et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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29 novembre, 2011

Violence, que faisons-nous?

Classé dans : Liens — Alain @ 23:45

                     Il y a douze ans, j’étais bien près d’achever mes 40 ans d’enseignement spécialisé et direction élémentaire, en rentrant chez moi j’ai assisté à une sortie de lycée : une dizaine de jeunes gens frappaient violemment un autre lycéen tombé à terre. J’ai planté ma voiture au milieu du carrefour et je me sui précipité.  J’ai écarté les frappeurs, j’ai relevé la victime et lui ai dit de filer. J’étais en rage, contre les agresseurs qui n’ont même pas réagi, certains m’ont reconnu comme leur ancien dirlo pourtant.. Mais en rage aussi contre la multitude des parents qui attendaient que les grilles du lycée ouvrent : aucun n’avait réagi avant… Par contre, ensuite, les invectives, les menaces, les parapluies levés contre les cogneurs en train de se disperser ont jailli. Souvenez-vous de cette jeune femme poignardée pour avoir secouru une autre jeune agressée dans un car… Que faisaient les spectateurs ? Idem, cette automobiliste dressée entre des chauffeurs violents paralysant le carrefour de la Porte d’Orléans, alors que nous nous murions dans notre véhicule…

            Hurler, après, peut soulager mais ne donnera pas le courage d’affronter ensemble quand cela devient nécessaire… Ce n’est pas une loi spécifique qu’il faut ; mais bel et bien une structure nouvelle, totale de notre système scolaire avec des établissements à taille humaine, des équipes cohérentes, des personnels formés avec soin en psycho, socio et pédagogie, des directions responsables bien préparées, des régalements,  des projets de fonctionnement adaptés aux environnements, des moyens de soutiens, d’encadrement réels et spécifiques e besoins bien déterminés…

             Alors et alors seulement, nos établissements deviendront des univers protégés et conformes à leurs missions d’enseignement et d’éducation… Faire du plâtrage, du replâtrage au coup par coup ne rendra jamais notre système efficace et apaisé !

               Puisque nous vivons dans une société de plus en plus tournée vers la concurrence, l’avoir plus que l’être, la violence physique ou policée, au moins, donnons le temps de la jeunesse, un microcosme positif à nos enfants !

             C’est possible, je l’ai connu ! Le règlement établi ensemble, accepté par la communauté,  était un référent respecté, et les retours au calme en rangs (jusqu’en 2000) ne nous ont jamais valu de reproches.

la guerre de tranchées…

Classé dans : Liens — Alain @ 23:22

L’Ecole en jeu ou la guerre des tranchées et des petits pas désordonnés…

Monsieur le Ministre ne contrôle plus grand chose, les syndicats non plus ! Entre les deux, un immense désarroi va-t-il devenir crise lui aussi ?

Il semble qu’un peu beaucoup d’écoute de part et d’autre serait nécessaire:

L’Ecole doit être améliorée, c’est une évidence reconnue

Aucune réforme n’a été efficace sans l’adhésion et surtout la compréhension de tour les partenaires et surtout des gens chargés de la faire vivre.

Pourquoi ne pas :

-         1- rendre obligatoire la réflexion sur les points cruciaux à réformer

-         2- rendre obligatoire le choix adapté des réponses trouvées dans chaque établissement

-         3- rendre obligatoire leur mise en oeuvre

-         4 -leur suivi – leur bilan – leur amélioration?

Exemple tout simple: le temps de l’enfant : – Comment chaque établissement propose-t-il de rendre optimale la demi-heure du matin, transition entre famille/récré/mise au travail ?

Ex : – Comment arriver à une véritable pédagogie différenciée ?

Ex : Proposer de vraies remédiations

Ex : Réfléchir à une réelle cohérence dans le cursus global

etc.…

Des écoles l’ont vécu discrètement, d’autres le vivent encore mais tout est aujourd’hui aléatoire…

Rendons le POSSIBLE pour tous !

Donnons les moyens là où leur réalisation en nécessite.

Aujourd’hui, ukase après ukase, entre contraintes et caresses, nous démantelons l’école et rien ne se construit.

Qu’attendons-nous ? Avançons, la guerre scolaire des tranchées, c’est stérile, périmé !

Pause, réflexion, propositions, planification et mise en œuvre ENSEMBLE !

« …et l’Ecole renaîtra de mes cendres! »

Classé dans : Liens — Alain @ 0:49

 

                 Mon livre est imparfait, mais il est la synthèse de tant de moments denses, de tant d’espoirs, que je ne peux taire mon bonheur, non pas d’avoir produit mais d’avoir résisté bien des fois à l’envie d’envoyer tout promener ! Il me fallait dire, alors je me suis accroché. C’est une façon de rendre, un peu, à l’Ecole tout ce qu’elle m’a apporté…
           Mon  livre ne sera jamais qu’une modeste esquisse de ce que j’ai vécu et de ce que j’aurai voulu voir naître pour notre futur, pour les enfantsManu l’affirmait avant de se sacrifier : « … et l’école renaîtra de mes cendres! ».

