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8 septembre, 2011

41 – NAISSANCE DE LA CHARTE POUR L’ECOLE.

Classé dans : — Alain @ 21:14

               Heureusement, nous avions bien travaillé dans notre petit théâtre de Montpellier. J’avais quand même révisé, recueilli des remarques, annoté nos premiers jets pendant cette fin de semaine. Même si mes déplacements ne m’avaient pas laissé de temps pour m’y replonger, j’étais au point pour la seconde mi-temps..     

              Les représentants des médias étaient encore plus nombreux. Percevaient-ils que nous atteignions la dernière phase de nos travaux ? Que du plausible s’alignait sur nos feuilles ?   

             Les saluts, les appels étaient pleins d’amitié.               Les journalistes partageaient cette bonne humeur. Les appareils photos crépitaient, les micros se tendaient, mais les questions tournaient plus sur les réactions, les consignes de nos comités locaux que sur les résultats de notre précédente semaine.   

         Je pense qu’ils avaient compris que chacun d’entre nous avait un pavé sur la langue, au moins sur ce sujet.             En revanche, eux s’ingéniaient à tirer des hommes politiques, au pouvoir ou d’opposition, leurs sentiments sur notre Mouvement, notre Congrès et notre volonté d’aboutir à une Ecole nouvelle.  

        Rares étaient les avis délibérément négatifs. Nous avions été portés par une trop grande vague populaire pour qu’un élu se déclare hostile à nos objectifs.           Evidemment, les adversaires du gouvernement souhaitaient que nous affirmions avec force les nuisances  apportées par sa politique scolaire et qu’il en soit déstabilisé lors des prochaines élections. Mais nous n’étions pas convaincus de leur totale adhésion à nos projets. Un jour, c’est peut-être l’actuelle opposition qui prendrait les rênes de l’Etat et nous souhaitions des engagements, pas de la récupération. 

        La majorité aux commandes tablait sur notre utopie, l’assimilait aux rêves des hippies. Elle comptait sur le temps pour que les déterminations s’épuisent. Elle savait que nos propositions devraient nécessairement passer par le tamis du Parlement et qu’il serait facile d’allonger les temps d’étude de la proposition de loi en multipliant les demandes d’amendements, en jouant sur la navette, en affadissant le contenu des articles agréés… Et puis, même votée, une loi peut stagner, les textes d’application se faire attendre, être complexés, erronés, bref qu’entre législation et réalisation, le temps de l’oubli peut aisément s’installer          Les commentateurs, les journalistes brassaient allègrement les moindres propos des politiciens et en forgeaient des hypothèses, semaient la confusion, 

           Seuls, pour l’instant, nous étions épargnés.

          Je retrouvais ma rangée dans les gradins du cirque. Karine et Sylvain étaient déjà installés. Elle n’avait pas quitté la capitale, sa banlieue surtout. Entre sa famille et celle de Thibault, il y avait bien des visites à rendre. Le papa et Lucas étaient en forme, nous les verrions ce soir.            Les pansements de Sylvain s’étaient allégés. Il nous a affirmé se sentir plus solide, plus vaillant.              Je les revoyais avec un très grand plaisir. 

                Sylvain nous a fait une proposition :    

            - A midi, la pause sera assez longue car nos Sages du Bureau ont prévu, après les travaux de la matinée, de consacrer ce moment à peaufiner et rédiger une Charte quasi-définitive. Ils annoncent une reprise de la réunion vers 16 h.            Si vous le souhaitez, je peux vous présenter Pierrot et mon Bureau, rue de Grenelle…

            Tout de suite, nous nous sommes regardées, Indéniab-lement, Karine et moi partagions la même et soudaine émotion.            C’est vers Manu que Sylvain se proposait de nous amener. Vers le lieu de son autodafé, là où avait jailli le mouvement qui nous réunissait.  

         Notre ami a allégé notre tension en restant pragmatique :            – On n’y mange pas mal, Pierrot et sa femme sont sympas et peut-être que je vous parlerai de mon boulot… 

           C’était d’accord.              Nos documents en main, nous avons commencé à faire état des modifications, des formulations, des précisions souhaitées. Comme pour moi, les remarques de tous avaient été enrichies des avis glanés auprès de nos mandants. Les ondes avaient bourdonné, la toile s’était éclairée et la grande trame de nos concitoyens avait consolidé ses fils.           Notre Charte naissait, se précisait, l’architecture de notre Ecole profilait sa charpente, étayait ses murs, dégageait ses larges fenêtres ouvertes sur la vie, 

          Voir, chapitre après chapitre, s’énoncer les finalités, les objectifs, les consignes, les attentions, les précautions, avait une force extrêmement convaincante. 

          Nous étions en plein dans notre rêve auraient dit nos détracteurs! Nous aussi, car c’était un rêve que nous, les « dreamers » de Manu, avions eu et que nous voulions transformer en réalité.

                                                                                                                 A SUIVRE 

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