et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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23 décembre, 2012

EN REPONSE A TOUS LES « Y A QU’A » , « FAUT QU’ON »

Classé dans : Liens — Alain @ 21:15

 

Un peu marre des destructions systématiques où l’humain disparaît derrière le subjectif. 

En politique, comme, dans la société en général, il y a ceux qui servent et ceux qui se servent, les premiers sont plus nombreux que les seconds… On n’en parle beaucoup moins et souvent, c’est pour leur trouver des défauts… ça déculpabilise! Pour moi, il y a l’individu : bon, utile il doit être soutenu ; nuisible, mauvais, il doit être corrigé, puni… Point.

Je tire mon chapeau à tous ceux qui ont le courage de s’investir pour les autres, de toutes idées philosophiques, politiques et confessionnelles, surtout servir les anonymes… Le principal est de ne pas nuire! La critique systématique, quand on ne se mouille pas, m’émeut beaucoup moins… Peut-être parce que j’ai naïvement eu surtout envie de me regarder dans une glace sans avoir honte, maintenant et à la fin… Tant pis si je me conduis comme un jobard qui n’amassera jamais ni gloire ni fortune…

 Vive Noël, son désir de compréhension et de paix… autour de soi et dans le monde.

11 décembre, 2012

Le tram de 14 h 03.

Classé dans : Liens — Alain @ 0:16

 

        L’esprit encombré de tristesse , je pénètre dans le tram à St ELOI en quittant l’hôpital.

           Le tram de 14 h 03. dans Liens 200841.vignette1

             Une place est libre, les trois autres sont occupées par un grand-père et ses deux petits-enfants. Nœud papillon bleu, feutre gris sur les genoux, mains posées sur le pommeau doré d’une canne, il occupe la place près de la vitre. La fillette, le pouce dans la bouche, un lutin pressé contre elle, se serre contre lui. Mon voisin, petit brunet, perd ses yeux dans ceux du conteur. Car c’est un conte qui  les isole du reste des passagers. Le grand-père m’accueille d’un sourire.

         Il évoque, un combat entre un jeune homme et le Seigneur du Désert, une pomme magique, un fougueux cheval de sable… Peu avant  HÔTEL de VILLE, le héros enfin délivre la fille du Seigneur des Sources…

        Je me suis laissé apaiser, bercer, hypnotiser par la voix. L’histoire terminée, je m’attends à un « encore » mais c’est un « Maman ! » qui sort de la bouche de la fillette.

         Une dame bien chargée, bien souriante aussi vient les rejoindre. Je lui laisse ma place. Elle s’adresse au conteur en le nommant Monsieur Louis. Malgré le voussoiement, on devine une grande familiarité. Les enfants eux disent Louis : « Louis nous a raconté une histoire d’esquimaux, de châteaux enchantés, de dragons…». 

          Quand a-t-il narré tout cela ?   

        A ODYSSEUM, surprise, la dame serre la main du mystérieux bonhomme ; les enfants l’embrassent en lui disant : « A mercredi Louis…». Tous trois descendent. Louis et moi sommes les derniers passagers. Ma perplexité doit être visible.             Il le comprend : « Si vous avez un peu de temps, suivez-moi… » Nous changeons de quai pendant que le tram manœuvre pour repartir.            Depuis deux ans, Louis passe ses après-midi sur les rails. Souvent il se contente d’observer, de sourire et faire sourire. Parfois, il lie connaissance, déride un voisin soucieux, conseille, aide… Je veux en savoir plus. Je vais acheter un billet et je reprends la rame avec lui.    

          Il vit seul, est curieux des autres et aime l’ambiance du tram. Il me relate avec humour ou émotion bien des rencontres fastes…            

         Un mercredi, les deux enfants se sont posés près de lui avec leur mère au départ d’ODYSSEUM. Un sourire, deux ou trois échanges. Il a vite compris que les courses du mercredi à trois  n’étaient pas une partie de plaisir. Il a proposé aux petits de rester avec lui, dans le même tramway, aux mêmes places, jusqu’à ce que Maman vienne les retrouver. 

