et l'école renaîtra

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8 août, 2014

Une île de mots dans le flot du marché en plein été!

Classé dans : pour le plaisir... — Alain @ 18:14

Le 1er samedi d’août, en jouant à la balle de flipper dans les allées encombrées et paresseuses du marché de Frontignan, j’ai échoué devant l’île de trois écrivains : « Laissez-le nous ont-ils dit à Huguette.. ». Ils ne savaient pas encore à quel prolixe (mieux que bavard non ?) ils avaient recueilli !

Je les ai entendus parler avec passion de leurs moments d’écriture, j’en ai parlé aussi, bien sûr… Puis je les ai retrouvés avec bonheur sur leurs pages ‘ambigus ça, le long de leurs lignes, c’est mieux !)

Un aveu, je suis aussi handicapé pour créer de la poésie que pour peindre une toile et jouer de la musique, ce n’est pourtant pas faute d’essais, de belles volontés pour m’initier, mais les résultats sont toujours aussi navrants, pour moi au moins… Par contre, je me régale des trois formes d’expression… lorsque je les trouve à mon goût !

Le hasard, qui parfois fait bien les choses, m’a placé devant ce trio littéraire et comme un enfant qui mange tout des yeux devant un étal de friandises, j’ai voulu goûter aussi…

Trois auteurs, trois œuvres, chacune différente en fond et en forme. Toujours enfant gourmand, j’ai dégusté les trois en alternance ! J’ai commencé par Poèmes en Bohème de Carole ROUZET DELBARRE,  les deux premiers parce qu’ils parlaient de l’essentiel : les mots, un bel envol…                Puis la première nouvelle de l’Amer roulait sans cesse ses galets d’Eric GOHIER …  Un clin d’œil à un autre poète en mise en bouche, Georges Brassens, d’autres poésies du recueil avant l’entrée dans le monde de la violence, de la cruauté et de la générosité de l’Espoir des Vaincus de … Claude DIAZ (coïncidence il est né dans la  même ville que Marie-Françoise MERCADAL  Ma balade gourmande imprévue était lancée ! Il est plus difficile de quitter ce roman d’Histoire et de société pour revenir aux lignes des hymnes à l’amour, accompli ou attendu, heureux ou désespéré, mais quelle bouffée d’oxygène vitale pour ne pas sombrer avec Mohamed ET LA RAMPE DES Arabes de Cette… Je recommande le cocktail !

Ainsi, je les ai non pas fondus, mais utilisés, avec bonheur… Tous trois sont gens de passion et le mettent en mots, de la folie cruelle des vainqueurs, de la mer à dominer pour exister, (Quelle surprise heureuse de naviguer entre les Sables d’ Olonne, Saint Gilles- Croix de vie et Sète avec des croisières lointaines !), de l’Amour et des mots, des images versifiées, pas moi, mais quel bonheur pour un contemplatif de croiser et recevoir, au présent, dans l’instant, leurs éclats de vie !

J’ai aimé leurs les poèmes souvent, dit dans le silence de ma tête, mais aussi à ma compagne, bien haut parfois… Toujours le bonbon qui glisse sur les papilles avant d’être assimilé…

L’instit que je suis à été sensible à cette petite fille de 5ans qui « ne sait pas encore écrire mais déjà aime s’exprimer.»

Commencée avec la poésie, ma croisière s’est achevée avec elle, sur la plage, un œil sur le port de Sète( CETTE) que plus jamais je ne verrai sans la sueur et la rage de Mohamed, les oreilles emplies du chant des vagues douces amères qui m’ont promené loin et notamment, avec détours, de mes ports vendéens à ceux d’ici, en toutes humanités… Non loin de moi, une baigneuse immergeait ses deux « garnements » et j’en souriais avec délice…

J’ai plongé dans le lac Utopie et nagé en poésie, merci à tous !

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