et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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23 novembre, 2012

la direction d’école

Classé dans : Liens — Alain @ 10:39

J’ai exercé pendant une dizaine d’années dans l’enseignement spécialisé et vingt-huit ans en fonction de direction d’école élémentaire dans la région parisienne avant de revenir vers ma Vendée natale.

Autant mon premier poste fut l’objet d’un choix, autant le second survint-il par le hasard des circonstances. Il fut donc accepté de mauvais gré. Par la suite j’aurai pu revenir vers ma spécialisation, mais je me suis piqué au jeu de ma petite école, devenue moyenne par la suite, et 28 ans après, au moment de dire adieu à ma classe et à mon bureau, j’ai trouvé le temps bien vite passé et les tâches inachevées encore nombreuses.

Les journées me semblaient bien pesantes et mes ressources pour faire de chaque jour un temps utile, efficace pour mes collègues, pour les familles, pour tous les intervenants dans et autour de l’école diminuaient autant qu’augmentait ma fatigue du soir. En bref, je ne me sentais plus assez combatif et disponible pour demeurer le garant de l’accueil optimal des élèves.  

Je ne peux m’empêcher de penser à mes collègues responsables d’une école maternelle ou élémentaire qui se retrouvent confrontés chaque jour à des tâches de plus en plus lourdes :

Une gestion administrative certes informatisée souvent mais mangeuse de temps.

Une harmonisation des actions éducatives et pédagogiques d’autant plus riche que l’équipe fait preuve d’initiatives qu’il faut susciter, encourager, relancer et rendre viables.

Une gestion des moyens matériels, budgétaires, immobiliers, pointilleuse, exempte d’erreurs …

Une recherche, une coordination des interventions possibles liées à l’Education Nationale, à la municipalité, à la vie associative…

            Une disponibilité d’écoute des divers personnels, des familles, des partenaires péri-scolaires…

            Une participation active, éclairée aux recherche de solutions pour les problèmes des enfants en difficulté.

            Une prévention attentive de tous les risques d’insécurité même éloignés par les besoins d’une sortie, d’une classe de découverte.

            Une flexibilité à toutes épreuves pour réagir très vite aux aléas inévitables,  indissociables du microcosme scolaire.

            …

            Le catalogue des tâches prévues et circonstancielles pourrait être source d’anecdotes, de réflexion, d’humour quelquefois, d’émotion aussi, de colère parfois.

Une école c’est avant tout une équipe, pas forcément liée par l’amitié mais mobilisée par une même volonté d’éduquer et d’instruire. Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe, certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe. Le projet d’Ecole dresse l’état des lieux et traduit la somme des réflexions pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement, en termes de cohérence des enseignements, de motivation, d’harmonisation de la vie collective…

J’ai connu bien des réformes, bien des orientations pédagogiques modernes ou nostalgiques, bien des structures nouvelles, des organisations de soutiens variés et je ne discute pas la générosité qui a sans doute toujours présidé puis accompagné ces mobilisations, de même que je ne nie pas les bonnes intentions attachées aux deux concertations nationales que j’ai été amené à partager, pas plus qu’à celles de la loi en programmation, mais aucune action n’a pu et ne pourra avoir de véritables retentissements, une véritable expérimentation durable, si l’équipe de terrain, si les maîtres d’école ne sont pas écoutés, organisés, préparés, soutenus et assurés de la confiance de leurs autorités de tutelle pour la traduire et la vivre convenablement dans l’école.

C’est simple, jamais une institution, publique, privée, agricole, industrielle, commerciale… ne peut être efficace sans véritable coordination, harmonisation. Dans nos écoles cette équipe n’a pas d’existence  généralisée et durable.

Les écoles qui vivent pleinement leurs fonctions éducatives et instructives, leur intégration dans leur milieu, la sérénité de leur quotidien le doivent à des initiatives particulières, à une implication exceptionnelle mais fragile. Que parte le directeur, la directrice, que change la composition de l’équipe, que les moyens varient selon la nouvelle municipalité, la disparition de partenaires et, souvent c’est la diminution de la vitalité de l’équipe…

Dans notre pays, on laisse nos écoles à la merci des circonstances, des enthousiasmes ou des découragements. La grande inégalité qui règne entre les moyens alloués par les communes, entre les ressources locales ne fait qu’accentuer l’inégalité des chances et si l’école laïque est celle qui est ouverte à tous, pour que chacun obtienne les compensations qui lui donnent le droit à l’avenir, alors nous sommes loin du compte.

Il faut que toutes les écoles puissent se doter d’une équipe solide animée par un responsable reconnu et valorisé.

Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.

Je crois que nos régions ou les agglomérations de communes dans le cadre de la décentralisation pourraient aider les municipalité pour parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.

La direction d’école est la charnière du fonctionnement de nos écoles, elle mérite une enquête approfondie, elle mérite une considération véritable.

Ce message ne se veut être qu’un survol très large, un appel sans nuances: combien  de moments critiques, drôles, émouvants, dramatiques sortiraient d’une enquête auprès de chargés d’école, témoins et acteurs de bien des événements de notre société?

18 novembre, 2012

l’école oubliée

Classé dans : Liens — Alain @ 0:06

Eduquer est la responsabilité, le devoir, la chance de tous, même non parents, pour que demain soit le fruit amélioré d’hier et d’aujourd’hui. »  

Encore faut-il que ces fruits ne soient pas calibrés aux normes d’une oligarchie de technocrates mais à celles de la communauté consciente et vigilante.  

