et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

27 mars, 2012

Les devoirs de l’Ecole

Classé dans : Liens — Alain @ 23:06

            Encore un arbre pour cacher la forêt saccagée de l’Ecole…

             Depuis 1956, les devoirs sont interdits… Mais non disparus… Une vraie concertation de début d’année permettait, permet… de se mettre en accord sur la forme, l’intensité du travail hors classe. Un lien possible, jamais un remplacement ni même un complément, normalement… La grande inégalité serait de donner une importance d’acquisition à ces tâches, soumises alors au bon vouloir et aux possibilités ds familles… Même les aides mises en place aujourd’hui sont aléatoires, encore plus que les études surveillées ou dirigées d’antan…

             La classe est le lieu d’apprentissage, l’école est le lieu de vie social avec ses règles et ses motivations, la famille est le domaine premier de l’éducation, la communauté élargie autour de l’école, offre partenaires et ressources pour les activités complémentaires… En les gérant bien, et je pense l’avoir connu pendant au moins 30 ans, il est possible de tisser ders liens entre tous ces domaines pour que nul, surtout pas les enfants, surtout pas les familles fragiles, se sentent oubliées. Bien sûr, cela suppose une véritable formation des enseignants à cette vigilance, au travail d’équipe, d’ouverture aux familles autant qu’à la protection de leur milieu scolaire… Nous nous en éloignons de plus en plus et seules les écoles qui font l’effort de cette communauté autour de l’élève peuvent lui donner une vraie chance. Dans mon ancien groupe scolaire, nous sommes allés jusqu’à casser la journée scolaire pour accorder des accueils personnalisés et faire de l’arrivée du matin un beau moment. Il est vrai qu’alors nous avions le contact du samedi, des réunions, voire des débats, des activités-ateliers (y compris hors temps scolaire comme pour nos jardins…) des spectacles… Il n’était pas besoin de liens artificiels autour des devoirs, les lectures, leçons, poésies… suffisaient largement… Pour les retards d’acquisitions, nous décloisonnions, et les RASED étaient là pour les plus en difficulté, les postes de soutien aussi, pour les enfants du voyage, le non-francophones… Les Conseils d’Ecole étaient de vrais lieux d’échange et de projets avec les représentants des familles…

            Cela n’a pas disparu complètement mais la peau de chagrin domine et les équipes qui résistent au découragement ont bien du mérite.. Ironie : la belle publicité pour promouvoir l’Ecole du 1er degré, quelle honte, après l’avoir cassée ! Que de maux : fatigue, violence, suicide, rejet, découragement… tant pour les adultes que pour les élèves s’atténueraient, avec une vraie réflexion sur la réalité de chaque établissement et leur prise en compte globale !

             Un jour, sur une radio, j’ai discuté de cela avec Luc FERRY ; sa réponse : « Monsieur, j’en suis conscient ; je l’avais dans mes tiroirs… mais je n’ai pas eu le temps de le sortir… D’ailleurs, jamais un ministre de l’Education Nationale… ne pourra s’y attaquer vraiment ! »

           Toutes mes années d’élèves, d’enseignant spécialisé et directeur, d’associatif toujours en activité, m’ont convaincu que rien ne changera si l’école n’est pas au centre de notre présent pour construire l’avenir… Je le crie dans mes écrits, mes rencontres, une parmi des centaines de voix… Utopie, peut-être, mais un rêve ne devient-il pas possible lorsqu’il est servi par la volonté ? (Eric ORSENNA). Moi je veux y croire !,

25 mars, 2012

Le suicide des jeunes. (entretien sur Sud Radio)

Classé dans : Liens — Alain @ 23:18

              Comme la violence, comme la dépression, il peut toucher tous les âges et nous avons tous appris de tels décès d’enfant… il est difficile de savoir s’il s’agissait de véritables envies de ne plus être, de provocation, de chantage même, mais quel que soit ce qui se passait dans la tête de l’enfant,  que le geste soit voulu comme une volonté de disparaître ou comme un simulacre, qu’il aboutisse à la mort ou non, il est avant tout un cri que l’entourage n‘a pu ou pas su entendre, comprendre.

