et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

14 août, 2011

21-Veillée d’armes.

Classé dans : — Alain @ 23:09

                  Pas d’ascenseur bien sûr pour ce troisième étage ! L’arthrose de mes deux parents ne devait guère faciliter l’escalade, même pour deux randonneurs forcenés.                  

                Les Cévennes, mais aussi les Alpes, les Pyrénées avaient usé longtemps leurs semelles crantées, presque aussi longtemps que les yeux de Robert sur les engrenages les plus fabuleux.              

                   Leur intérieur me fascinait. Aucun meuble n’était simple : tables, buffets, commodes, le moindre gadget, recèlaient un secret pour s’allonger, se déplier, cacher.               

                   Les statuettes se mouvaient, regardaient… Les jouets mécaniques ne devaient rien aux piles. Evidemment, les appareils ménagers n’usaient guère d’électricité ; l’antique moulin à café était assez démultiplié pour que tourner devienne un jeu…                  Je crois que leur histoire aurait mérité bien des paragraphes mais pour eux, rien à dire, tout à vivre.                    

                Licette, Chou souvent, appellations d’intimité supérieure réservée à Rob, et Robert s’étaient laissé survoler par Mai 68, mais ils avaient suivi les évènements qui me conduisaient dans la capitale. Elle connaissait l’histoire de Manu. Nous avions correspondu, le plus souvent par lettres. Elle était la seule qui recevait de moi autre chose que de brèves cartes, des courriels ou des coups de téléphone. Pour une fois, j’étais prolixe.                       

              Rob parlait moins mais était attentif, présent, ses regards s’exprimaient clairement.                        Tard dans la nuit, nous avons refait le monde de l’enfant. J’étais stupéfaite de la clairvoyance, de la passion que portaient ces deux quasi-ermites à la société.                     Licette (Quand j’étais petite « Tante Lice », mais nous avions le même âge maintenant !) m’avait tout appris de ses engagements bénévoles. Robert avait tout interprété des découragements de son épouse, de ses petits bonheurs glanés dans les coups de main, de ses coups de gueule parfois.                

                   Des enfants, elle connaissait surtout ceux qui avaient faim, ceux qui mendiaient, volaient, se prostituaient, fuguaient, squattaient, ceux qu’on enlevait pour les reconduire hors de France, dans leur pays inconnu…                Ils ne m’ont pas demandé ce que moi j’allais faire, dire dans nos Etats Généraux.   

                   Seulement, en me levant le lendemain, je savais que j’étais à ma place et sur la bonne route. J’allais ajouter ma force de conviction à toutes celles qui étaient venues à Paris, poussées par des milliers de petits comités enfin réveillés.                   J’étais prête pour la première journée ! 

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