Deux autres évidences, l’Instruction et le Savoir-faire sont les finalités de l’Enseignement ; déclinés à tous les niveaux dela Connaissance vers son Infini…  

Leur manufacture, c’est l’Ecole !  

Une Ecole acceptée dans sa diversité et gérée en fonction de cette diversité grâce à son projet, son équipe, son animation et des moyens adaptés aux circonstances, tout simplement.  

« L’enfant est le père de l’homme », Dr Alfred Adler, souvenirs de délégués versés en psycho, pas les miens. La formule, ancienne, n’était pas de lui, auparavant, déjà la responsabilité de l’enfance, potentielle du futur, était admise.  

Faut-il rappeler, qu’avant d’être autonome, mature, un être humain parcourt des étapes qui ont chacune leur spécificité et devraient, toutes, s’accomplir pleinement et se coordonner harmonieusement.  

L’élève est la matière première de l’Ecole, mais pas une matière brute. Il a déjà un vécu, des acquis, une personnalité individuelle, familiale sociale, qui sont sa richesse, ses diversités, ses faiblesses…  

Jamais une classe ne sera une entité mais, toujours, il devrait être possible d’en faire une belle collectivité, animée par la même finalité : apprendre  

Oui, les différences d’aptitudes existent et ne permettent pas à tous d’avoir les mêmes buts professionnels  

Oui, les différences sociales sont aussi éliminatoires et là, l’Ecole ne joue pas toujours son rôle et menace de le jouer encore moins avec les orientations officielles.  

Nous admirons ces jeunes gens qui, avec volonté, affirment leurs compétences et arrivent dans les grandes écoles, mais nous admirons encore plus leurs familles qui, souvent, les ont portés avec force et sacrifices.  

Nous déplorons la mise à l’écart des ces autres jeunes que leurs familles n’ont pu aider et encourager… Ces jeunes que la société et ses freins ont découragés…Des Mozart assassinés peut-être ?  

             La chance commence à l’école maternelle et élémentaire… C’est vrai, la grande force de rattrapage des inégalités originelles, c’est l’Ecole et là, désolé, mais on supprime cette chance. C’est un autre débat mais c’est aussi le début de tout.  

Aujourd’hui, vous prenez le problème à mi-chemin, voire au bout en déplorant les laissés sur les côtés, mais sans vouloir comprendre pourquoi on ne les a pas pris en compte avant… 

     Nous n’insisterons pas sur la mise en place de programmes incohérents, « fondamentaux », mais dénués de rattachement avec des activités qui les justifient pour les élèves.  

           Par exemple, l’ajout de temps d’E.P.S, de langues étrangères, mais la diminution des heures de cours… Des murs de connaissances ont été bâtis sur le sable des hétérogénéités mal compensées, des savoir-être fragilisés…  

                L’enseignement doit accorder une grande part aux fondamentaux, c’est évident, et s’efforcer de les mettre en priorité dans toutes les activités scolaires, transversales, par le langage notamment …  

             L’enseignement doit accorder une grande part aux savoir-faire, à la prise de confiance, à la prise de responsabilités, au développement intellectuel et sensori-moteur.  

                    Les programmes doivent être réalistes, logiques, cohérents, basiques et pourtant ambitieux.  

               Les bilans, les remédiations doivent en marquer les étapes pour une progression selon des acquisitions confirmées et non un catalogue d’objectifs.  

               Les transitions entre cycles, de la maternelle au lycée doivent être bien marquées.  

                  Le cursus des apprentissages d’un enfant, d’un jeune doit s’inscrire dans une continuité sous–jacente, constante, cohérente, de la crèche à la fac et à l’entrée dans le monde du travail.  

                Les choix d’orientations doivent être étudiés, valorisés selon les aptitudes et les souhaits de l’élève, confrontés à la réalité du marché de l’emploi.  

               Dans ce cursus, le redoublement n’est pas refusé par principe, mais il nécessite un regard très précis sur les difficultés de l’enfant, sur les erreurs d’orientations et établir nettement le profit escompté de cette proposition. Il faut souvent l’accompagner d’une aide complémentaire particularisée.  

              Il nécessite toujours un projet individualisé, véritable contrat entre le jeune, sa famille et l’Ecole.  

            La formation scolaire de chaque personne, doit pouvoir être continuée ou reprise aisément en des institutions ouvertes à tous.  

              Des passerelles souples doivent être rendues possibles, à tous niveaux y compris pour les apprentissages abandonnés puis repris, pour les enseignements partiellement lacunaires et pour les remises à niveau comme pour les enseignements complémentaires nouveaux  

            Un regard très pointu a été porté sur la maternelle.  

              Des attaques éhontées l’ont assaillie. Pourtant elle est l’essentiel des bases de chance pour enfants : elle commence avec l’intelligence de gens de métiers, d’enseignants formés, l’égalisation citoyenne, la construction de la langue, la mise en place des savoir-faire, des gestes adaptés aux besoins, de la confiance en l’adulte…  

              Le travail, dès la petite section, est formidable car capital. Sans vouloir m’étendre sur la compensation sociale si utile, je souligne celle de l’harmonisation des pratiques sensori-motrices, des mises en situation des apprentissages gestuels, du soin, de la prise de confiance… et surtout du langage, si inégal d’un enfant à l’autre. Le rôle de diagnostic et de préparation des élèves avant les apprentissages plus « scolaires » n’est pas contestable.  