            Peut-on empêcher le geste de s’accomplir ? C’est vraiment difficile, voire culpabilisant de chercher une réponse après les faits, car il y a tant de circonstances qui interfèrent : le moment, le lieu choisi, la proximité ou non d‘autres personnes… que l’on tombe vite dans la ronde des si…

                  Alors rien à faire ? Et bien justement, il agir sur ces si, pour que le hasard ne soit pas l’élément dominant de la sauvegarde, de la survie.

             Bien sûr il faudrait agir sur les préalables du geste, mais parfois il est le résultat d’un instant, d’un désespoir très fort mais ponctuel, d’un sentiment de rejet, d’un parent, d’un ou d’une amie, d’un groupe, d’un prof, de quelqu’un d’important qui donne un sentiment d’exclusion tellement important qu’il conduit à la négation de l’envie de vivre, à la violence envers les autres ou envers soi. J’ai connu le cas d’un enfant de CM2 qui avait affolé ses parents et moi-même en envoyant un courrier où il annonçait sa décision de se tuer. Joint immédiatement l’instituteur responsable tombait des nues, le gamin lui-même au téléphone, nous disait ne pas savoir de quoi on parlait…  La querelle avec ses copains qui avait conduit à ce sentiment de rejet, était dépassée et même oubliée, heureusement sans doute que les activités soutenues de la classe transplantée, la présence constante d’animateurs, ne l’avait jamais laissé seul avec sa peine…

              D’autres cas remontent plus loin et sont l’aboutissement d’un cheminement psychologique que ni la famille, ni l’école, ni parfois des éducateurs sportifs, cultures n’ont su identifier, parfois parce que les symptômes n’avaient rien d’évidents : trop sage, peut-être, un peu renfermé aussi…  

             Il n’y pas de solution pour assurer aux enfants des conditions d’éducation, d’affection, de compensation des troubles, idéales… Mais i y a au moins un rôle, un devoir que l’Ecole, peut et doit assurer, c’est celui de la vigilance…

             Dès le plus jeune âge, tous ceux qui accompagnent des enfants parce qu’ils ont choisi cette fonction, professionnelle ou associative doivent être attentifs à ceux qui leur sont confiés. Cela nécessite une formation autant psychologique que pédagogique, cela nécessite que l’enfant, l’adolescent, dans les établissements notamment soit au centre d’l’attention non pas du maître de la classe mais de toute l’équipe de l’établissement, enseignants, surveillants, personnel des interclasse…  cela nécessite une belle cohérence et confiance au sein de toute la communauté qui est impliqué par la scolarité dans cet établissement. C’est la seule façon de combattre cet isolement, cette montée du rejet et du désespoir dans l’esprit d’un jeune. Qu’ensuite se mettent en place des actions de retour vers l’apaisement, c’est utile, nécessaire mais possible que si l’alarme a éte déclenchée à temps….

14 mars, 2012

Où est mon école?

Classé dans : Liens — Alain @ 23:03

        Je suis né dans une petite ville de Vendée où l’école confessionnelle était majoritaire ce qui m’a conduit à suivre ma famille dans une position opposée… J’ai ensuite enseigné longtemps dans des quartiers difficiles en me réjouissant de l’ouverture de l’Ecole Publique à tous les enfants… J’ai dirigé une école avec bonheur pendant 30 ans et je crois que notre projet, notre équipe et notre communauté répondaient vraiment aux principes de l’école laïque….

                 Je ne me retrouve plus dans l’Ecole d’aujourd’hui : l’enfant ne me paraît plus au centre du système, les économies oui ! L’enseignant n’est plus le pivot du système mais un « débrouillard » qui doit compenser au jour le jour, la perte des moyens, la désagrégation de son métier et sa dévalorisation… Champions ceux qui résistent et luttent. Moi, l’enseignant de l’Ecole Publique, j’ai eu l’occasion de travailler avec des écoles privées et j’ai apprécié la cohérence de leur équipe, leur application d’un projet lucide et la recherche de vraies solutions collectives…  J’ai blâmé la ségrégation de fait qui ferme leurs portes aux enfants défavorisés à divers titres…

                Quand l’Ecole Publique s’inspirera-t-elle de l’implication et de l’obligation de réussite qui sont le fait du privé (pression de la clientèle oblige)… J’interviens aussi dans des écoles publiques formidables pour lesquelles projets et engagements ne se mesurent pas en temps payés (pauvre samedi matin disparu)… et j’en suis fortement ému, mais elles sont fragiles, de plus en plus…

              Oui, il faut du courage pour décider de devenir enseignant en Ecole Publique aujourd’hui ! Même à travers Pole Emploi !