           Ce livre suppose accomplie la « casse de l’Ecole » mais hélas ce qui n’aurait pu être qu’élucubration se révèle de plus en plus plausible… Pour un peu sa fiction serait dépassée par la réalité.

            Roman, il agite ses personnages avec passion pour briser la fatalité. Isabelle, raconte la vague générée par le sacrifice de Manu. Elle surnage et s’oriente pour se joindre au réveil de tous ceux qui, lassés, ne criaient même plus crient dans le désert. Ensemble, avec Karine la Chaumoise, Sylvain l’écrivain public colporteur, avec bien d’autres amis à découvrir, ils forcent à l’écoute pour redonner sa chance à l’Enseignement, à l’Education, à l’Avenir.     

            Cet ouvrage, j’aime ce mot qui unit la maîtrise de la matière primordiale à la finesse de la brodeuse, veut déculpabiliser aussi ces enseignants qui finissent pas croire qu’ils ont mal fait puisque nous en arrivons à cette situation désespérante pour notre
Ecole.

            Lui aussi se veut un cri pour que ne s’installe pas le découragement total, la démolition absolue. Parfois utopique, parfois trop réaliste, drôle ou émouvant il n’oublie pas le sérieux de propositions concrètes.

            Ce voyage à travers le monde de l’Ecole n’a qu’un seul objet, aborder les rivages de l’espoir dans futur de nos enfants, de notre société.

           Peu d’éléments ont été oubliés, programme, espaces, rythme, violence, citoyenneté, monde du travail, handicap, précocité, formation des enseignants, l’éducation de la rue, familles, expériences, casse… mais surtout ils sont voulus comme les composants d’un grand tout qui est l’école et son environnement !

           Plus de mosaïque et de réforme au coup par coup mais une véritable considération pour la nécessaire globalité du système éducatif…

          Et surtout, ce que peu de politiques ou même d’analystes proposent, ce que seuls quelques téméraires pugnaces mettent en place, donner à tous les établissements une véritable équipe formée à cette cohérence, solidaire, épaulée, animée par un responsable compétent et confirmé…Une équipe capable de s’adapter aux réalités de son contexte.

           Dans notre pays, on a tout trop souvent collé, pièce par pièce, jamais on a d’abord constitué un fond institutionnel solide, capable de digérer et rendre viables les directives même les plus logiques, même les plus généreuses.

          Dans ce livre, la volonté nationale devient le moteur de la nouvelle école !

          Cela doit-il rester un rêve ?  

26 novembre, 2011

l’ECOLE DE L’EXCELLENCE POUR TOUS.

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,SAVOIR ET PROPOSER — Alain @ 0:07

               J’ai tenu une classe de perf. ‘’Tous usages’’ près des usines Renault en 1962, des classes de perf pro dans des grands ensembles qui recueillaient les trous des grands travaux de Paris, s’y ajoutaient les petits des bidonvilles où les entreprises de BTP recrutaient chaque matin leur main d’œuvre, j’ai connu ensuite dans l’école que je dirigeais, les classe d’accueil pour gens du voyage et pour primo-arrivants non francophones…     

            Au total, beaucoup de gosses « pas de chance »… j’en ai connu aussi, plus de la moitié, c’est certain, qui se sont battus, débattus pour émerger, pas tous jusqu’au bac ou plus, mais jusqu’à un bon travail et une bonne famille, la leur… Parmi eux, des Turcs, des Portugais, des Africains divers, des Polonais, des Français d’en bas aussi que j’ai été fier de voir, d’entendre, lorsqu’il m’a fallu en 2000, rendre mon tablier d’instit   Seulement cette force que je les ai vue développer, c’est l’école d’alors, celle qui avait les moyens de leur donner l’accueil, le microcosme solide pour dépasser leur handicap…

            L’intelligence de certains inspecteurs, non écrasés par les quotas et les économies à réaliser, permettaient l’intelligence des projets et des adaptations. L’école, celle que j’ai aimée, tenait compte de son environnement et de ses spécificités, des écoles d’application du 16ème au creuset de Massy-Antony d’alors, enseigner et adapter était une mission que l’on pouvait remplir…

               Hurler sur les enfants différents qui ne réussissent pas aujourd’hui, c’est nier encore plus que la casse de l’ECOLE est la vraie fautive… Vous désignez les malades en occultant les causes de la maladie et la disparition des docteurs… ¨Pire, vous les livrez à ceux qui n’attendent qu’un prétexte pour chasser les lépreux…

                 Je compte sur tous ceux qui ont puisé dans l’école l’énergie, la chance de s’accomplir pour venir vous apporter un démenti puissant.  

             L’école de l’excellence, c’est celle où tous les moyens sont recherchés pour que chaque enfant puisse aller au bout de ses possibilités puis de ses orientations!

25 novembre, 2011

vivre les apprentissages…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,SAVOIR ET PROPOSER — Alain @ 0:07

                 Apprendre et enseigner, cette dualité repose, pour le maître, pour l’élève, sur la volonté d’obtenir. Elle s’appuie sur la réflexion, sur la réalisation, sur la correction, sur la répétition évoluée, sur la mémorisation, sur l’évaluation du chemin parcouru à bref terme, le temps d’une leçon, à long terme, le temps d’une année scolaire par exemple….                 