            Les témoignages admiratifs du travail effectué dans ces premières étapes de la scolarité abondent.  

           Comment ignorer les psychopédagogues qui nous enseignent que les six premières années sont fondamentales pour la formation de l’intelligence ?  

              Apprendre et enseigner, cette dualité repose, pour le maître, pour l’élève, sur la volonté d’obtenir. Elle s’appuie sur la réflexion, sur la réalisation, sur la correction, sur la répétition évoluée, sur la mémorisation, sur l’évaluation du chemin parcouru à bref terme, le temps d’une leçon, à long terme, le temps d’une année scolaire par exemple…    

             L’élève doit vivre ses apprentissages plutôt que les subir. Truisme encore, non, non, ce n’est, n’était, je l’espère, pas du tout évident selon les conditions d’enseignement…  

            Sans dispersion, mais sans restriction, laissons les équipes, les enseignants proposer des activités spécifiques pour enrichir les connaissances, les savoir-faire, trouver des motifs à utiliser, à perfectionner « les bases fondamentales » .  

          Les activités intergénérationnelles réelles, par exemple, sont très valorisantes pour tous et riches en connaissances pour nos jeunes.  

             Nos établissements ont fourmillé d’initiatives originales, motivantes, certaines, beaucoup étaient, sont discrètes, d’autres se sont révélées dans des revues pédagogiques ou de vulgarisation. Elles doivent nous inspirer.  

             Il faut que dans notre Ecole, l’enseignement se base sur la pédagogie différenciée, sans dissocier une classe hétérogène.  

             Sur un fonds commun, les exercices préparatoires sont adaptés, les réflexions et recherches, aidées, guidées individuellement ou par petits groupes. La leçon est collective, mais les exercices d’entraînement sont progressifs selon les difficultés et les corrections conduisent à de vraies répétitions, voire remédiassions…  

          Ainsi se revalorise une véritable pédagogie de cycle.  

             Même les non professionnels de la pédagogie ont appris ce qui était possible, souhaitable, en écoutant, questionnant tous ceux dont le métier est d’enseigner.  

              Nous avons insisté sur la nécessité, à chaque étape des acquisitions, de bilans non pas discriminatoires mais, témoins personnalisés des progrès, des retards, de la mosaïque des apprentissages réels. Des bilans qui aident à établir le devenir à long terme de tous les élèves   

           Des bilans qui précisent aussi la démarche et l’impact du travail pédagogique de l’enseignant, de l’équipe de cycle, de l’équipe d’école…  

            A ucune progression ne doit être envisagée sans un bilan réaliste, comparée à la Norme Nationale et à la réalité des cas.  

              Pas de bilan sans que soient prévues les remédiations adéquates non plus.  

              Il est essentiel, que les effectifs permettent cette pédagogie différenciée et ce suivi individuel.  

             Il est nécessaire que les prescriptions de carte scolaire soient souples. Le maintien d’une école dans chaque commune, dans chaque quartier est souhaitable mais ne doit pas tomber dans l’absurdité dans les deux sens,  

            Une classe unique, de moins de 12 inscrits effectifs, est une réalité difficilement défendable et il est judicieux d’étudier les propositions pour des regroupements par niveaux entre villages voisins, si on veut garder une vie scolaire dans l’agglomération.  

           Le cas par cas, doit être la règle, sans généralisation.  

            De même, le couperet aveugle des normes chiffrées doit être émoussé, nuancé à quelques unités près pour les fermetures comme pour les ouvertures.  

           L’avenir de l’évolution démographique ne peut pas être occulté non plus.  

             Le dossier scolaire ou les registres d’inscription permettent de retracer le cursus d’un élève, cela suffit ! Les identifiants personnalisés sont à retirer. Seules les archives informatisées, ou non, doivent garder la trace du passage de l’enfant dans l’école et uniquement pour ses résultats et son orientation.  

          Elles ne doivent permettre aucun pronostic comportemental, aucune appréciation qui d’ailleurs ne pourrait être que circonstancielle, en aucun cas elles ne doivent être préjudiciables à l’avenir de l’enfant.  

           L’hétérogénéité de nos populations enfantines oblige à une attention envers chacun. L’égalisation des chances suppose vouloir atteindre des objectifs communs mais doit, justement, tenir compte des départs des aptitudes divers.  

             Il ne faut pas omettre que la précocité aussi peut être perturbatrice et qu’elle doit être prise en compte comme tout ce qui différencie les enfants.  

           Le dépistage, la prise en considération, le soutien des élèves en difficulté seront menés, en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique, avec l’enseignant, avec la famille, par des intervenants spécialisés.  

         L’instauration d’heures supplémentaires pour les enfants « volontaires » en difficulté est cautère sur jambe de bois. Sans s’étendre sur leur caractère ségrégatif vite ressenti par les élèves déjà marginalisés par l’échec.  

             Comment pouvait-on assurer deux heures de soutien, en fait, pour être précis, de compensation des deux heures retirées le samedi matin ?  

           Peu d’horaires sont positifs !  

