et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

20 juin, 2013

Des bibliothèques toujours ouvertes.

Classé dans : Liens — Alain @ 12:37

                               Ce mardi, seuls ceux qui surveillaient l’impression de notre Recueil restaient consignés. Avec Karine, quelques autres collègues, nous avons erré dans les rues de Paris et grappillé des petits cadeaux pour la famille restée en province. 

                      A midi, dans le cirque, nous avons organisé un grand pique-nique où se sont mélangés charcuteries, fromages, gâteaux de toutes nos régions… histoires et chansons. œuvrer pour une cause nationale, rien de tel pour que s’embellissent les richesses de nos folklores. 

                  L’Européanisme, le Mondialisme, avec toute la symbiose de leur humanisme ne feront que privilégier les riches-ses de ces particularismes patrimoniaux…Vive les « ismes » quand ils sont généreux ! Pour l’après-midi, avant de retrouver Rob, Alice, Thierry et son épouse, Sylvain m’a proposé de le suivre  chez les anciens de la Résidence qu’il fréquentait chaque semaine. Pierrot nous prêtait sa voiture, mais il faudrait que je conduise ! 

                          La Résidence des vieux amis de Sylvain était bien conçue, des petites maisonnettes de deux pièces, cuisine, salle d’eau avec un jardinet et trois immeubles de deux étages avec des deux pièces aussi. Je pense que l’affectation s’effectuait au choix ou selon le degré d’autonomie des pensionnaires. Souvent les couples occupaient les pavillons, 

Le tout était dispersé dans un parc ombragé, bien situé dans le centre ville, isolé ni des commerces, ni des foyers de vie. Un groupe scolaire, avec lequel les résidents pouvaient partager ateliers et souvenirs, côtoyait la maison de retraite. Nous étions attendus dans le grand salon, destiné à toutes les réunions certainement. Inutile de préciser que les tables étaient garnies d’une variété incroyable de pâtisseries, fabriquées par nos hôtes bien sûr. 

Pour tous ces gens à petit appétit, c’était démesuré, mais très chaleureux.   Après leur accueil et leurs embrassades avec Sylvain, nous avons parlé d’autrefois. Si un ancien qui disparaît est une bibliothèque qui se ferme, Sylvain avait la chance, moi avec lui ce jour, de lire les volumes de celles-ci. Nous les avons parcourus avec passion. 

                   Une dame magnifique, toute plis et sourires, à la chevelure d’argent, a compris notre étonnement 

                  – Vous savez, nous sommes des papis, des mamies. C’est souvent à la gourmandise que nous nous référons. D’abord, parce que nous n’avons plus très faim, et ensuite parce que c’est l’un des moyens de séduction qui nous restent. Un petit bonhomme, la barbiche presque à la hauteur du bec de sa canne, a profité de l’opportunité pour nous plonger dans ses souvenirs : - Maintenant, nous n’avons plus faim et pourtant quand j’étais gamin, à la maison, on ne parlait que de ça. 

                 S’abriter, se chauffer, se protéger et se nourrir étaient nos préoccupations essentielles, mais surtout « Ne pas avoir faim ! » Ici, maintenant nous parlons de diététique, c’est intéressant mais quand j’étais enfant, on parlait de nourriture, point ! 

               Le pain avait une grosse importance. Il était de quatre livres en général, on l’achetait à la pesée… - Chez nous, à la campagne, l’a interrompu un solide « …génaire », on le payait au bourg, à la fin du mois, même celui que le commis nous livrait à l’Ecart. On comparait les tailles sur nos deux baguettes : celle du client et celle du boulanger portaient les mêmes encoches effectuées à chaque achat, “ la marque ”. 

              Sa voisine, un peu intimidée, s’est lancée : - Moi, c’était la ville, mais notre boulanger était bien accommodant aussi. Quand son four était encore chaud, il nous permettait d’y cuire nos plats…. 

