et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

1 septembre, 2011

37- EN FAMILLE.

Classé dans : — Alain @ 22:51

              Bien que secouée, énervée par le rythme, la densité de cette première semaine, la fatigue réussit à me vaincre et j’abandonnais ma provision de revues, mon dossier de révision et n’ouvris même pas mon portable… Oubliées mes résolutions studieuses, je dormis presque tout le voyage.             Le T.G.V. fut fidèle à son horaire. Depuis Nîmes, j’avais eu le temps de m’éveiller en douceur sous l’œil admiratif ou envieux de ma voisine.            - Vous avez bien dormi !

            Aurai-je ronflé par hasard ?                        22 h, Yann, Juliette et Killian étaient sur le quai. Impossible de les manquer, ils explosaient de gesticulations, cris, éclats de rires et baisers envolés…  

           Et moi je n’avais pas envie de les calmer. Les bras de Yann étaient presque assez élastiques pour nous étreindre tous les trois ensemble… 

             Samedi, grasse matinée avec un service hôtelier de première qualité. Le père et les enfants m’avaient concocté un petit déjeuner copieux, fleuri mais vite transformé en calins puis en chahut. Rien de tel pour se sentir à la maison.

             Je commençais donc mon petit week-end par me féliciter de la suppression de l’école le samedi matin… Quelle honte, moi qui avais tant adhéré aux regrets de ceux qui voulaient son retour. « Faites ce que je dis… pas ce que je fais ! »             Le programme de la journée m’a été déclamé à deux voix. 

         - D’abord, on se raconte notre semaine. On va au marché. Tu pourras voir tes copines et puis il y a un vide grenier, alors, des fois, hein… Ensuite, Papa nous emmène au Bistro du Village.  Une petite auberge agréable, au menu réduit et de bon aloi. (expression due au grand-père broc ça !) 

           « On mange ce qu’on veut…,l’idéal pour Killian !   Après on va tous se baigner… »

         Là, j’ai coupé leurs projets en sollicitant un créneau dans l’après-midi.              Yann était déjà informé et il atténua les regrets en leur promettant que la sortie piscine serait mouvementée. C’est-à-dire qu’il allait devoir plonger, bondir, attraper, affronter les deux pirates déchaînés, et suivie de glaces… 

                  Quelle éducation !            J’avais prévu avec Gilbert et nos collègues du Comité de Montpellier de nous retrouver dans notre petit théâtre pour faire le point, examiner mes notes, le dossier remis en fin de semaine, et me ressourcer. 

            Ce soir, apéro chez Alain avec le groupe du village. Ça faisait une belle assemblée maintenant. La météo était clémente. Je subodorais que ce pot prendrait des allures de gros buffet approvisionné par tous les participants.                  Juliette et Killian adhéraient, pour eux l’équation est connue, beaucoup de parents égale beaucoup d’enfants et de jeux.             A 14 h, nous planchions déjà ! 

             Nous avons bien travaillé, rapidement même. Aucun point n’a été épargné mais cette minutie nous a donné satisfaction.             Les synthèses de chaque groupe se recoupaient sou-vent, des répétitions enfonçaient les clous, mais chacun y retrouvait nos propositions, nos réflexions et celles réunies dans notre Académie…

             D’autres ouvertures attiraient des « Ah oui, ça, on l’avait oublié ! »                Dans l’ensemble, mes petits camarades m’ont bien aidée en épurant les textes, en classant les idées.

            Nul doute qu’ils allaient à leur tour essaimer auprès de leurs groupes de villages, de quartiers et faire vivre nos cogitations parisiennes avec tous les sympathisants du renouveau de l’Ecole.            Vers 18 h, nous avions devant nous un document copieux mais de belle allure.

               L’image de notre Ecole se dessinait, récompense du bon travail que nous avions effectué.             Fidèle à notre décision, aucune copie n’en a été tirée, sauf pour ma petite tête. Seul le bouche à oreille pouvait fonctionner avec appel à la discrétion envers les médias. 

            Jusqu’à maintenant, elle semblait respectée…            Comme annoncée la soirée a été festive. Le jardin, pourtant assez étendu, s’est révélé trop juste. La rue en im-passe a été envahie et nous l’avons emplie de musique, de rires, de chants et de plaisanteries. 

            Les riverains étant de la partie, nous n’avions pas trop à craindre de déranger. Je me demande même si tout le village n’est pas venu, à un moment ou à un autre, se joindre à nous.            Pas de discours, pas de compte-rendu, des bribes de réponses selon les curiosités.

                Oui, je connaissais Sylvain ! Non, je n’avais pas rencontré de proches de Manu ! Oui, nous occupions un cirque ! Oui, tout le monde était passionné ! Non, nous n’avions reçu aucune visite officielle ! Oui, la télé nous filmait ! Oui, il y avait des célébrités parmi nos délégués ! Non, je ne m’ennuyais pas ! Oui, le village me manquait…              Oui, j’étais d’accord pour danser et c’est ce que nous avons fait.  

            Le Maire, ses adjoints et conseillers nous avaient rejoints : nous avions l’aval des autorités pour cette fête improvisée… 

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