            La plupart des équipes, encore mobilisées arrivent à une seule proposition : cours de soutien le samedi matin !  Réponse des autorités, pas question car contraire à la réformette.  Peut-être e mercredi maztin!! Ce qui est aussi aberrant tant que la journée scoaire, lourde, sans que soit vraiment tenue compte des courbes d’attention, de fatigue… ne sera pas repensée. 

          Alors que choisit-on souvent ? Le temps d’interclasse : ½ h avant ou après le repas de midi ! Imaginez la motivation de tous, élèves et enseignants, chaque jour pour arriver à combler ces 2 h supprimées. Le soir, après la journée de classe : 1 h le lundi par exemple :  ¼ h au moins de récré après la journée de classe, installation, rangement, sortie… dans le meilleur des cas ½ h à 3/4 h de cours qu’il faudrait personnaliser pour plus d’efficacité.  

        Prends l’argent et tais-toi … Est-ce là, la solution ?  

         Non ! Il existait les temps d’études dirigées, on aurait pu les adapter, c’est toujours possible à condition que le rythme de la journée soit bien revu.  

             Nous avons évoqué la pédagogie différenciée, il faut penser les effectifs qui en permettent le plein exercice.  

             Reste le samedi matin, reste le mercredi matin et la question du rythme hebdomadaire et du temps de l’enfant en général.  

            Le réseau d’aide doit retrouver et amplifier son action pour les difficultés spécifiques. Sa suppression est un non-sens qui rejette l’enfant vers la capacité culturelle, financière des parents à se retourner vers les aléas du privé.  

             Le soutien doit se concevoir pour tous. Laide aux enfants naturellement, mais aussi, aux familles, aux enseignants en difficulté.  

             C’est très souvent le directeur qui fait office, sans formation spécifique, de premier intervenant, de conseiller. Ce n’est pas ignoré par l’administration puisque dans l’entretien de candidature, des questions envisagent ces situations ainsi que les problèmes relationnels…  

           Ce n’est pas un administratif itinérant (plusieurs écoles regoupées) qui pourra répondre aux imprévus, aux urgences fréquentes de la journée scolaire…  

           Les cas particuliers d’enfants défavorisés par une acculturation, par une langue différente, par de la fatigabilité… peuvent faire l’objet d’un protocole pour un accueil à temps partiel avec un soutien particularisé.  

            L’inscription d’enfants sévèrement handicapés doit être raisonnée, précisément adaptée avec la prise en considération de tous les paramètres utiles : composition du groupe classe, intégration dans la vie de toute l’école, aménagements des locaux parfois… préparation des enseignants, interventions spécifiques… Pas de rejet mais un projet bien construit.  

             Les postes, les classes, les institutions qui spécifient ces aides, aléatoires ou à longue échéance, font partie des obligations pragmatiques de notre société envers tous ses enfants.  

            Que ce soit par des services de l’Education Nationale, par l’intermédiaire de mutuelles, d’associations reconnues et subventionnées, par le truchement des communications modernes, l’instruction, l’éducation doivent être apportées aux enfants immobilisés à leur domicile, en milieux hospitaliers ou en centres de détention  

              Dans un établissement scolaire, l’éducation est reconnue comme étant l’affaire de tous depuis la famille jusqu’à la personne d’entretien  

             Le personnel enseignant auquel est confiée la plus grande richesse de notre pays, ses enfants, a besoin de la confiance éclairée, soutenue de la société.  

               Casser les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres est une erreur qu’il faut réparer. Ces centres préparatoires étaient certes déficients, déconnectés de la réalité en général, tourné vers la pédagogie peu vers l’Education, déficients mais améliorables ; un cursus centré sur l’acquisition de diplômes essentiellement universitaires… est un leurre même avec des stages.  

             L’ancienne Ecole Normale, très liée aux écoles, peut inspirer quelques réflexions positives…  

               Revenons à une formation approfondie des enseignants au niveau de la licence avec alternance étroite entre I.U.F.M. et écoles, collèges, lycées, universités… en accentuant sur les méthodes, le travail d’équipe et ses aspects relationnels, la psychologie et la sociologie.  

              Le futur professeur doit acquérir une connaissance précise de tous les partenaires, les familles, les partenaires locaux, officiels, associatifs utiles. Il doit posséder une compréhension cohérente, claire de tout le cursus scolaire.  

               Une formation continuée est nécessaire en circonscription pour le premier degré au niveau académique ou rectoral pour les niveaux supérieurs…pour briser l’isolement, se concerter, assimiler les apports nouveaux  

               La formation de chaque enseignant, pour le rendre compétent dans sa classe n’est pas remise en cause, mais elle devrait intégrer une véritable préparation au travail en équipe, une connaissance réelle et pratique des réflexions et solutions débattues en conseil des maîtres, conseil de cycle, conseil d’établissement ou d’école.  

            Le personnel complémentaire, depuis la mise en place des emplois jeunes et de leurs variantes, a démontré que son rôle n’était pas négligeable. Il faut pérenniser ces postes, mieux les officialiser et préparer leurs postulants à leurs tâches.  

            La sécurité est un élément global qui implique la protection contre tous dangers mais surtout une vigilance véritable pour éviter toutes occasions, toutes formes de conflit, d’agressivité et toutes prises de risques. Le nombre des adultes responsabilisés autour de l’enfant doit être judicieux. Il est aussi nécessaire que l’implication, la préparation des élèves à éviter, réagir aux situations à risques..  

