et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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19 février, 2015

Passer les savoirs, faire de la graine un fruit épanoui!

Classé dans : Liens — Alain @ 18:31

Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine. » Nietzsche

Je ne sais pas dans quel ouvrage, à quel chapitre retrouver cette assertion et, je m’en moque au point de’ ne pas entamer de recherches, par contre j’aime la résonance qu’elle provoque en moi.

Sans doute pas au même titre que la personne qui en faisait un argument pour mieux se connaître et se vivre grâce à une méthode quelconque mais parce qu’elle représente ma prétention à être « passeur de savoirs » comme l’exprimait Henri VINCENOT.

Prétendre, quel beau mot si facilement éreinté : mettre en avant ses convictions, tendre, diriger son attention, ses idées sa volonté vers une mise en œuvre, une reconnaissance…

Est-ce si blâmable ? Bien sûr que oui si l’objet de cette prétention est inhumain, pernicieux, contraire aux droits de l’homme, mais combien positif si l’humanité s’en trouve mieux. La grande Humanité englobant tous les anonymes vivants et la petite, celle qui compose nos cercles rapprochés.

Ma prétention, ma pré-tension, est de vouloir veiller sur la graine pour qu’elle devienne un arbre solide, harmonieux, original et pourtant en accord avec sa forêt. Ma satisfaction, mon bonheur, réaliser mon vœu de voir s’épanouir l’arbre né de la graine, de lui voir à son tour offrir ses fruits aux besoins de ceux qui l’entourent, de le savoir inscrit dans la grande chaîne de la vie et du futur compte ma prétention.

Tous parents ont cette prétention naturellement, ce qui ne fait pas preuve d’angélisme, les hiatus existent, ce sont les déviances d’une ligne éducative et affective que l’on voudrait idéalement rectiligne.

La société doit également se vanter de cette prétention qui conduit de la graine, à l’arbre puis au fruit, se vanter et l’assumer. Avec l’ambiance de la Fraternité, si possible, mais surtout avec les moyens d’assurer la Liberté et Egalité dans le respect mutuel de la convivialité.

Ces moyens sociaux sont tous ceux qui concourent à la croissance de la graine, sa santé physique et psychique. Lui apporter des connaissances, des savoir être et des savoir-faire sont les impératifs d’une  société en complément, en soutien voire en compensation de ceux de la famille.

Les vecteurs de ces acquis à proposer, mettre en place chez notre graine d’enfants sont nombreux et aussi anciens que le premier individu enseignant à un jeune apprenant.

Ils se sont multipliés, diversifiés mais même électroniques, mêmes techniques, mêmes médiatisés n’en restent pas moins la prétention de passeurs de savoirs d’abord dédiés à l’apprentissage. Apprendre, appréhender… déjà des notions ambivalentes pleines de réticences Oui, il est beau qu’un enfant tende à prendre la connaissance que nous lui proposons, qu’il s’en saisisse sans appréhension, mieux qu’il ait envie de s’en emparer. C’est déjà de la pédagogie, pas de cette discipline inculquée aux enseignants mais de cette démarche qui faisait que des esclaves lettrés accompagnaient l’élève vers son enseignant.

Chacun d’entre nous pouvant être appelé à instruire même occasionnellement un curieux, verra son empreinte se graver selon sa façon de dire, expliquer, montrer, intéresser… sera pédagogue et à son tour accompagnera vers l’instruction.

Au centre de toutes les influences éphémères ou organisées qui concourent au développement de notre graine d’enfant il fallait une institution d’enseignement. Ce fut l’Ecole avec toutes ses avatars, l’Ecole où une société s’imposait de renoncer à utiliser ses jeunes pour les former à la guerre, aux métiers ou aux tâches du quotidien familial et les mettre en « arrêt de travail » selon son sens originel pour investir dans l’instruction et l’éducation…

Bien que baigné très tôt, parfois noyé, dans la mer des actions éducatives associatives, comme bénéficiaire depuis mes premières colos, comme intervenant responsable multifonctions, souvent bénévoles, c’est dans l’Ecole que j’ai pu le plus, sinon le mieux, accomplir ma prétention d’instituteur, celui qui fonde, quoi de pus prometteur pour veiller sur une graine ?

