ont salué avec un échange que nous ne connaîtrions que plus tard. Il était question de dépôt précieux, de remerciements avec plus de regards que de mots. 

         La Haute Autorité de ce lieu demanda que soit attribué à notre Document un numéro d’ordre et la date de cette réception d’ordre afin qu’elle soit mentionnée au feuilleton remis à chaque parlementaire ainsi qu’au Journal Officiel. J’avoue n’avoir que très rarement et jamais attenti-vement assisté à des retransmissions de séances publiques, je ne peux donc établir aucune comparaison mais c’est décidé, je vais devenir une citoyenne responsable et curieuse. Les étapes promises à notre texte me verraient studieuses. 

Je n’ignorerai, quand même pas, ni le travail des commissions, ni la Navette entre le Sénat et le Palais Bour-bon. Je noterai toutes les remarques du Gouvernement, tous les risques de restriction ou de non-conformité relevée par le Conseil Constitutionnel. Bref, ma science législative allait devenir abondante et pointilleuse et compenser la honte de mes ignorances… 

Lorsque le Président s’est levé pour saluer leur départ, alors le silence est devenu tumulte d’applaudissements. 

Le cours ordinaire des séances de réunion publique s’est rétabli et peu à peu le public s’est écoulé. Je dois quand même dire que l’Hémicycle aussi a vu se vider nombre de ses sièges identifiés ! 

Nous n’avions pu solliciter ni organiser pareil événe-ment au Palais du Luxembourg et au Palais-Royal, mais sept sénateurs, pareillement divers, avaient rencontré le Président du Sénat, le second personnage de notre République, avec des membres de son Bureau pour lui remettre, moins solennellement mais avec autant d’intensité, les exemplaires de notre Proposition de Loi pour L’Ecole. 

Plusieurs de nos Sages, notre Bureau à nous, qui avaient pris rendez-vous avec les onze autre Sages du Conseil Constitutionnel, ont placé entre les mains de son Président, notre précieux document. Evidemment, même non publiques, ces remises ne se sont pas effectuées pas sans que la publicité en soit assurée par les correspondants de nombreux journaux écrits, parlés et télévisés. La presse étrangère avait été titillée par cette agitation. Badges, panonceaux annonçaient leur présence. 

Il nous fallait, d’ailleurs, maintenant retrouver tous ces Mercure et alimenter leurs sacs à curiosité.

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