           Une aide transitoire, aléatoire… est possible.   Il existe une réserve de personnes qualifiées, qui peut aider à dépasser temporairement, le problème des remplacements très courts, quasi-imprévisibles, sans que les enseignants soient conduits à ajouter des heures aux heures : c’est le recours, volontaire bien sûr, dans chaque Académie, à des retraités. Une liste étoffée, tenant compte des domiciles, des temps disponibles, pourrait être établie. Cela n’ira pas sans une levée de boucliers, mais qu’en penseraient les actuels retraités et les nombreux futurs retraités des années prochaines ?  

            Ces mêmes retraités, actifs, représentent une mine d’expériences dont chaque Académie, chaque établissement, peuvent s’entourer dans des moments de réflexion, pour des bilans autant que des actions nouvelles…  

                Aux niveaux universitaires, par exemple, ce recours existe, dans des groupes de travail aussi, alors pourquoi pas à d’autres strates ?  

           A propos des établissements, refusons leur autonomie de principe. :   Elle ne conduirait qu’à accentuer la seule capacité des écoles à se débrouiller et donc à multiplier les différences entre prises en charge des élèves.  

            En revanche, une adaptation au secteur reste essentielle, mais elle doit s’accompagner de compensations pour que chaque collectivité puisse accomplir toutes ses obligations.  

         Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.  

         Nos régions ou les agglomérations de communes, dans le cadre de la décentralisation, pourraient aider les municipalités et parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.  

             Pourquoi pas la création d’un fonds de Ressources, une banque de l’Ecole, alimentée par des subventions, des opérations médiatiques, une part des jeux d’argent qui s’en trouveraient moralisés un peu…  

                Cette institution permettrait d’ajuster au mieux les besoins et de les compenser sans que l’établissement devienne lui-même un solliciteur plus ou moins heureux selon ses contacts, son environnement ou son habileté à mendier…  

            Le budget de base des établissements, pour chaque catégorie, doit être identique au prorata du nombre d’élèves pour toutes les écoles publiques.  

               L’aide à la collectivité tutrice défavorisée doit garantir cette similitude.  

              Le financement des projets étudiés et retenus par le Conseil d’Etablissement et l’autorité académique sera l’objet d’aides spéciales attribuées par l’Education Nationale, par la collectivité adéquate soutenue par le fonds de Ressources éventuellement.  

              L’Etat, en ce service régalien, en plein respect de la Constitution et des lois régissant l’Enseignement public, prend en charge la formation et la rétribution de tout le personnel pédagogique…  

            Nos établissements dépendent,pour leur financement, des responsables territoriaux dispensateurs des budgets pour que, bâtiments, mobiliers, matériels, fournitures leur permettent d’accomplir leur mission.  

           Des initiatives de ces tuteurs dépend aussi, que l’accès aux ressources culturelles et sportives, en implantations comme en personnes, soit à la hauteur des besoins

           Les collectivités territoriales assurent les conditions matérielles et fournissent le personnel nécessaire à tous les services qui accompagnent la scolarité, toujours avec une compensation pour pallier les inégalités de ressources.  

              Chaque école, chaque établissement doit être conforté dans ses composantes, encouragé dans ses échanges avec son environnement, adapté à sa population spécifique, soutenu dans ses initiatives mobilisatrices et motivantes  

              L’enseignant doit pouvoir connaître et utiliser toutes les opportunités culturelles, associatives, de son environnement, aussi bien officielles qu’officieuses. Il est important que les collectivités locales veillent à leur multiplication..  

Les liens avec les associations et serviceshors établissement ne sont pas à négliger, non plus..  

            Toutes ces communications, toutes ces possibilités doivent être des aides éventuelles pour les enseignants pour mieux connaître l’enfant, mais ne pas compliquer la vie scolaire.  

                Et les établissements privés ?  

            Privé ou public, le choix est libre, mais les fonds publics sont réservés au financement de l’école publique, sauf en ce qui concerne les établissements spécialisés et conventionnés.  

                Les associations assurant l’aide à la scolarité des élèves, des collégiens, lycéens et étudiants sont à soutenir.  

            Le rythme de la journée scolaire est un paramètre incontournable du temps de l’enfant. Il  commande tous les autres découpages : semaine, trimestre, année… Une journée bien construite, depuis l’accueil jusqu’au départ est une journée qui évite les ruptures, ménage les temps d’éveil, d’apprentissages intenses, forts, les pauses, les répétitions, les moments notoirement peu propices à la mémorisation et les fausses mobilisations cachant la fatigue par la motivation.  

            Le contact suivi du samedi matin entre écoles et familles en élémentaire a disparu. Cette semaine peau de chagrin, pour bon nombre de familles laisse les enfants devant la télé, dans la rue pour la plupart, dans les grands magasins ou dans des garderies municipales… Est-ce un mieux ?  

             Supprimer le samedi matin, c’est réduire les rencontres informelles et sympathiques, hors crise, entre familles et enseignants. Finie aussi l’occasion d’entretien direct avec le parent qui n’a pas la garde de l’enfant du divorce…  

            Terminés les spectacles, les fêtes, les réunions diverses avec participation active de tous… Ne leur restent plus, souvent, pour ceux qui ne baissent pas totalement les bras, que les soirées, après le travail.  