              – Lorsqu’il était un peu trop dur, on retrouvait le pain dans la soupe. La panade des longues fins de mois, souvent difficiles, se trempait à deux voire trois repas. - Moi, gamin, avec mes frères, on attendait le dimanche. Souvent ma mère préparait du poulet et des frites. Comme la viande coûtait cher, c’était nos petits luxes. 

              Les yeux de cette dame en fauteuil roulant en brillaient encore ! Maintenant, les souvenirs s’envolaient et c’est un petit grand-père tout rond, tout rose, qui a complété la précédente intervention : 

               - Chez nous aussi et il venait souvent de notre petit élevage, comme les lapins, mais eux, on en vendait aussi. Avec les légumes du jardin, on arrivait à remplir les assiettes dans notre banlieue. Mon père disait : « Il faut se donner de la peine…». Je le redis à mes petits-enfants quand ils me font raconter tout ça ! - Ce que j’aimais bien, c’est aller avec mes parents dans les jardinets ouvriers, le long des voies ferrées attribués par
la S.N.C.F. ou la Mairie. On y discutait, on jouait, on échangeait des légumes, des fruits… Parfois, nous mangions ensemble quand il faisait beau. 

              Ça sentait bon quand, dans la rue, c’était le moment des confitures… Avec les conserves, nos mères arrivaient à avoir un peu de réserve. -Nous, a relevé la première dame, avec plusieurs familles nous partions faire des cueillettes et des ramas-sages de fruits, châtaignes, champignons, baies… C’était aussi de bons moments tous ensemble. 

               - Mon père était pêcheur, chasseur, pas toujours autorisé… Maintenant il ne risque plus rien, a confié une nouvelle résidente. Il attrapait des poissons, des beaux souvent, même des brochets, et des écrevisses. Il en vendait à des voisins, ça arrangeait le porte-monnaie… De la chas-se, il ramenait plutôt des petits oiseaux. Avec des pommes de terre au four, c’était délicieux. - Ici, on boit mieux qu’à cette époque et c’est moins fatigant. Je n’étais pas Cosette, mais comme aînée, j’étais souvent de corvée d’eau et la borne fontaine n’était pas à côté de la maison. Pour revenir, ça montait !   

              Dit avec le sourire, ça passait mieux et celui de cette dame était bien large. - On buvait beaucoup d’eau, mais pas seulement, s’est souvenu son voisin. Avez-vous connu le kéfir, le coco, le lithiné, les infusions ? Ma grand-mère concoctait même un drôle de mélange : des feuilles de frêne, plus du sucre candi, plus de la levure de boulanger. Elle la préparait dans un tonneau et la laissait macérer quelques semaines avant sa consommation Elle nous faisait, comme ça, une boisson d’été peu coûteuse et rafraîchissante.. 

             - Quand même, a corrigé un monsieur à l’abondante chevelure blanche, en plissant les yeux au milieu d’une face déjà bien tourmentée, quand même, on buvait un peu de vin. Nos vignes de Seine-et-Oise n’étaient pas généreuses, enfin par chez nous. Le vin était peu coloré, et un peu tord-boyaux, mais il apparaissait parfois à table, dans le verre des adultes ou très mouillé dans celui des grands. 

              – On n’avait pas de frigo, nous. On conservait tout dans le garde-manger grillagé, accroché au frais, hors de portée de visiteurs à quatre pattes. 

             - Dans notre ville, au fond de galeries souterraines, on  conservait la glace découpée dans les étangs en hiver. Quand il faisait chaud, on achetait des pains de glace. Minots, on courait derrière la charrette du livreur pour boire l’eau fraîche qui coulait. On courait après tout ce qui roulait d’ailleurs : les marchands ambulants, le charrette des quatre-saisons, de laitage, de charbon, parfois de tissus, le rémouleur, les camelots… 

            Dans le quartier, nos rues bougeaient. Une dame très emmitouflée, peut-être est-ce ce qui inspirait sa remarque, a levé un autre souci passé. - Il fallait bien aussi se chauffer. Une cuisinière, parfois un poêle, c’était bien juste certains hivers. Le sac de charbon chez le bougnat était pas donné, oh non ! Chez nous, on n’était pas les seuls, il fallait ramasser du bois mort, et les restes de charbon des dépôts des locomotives du P.L.M. 