12 mars, 2012

Les débouchés pour demain….

Classé dans : Liens — Alain @ 0:33

Dans quel monde du travail vont déboucher les élèves formés dans une nouvelle Education Nationale ? Donner sa chance au Futur, mais n’est-ce pas utopique ? 

Permettez-moi de choquer en exprimant un constat. Notre pays a perdu la bataille industrielle et agricole. Nous ne pouvons aujourd’hui, tant mieux si demain me contredit, concurrencer les grandes nations qui se sont dotées de nos techniques dans de très nombreux domaines, mais les exploitent avec un  fort rendement et un coût très inférieur au nôtre.  Bien sûr, nous suivons avec espoir les luttes des altermondialistes, du commerce équitable, nous essayons de contrecarrer les délocalisations, de moraliser le travail à bas salaires, l’emploi des enfants dans des grands pays émergents, mais le placement des capitaux internationaux, les conséquences de crises chez les actionnaires lointains ne garantissent aucune stabilité à nos pôles d’emploi. Seuls nos artisans, nos petites entreprises locales demeurent indépendants de ces fonds fluctuants. A quel prix ? Avec quelle laisse, tenue serrée par les banques ? Avec quelle incertitude des lendemains ? Soyons lucides, la France possède deux grandes richesses fondamentales et notre ambition peut servir l’une et l’autre. D’abord, notre pays est un énorme réservoir de connaissances, d’ingéniosité, de recherches, de découvertes.    Je ne parle pas seulement de nos chercheurs si malmenés, de nos savants, de toutes nos technopoles où s’échafaude le Progrès au niveau le plus pointu…  Je parle aussi de tous nos concitoyens ingénieux qui créent, inventent des ‘’trucs’’ pour mieux vivre. Le Concours Lépine n’est que la crête occasionnellement éclairée de la vague d’inventivité, de cette recherche permanente qui mobilise nombre de nos petits inventeurs. 

Notre pays n’a pas de pétrole, mais a des idées, paraît-il ! Ces idées sont des richesses qu’il nous faut cultiver, proposer, développer, vendre… Nos brevets sont parfois, souvent, bradés sous prétexte de cessions d’installations, exploités ensuite à l’étranger. C’est un fait, et nous ne pouvons concurrencer les bas salaires étrangers, mais nous pouvons développer nos laboratoires, nos ateliers, nos groupes expérimentaux pour devenir une pépinière de découvertes. Encourager, investir dans la recherche dans tous les domaines, pour améliorer la technique la plus élémentaire ou la technologie la plus futuriste est une mine de ressources qui doit garder, sur notre territoire, notre potentiel de découvreurs.  

- La seconde richesse inaliénable de notre pays, c’est son patrimoine.
La France par son Histoire, la diversité de ses régions, ses spécialités, possède des trésors d’artisanat, de végétations originales, de gastronomie, d’architecture, d’art, de littérature, de traditions inépuisables.  Le tourisme est en passe de devenir la plus grande source de revenus de notre commerce. Nos hôtels, nos villages sont la cible d’investisseurs qui ne se trompent pas dans leurs placements… Faudrait-il en avoir honte ? Faudrait-il considérer comme mineure cette attractivité ?  – Rien que nous, Français, représentons un vaste vivier de chalands pour notre propre pays… Reconnaître cette opportunité, c’est ouvrir bien des chantiers, revaloriser bien des professions où la main est essentielle, promouvoir bien des arts de l’embellissement, de la restauration… C’est aussi prolonger les trésors de notre civilisation passée pour mettre en valeur ceux de nos contemporains, de nos visionnaires…  Maître d’Ecole, maîtres d’ateliers, maîtres des villes et des champs, compagnons, que de revalorisation de toutes nos disciplines, de toutes nos langues, de tous nos métiers sont possibles et pas simplement à titre associatif, comme par exemple pour la merveilleuse reconstruction médiévale de Guénelon dans l’Yonne… Ce n’est pas condamner nos usines, notre élevage, notre agriculture, ni nos pêches, mais c’est ouvrir, élargir les perspectives d’emplois, ne pas attendre que la peau de chagrin du travail ait perdu de sa surface, dramatiquement… 