        Ainsi, chaque mercredi après 14 h, il fait surgir contes et légendes, en invente et conduit les enfants à en créer. Quelquefois d’autres auditeurs, s’accrochent à eux le temps d’un trajet. Ce coin de tram est devenu l’âtre du mercredi. Un jour, il le sait, un mal imparable le fera renoncer à ses sorties, renoncer aux sourires de ses habitués. Sa place sera vide. 

             Moi, je sais qu’un jour, à 14 h 03, je reprendrai ce tram…

Investir dans la jeunesse pour donner une chance à l’avenir

Classé dans : Liens — Alain @ 0:07

              Enfance, jeunesse c’est un tout qui se subdivise en étapes de croissance psychologiques et physiques et qui se différencient selon l’environnement familial, social, géographique et culturel. A la base ce ne sont pas les individus qui créent leurs diversités mais les réponses que leurs conditions de vie les conduisent à donner à leurs besoins. Essayons-nous vraiment de changer cela ? Des réussites individuelles nous abusent et font croire que la seule bonne volonté et la seule ténacité suffiraient…

                Toutes les œuvres discrètes et actives me persuadent que c’est ce tissu social, adapté à son environnement qui est la véritable chance pour nos jeunes, donc pour notre avenir. Il est certain que les collectivités locales largement soutenues par l’Etat sont à privilégier.

            Le bénévolat reste l’essentiel de cette trame si des encadrements, des soutiens pros lui garantissent la stabilité. Combien d’associations formidables ont disparu car le propre du bénévolat est l’usure, le vieillissement de ses membres.

               Pour achever ce message, je tiens à vous redire que rien n’est possible sans prendre en compte l’école dès la maternelle. Que de confiance donnée aux familles en difficulté, que d’élans donnés et que de suivis avortés ! Une équipe solide à l’école et dans l’agglomération, village, secteurs, quartiers, villes… seule chance pour exploiter les ressources ouvertes dans notre pays.

                Bon courage aux hommes et femmes de bonne volonté pour que naisse un véritable Cahier de Propositions

                  J’ai connu, pratiqué comme animateur bénévole et enseignant spécialisé pendant bien des années (pas de longues puisque rapides dans leur écoulement) les banlieues parisiennes. Aujourd’hui, retraité, je suis intéressé et toujours intervenant lorsque l’occasion s’en présente dans un village.  Moins spectaculaires que dans les cités car moins concentrés, ses ados ont les mêmes problèmes d’identité à construire, d’existence à assumer que leurs semblables urbains. Les dérives sont possibles et émergent aussi ; L’alcool, le vandalisme, la provocation, la drogue aussi et le mal-être toujours hors de leur rassemblement. C’est plus discret, plus renfermé pour certains, s’exprime autant par les mots sous-entendus, les cris parfois que les mutismes ou les échanges par messageries interposées mais aussi sous-jacent…

                Dans le village, je découvre les réponses fournies. Elles sont sans doute familiales donc insuffisantes à une demande aussi personnelle que sociale « être à ses yeux à travers le regard de l’autre ». Elles sont surtout associatives : difficiles dans les associations culturelles cadrées, même si le sport collectif  fait exception par sa structure « bande à confronter à une autre bande » et « je m’épuise donc je suis» ; la fanfare est un bon exutoire aussi et j’ai connu des garnements bien valorisés par la trompette et les fêtes…, mais je veux surtout souligner sur le rôle important joué par les Points Rencontre Jeunes, les Foyers, les Maisons de Jeunes…

                           En regard de ces manifestations comment répondons-nous, non pas nous familles, mais nous société ?

