et l'école renaîtra

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27 août, 2011

31- MON COFFRE AUX TRESORS.

Classé dans : — Alain @ 22:37

            Le soir, je triais des documents à côté d’Alice. Elle m’a demandé pourquoi j’avais mis un dossier à part. 

- Ah, celui-là ! C’est mon « coffre à trésors ». J’ai rangé, au fond de ce compartiment velouté de tendresse, quelques messages que j’ai reçus directement, sous enveloppe ou par courriel. Des clins d’œil d’amis inconnus qui rêvent leur Ecole pour eux, leurs enfants, leurs petits enfants, pour aujourd’hui, pour l’avenir.          Je suis particulièrement sensible à ceux d’expéditeurs, n‘ayant aucun lien avec l’Ecole. Que leurs souvenirs et leur imagination ! 

- Tu permets ? A moins, que ce ne soit secret… - Mais non, au contraire. J’y puise des encouragements et parfois des sourires. Tiens, regarde celle-ci, lui dis-je en lui tendant une feuille. Il s’agit de la lettre d’un retraité informaticien : 

                 « Mon point de vue, mon rêve ? Mon école serait mixte, assez petite. Chaque classe serait d’un effectif limité. Elle s’inscrirait dans mon village ou mon quartier. Pas plus.                L’école d’un état où le principe de précaution serait applicable avec bon sens, en tenant compte de la réalité et non pas d’une vue technocratique. 

                Je pourrais emmener ma classe participer à la vie de quartier sans casse-tête administratif préalable. J’y ferais du sport mais du sport de base qui n’aurait pas besoin d’équipement particulier onéreux.              Une corde lisse pendrait, accrochée à la branche d’un tilleul. J’y ferais des exercices, des activités que je pourrais reproduire aisément en dehors de l’école, seul ou avec des copains. 

            Pour toutes les matières théoriques enseignées, le programme commencerait la première année par un survol, puis, en deux ans, effectuerait des piqués sur tel ou tel aspect. En français par exemple, j’apprendrais sans tenir compte, la première année, de tous les cas particuliers. J’apprendrais d’abord  le présent, le futur et l’imparfait sans aller tenter de cohabiter tout de suite avec le subjonctif présent ou imparfait.              En histoire, j’allégerais l’étude de la préhistoire, du Moyen Âge, etc… pour faire un peu de place à une époque plus récente que l’on n’aborde jamais faute de temps et peut-être pour être sûr d’être politiquement correct. 

            En géographie, je privilégierais l’Europe.              En éducation civique, je m’intéresserais de façon plus détaillée aux institutions élues au suffrage universel. 

             En ce qui concerne les arts, je mélangerais la pratique du dessin, de la peinture avec des messages relatifs à la télévision, au cinéma ou au théâtre pour éclairer les futurs consommateurs.                Je choisirais une méthode d’apprentissage de la musique qui ne passe pas uniquement par le solfège.                L’autorité des enseignants serait totalement rétablie tant vis à vis des élèves que des parents. 

             Je réintroduirais le développement du bon sens, l’apprentissage d’un sens pratique multi facettes, du concret.              

             J’y apprendrais aux élèves à travailler, de temps en temps, en groupe, avec d’autres élèves de la classe ou de l’école. J’initierais à une autre langue, le plus tôt possible. 

               La découverte du monde bureautique et du réseau s’y ferait progressivement.                 Je confierais aux enfants l’entretien de plantes, le sui-vi de petits animaux.  

               Une note d’humour concluait : Je n’ai pas eu le temps de calculer le budget correspondant… Amitiés ! »                 Robert avait abandonné fauteuil et journal et écoutait attentivement Lisette.               Je connaissais ces mots pour les avoir souvent relus, mais les entendre prononcer avec émotion me réchauffait encore plus. 

- Un autre message, un commerçant, me plaît également, par son insistance sur le plaisir comme vecteur des apprentissages, veux-tu nous le lire ?              Alice, n’avait pas besoin d’encouragements, et les yeux de Rob étaient  éloquents. 

           Le visage coincé dans mes paumes, je me suis abandonnée à sa voix :  « Pour faire très simple, mon école idéale est un lieu où l’on prend du plaisir.                   Le plaisir d’apprendre, le plaisir de viser un savoir, sans se préoccuper des délais et des compétences attendues ; le loisir d’expérimenter, de se tromper, de recommencer. 

           Un endroit où des instits donnent envie d’apprendre, sont attentifs au savoir-être, aux savoir-faire, avant les savoirs purs.              Des profs qui croient en leur rôle. 

              Trop bien ! Je veux bien y retourner dans celle-là…                 Garder toujours à l’esprit la notion de plaisir. 

               Un prof qui ne prend pas son pied quand il partage ses connaissances ne peut pas donner l’envie et le plaisir d’apprendre.             Apprendre de manière contrainte ne sera jamais de même qualité que d’apprendre avec plaisir ! » 

               Alice a continué à cheminer dans mes précieuses archi-ves et ce voyage nous a menés assez tard dans la nuit. 

              Pour ces correspondants, pour ceux qui, bien que déshabitués de la page à remplir, ont voulu m’écrire, l’Ecole était devenue ma responsabilité, c’est tout ! 

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