et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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3 septembre, 2014

Mourir pour des iées….

Classé dans : roman de société — Alain @ 20:43

Peut-on décider de quitter la vie pour que renaissent ses idées ? Paradoxale, non ! Pas impossible « mourir pour des idées » c’est d’abord mourir pour soi, parce qu’un moment de désarroi, ce grand chamboulement dans l’arroi ordonné des convois en marche vers un but, , devient impossible à supporter, que la goutte d’eau de nos convictions et le confort de notre arrangement entre passé et présent se trouve bousculée et que notre force n’est plus que déception… alors s’abandonner devient la seule perspective mais pas abandonner puisque par notre  acte ultime devient, veut-on croire, un début pour d’autres plus courageux… 

Je pense que notre histoire fourmille dans son autrefois, son passé proche et son présent d’actualité de ces circonstances qui font qu’un homme une femme meurt pour mieux crier.

Ce cri pour moi est celui de Manu… Personnage de roman, peut-être seulement. Il ouvre la voie à un constat les « passants » chers à Henri VINCENOT sont à travers tous les médias la seule vérité de notre marche d’humanité. Le passant, celui qui marche sans doute mais surtout celui qui transmets, qui passe non pas un témoin de relais mais une boule chargée, grossie de toutes les connaissances, les expériences, aussi négatives que constructives.

Parmi cers passants je privilégie les pédagogues, ceux qui accompagnent, marchent auprès de l’élève pour l’élever…

Aujourd’hui en dépit de tous les moyens de transmission qui sont venus grossir ceux des sages des bardes il demeure l’Ecole. Elle n’est qu’une institution, qu’un vecteur, mais pour tous, la vraie chance donnée au futur

Enfin, elle devrait l’être et je veux croire, non je crois, que ceux qui choisissent d’enseigner, en sont intimement convaincus, même dans leurs échecs et leurs découragements… Jusqu’à en perdre la foi, non en leur vocation mais en eux.

J’ai vécu, dans la coquille de mes écoles, de mes classes, de mes associations, de mes quelques interventions en me préoccupant plus de cultiver mon jardin, mon lopin pédagogique que de son au-delà. Mes raids hors de mes frontières furent rares, intenses, brefs et décevants. Le sourire de mes élèves, les échanges dans ma communauté m’ont suffisamment empli le temps pour que j’occulte mes regrets …

Puis ce fut la retraite et le recul et l’écoute de ceux qui nient, de ceux qui espèrent…

2 septembre, 2014

Rythmes et doute…

Classé dans : Liens — Alain @ 20:18

 

Alexandra, nous vivons à plein temps le changement des rythmes scolaires dans notre village. Pour ma part, j’ai participé à des échanges, des débats, des concertations, des enquêtes, sur le sujet depuis… 1960 !

Je ne suis pas vraiment d‘accord avec la forme prise par le décret PEILLON revu et mal corrigé par HAMON, de beaucoup j’aurais préféré revoir la formation des enseignants, la création de  vraies équipes d’établissement, l’égalité dans les ressources, sans parler des programmes…

Pour moi la valeur d’une école, tu as pu le constater, c’est celle de ses personnels et de son équipe, et de son projet ; seulement je sais que toutes les réformes  précédentes, pas seulement sur le temps de l’enfant ; ont fini aux oubliettes, sauf celles qui nous ont été imposées sans discussion (jeudi à mercredi , suppression du samedi AM puis du samedi matin, découpages des vacances…) même le tiers temps pédagogique (FONDAMENTAUX- EVEIL- sport/ musique/arts plastiques) est tombé à l’eau sauf initiatives des enseignants. (en fin de compte chacun fait ce qu’il veut dans sa classe bien ou  mal : la loterie scolaire quoi pour les gamins!)

Souviens toi que depuis 1985, seul groupe de Montgeron a avoir tiré des leçons de nos expériences et échanges en chronobiologie, J.FERRY a mis en place 3 h ½ le matin et 2 h ½ l’AM avec ateliers écriture – théâtre – jardin – gym. Je ne sais pas si ça fonctionne toujours ainsi en fait, mais les horaires n’ont pas changé à  ma connaissance… Souviens-toi que ce changement avait été voulu et porté par les familles qui avaient demandé son maintien même après mon départ ! Sans  doute la belle et grande communauté que nous avions créée a-t-elle permis toutes ces années fortes.

Aujourd’hui, en dehors des tumultes nationaux, au village, sous l’impulsion d’Huguette, maire adjointe, à la jeunesse, avec tous les enseignants, les animateurs, les associations et les conseils de parents, la modification du temps fonctionne heureusement. Le bilan public , celui avec les intervenants, les conseil d’école sont chaudement partants pour sa poursuite : « Même si ça rate ailleurs… » Des correctifs ont été nécessaires, alléger des ateliers trop chargés, assouplir des activités pour les rendre plus ludiques, plus libres, en supprimer d’autres trop contraignante, s’assurer que le choix des enfants prime celui des parents…

Pour ma part, j’assure un atelier d‘imagination (écriture de contes) qui a déjà abouti à un livret, (ça te rappelle quelque chose, non ?) et j’accueille avec d’autres bénévoles des enfants à la biblio, lecture guidée ou libre selon le souhait des enfants)… Le jardin, les jeux en anglais, le dessin, la peinture, le foot ; le tambourin, le théâtre, l’expression corporelle sont aussi à leur disposition…Les associations ont avancé leurs accueils pour recevoir plutôt leurs adhérents…

Le nombre des enfants qui s’inscrivent aux ateliers périscolaires augmentent nettement.

Tout est à améliorer sans cesse, mais peu à peu ça s’harmonise ! Et nous parlons d’une commune sans gros budgets.

Ce début de réussite repose sur la bonne volonté, la solidarité, l’intelligence, la patience et l’oubli de toutes connotations politiques pour ne penser qu’à l’enfant.

Comme l’écrivait Voltaire : « Cultivons notre jardin ! » au moins ici les enfants seront bien servis. Si l’immobilisme encore une fois l’emporte ce sera dommage.

Je me réjouis quand même de constater à travers les courriers que de nombreuses mises en place se passent très bien, même dans certaines écoles de Paris, mais évidemment ce n’est pas ce qui passionne les médias, trop tranquille pour un article.

Petite réflexion : il a fallu beaucoup de temps, braver bien des contestations dures et partisanes afin que Jules FERRY et ses prédécesseurs  parviennent à donner une école pour tous à notre pays et encore les combats furent-ils difficiles même après la loi…   Aurait-il dû baisser les bras ?

 

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