            Pourtant, les fêtes d’école peuvent être des opportunités importantes d’activités ensemble pour tous les acteurs et partenaires pourvu qu’elles illustrent un travail continu, un projet et non une corvée.  

             L’espace scolaire est sacré, protégé, il est ouvert sur la connaissance de son environnement, mais clos aux incursions perturbatrices.  

               Il est important que le cadre soit agréable, grâce à la volonté et l’action de tous dans et autour de l’école.  

            L’implantation de l’école dans un environnement constant crée des liens, des repères indispensables avec la géographie et la  population de son secteur.  

             Exploser la carte scolaire, disperser les enfants, défaire les liens entre le secteur et son seul pôle de calme, souvent, l’école, c’est renoncer à l’adaptation, à l’intégration de l’école dans son environnement, à la connaissance à moyen terme des familles, des fratries…  

          Cela peut éviter de payer, d’organiser des moyens réellement adaptés à sa population spécifiques, en brisant les concentrations, mais qui profitera de cette liberté de choisir son établissement ? Qui empêchera que se constituent de nouveaux ghettos ? Quel cadre donner à notre école dans un environnement flou ?  Est-ce une véritable amélioration ?   

            Pour une équipe enseignante, bien connaître les familles, les paramètres et les ressources de son secteur est important, elle peut établir des liens devenus impossibles après dissociation entre lieu de vie et lieu de scolarisation.  

             Tout en préservant la sérénité du microcosme scolaire, il faut pourtant encourager ses échanges avec son environnement.  

               Le service Education Nationale est sous-tendu par la trame des circonscriptions, des Académies. Chacune d’entre elles doit être étoffée pour conseiller, apprécier, aider, suivre, voire corriger les actions mises en œuvre dans les établissements..  

             Le rôle de l’Inspecteur et de son équipe permet l’harmonisation dans tout le secteur; il favorise les échanges les plus divers,  

            Bien que contre l’éclatement de la carte scolaire soit à proscrire en principe, des transferts éventuels, exceptionnels, bien motivés, toujours dans le seul intérêt des enfants peuvent être proposés grâce à cette connaissance mutuelle de tous les établissements du même secteur, animé et orchestré par son responsable.  

           Les liens avec les associations et services hors établissement ne sont pas à négliger, non plus..  

            Toutes ces communications, toutes ces possibilités doivent être des aides éventuelles pour les enseignants pour mieux connaître l’enfant, mais ne pas compliquer la vie scolaire.  

            Pour les associations péri et postscolaires, appauvries par la suppression des détachements, la diminution des subventions, une analyse honnête doit établir quels organismes apportent une véritable aide à l’enfance, à la famille et à l’Ecole.  

             Peut-être ne faut-il pas rétablir les détachements supprimés, mais instaurer des postes de permanents formés pour stabiliser et aider les bénévoles…  

             Le monde du travail et les mouvements de la société ne sont pas des univers inconnus pour les enfants et l’Ecole ne peut les ignorer, mais sans insistance et en restant très ouverte sur tous les métiers.  

           Le chômage, les troubles sociaux, les conflits de l’immigration, la délinquance, les sectes, l’environnement en danger sont parfois sujets à interrogations de la part des enfants. Sans entrer dans des débats complexes, toujours hasardeux, il ne faut pas en gommer la réalité ou s’appesantir, en charger les enfants. Des enfants citoyens en devenir, certes, mais à leur niveau de maturité, pas plus !  

           Ils n’ont pas à s’imprégner non plus de la culpabilité collective, si vite banalisée.  

        Impliquer les jeunes, progressivement dans la vie collective, les initier aux responsabilités grâce à des coopératives scolaires réelles, bien organisées, suivies et animées, grâce à la participation judicieuse à des Conseils Municipaux de Jeunes sont des voies magnifiques.  

          D e nombreuses associations invitent également leurs adhérents encore scolarisés à s’ouvrir à la gestion de leurs œuvres…  

            Un véritable système scolaire, clair, solide, respectueux de tous ses acteurs est possible.

            Il ne naîtra pas, ne grandira pas, ne deviendra pas fort sans que chacun y soit associé, pas à pas.  

           Cette volonté obstinée, cette vigilance, ses alertes sont les seules garanties pour que, sans gabegie ni inconséquence, dans le rejet de toutes considérations partisanes, nous donnions sa chance à l’école, sa chance au futur…  

            Etre dans un établissement, c’est vivre ensemble. La vie coopérative implique tous les acteurs de l’école et suppose de vraies concertations mais n’exclut pas le rôle majeur de l’adulte, la tutelle, l’arbitrage…  

             Règlement et sanctions sont établis et reconnus par tous.  

              L’école n’a pas d’exclu. La vie en collectivité doit générer la convivialité et éviter les perturbations pour tous. Les manquements à ces règles ne doivent pas être banalisés.  

             L’Ecole ne doit admettre aucune discrimination, ni robotisation, ni formalisation.  

                Une école, c’est d’abord une équipe. Il ne s’agit pas de s’aimer les uns les autres, mais de se compléter,  d’être mobilisé par la même volonté d’éduquer et d’instruire. Elle doit soulager l’enseignant d’une responsabilité solitaire dans sa classe.  

            Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe. Certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe.  