                       Les réponses possibles n’ont pas évoluées depuis 1965 (mes premières implications responsables) : de l’accueil, de la compréhension, du respect, des actes utiles et vrais de TOUS , ados et adultes. C’est plus difficile aujourd’hui parce que l’avenir professionnel est incertain, parce que nombreuses sont les familles démissionnaires engluées dans leurs difficultés, déstabilisées. Même la bande refuge des Blousons Noirs ou Dorés n’est plus structurée, sinon par des hiérarchies de commerces souterrains. Restent l’amitié et les premiers émois amoureux. Toujours importants, toujours fragiles mais heureusement souvent propices aux projets constructifs ; encore faut-il en avoir les moyens…

 

6 décembre, 2012

RENCONTRE AVEC LA BIBLIOTHEQUE

Classé dans : Liens — Alain @ 18:59

                 Entendre, regarder, dire puis écrire m’ont toujours paru être l’essentiel de la compréhension entre les gens, tant à travers le temps que l’espace… Même si communiquer peut s’avérer la meilleure ou la pire des choses, merci Esope, cela reste une grande chance de découvrir puis parfois enrichir et réjouir notre esprit…

             L’empreinte inscrite dans la pierre, le papyrus, le parchemin, la toile, le papier, aujourd’hui le disque dur, donne, depuis longtemps, une pérennité à cette consultation ouverte à tous…

                Peut-être certaines grottes furent-elles les premières bibliothèques…

              Enseignant, j’ai toujours considéré que les moments de lecture était des instants exceptionnels et privilégié le livre, pourtant la classe, même dans ses ateliers particularisés, reste un monde ouvert vers les savoirs à acquérir mais fermé, le plus souvent, sur les échanges.

             La bibliothèque publique, je la connaissais surtout comme utilisateur, et encore une fois en la fréquentant surtout avec mes élèves. J’ai appris à la déchiffrer, à en saisir les facettes, en rejoignant la Joie de Lire à Saussan…

            D’abord parce que je m’associais à des bonnes volontés non seulement sensibilisées au livre, à la lecture, mais aussi décidées à inciter, faciliter son accès à tous… Cela n’a rien d’évident, d’aisé, mais donne bien des satisfactions.

            Si j’apprécie les échanges multiples autour des recherches, des emprunts, avec nos nombreux visiteurs, j’aime aussi, beaucoup même, les occasions d’animation qui se présentent autour des mots : discutés dans des avis sur un ouvrage, développés dans une exposition, écoutés dans une soirée spectacle ou littéraire avec nos écrivains, imaginés avec les contes… Ce sont des dons faits à la culture qui accompagnent, font vivre les écrits…

          J ’apprécie particulièrement les moments de rencontre avec les enfants et rien ne me semble plus beau, dans ce domaine de la communication, que l’attention, les regards, les étincelles, les silences même qui émanent d’un groupe de jeunes auditeurs attentifs à un album, à une légende, un conte… Même le Coucaïrous, l’animal totémique, y a trouvé une légitimité…

             Ma découverte suprême est sans conteste, mon initiation aux BEBES-LECTEURS, merci Monique…

           Enseignant pour les grands, j’avais tout juste commencé à fréquenter les classes de maternelle lorsque l’heure de la retraite est arrivée. A Saussan, avec la bibliothèque, ce sont les petits de la crèche que j’ai appris à vouloir capter, à qui j’ai appris à offrir le pouvoir des livres…

           Père, grand-père, ce peut paraître évident, facile même… Et non ! La relation affective, la connaissance implicite, n’existent pas avec le groupe… Les expressions, le vocabulaire est à adapter sans bêtifier, pour ces enfants divers, parfois craintifs, méfiants envers ces nouveaux adultes… Comme il est tentant parfois de se laisser attendrir, par l’un ou l‘autre, la séduction commence tôt.… Comme la crainte de parler trop fort, de brusquer est vite arrivée…

           Ma vraie révélation fut donc ce temps des petits et il me laisse penser que, à travers ces rencontres, nous œuvrons déjà pour que le livre soit un coffre à trésors et la bibliothèque, l’île où tous pourront encore longtemps les chercher.  

5 décembre, 2012

DU TRAVAIL

Classé dans : Liens — Alain @ 0:21

              Dans quel monde du travail vont déboucher les élèves formés dans cette nouvelle Education Nationale ? Vous parlez de donner sa chance au Futur, mais n’est-ce pas utopique ? 