           Paris-Lyon-Marseille me fut-il traduit, la future S.N.C.F. Pendant la guerre, c’était encore plus fréquent, mais bien risqué. 

            – Souvenez-vous de la brique chauffée au four pour accompagner nos pieds dans les draps froids ! Après, on a eu des bouillottes, c’était pas pareil ! - Même si on avait toujours peur de « manquer », on arrivait à faire la fête, avec pas grand chose, de la débrouille et en s’y mettant tous ! 

           - Il y avait pourtant bien des malades, a dit une personne tremblotante près de moi. J’ai revu une ancienne camarade d’école communale, il y a quelques jours. En premier, on s’est souvenu que nous avions toujours la goutte au nez, des rhumes, des écorchures et aussi, c’était plus triste, que les bébés vivaient pas tous longtemps - Oui, pour la coqueluche, on nous emmenait en altitude, en aéroplane des fois. 

           - Moi, j’avais peur du médecin ! Il ne venait pas souvent à la maison, mais à l’école. Il nous piquait pour les vaccinations. On pleurait presque tous. Nous avons laissé se dérouler la longue bande de mémoire des souvenirs qui émergeaient en vrac : l’hôpital et ses salles communes, le chloroforme, les leçons de morale, les totos, les mains propres, les rigolos pas drôles, les rebou-teux, les accidents mal réparés, les bêtises, car nos aînés avaient été, pour plusieurs, des graines de garnements. La « Guerre des Boutons » n’était pas que du cinéma… - On nous menaçait de fessées si on était attrapé, du martinet, du coin noir, mais on nous effrayait aussi avec les légendes « à faire peur » : le loup, le père fouettard, les vagabonds, les chemineaux, les bohémiens voleurs d’en-fants … et surtout l’œil des voisins. Pas besoin de caméras, la surveillance était partout… 

 

 

17 juin, 2013

Aujourd’hui, philo!

Classé dans : Liens — Alain @ 23:04

« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il
mène ? » Albert Camus

Et le malheur, l’inverse, hélas !

 « Le paradis n’est pas un lieu, c’est un état d’âme. » Georges Barbarin

Heureux les simples d‘esprit alors ?

 Pas une carte au monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. » Oscar Wilde

Et l’utopie prendra corps si la volonté tient la boussole !

 « Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. » Mark Twain

Certitude, que de crimes commis en ton nom, doute que de réussites avortées pour toi, certitude au métier du doute que de pas en avant ; deux pas en arrière, deux sur le côté, deux de l’autre et trois en avant ; deux reculs, quatre explorations, un de gagné !

«  »On ne peut pas être en même temps responsable et désespéré. » Saint-Exupéry

Oh si Antoine !

Face au monde qui bouge, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ! » Francis Blanche

D’autant plus que le pansement nest pas garanti pur !

Pour le mot « face au bouge immonde… je pense au change avec intérêt… »

Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais. » Cicéron

Trop tard, Cicéron pour vernir randonner avec moi dans des sentiers qui ont bien changé depuis mes premiers cheminements !

Vous n’avez cessé d’essayer ? Vous n’avez cessé d’échouer ? Aucune importance !
Réessayez, échouez encore, échouez mieux. » Samuel Beckett

C’est le credo du Titanic, non ?

  » Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. « 

Guillaume d’Orange

Pourtant, savoir que l’espérance, sinon le trésor est au fond e la boîte de Pandore, encourage bien à fouiller !

 Il est grand temps de rallumer les étoiles. » Guillaume Appollinaire

C’est la mèche qui est difficile à trouver et le manche de l’allumeur de réverbère à brandir !

Nous sommes ce que nous répétons chaque jour. » Aristote

 L’apprentissage par la répétition et au bout, l’ennui… Les sentiers battus n’offrent guère de richesse; les autres en sont pleins. » Jean Giono

  » La vieille philosophie de l’œil pour l’œil n’a jamais fait que des aveugles. » Gandhi. Sauf si c’est celui que tu donnes.

