et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

22 août, 2011

26- HORS LA LOI.

Classé dans : — Alain @ 0:18

 

Nos interrogations ont porté, surtout, sur le succès des stratégies mises en place dans plusieurs classes, plusieurs établissements, avant la canalisation, le formatage. 

C’est de là que partaient les pistes positives

 

Sont-ils des hors-la-loi, ces enseignants qui se méfient, des diktats pédagogiques, des programmes imposés ? 

Je le dis au présent car il est impossible que leur esprit se soit endormi, même si prudence et lassitude les ont découragés ! 

Ils faisaient leur marché, privilégiaient les principes fondamentaux et ne prenaient dans toutes les réflexions no-vatrices des penseurs patentés que ce qui pouvait améliorer la pratique de leur métier. 

 

Parfois, leurs méfiances n’étaient dues qu’à la mauvaise digestion des consignes. 

Tout n’était pas à balayer. 

 

Les structures de réflexion, de mise en œuvre, tels les Projets d’Etablissement, les Conseils de Cycles, des Maîtres, d’Ecole, les Equipes Pédagogiques, les équipes éducatives, les Commissions de Circonscription pour les enfants en difficulté n’ont pas toujours pu remplir vraiment leur rôle. 

C’est dommage, car il aurait dû être déterminant. 

 

Cette efficacité, faible ou irrégulière, est imputable, selon la majorité des avis, et nous n’en avons pas manqué, aux lacunes de la formation, au peu de temps de suivi nécessaire à un travail collectif efficace ! 

Aujourd’hui, c’est pire, l’encadrement des initiatives, le scepticisme face à la «  course à la rentabilité » ne peuvent qu’amener la pratique des enseignants à se scléroser. 

Les professeurs, les équipes qui utilisaient leur connaissance des élèves, faisaient preuve de motivations souvent heureuses pour les amener au savoir, pour l’ancrer, se sont retrouvés muselés. 

Des revues avaient relaté, conté ces originalités. 

Il était regrettable qu’elles les aient si souvent qualifiées d’expériences. 

Non parce qu’elles débouchaient sur un fiasco, mais parce qu’elles ne duraient pas, mais parce qu’elles n’étaient pas généralisées, mais parce qu’elles restaient liées à un enseignant, une école, un regroupement, mais parce qu’elles n’étaient pas encouragées… 

Elles ont, souvent, trop, été mal comprises, considérées comme des pertes de temps. 

 

Pourtant, dans l’univers des médias, l’attention était plus grande. 

Que de lectures, d’émissions radiophoniques, télévisuelles, que de documentaires, romans, séries, films, récits ont mis un cas en valeur ! 

Un prof est confronté à une situation particulière, pédagogique, familiale ou sociale. 

La démarche pour l’aborder, la traiter, la résoudre, donne l’occasion de souligner l’ingéniosité de l’enseignant, réel ou figuré. 

Admiration souvent émue des spectateurs ! 

Un prix, parfois, couronnait l’adhésion du public. 

Hypocrites, les « Hauts Responsables » félicitaient les lauréats… et préparaient les baillons des fonctionnaires. 

 

Certaines tentatives persistent. Elles sont devenues clandestines et malheureusement rares, ces dernières saisons scolaires… 

Avec un peu d’attention, de clairvoyance, de bonne volonté, nos promoteurs de décrets empilés l’un après l’autre, auraient pu comprendre le chemin à suivre plutôt que d’en faire une impasse. 

Au contraire… 

La transformation des écoles en Etablissements Publiques d’Enseignement Primaire a permis de confier leur ad-ministration et leur animation à n’importe quel fonctionnaire agréé par les Représentants de l’Etat. 

Des gérants sont, de toute évidence, très peu préparés aux innovations pédagogiques et éducatives. 

 

Bien sûr, il est apparu, à travers les avis de lecteurs, d’auditeurs, les enquêtes, que tous les parents, tous les enseignants, n’étaient pas des partisans fanatiques de la pédagogie motivée, différenciée, adaptée. 

Toutes les classes, toutes les écoles ne vivaient pas avec autant d’originalité leur quotidien, et rassuraient ainsi des parents qui y retrouvaient « l’école d’avant ». 

 

Mais… 

 

Aucun bilan n’a établi le parallélisme et le devenir de tous ces élèves : ceux scolarisés dans des classes ou des établissements à projets motivants «des classes où l’on joue ! », et ceux  inscrits dans des classes ou des établisse-ments où l’on suit avant tout « le » Programme, sans céder à la “dispersion”. 

Pour condamner l’Ecole, seules des statistiques en vrac sur des évaluations faussées, orientées, ont tenu lieu d’épouvantail, sans nuance, sans appel… 

 

Nous avons étayé ces observations par l’analyse d’apports variés et riches ! 

Dès le début, dans les petits groupes initiaux puis les regroupements, nous nous sommes tous interrogés sur les raisons des échecs, sans parti pris, sans avis préconçus, sans restrictions non plus. 

Tous se sont exprimés, des simples particuliers, des familles, des professionnels, des bénévoles mêmes, des enfants et des institutions, beaucoup. 

Une mise en cause sincère, profonde… a conduit à un premier constat : pas d’écoute, pas d’analyse, pas de consi-dération, pas de débats, pas d’échanges officiels, pas d’adaptation, pas de généralisation, un grand voile étendu sur les travaux des grands courants pour une pédagogie nouvelle pragmatique… 

 

Marginaliser les recherches, ignorer les essais semblent être la seule doctrine acceptable rue de Grenelle ! 

Sans doute encore un problème d’audition ! Il nous faudra veiller au bon état de l’ouïe chez notre prochain Ministre…  

 

J’ai regagné ma place, saluée, comme tous les intervenants, par les applaudissements des délégués. 

J’étais crispée et je comprenais totalement le soupir de Karine après sa prestation. 

Il fallait relâcher la pression, à donf, ma fille ! 

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