et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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22 juillet, 2012

MARSEILLAISE ET CITOYENNETÉ…

Classé dans : Liens — Alain @ 12:15

  Les polémistes de l’Identité Nationale se querellent, entre autres points de discorde, sur l’importance des symboles que sont notre hymne, notre drapeau et notre Marianne. Un peu moins au sujet de notre belle devise « Liberté – Egalité – Fraternité », trois mots dont la dissertation sincère et profonde pourrait rendre le débat identitaire bien vain… Certains lui préfèreraient sans doute celle d’un nationalisme sulfureux de « Travail – Famille – Patrie »

            Aucun de ces symboles ne sont, à ma connaissance, ceux de notre pays mais bien ceux, chèrement gagnés, de notre République…

            Dans ma petite ville de naissance, j’ai assisté en 1950, ce n’est pas si vieux, à des défilés du 14 juillet, où rares étaient les Républicains à défiler derrière le drapeau tricolore, par contre nombreux étaient ceux qui honoraient, le 14 août des symboles de régimes disparus, telle la fleur de lys et je crois que d’autres étendards à francisque ne rebutaient pas de « bons Français » en 1942, année de ma naissance…


La France a une histoire très agitée, j’ai appris, depuis longtemps, que notre capitale, porte un nom légué par les Parisii, ces « barbares » refoulés du Nord et acquéreurs, auprès des Sénons, d’une île au milieu de leur fleuve… De même notre territoire doit-il son nom à d’autres barbares plus forts, plus astucieux que les Huns… Moi-même, je porte le prénom Alain, hérité d’autres tribus envahissantes et séduites par certaines régions de notre Gaule-Romaine… Qu’il serait instructif de creuser les origines de la population de notre Normandie, de notre Septimanie…

            Que de creusets pour, peu, à peu, constituer, difficilement, une Nation, dont la seule réalité s’illustre par ses frontières et par ses guerres pour conserver son intégrité… Guerres auxquelles nous avons associé avec bonheur nos colonisés, nos immigrés, alors fondus dans la seule préservation de notre liberté nationale…

            Enfant très nomadisé, lors de mes dix premières années, j’ai connu neuf écoles. Selon l’ancrage temporaire, j’étais le Parigot, le Chouan, le bouseux, ou le « poiscaille »… toujours l’étranger, parfois venu pourtant d’un village voisin… Partout j’ai trouvé des teignes et partout j’ai trouvé de vrais copains… Ma France, s’est construite sur la pluralité des personnalités, pas sur celle des origines…

            Enseignant, je me suis plu à faire découvrir à mes élèves, la construction tumultueuse de notre nation, les grands repères de sa géographie… J’ai enseigné la fierté d’appartenir à une République laïque, le respect de ses lois et de ses symboles.

            Je leur ai appris l’histoire de notre drapeau, de notre Marianne, la valeur de notre devise et la force de notre hymne dans les moments où la liberté, la protection, la naissance de notre République devaient être galvanisées.

            Je leur ai appris aussi ce que beaucoup de nos symbolistes des terrains de foot semblent méconnaître, les paroles du dernier couplet de notre Marseillaise, paroles qui en souhaitaient la disparition :

Enfants, que l’Honneur, la Patrie
Fassent l’objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible… 
        

 

    Faut-il croire que nos « vils ennemis » sont toujours menaçants pour que le sport, même les jeux olympiques, période de paix des guerriers grecs, nécessitent de clamer « ce refrain terrible » ? 

NO NOTES…

Classé dans : Liens — Alain @ 12:12

Les notes à l’école…. ce sera un bon sujet de réflexion lorsque l’école elle-même sera stabilisée, rendue efficace, apte à intégrer les difficultés des populations spécifiques autant que de chaque enfant…  J’ai connu une école sans note MAIS cela nécessite la mise en place de pédagogies différenciées, d’explication et d’implication des enfants ET des familles..  Surtout éviter que les enfants n’établissent eux-mêmes leur notation voire leur classement plus en fonction des autres que de leurs propres progrès. C’est difficile

2 juillet, 2012

CHANGER L’ECOLE,RIEN N’EST IMPOSSIBLE…

Classé dans : Liens — Alain @ 21:40

               Le constat : les élèves de France sont confrontées à une vaste et aberrante disparité dans le système éducatif. Education Nationale, l’école ne l’est que par les textes et les décrets.

La réalité montre que sur le terrain, un établissement ne doit son efficacité que :

-          A la bonne volonté, à l’ingéniosité, des enseignants qui n’ont pas encore baissé les bras

-          A l’existence d’une équipe et d’un responsable qu’aucune formation et aucun statut ne définit et n’instruit, avant leur prise de fonction. Donc soumis à l’aléatoire et la fragilité.