 En buvant l’eau du puits, n’oubliez pas ceux qui l’ont creusé. » Proverbe chinois

C’est pourquoi, tout ce qui a été créé ou simplement réalisé mérite l’arrêt mémoire, même les destructions ! La morale de l’histoire…

 « En ravalant des paroles méchantes sans les avoir dites, personne ne s’est jamais abîmé l’estomac. » Winston Churchill

En les ruminant, sans les soumettre au rejet non plus ! Vérité que de méchancetés crachées en ton nom !

 « Au lieu de s’apitoyer sur les hommes on ferait mieux de les aider. » Maxime Gorki

-        Les « humanitaires » c’est pour eux qu’ils font ça !

-        Oui mon vieux, pour se sentir plus propres. Et toi avec quelle lessive laves-tu tes aigreurs ?

« C’est en vain qu’on cherche au loin son bonheur quand on oublie de le cultiver soi-même. » Jean-Jacques Rousseau  Et Voltaire de nous encourager à cultiver notre jardin… qui n’est pas exempt de cailloux, non plus !

  » Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir sans avoir ri. » La Bruyère

De quoi ? De qui ? De quelle couleur le rire ? Jaune pour 2viter de voir rouge ?

  « Les épines que j’ai recueillies viennent de l’arbre que j’ai planté. » Lord Byron

Les fruits les plus goûteux à mon palais sont aussi ceux d’arbre que j’ai planté. Je mange mieux sur la tale faite de mes mains maladroites que sur celle imaginée, sciée assemblée… par un pro ! même si je me suis tapé sur les doigts…

 « L’imagination est plus importante que le savoir. » Albert Einstein

Albert, t’étai-tu perdu dans une forêt en pleine nuit ? La folle du logis a de quoi remplacer avec frissons, tous tes savoirs ; quand ce n’e sont pas eux qui, par bribes illogiques, l’alimentent.

 Une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore trouvé les vertus. »

Ralph Waldo Emerson

Sans doute et nombre de mes élèves dits « en difficulté » me l’ont prouvé, mais il est bien difficile de trouver leur bon terreau et le bon jardin pour voir s’épanouir leurs vertus !

 Vous ne pouvez empêcher les oiseaux de chagrin de survoler votre tête, mais vous pouvez les empêcher de faire des nids dans vos cheveux. » Proverbe chinois

Il semblerait que cohabiter avec des oiseaux de chagrin occupe bien la maisonnée du solitaire même s’ils la retapissent en grisâtre !

 « Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux. »

et chaque site, fut-il une des merveilles du Monde, ne peut rien contre la force le l’humeur du moment… tel qui brille vendredi, dimanche ternira!

 « Vous ne pouvez pas attendre de la vie d’avoir un sens. Vous devez lui en donner un. » Romain Gary

et Romain, si vous ne le trouvez pas, que reste-t-il selon toi ? Le suicide 

 Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. » Benjamin Franklin

Et toi le passeur de savoir,  est-ce ainsi que tu enseignes ?

Eduquer, ce n’est pas remplir des vases mais allumer des feux. » Michel Montaigne

Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté. » Beethoven

Si ! La pratiquer avec intelligence, pas uniquement Celle du cœur !

« Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le.

Que de débuts sans suite !

 

10 juin, 2013

Quels débouchés pour demain ?

Classé dans : Liens — Alain @ 15:51

Quels débouchés pour demain ?

                      Dans quel monde du travail vont déboucher les élèves formés dans une nouvelle Education Nationale ? Donner sa chance au Futur, mais n’est-ce pas utopique ? 