Et c’est avec toute l’autorité de ma prétention première et constante que je revendique pour l’école la reconnaissance de sa priorité sur tout autre engagement humain !

 

La course aux fruits est la marque essentielle de nos actions et nous affirmons que la grosseur, la saveur, la quantité, l’épargne de ces fruits bien concrets sont les garanties d notre survie, avec juste raison mais leur fragilité leur faiblesse face aux circonstances  ne pourront jamais occulter qu’un individu, qu’une famille, qu’un groupe voire un pays ne se relèvera de ses catastrophes que par la force de ses savoirs, des ses capacités s d’initiatives et sa volonté. Les moyens accumulés n’étant que les matériaux et les outils de ces fondamentaux ! Nous sommes tous des Robinson Crusoé en puissance et seule notre intelligence, nos connaissances nous permettrons de nus adapter.

L’histoire est un grand livre dans lequel il est difficile de se projeter, sinon pour faire comme si, pour imaginer rêver, rarement en tirer des leçons… Les passéistes et les alarmistes sont des déconnectés du présent, ce présent qui réclame des satisfactions quasi immédiates. D’ailleurs, certains sombrent mais tant d’autres s’en tirent bien, pourquoi pas chacun de nous ?

Instruire est la sauvegarde essentielle contre les peurs nées de l’ignorance, les dictatures des dogmes…

Reste à savoir comment et faire la pause nécessaire pour

-                  S’assurer que tout le monde est conscient de cette nécessite d’instruction et d’éducation

-                  S’assurer que notre outil social principal d’instruction et d’éducation, notre Ecole, remplit efficacement son rôle.

-                              Ce n’est possible qu’ensemble, en toutes diversités, en toute sincérité et en toutes facultés d’écouter et de s’exprimer !

 

 

14 février, 2015

REGARD…

Classé dans : vivre ensemble — Alain @ 12:19

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

 » Le mari répondit: « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

 

13 février, 2015

Notes ou pas notes, là n’est pas la question !

Classé dans : Liens — Alain @ 17:53

Le pire c’est la notion de moyenne: 10/20, « ça me suffit et ça contente mes parents, tant pis si les autres 10 points représentent ce que je ne sais pas… »  Une notification, c’est d’abord, surtout la définition claire des compétences acquises, pas du « moyen » surtout lorsque c’est une moyenne d’ensemble, 15 en math et 5 en français, moyenne 10 mais niveaux différents… Donc notes, couleurs, lettres peu importe compétences bien exprimées oui, vraiment oui…

Le risque d’aberration, donc de caricatures existent : notes amplifiées selon l’effort et non le résultat, diminué », parce que  « tu pourrais plus t’impliquer », lettres aves une cohorte de +++ de – - -    de couleurs avec nuances, pourquoi ^pas d’émoticônes aussi… Qui n’a pas entendu ou lu des appréciations délirantes aussi ?

Vous ne demanderiez pas à votre garagiste de réussir moyennement votre réparation, ni à votre médecin… alors pourquoi se contenter de connaissances lacunaires?

Combien d’anciens bacheliers reconnaissent et regrettent : en langue (par ex) j’étais nul, heureusement en math, je compensais!!! Chercher l’erreur…

Importante pour estimer un niveau en fin de cycle, l’évaluation au quotidien est nécessaire pour l’enseignant et l’élève pour prévoir suite des apprentissages et remédiations éventuelles, tant pour les précocités que les retards… C’est le principe même d’une bonne pédagogie différenciée… Lui opposer les effectifs pour ne pas le faire est plus que dommage, une erreur, sans doute due à un manque de formation… Tous les enseignants qui l’appliquent pourront en témoigner… Dans ce métier, j’ai connu dans mes écoles, bien des classes de faible effectif, moins de 20, sans succès pour autant, d’autres de 30 ou plus, vraiment efficaces… Pas facile, mais qu’est-ce qui est facile quand on prend en compte des enfants, des élèves ? Par contre que de satisfactions !