            Il ressort de façon insistante que les réussites d’école sont avant tout le fait d’une équipe. Le mieux-être, le mieux travailler des enseignants passent d’abord par la cohérence d’une équipe  adaptée à son environnement  

           Il est nécessaire que chaque équipe soit dirigée par un animateur compétent, que son projet et  son bilan soient évalués avec tous les enseignant et l’inspection de circonscription ou de secteur concerné, oui !              Il ne semble pas que, jusqu’alors, notre système éducatif se soit vraiment attaché à valoriser ce point essentiel. Pourtant, c’est une évidence :une véritable équipe, bien préparée, doit se responsabiliser autour du projet d’école et être animée par un directeur compétent.  

             Il faut œuvrer pour que chaque école, chaque établissement possède une équipe solide ; en préalable à toute autre transformation du monde scolaire, c’est une base impérative, incontournable !  

           Une réflexion positive, instruite par une enquête sérieuse, essentiellement orientée vers la reconnaissance et le renforcement de l’équipe pédagogique, de l’équipe éducative sera un premier pas vers la reconnaissance des problèmes essentiels et vers un projet enfin constructif.  

                       Le projet d’école est revalorisé et il est le véritable outil de cohérence et d’engagements adaptés aux besoins de motivation, de mobilisation et de mise en œuvre des acquisitions pour atteindre les objectifs programmés.  

                      Fruit de la réflexion de tous, le Projet d’Etablissement dresse l’état des lieux. Il traduit la somme des propositions étudiées, retenues pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement. Il garantit la logique des enseignements, privilégie les contextes motivants et harmonise la vie collective…  

             S on suivi, son bilan, comme l’a été sa conception sont menés par tous, soutenu et avalisé par le responsable de la circonscription ou de l’Académie pour le second degré.  

            Il pose des questions essentielles sur le long terme, comme sur le quotidien.  

            Par exemple, à propos du temps de l’enfant :  Comment chaque établissement propose-t-il de rendre optimale la demi-heure du matin, transition entre famille/récré/mise au travail ? Comment tenir compte des moments notoirement propices à l’effort, à l’attention, et de ceux, au contraire, moins soutenus?  

            Pour les méthodes face à un groupe classe hétérogène : Comment arriver à une véritable pédagogie différenciée ? Seul ou par des échanges, des dégroupements ?  

            orsque les apprentissages sont lacunaires ou mal assurés, comment bâtir de vraies remédiations ?  

           En permanence, les Projets d’Ecole veillent, réfléchissent, adaptent les progressions pour une réelle et permanente cohérence dans le cursus global.  

           L’équipe d’établissement est unie par son Projet.  

            L’échange permanent d’initiatives, d’expériences, de services, de coordination entre les établissements, participe de la fonction de l’Inspection.  

U         ne équipe a besoin d’être animée avec compétence. Ses décisions ont besoin d’être consolidées, leur mise en œuvre doit être suivie. Le liant de cette vie scolaire, pensée et fructueuse, en est son responsable, directeur, principal ou proviseur.  

             Reconnaître l’importance de la direction d’école, c’est lui donner les moyens de ses tâches, de ses responsabilités, en faire une promotion véritable pour susciter les candidatures.  

       Jamais  un enseignant ne devrait se sentir isolé, jamais  une équipe ne devrait se sentir abandonnée  

          L’intégration d’écoles dans des regroupements dirigés par un responsable « administratif » et des inspecteurs pédagogiques donc est une erreur. Elle entraîne une distanciation  trop grande entre l’établissement et sa réalité locale.  

             Les partenaires de l’école ont leur place dans la réflexion pour améliorer l’Ecole, non seulement comme parents d’élèves, non seulement comme recours, pour des activités, non seulement pour apporter des ressources mais aussi, pour entendre, comprendre, apporter leurs suggestions, aider à la vie de chaque école.  

            Oui à une évaluation globale et précise du travail de toute l’équipe de l’établissement par les équipes d’inspections, sur des critères nets, tenant compte des conditions spécifiques de chaque secteur scolaire.  

           L’évaluation individuelle par un inspecteur qualifié n’est pas une aberration mais, qui rendra compte de l’implication d’un enseignant dans et autour de sa classe ? Qui rendra compte des progrès personnels du jeune prof timide? Qui tiendra compte de la lassitude, du découragement et de l’abandon de celui qui fut enthousiaste et compétent ?  Qui sinon l(équipe dans son bilan collectif.

            Certains inspecteurs, dans le 1erdegré notamment, sont de vrais animateurs dans leur circonscription et connaissent, suivent, aident leurs enseignants. Mieux, ils font de leur secteur de véritables bains de réflexion. D’autres, malheureusement sont météoriques, à la poursuite d’une carrière plus que d’une efficacité…   

              Le Conseil d’Etablissement, ou le Conseil d’Ecole, reste le moteur généré par la réflexion, les échanges, les initiatives de tous les partenaires officiels de l’école. Il respecte la spécificité, la confidentialité de toutes les structures internes, Conseils des Maîtres, de Cycles, Conseils Educatifs, Conseils de Discipline, Conseils Coopératifs….  