                   Permettez-moi de choquer en exprimant un constat. Notre pays a perdu la bataille industrielle et agricole. Nous ne pouvons aujourd’hui, tant mieux si demain me contredit, concurrencer les grandes nations qui se sont dotées de nos techniques dans de très nombreux domaines, mais les exploitent avec un  fort rendement et un coût très inférieur au nôtre.  Bien sûr, nous suivons avec espoir les luttes des altermondialistes, du commerce équitable, nous essayons de contrecarrer les délocalisations, de moraliser le travail à bas salaires, l’emploi des enfants dans des grands pays émergents, mais le placement des capitaux internationaux, les conséquences de crises chez les actionnaires lointains ne garantissent aucune stabilité à nos pôles d’emploi. Seuls nos artisans, nos petites entreprises locales demeurent indépendants de ces fonds fluctuants. A quel prix ? Avec quelle laisse, tenue serrée par les banques ? Avec quelle incertitude des lendemains ? Soyons lucides, la France possède deux grandes richesses fondamentales et notre ambition peut servir l’une et l’autre. D’abord, notre pays est un énorme réservoir de connaissances, d’ingéniosité, de recherches, de découvertes.    Je ne parle pas seulement de nos chercheurs si malmenés, de nos savants, de toutes nos technopoles où s’échafaude le Progrès au niveau le plus pointu…  Je parle aussi de tous nos concitoyens ingénieux qui créent, inventent des ‘’trucs’’ pour mieux vivre. Le Concours Lépine n’est que la crête occasionnellement éclairée de la vague d’inventivité, de cette recherche permanente qui mobilise nombre de nos petits inventeurs. 

                   Notre pays n’a pas de pétrole, mais a des idées, paraît-il ! Ces idées sont des richesses qu’il nous faut cultiver, proposer, développer, vendre… Nos brevets sont parfois, souvent, bradés sous prétexte de cessions d’installations, exploités ensuite à l’étranger. C’est un fait, et nous ne pouvons concurrencer les bas salaires étrangers, mais nous pouvons développer nos laboratoires, nos ateliers, nos groupes expérimentaux pour devenir une pépinière de découvertes. Encourager, investir dans la recherche dans tous les domaines, pour améliorer la technique la plus élémentaire ou la technologie la plus futuriste est une mine de ressources qui doit garder, sur notre territoire, notre potentiel de découvreurs.  

              – La seconde richesse inaliénable de notre pays, c’est son patrimoine.
La France par son Histoire, la diversité de ses régions, ses spécialités, possède des trésors d’artisanat, de végétations originales, de gastronomie, d’architecture, d’art, de littérature, de traditions inépuisables.  Le tourisme est en passe de devenir la plus grande source de revenus de notre commerce. Nos hôtels, nos villages sont la cible d’investisseurs qui ne se trompent pas dans leurs placements… Faudrait-il en avoir honte ? Faudrait-il considérer comme mineure cette attractivité ?  – Rien que nous, Français, représentons un vaste vivier de chalands pour notre propre pays… Reconnaître cette opportunité, c’est ouvrir bien des chantiers, revaloriser bien des professions où la main est essentielle, promouvoir bien des arts de l’embellissement, de la restauration… C’est aussi prolonger les trésors de notre civilisation passée pour mettre en valeur ceux de nos contemporains, de nos visionnaires…  Maître d’Ecole, maîtres d’ateliers, maîtres des villes et des champs, compagnons, que de revalorisation de toutes nos disciplines, de toutes nos langues, de tous nos métiers sont possibles et pas simplement à titre associatif, comme par exemple pour la merveilleuse reconstruction médiévale de Guénelon dans l’Yonne… Ce n’est pas condamner nos usines, notre élevage, notre agriculture, ni nos pêches, mais c’est ouvrir, élargir les perspectives d’emplois, ne pas attendre que la peau de chagrin du travail ait perdu de sa surface, dramatiquement… 

                    Autour de ces deux mines, il faut vivre : services aux personnes, commerces, environnement et évidemment sn,té, éducation, logement, loisirs… seront toujours des pourvoyeurs d’emplois encore faudra-t-il que nos ayons les moyens d’en bénéficier, tous…

              Si nous ne préparons pas ces débouchés, nous aurons failli et rendu stériles les beaux outils que nous voulons mettre au point: l’Instruction, le Savoir-Faire, les Apprentissages, sous toutes leurs formes ! 

 

 

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