En 40 ans, j’ai eu tous types de classes dont 10 ans de classes d’enfants en difficulté, des perf, des CLIN d’enfants primo-arrivants, d’enfants du voyage, bien des classes «ordinaires » hétérogènes comprenant des élèves « précoces » et, c’est certain, acquis véritables valent mieux que notes sur un carnet même, notamment pour les enfants peu assurés dans leurs bases et leur rythme d’apprentissage! Une note subjective, rassure ou déprime, enfants et parents, un acquis reconnu, au moins, c’est du visible explicite…

Un élément important : dans un même établissement, la façon d’évaluer doit être harmonisée, clairement expliquée aux enfants et aux familles…

Je continue à crier que toutes les réparations des fissures de notre Ecole ne pourront devenir solides que sur des fondations indispensable : formation des personnels pour chacune de leur fonction – nécessité en chaque établissement d’un équipe cohérente et bien dirigée – appui sur un projet adapté et réadaptable aux réalités de la population scolaire – ressources compensées en fonction des besoins -

 

11 février, 2015

Apaiser l’école…

Classé dans : Liens — Alain @ 21:47

Violence, harcèlement, humiliation… intolérables même si certains considèrent que les bizutages, les cris, les mots durs, font partie de l’éducation, à l’anglaise, pas nouveau non plus la littérature et les biographies le montrent, la Guerre des boutons, n’était pas une rareté… Plusieurs déménagements m’ont appris la dureté des cours de récréation et parfois celle des adultes ; 40 ans d’enseignement m’ont appris la nécessité de la présence, juste, ferme et rassurante des éducateurs…                Ma conclusion, ferme, elle aussi est que rien, rien n’est possible, aucune application d’intentions, de textes, dans l’éducation comme dans l’instruction sans un consensus réel dans l’équipe d’établissement, tant pour l’élève que pour l’interaction des professeurs, leur soutien mutuel en fait partie… Toutes les écoles qui prennent vraiment en charge l’organisation cohérente de leur établissement, et réagissent face aux problèmes, souvent discrètement, il y en a beaucoup heureusement, le font grâce à une équipe véritable et une direction compétente… Certains arrivent même à créer de belles communautés… Cela n’exclut aucune des aides nécessaires notamment psychologiques, ni les soutiens pour fractionner certains groupes, mettre en place des actions spécifiques… Mais là nous sommes dans la bonne volonté et l’aléatoire… Aucune formation ne prépare à cette logique d’équipe, aucune formation approfondie ne dote les directeurs de vrais outils d’animation… On ne parle, les médias, les films, les récits, ne parlent, que d’un prof face à ses élèves…

Encore et toujours l’école est une loterie… : Choix des parents qui le peuvent, doigts croisés : « Pourvu qu’il, qu’elle tombe avec ce maître, cette maîtresse, pas avec l’autre… ». Choix même de l’établissement avec quelques manipulations…

Je suis en colère pour cet oubli, voire cette ignorance de ceux qui œuvrent vraiment et fortement chaque jour pour apaiser des enfants que notre société ne ménage guère !

10 février, 2015

On…

Classé dans : Liens — Alain @ 21:30

On est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

On m’a dit, ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

On, le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, on m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs emplit ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

On se boucane à la fumée des feux de « peut-être » et de « il paraît que ».

Qui vit par le On périra par le On !

Du petit on qui conduit le prof au suicide jusqu’au on qui mène à l’holocauste, on est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, on s’affirme comme son véhicule implacable.

On n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, On, une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmer: ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

 

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