        Il s’intéresse, en particulier, au Projet d’Ecole qui lui a été présenté, il s’intéresse à la progression des activités qui en émanent  

            Le mystère gardé sur les pratiques pédagogiques est une absurdité, nous ne sommes pas en présence de formules secrètes et comprendre le choix d’une méthode, d’une progression, d’un thème mobilisateur ne peut que faciliter la transparence entre les parents et les professeurs et sans doute même les encourager à soutenir les initiatives éducatives. Seul l’enfant doit être l’objet de la discrétion, de la réserve de ceux qui en ont la responsabilité.  

            N’oublions pas le temps autour de l’école.  

            Celui de la famille avec tout son pouvoir affectif est évidemment le plus marquant, tout ce que la société peut faire pour aider à son harmonie est une pierre solidifiée pour la construction de l’enfant.  

             Il n’est pourtant pas le plus important en durée. La scolarité, les activités extérieures, les copains, les garderies parfois, additionnent bien des heures hors de la maison.  

                    Les associations reconnues pour leurs activités épanouissantes consacrées à la jeunesse sont à privilégier. Les centres de loisirs, avec ou sans hébergement, devraient être des occasions de véritables convivialités et de vie citoyenne.  

              Pourquoi ne pas créer des centres de vacances avec accueil des familles qui travaillent en fin de semaine?  

           Ce qui est certain, c’est qu’aucun enfant ne devrait rester dans la rue pendant les vacances.  

             Nous n’avons pas besoin d’une école nouvelle, mais d’une Ecole reconstruite dans un contexte éducatif attentif à l‘enfant.  

                Aidons, dès aujourd’hui, à faire de l’Ecole une institution où l’apprentissage des fondamentaux soit assuré grâce à des supports mobilisateurs, capables de faire aimer à apprendre et où l’appétit, la personnalité s’épanouissent en des disciplines d’éveil à part entière : l’école de la diversité, l’école de la chance pour tous, l’école de la chance de demain.  

 

16 novembre, 2012

et si l’école faisait vraiment l’objet d’une réflexion?

Classé dans : Liens — Alain @ 21:35

 

L’hétérogénéité des populations scolaires, la grande diversité des potentialités, sont des truismes que notre école doit assumer, très tôt, nous a rappelé une Bordelaise.

- L’attention portée à tous les enfants, depuis leur plus jeune âge et, plus précisément, dès leur entrée à l’école ma-ternelle, constitue la meilleure prévention des diversités d’apprentissage.

Dans la plupart des situations, la seule pratique pro-fessionnelle de l’équipe éducative répond à cette attente. Elle le ferait encore mieux avec une formation psychologique plus poussée et avec un effectif dans ces classes, si importantes, plus favorable à l’individualisation.

Pour d’autres élèves marginalisés par leur personnalité, leur précocité, leur retard ou un handicap avéré, un dépistage rapide, une pédagogie différenciée, des soutiens adaptés ou parfois des orientations spéciales doivent égali-ser les chances et s’efforcer de compenser les déficits.

Chaque établissement doit pouvoir disposer de ce personnel complémentaire essentiel. S’en remettre à la seule augmentation du temps de travail, à la seule bonne volonté d’intervenants non spécialisés est un leurre, un manquement à nos devoirs vis-à-vis de tous les enfants.

Les temps particularisés de soutien ne sont pas à reje-ter d’emblée, mais ne doivent pas alourdir la journée d’enfants déjà en difficulté, ni les marginaliser. Ils doivent être de vrais moments de consolidation. Ils ne doivent pas être des instants émiettés, voués, surtout, à occuper le volu-me de présence à l’école des enseignants, amputé par la suppression sans consultation du samedi matin.

Elle en a profité pour vilipender la casse de la carte scolaire

- Sous prétexte de mixer les populations d’élèves cette initiative n’a fait qu’ouvrir en grand la divagation des inscriptions, promouvoir le bouche à oreille comme le mode de choix d’un établissement ! C’est vrai, autrefois, quelques arrangements permettaient des inscriptions indues, hors du secteur, mais maintenant, ces mouvements sont autorisés et, par le jeu du bon vouloir des autorités, amènent à de nou-veaux ghettos

Les écoles de « bonne réputation », disons de « bonne fréquentation » sont recherchées par les familles sélectives. Les autres se voient abandonnées aux enfants de parents qui « s’en fichent » finit-on par murmurer.

- L’adaptation de l’école à son environnement, est devenue difficile ; leur fracture s’est accentuée. La réduction de la semaine, la suppression du samedi matin, la création de ces Etablissements d’Enseignement Primaire éclatés, la nomination de responsables administratifs nomades n’ont fait qu’accentuer la mort des écoles de quartier et de village.

Nous redemandons le retour à des écoles à taille et relations humaines…

Un instit pensionné n’a pas hésité à proposer la participation de retraités actifs, ce potentiel de personnes qualifiées, pour remplacer, en urgence, un enseignant à l’absence imprévue, ces petites absences rarement couvertes. Il a suggéré que ces mines d’expériences puissent, dans chaque Académie, participer aux moments de réflexion pour des projets, des bilans autant que des actions nouvelles…

Même sur la base du volontariat, cette opportunité fait peur, comme une porte ouverte aux restrictions de personnel. Pourtant, nous en comprenions bien le caractère occasionnel, aléatoire et solidaire, mais…

Officieusement, certains des ex-enseignants présents participent à la vie de leur collège, lycée ou école communale, en catimini presque, c’est dommage…

 

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