et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

20 août, 2011

25- SYLVAIN PARMI NOUS.

Classé dans : — Alain @ 17:46

                       Nous étions tous regroupés sur les quatre premières rangées de banquettes, le responsable de l’organisation nous interpellait ; tel un Monsieur Loyal, depuis la sciure de la piste, devant la lice veloutée de rouge foncé.                                   Derrière nous, isolé dans sa rangée, un inconnu, suivait avec attention nos échanges.            

                Un inconnu, pas vraiment ! Je pense que tous ici savaient ou avaient deviné qui il était…        

                   Les pansements de son visage, de ses mains, ses sourcils, ses cheveux rasés, la rougeur de son peu de peau visible, l’identifiaient sans erreur possible. 

          Sylvain était parmi nous. 

            Nous étions fin avril et il me semblait que même près de trois mois après avoir essayé de sauver Manu, ses brûlures auraient dû le garder hospitalisé. 

           Karine s’est retournée et lui a fait signe de venir nous rejoindre.           Deux, trois refus, puis finalement, il a enjambé les dossiers des rangées qui nous séparaient. 

         Bon, les jambes allaient bien…              De véritables gamines ! Nous avions l’impression d’approcher une vedette ; avec un peu d’audace, il allait devoir subir nos demandes d’autographe.   

        En murmurant, nous nous sommes présentées : Karine, Vendée et Isabelle, Hérault ; lui a confirmé : Sylvain, de partout !             La voix, basse, était grave, mais nette. A quoi nous attendions-nous ? 

        Sagement, nous avons patienté jusqu’à la première pause pour faire plus ample connaissance.             A la reprise, c’est moi qui allais plancher       

           Faire connaissance… Après seulement que l’un des membres du Bureau National a officialisé la présence de Sylvain et que les applaudissements nourris qui l’ont salué, s’éteignent.   

        Nous avions la priorité de la découverte et comptions bien en user…

          - Comment allez-vous ? N’est-ce pas un peu tôt pour vous exposer à l’air ? Ne craignez-vous pas d’infection ?  

         D’entrée, je le saoulais de questions, comme si j’avais eu à faire à un inconscient.          – Laisse, je pense que s’il est ici, c’est avec toutes les garanties de la Faculté ! Non ?   

        - Oui et non…            Sylvain s’est essayé à sourire en nous répondant. Les yeux étaient expressifs, mais avec les pansements et ses lèvres parcheminées, ce n’était pas gagné.

          - J’ai une permission de journée pendant tout le temps de votre réunion, mais le soir, retour et soins intensifs.   

      Je ne pouvais pas vous savoir tous ici, à Paris, près de moi, rassemblés pour conclure le projet voulu par Manu. Je devais être présent et entendre vos paroles.          Je suis certain que vous me comprenez, que tous ici comprendront, comme les responsables de votre Bureau qui ont autorisé ma venue.   

    Pas le temps d’aller plus loin…  La séance reprenait ; c’était à moi.          Nous avions convenu d’éviter de nous appesantir sur les points qui avaient déjà ou seraient abordés par d’autres rapporteurs ; sauf pour réparer un oubli, suggérer une modification…  

          Des échanges préalables, coordonnés par notre cellule informatique, avaient permis d’alléger chacune de nos contributions. Elles étaient bâties autour d’un ou deux thèmes seulement.     

          Mes dossiers, éventuellement, me permettaient d’intervenir avec de solides arguments sur pratiquement tous les sujets abordés par les autres rapporteurs, si besoin était.          Leur traitement, en groupes de travail, était programmé pour les deux jours suivants, ensuite viendraient la présentation de leur synthèse, les propositions et l’écoute des suggestions, des corrections en réunions plénières. 

           La rédaction définitive dec la Charte, chapitre par chapitre, devait se  dérouler le cinquième et sixième jour. Le dimanche, suspension.          La présentation du texte complet, assemblé le lundi, avant les ultimes corrections, était prévue pour le mardi suivant. 

           Cette Générale, nous l’avions confiée à notre collègue délégué du Vème arrondissement parisien.  

         Un acteur célèbre, connu pour son franc-parler et ses engagements.           Son timbre de voix sonore, sa marque, profond, pleinement audible, capable de jouer avec aisance entre la solennité et la légèreté, ne faillirait pas, comme ce qui nous menaçait pratiquement tous, pour cause d’émotion paralysante.    

         L’Hérault, par ma bouche, devait évoquer les établissements qui, autrefois, fonctionnaient si bien grâce à leurs initiatives, leurs projets adaptés, leur organisations structurées selon les besoins réels, et leurs activités motivantes, mobilisatrices…         Je me suis lancée. 

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