Si nous ne préparons pas ces débouchés, nous aurons failli et rendu stériles les beaux outils que nous voulons mettre au point, l’Instruction, le Savoir-Faire, les Apprentissages, sous toutes leurs formes ! 

7 mars, 2012

Revivre.

Classé dans : Liens — Alain @ 12:54

             Poème découvert et retenu parmi un recueil de textes d’adolescents. Il m’a ramené à l’essentiel, Heureusement, souvent, il y a un sourire, deux ou trois mots échangés, des gens dont le métier ou simplement l’impulsion, est de vous tirer hors de l’eau et qui le font avec talent…

  • La vie est ma propriété
  • J‘en fais ce que je veux
  • Je peux même y attenter
  • Si je veux
  • Mais je ne veux pas
  • C’est un cadeau
  • Il est très beau
  • Alors je le garde pour moi.
  • Finalement, ce n’est pas moche
  • C’est peut-être même bien
  •  C’est sûrement bien. Le soleil revient.
  • La mélancolie s’en va
  •  Je souris
  • Je chantonne
  • C’est peut-être bien cela
  • La joie de vivre…

 Michèle classe de 1ère

Le don, de faire renaître la joie de vivre, c’est celui de sublimer de chaque périt bonheur qui traverse la souffrance, en cette l’harmonie de tous les petits éléments, pas des petits riens, oh non !

6 mars, 2012

MÊME PAS DE REMORD!

Classé dans : Liens — Alain @ 13:58

      Rien de réaliste, aucune considération pour les nombreux mouvements autour des écoles aucun bilan des mesures catastrophiques : programmes- semaine scolaire – suppression des RASED – soutien inconsistant – évaluations déconnectée des réalités – carte scolaire éclatée – disparition des remplaçants – formation sabotée – fichage des élèves- , etc…

           Par contre l’accent sur deux refrains : « l’école n’est pas l’apanage des enseignants », soit diviser familles et profs pour éviter les fusions, les communautés de revendications – acheter : comme on a fait taire certains enseignants à propos des évaluations en les rétribuant – idem pour des heures de soutien semées n’importe quand dans la journée ou les vacances – il est proposé d’acheter des heures de présences dans les collèges et lycées !

            C’est méconnaître la réalité : les conseils – les harmonisations – les accueils de familles et simplement les trous incontournables des emplois du temps tiennent les profs bien plus que les 18 h de cours dans l’établissement. Par contre pour en faire quoi de ces 8 h rémunérées en plus ? De la présence d’adulte informelle, du temps de préparation, de correction sur place, payé alors qu’à l’heure actuelle ces tâches sont inclues dans la rémunération normale d’un enseignant… Ce qui justifie d’ailleurs les 18 h de cours. S’il s’agissait de gagner plus ; les cours particuliers l’emporteraient nettement.

            Restructurer les établissements – former chacun pour un vrai travail en équipe – donner des responsables performants à ces équipes – adapter les ressources des écoles à leurs problèmes spécifiques… ça c’est oublié, autant que la maternelle et l’élémentaire pour lesquelles, arrêter le non-remplacement d’un enseignant sur deux lors des départs à la retraite n’est qu’un garrot face à l’hémorragie existante. Les réseaux de soutien sont-ils concernés ? Les remplaçants sont-ils concernés ? Cela concerne-t-il ce qui mobilisait les communautés scolaires : les fermetures de classes ?

              Pauvre école, apparemment notre Président – Candidat a des comptes à régler avec toi !