- Permettez-moi de choquer en exprimant un constat. Notre pays a perdu la bataille industrielle et agricole. Nous ne pouvons aujourd’hui, tant mieux si demain me contredit, concurrencer les grandes nations qui se sont dotées de nos techniques dans de très nombreux domaines, mais les exploitent avec un  fort rendement et un coût très inférieur au nôtre. Bien sûr, nous suivons avec espoir les luttes des alter-mondialistes, du commerce équitable, nous essayons de contrecarrer les délocalisations, de moraliser le travail à bas salaires, l’emploi des enfants dans des grands pays émergents, mais le placement des capitaux internationaux, les conséquences de crises chez les actionnaires lointains ne garantissent aucune stabilité à nos pôles d’emploi. 

       Seuls nos artisans, nos petites entreprises locales demeurent indépendants de ces fonds fluctuants. A quel prix ? Avec quelle laisse, tenue serrée par les banques ? Avec quelle incertitude des lendemains ? 

             Soyons lucides, la France possède deux grandes richesses fondamentales et notre ambition peut servir l’une et l’autre. D’abord, notre pays est un énorme réservoir de connaissances, d’ingéniosité, de recherches, de découvertes.    Je ne parle pas seulement de nos chercheurs si malmenés, de nos savants, de toutes nos technopoles où s’échafaude le Progrès au niveau le plus pointu… Je parle aussi de tous nos concitoyens ingénieux qui créent, inventent des ‘’trucs’’ pour mieux vivre. Le Concours Lépine n’est que la crête occasionnellement éclairée de la vague d’inventivité, de cette recherche permanente qui mobilise nombre de nos petits inventeurs. 

               Notre pays n’a pas de pétrole, mais a des idées, paraît-il ! Ces idées sont des richesses qu’il nous faut culti-ver, proposer, développer, vendre… Nos brevets sont parfois, souvent, bradés sous prétexte de cessions d’installations, exploités ensuite à l’étranger. Bon, c’est un fait, et nous ne pouvons concurrencer les bas salaires étrangers, mais nous pouvons développer nos laboratoires, nos ateliers, nos groupes expérimentaux pour devenir une pépinière de découvertes. Encourager, investir dans la recherche dans tous les domaines, pour améliorer la technique la plus élémentaire ou la technologie la plus futuriste est une mine de ressources qui doit garder, sur notre territoire, notre potentiel de découvreurs.  

             – La seconde richesse inaliénable de notre pays, c’est son patrimoine.
La France par son Histoire, la diversité de ses régions, ses spécialités, possède des trésors d’artisanat, de végétations originales, de gastronomie, d’architecture, d’art, de littérature, de traditions inépuisables. Le tourisme est en passe de devenir la plus grande source de revenus de notre commerce. Nos hôtels, nos villages sont la cible d’investisseurs qui ne se trompent pas dans leurs placements… Faudrait-il en avoir honte ? Faudrait-il considérer comme mineure cette attractivité ? 

          – Rien que nous, Français, représentons un vaste vivier de chalands pour notre propre pays… Reconnaître cette opportunité, c’est ouvrir bien des chantiers, revaloriser bien des professions où la main est essentielle, promouvoir bien des arts de l’embellissement, de la restauration… C’est aussi prolonger les trésors de notre civilisation passée pour mettre en valeur ceux de nos contemporains, de nos visionnaires… 

           Maître d’Ecole, maîtres d’ateliers, maîtres des villes et des champs, compagnons, que de revalorisation de toutes nos disciplines, de toutes nos langues, de tous nos métiers sont possibles et pas simplement à titre associatif, comme par exemple pour la merveilleuse reconstruction médiévale de Guénelon dans l’Yonne… Ce n’est pas condamner nos usines, notre élevage, notre agriculture, ni nos pêches, mais c’est ouvrir, élargir les perspectives d’emplois, ne pas attendre que la peau de chagrin du travail ait perdu de sa surface, dramatiquement… Alors oui, si nous ne préparons pas ces débouchés, nous aurons failli et rendu stériles les beaux outils que nous voulons mettre au point, l’Instruction, le Savoir-Faire, les Apprentissages, sous toutes leurs formes ! 

 

2 décembre, 2012

Heureux

Classé dans : Liens — Alain @ 23:09

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sagesse indienne

Classé dans : Liens — Alain @ 23:08

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quand…

Classé dans : Liens — Alain @ 23:05

 

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