-          A la grande diversité des projets d’établissement ( BOEN 1990 Lionel JOSPIN Ministre), malheureusement eux aussi très inégaux dans leur état des lieux, leur motivation, leur montage, la réalité de leur mise en œuvre et leurs bilans. (d’étape comme final). Pourtant ils sont la colonne vertébrale de la mission adaptée de chaque établissement.

-          A la grande diversité des ressources de base mises à leur disposition par la tutelle dont ils dépendent (communes département – régions), malheureusement inégales selon la bonne volonté et les moyens de ces tuteurs locaux.

-          A la réalité des moyens complémentaires, notamment des soutiens pour tenir compte de l’hétérogénéité des secteurs et les difficultés spécifiques des enfants… Autant que, pour permettre le plein exercice des programmes et le soutien des projets pédagogiques spécifiques…

               En dépit d’orientations, d’objectifs, de programmes, de consignes nationales… aucun enfant n’est assuré de retrouver la même structure, la même qualité… lorsqu’il passe d’ne école à une autre. Harmonisation, ce qui ne veut pas dire uniformisation, est un terme qui n’existe pas dans notre système français.

-          Faut-il que les familles ne puissent avoir qu’une ressource : choisir leur école après entretien avec son responsable (école publique ou école privée et jouer sur la carte scolaire.

Faut-il que les enfants dont les familles n’ont pas la chance de pouvoir se mobiliser et se lancer dans la quête du « meilleur établissement) peu à peu se trouvent ghettoïser.

       J’ai connu, en tant que directeur d’école, et même flatteur pour ceux qui sont recherchés, cela reste un souvenir amer, lorsque l’on veut croire à l’universabilité du service Education Nationale…

          Certaines communes, certains inspecteurs freinent ces mouvements et essaient de privilégier des établissements, dans le 1er degré au moins, parallèles dans leur accueil… Sans pouvoir toujours adapter les moyens aux situations diversifiées. L’hétérogénéité, ce n’est pas que pour les Z.E.P. ! Aucun établissement n’y échappe aujourd’hui…

            Pourquoi les écoles maternelles et élémentaires ne pourraient-elles pas être prises en charge par les départements voire les régions puisque les départements sont appelés à voir leur rôle diminuer, peut-être disparaître ?

      L’Etat continuerait à mettre en textes les orientations fondamentales, les objectifs, les programmes en conformité avec les lois votées par nos Assemblées législatives mais la mise en œuvre, l’égalité des ressources pour assurer l’obligation, la gratuité, la laïcité, pour garantir leur harmonisation seraient de la responsabilité de la collectivité territoriale, plus apte à la rendre effective que les seules communes, si différentes dans leur formidable diversité ( tant dans les moyens que dans les volontés d’implication) de base, la carte scolaire.

             L’adaptation des outils complémentaires aux réalités des secteurs, d’abord pour répondre à la grande hétérogénéité des populations, pour reconnaître par des bilans approfondis et réguliers les besoins en soutien pour tous les enfants en difficulté, des déficits les plus divers à la précocité la plus perturbante… serait alors plus  précise mais surtout plus réaliste. Je l’ai connue et pratiquée lors des plans « REUSSITE SCOLAIRE » dans mon département.

        Pour l’instant, ce qui est lisible et ce qui révolte tant, c’est le souci d’économies et en face aucun projet pour permettre aux familles et aux enseignants d’envisager leur établissement, celui que bien concrètement fréquentent leurs enfants leurs élèves, comme viable et pérenne, dotés des conditions d’enseignement et d’éducation à la hauteur d’un pays moderne et résolument décidé à donner une chance au futur.

           Dans les premiers propos de François Hollande, des orientations s’esquissent, vivement le projet structuré, clair, imaginable et plausible même à moyen terme.

          Inutile de relancer une consultation nationale, elles ont eut lieu, les témoignages, les milliers d’apports de ces parents, éducateurs… mobilisés autour de leur école, les « plans «abondent… Leur analyse, leur synthèse, sont certainement plus  rapides à mettre à l’étude, à proposer puis mettre en œuvre… Un groupe de travail pourrait largement, aussi, s’appuyer sur des structures officielles existantes, voire celle de 1990 crées sous le ministère de Lionel Jospin, pour les rénover, s’assurer quelles fonctionnent vraiment partout, de s’appuyer sur ces établissements qui fonctionnent, discrètement mais valablement, pour donner à ces textes, souvent archivés. Les matériaux existent, il faut leur donner matériel et ouvriers pour les faire vivre. 

 

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