            La seule solution de base : copier les écoles où ça va bien, il y en a, les généraliser et donner à chaque établissement une équipe formée, cohérente, dirigée par un responsable compétent. Valoriser les conseils ossature : Ecole – Cycle – maîtres – équipes éducatives – faire du projet d’établissement un outil  réaliste en adéquation avec son environnement -  assurer des ressources équivalentes non seulement tributaires de la bonne volonté et des moyens de leurs tuteurs. Un établissement solide est le seule chance de l’école 

Montrer,trier…épurer!

Classé dans : Liens — Alain @ 11:32

           Viande halal, prière dans la rue, voile, manifestation dans les hôpitaux contre l’IVG, droit de vote local des étrangers… Tout est à réglementer mais pas en faire un argument racolateur de campagne électoral.

            Je viens de lire le beau livre de DAN FRANCK « MINUIT », je frémis lorsque cette évocation de l’occupation évoque tous les détails, toutes les différences culturelles, religieuses, toutes les caricatures qui étaient utilisées pour justifier l’élimination des juifs, homosexuels, gitans, communistes, résistants dits terroristes… comme au temps des guerres de religion…

           J’ai peur pour notre civilisation aujourd’hui ; surfe-t-on sur cette méfiance de l’autre, cette justification de la haine ? Contrôler les méfaits, les délits, les actes d’incivilités, d’escroquerie ne suffit pas apparemment, il faut plonger dans l’épuration ! C’est effrayant et ceux qui jouent sur cette peur aveugle quasi ancestrale sont de grands coupables…

          Handicapés, vieux, tous les faibles furent les premières victimes de la doctrine nazie…

5 mars, 2012

Notre Ecole. Pour des déclarations claires.

Classé dans : Liens — Alain @ 11:32

            Il faut procéder sans tarder à la remise à plat de la situation de notre système, dans tout ce qu’il a de positif, dans tout ce qui est mal utilisé, dans tout ce qui le freine, dans tout ce qui le compromet.

              Les outils de cette étude sont de quatre sortes :

           – Le nombre impressionnant des documents qui aujourd’hui, définissent, bien ou mal notre système. – Les études nombreuses menées par des spécialistes et celles conduites par des acteurs de l’Ecole ainsi que les consultations réflexions restées sans suite.

           - La mise en valeur des organisations, des actions menées aux échelons les plus divers mais surtout dans les établissements, les circonscriptions… qui pratiquent avec succès des méthodes d’enseignement, de gestion, de convivialité, de citoyenneté et de respect mutuel au sein de leur communauté éducative.

          – Un nouveau débat citoyen, qui aura le mérite, d’actualiser la réflexion et d’offrir à tous la possibilité de s’impliquer.

            UN PRINCIPE : l’Ecole doit être une chance pour tous !

           DES ORIENTATIONS : -NATIONALES : LA CLARTE

         Tout le système éducatif sera clairement défini et vulgarisé pour chaque étape et chaque branche de son application depuis le premier pas de l’enfant dans un établissement scolaire jusqu’à sa rentrée dans la vie active… L’accompagnement de la scolarité, soutien familial, œuvres éducatives, compensation des inégalités sociales, des handicaps…, sera effectif et adapté aux spécificités, aucune famille, aucun éducateur ne devra se sentir abandonné dans son action. L’entrée dans la maturité, dans un métier ne délivre l’Etat de ses obligations que lorsqu’elle conduit à l’autonomie sociale et citoyenne de chacun et la laisse s’accomplir muni des bases essentielles pour une reconversion éventuelle. Ces engagements se traduiront par des programmes nationaux de longue durée, en tous domaines, à chaque niveau, clairs, fondamentaux mais aussi complémentaires pour que la culture, l’accès aux loisirs, au développement sportif… ne soient pas réservés à quelques uns.

         Cela se traduira par des bilans, des contrôles clairs, identiques pour chaque même niveau et type d’acquis sur le plan national.

          Cela se traduira par la définition claire des établissements d’enseignement et des structures connexes.

