et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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24 novembre, 2014

avant l’école Jules FERRY

Classé dans : Liens — Alain @ 19:00

memoire

20 novembre, 2014

La cruche fêlée…

Classé dans : Liens — Alain @ 12:21

 

POUR TOUTES LES CRUCHES FELEES QUI ARROSENT LE PRESENT POUR EMBELLIR L’AVENIR…

La cruche fêlée.

 

 Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

 

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

14 novembre, 2014

Armistice, seulement armistice hélas!

Classé dans : Liens — Alain @ 19:10

 

Ecrit par Louis BUTON, mon grand-père, soldat  dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945

 

            « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

             «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec Ces principes acquis en classe.

            Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

             Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

             La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

             Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

              22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

               Ils se sont battus, avec ou sans conviction, ils ont tué, ils ont obéi, souffert, ont été blessés, dans leur esprit ; dans leurs corps. Nombreux sont morts, pendant et après le conflit.

    Ils ont grogné, râlé, parfois avec véhémence mais ils ont tenu parce qu’ils étaient, ensemble, des citoyens-soldats qui, luttant pour leur survie, celle des leurs, celle de leur pays… « voulaient croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… » Il m’a appris à douter des circonstances, mais pas de l’espoir, de l’étincelle d’Humanité qui sommeille, trop parfois, en chaque homme et femme, surtout en chaque enfant…

        Mon grand-père n’était pas un soldat de métier, pas plus que ceux des armées de la révolution, pas plus que ceux de ma génération pendant la « Guerre d’Algérie ».

          Que la mémoire de ces hommes et de ces femmes soient honorée est une évidence, c’est la seule qui me fera chanter encore la Marseillaise, dans ces moments de souvenir.

            Que soit honorée aussi celle des hommes et des femmes qui souffrent, meurent pour avoir rencontrer la violence dans l’exercice de leur métier au service des autres, en toutes circonstances hélas, le danger guette, le militaire, le policier, l’infirmière, l’électricien, le bûcheron, le pompier, le médecin, l’enseignant, le reporter… lui sont soumis lorsque frappent les éléments et l’agressivité … Même à son bureau l’hôtesse d’accueil peut subir l’agression d’un esprit déchaîné.

            Mais qu’elle soit honorée en une, plusieurs, cérémonie, particulières, pour les victimes du devoir, de l’engagement professionnel ou associatif, accompli jusqu’à l’extrême.    

8 novembre, 2014

BOUQUET D’AUTOMNE Romane 6 ans Papou 72

Classé dans : contes — Alain @ 19:18

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La pomme qui voulait voir un arc-en-ciel (Lucas 6ans Papou 72 un jour d’automne)

Classé dans : contes — Alain @ 18:48

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6 novembre, 2014

ON, inspiré de lectures récentes et faits divers…

Classé dans : pour le plaisir... — Alain @ 18:36

 

On est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

On m’a dit…  ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

On, le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, On m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs frappe ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

On se boucane à la fumée des feux des « peut-être » et des « il paraît que ».

Du petit on qui conduit le prof ou le policier au suicide jusqu’au on qui mène à l’holocauste, on est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, on s’affirme comme son véhicule implacable.

On n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, On, une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmé ; ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

le pire du fond du on, c’est la Vérité cette vérité qui même parcellaire, même tronquée, sans contexte, ni histoire, fera dire à On « si ça c’est vrai, d’ailleurs X l’a vu, Y l’a lu et Z l’a dit dans le poste alors !!! Contexte, histoire, qu’est-ce ? Du petit bout de la lorgnette on agrandira le champ des possibles pour en faire un récit véridique…

Comment ? Les « héros » de cette boule de neige puante, grossie et noircie de médisances ont sombré ! «  Vous voyez bien, il n’y avait que de la fumée puisqu’ils se sont brûlés ! »

Si Esope établissait très vite que la langue est la meilleure mais aussi la pire des choses, que dirait-il aujourd’hui où l’image « qui vaut 36000 mots «  en multiplie d’autant les effets ?

Le pire pour nous qui, bien sûr, ne sommes pas des On, est que nous ne pouvons même pas arriver à souhaiter que : « Qui vit par le On périra par le On ! » Je, Tu, Il Elle, ne sommes pas assez On ! Pour oublier la seule devise qui vaille quand on ne sait pas : Primun non nocere ! D’abord ne pas faire de mal, ce n’est pas toujours facile, oh non !

 

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