             Cela se traduira par la définition et la formation précises des personnels au service des enseignements et des services complémentaires (direction – formation – orientation – accueil – sécurité – soutien – santé – activités d’éveil…)

         Cela se traduira par la définition claire des ressources nécessaires à chaque établissement pour assurer ses enseignements fondamentaux et se doter de celles pouvant répondre aux problèmes spécifiques. L’Etat doit veiller à l’attribution de ces ressources par les collectivités de tutelle et doit compenser celles rendues difficiles selon les moyens de ces responsables.

         Cela se traduira de façon claire, réaliste et viable, par la définition du temps scolaire sans oublier le temps de l’enfant dans sa globalité, en ayant le souci premier du rythme chrono biologique de tous et des particularités handicapantes.

          LOCALES : EFFICACITE ET GENERALISATION.

           Sur chaque terrain de mise en œuvre du système éducatif :

           - Assurer à chaque élève, l’accès à un établissement laïc, gratuit, (au moins sans handicap financier) adapté à ses aspirations comme à ses besoins.

         – Assurer à chaque famille, à chaque élève, la connaissance claire de l’établissement, de ses personnels, de ses objectifs, de ses modalités de fonctionnement, de ses programmes, de ses modalités de contrôle, de ses relations avec ses partenaires, de ses liens avec les autres structures en son amont et en son aval…

         – Assurer à chaque élève un environnement éducatif apaisé et sécurisé.

          – Doter chaque établissement d’une équipe cohérente, réellement préparée aux responsabilités communautaires – réellement sensibilisée à l’attention tout le cursus dans l’établissement.

          – Une équipe solidarisée par un projet en adéquation aves les objectifs nationaux, les programmes officiels et leur adaptation aux réalités des besoins de l’établissement

         – Une équipe capable d’accueillir, d’intégrer, de former, de soutenir ses membres débutants ou fragilisés.

          – Une équipe capable de s’organiser pour gérer les ressources de l’établissement – organiser les responsabilités – participer au états des lieux – aux actions qui en découlent – aux bilans – aux correctifs…

         – Une équipe capable de mettre en œuvre ses projets d’actions pour répondre aux besoins de soutien spécifiques, de motivations, d’éveil pédagogique…

          – Chaque établissement, chaque équipe doit être animée, dirigée par un responsable issu du corps enseignant, formé à l’administration et à la conduite de projets. Un responsable aux compétences relationnelles dans et autour de l’établissement. Il est nécessaire que chaque établissement soit adapté à sa spécificité et bien intégré à son environnement.

         -Il est nécessaire que chaque établissement, non pas autonome mais responsable et adapté, soit parfaitement intégré au réseau, au bassin d’enseignement qui regroupe tous les niveaux, toutes les orientations possibles dans son secteur.

      - Il est nécessaire que les ressources en soutien de toutes formes, scolaires et périscolaires, pour les élèves en difficulté soient réelles et représentent des outils recours tant pour l’équipe pédagogique que pour les familles.

          -Il est enfin nécessaire qu’une famille, des élèves, amenés à changer d’école, retrouvent sur tout notre territoire, la même organisation claire pour chaque établissement qu’elle devra intégrer. L’essentiel pour chacun est bien de comprendre où et comment va se dérouler chaque étape de la scolarité, où elle peut mener, comment l’élève sera pris en compte dans ses similitudes comme dans ses différences.

           -Dans le grand système éducatif garant de la chance pour tous, l’établissement, l’interface visible, et non pas la classe, élément seulement, doit être la traduction quotidienne de la mise en œuvre de cette évidence, notamment pour les jeunes que les circonstances de la vie laissent fragilisés.

           Dans les textes, rien de ceci, en dehors de la reconnaissance officielle précise de l’équipe, dans son organisation, sa formation, sa direction, tout cela existe, notamment les groupes de travail, les conseils… mais rien n’en fait vraiment le bilan, rien ne les généralise, tout au contraire laisse chaque établissement face à sa seule bonne volonté, à ses initiatives, à ses espoirs et ses découragements, la fragilité, l’aléatoire, les circonstances… dominent l’organisation de nos établissements faisant de chacun une loterie, tant pour les enseignants que pour les élèves.

 

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