            L’élève doit vivre ses apprentissages plutôt que les subir. Truisme encore, non, non, ce n’est, n’était, je l’espère, pas du tout évident selon les conditions d’enseignement…          

             Notre mouvement a voulu non pas une école nouvelle mais une Ecole reconstruite. Nous l’avons étudiée puis proposée aux pouvoirs législatifs.           

           C’est à nous de veiller sur elle maintenant. 

          Aidons à faire de l’Ecole une institution où l’apprentissage des fondamentaux soit assuré grâce à des supports mobilisateurs, capables de faire aimer à apprendre et où l’appétit, la personnalité s’épanouissent en des disciplines d’éveil à part entière : l’école de la diversité.             Sans dispersion, mais sans restriction, laissons les équipes, les enseignants proposer des activités spécifiques pour enrichir les connaissances, les savoir-faire, trouver des motifs à utiliser, à perfectionner ‘’ les bases fondamentales ‘’        

              Je crois que par exemple, les activités intergénérationnelles réelles sont très valorisantes pour tous et riches en connaissances pour nos jeunes. 

extrait du discours « …et m’école renaîtra de mes cendres! »

24 novembre, 2011

l’essentiel – c’est fini – RESPECT ET CREDIT et si on recommençait?

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 0:18

    Notre mouvement a voulu non pas une école nouvelle, mais une Ecole reconstruite dans un contexte éducatif attentif à l‘enfant.

Nous l’avons étudiée puis proposée aux pouvoirs législatifs.

C’est à nous de veiller sur elle maintenant.

    Aidons, dès aujourd’hui, à faire de l’Ecole une institution où l’apprentissage des fondamentaux soit assuré grâce à des supports mobilisateurs, capables de faire aimer à apprendre et où l’appétit, la personnalité s’épanouissent en des disciplines d’éveil à part entière : l’école de la diversité, l’école de la chance pour tous, l’école de la chance de demain.

    Cet exposé a été long et pourtant insuffisant en regard de la somme de travail amassé par tant et tant de personnes, de groupes, de comités.

                 J’espère que nous avons bien traduit l’esprit qui doit animer notre vigilance éducative désormais.

           J’espère que nous n’avons trahi aucune orientation et si nous en avons oubliées, nous savons que dans et autour de chaque établissement, elles se réaffirmeront..

                   Nous avons souhaité terminer par ces deux beaux mots soigneusement cultivés par Manu et ses élèves.

                                                                       RESPECT et CREDIT

Respect : Je vous estime pour ce que vous êtes, ce que vous faites en harmonie avec les autres.

Crédit : J’ai foi en toi et je crois en ce que tu dis, en ce que tu fais.

Pour nos enfants, Respect et Crédit à notre Ecole et à tous ceux qui la font.

                Merci pour votre écoute, et bel avenir à tous !

    La Chaume, septembre 2008

Saussan décembre 2009

 

  Enregistré le 01 /10/2009 sous le n° 2009-10-0011  Par la Société des Gens de Lettres

 Gloire l’ombre et la honte ont cédé au soleil.

Le poids s’est allégé le fardeau s’est fait rire

Gloire le souterrain est devenu sommet.

La misère s’est effacée.

Paul Eluard

Extrait du Phénix

 

22 novembre, 2011

l’essentiel- 9- évaluer l’équipe.

Classé dans : Liens,POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 23:39

            Une équipe a besoin d’être animée avec compétence. Ses décisions ont besoin d’être consolidées, leur mise en œuvre doit être suivie. Le liant de cette vie scolaire, pensée et fructueuse, en est son responsable, directeur, principal ou proviseur.

             Reconnaître l’importance de la direction d’école, c’est lui donner les moyens de ses tâches, de ses responsabilités, en faire une promotion véritable pour susciter les candidatures.

             Jamais plus un enseignant ne doit se sentir isolé, jamais plus une équipe ne doit se sentir abandonnée

                L’intégration d’écoles dans des regroupements dirigés par un responsable « administratif » et des inspecteurs pédagogiques donc est une erreur. Elle entraîne une distanciation  trop grande entre l’établissement et sa réalité locale.

             Il me semble que ces derniers mois, nous avons démontré que l’Ecole est l’affaire de tous et je l’ai affirmé à nouveau en commençant ce long récapitulatif. C’est donc sans vouloir bousculer les enseignants et leur administration que nous revendiquons notre place dans la vie des établissements.

             Pas seulement comme parents d’élèves, pas seulement comme recours, pour des activités, pas seulement pour apporter des ressources mais aussi, pour entendre, comprendre, apporter nos suggestions, aider à la vie de chaque école.

            Dans l’ensemble, nos comités sont favorables à une évaluation globale et précise du travail de toute l’équipe de l’établissement par les équipes d’inspections, sur des critères nets, tenant compte des conditions spécifiques de chaque secteur scolaire.

           L’évaluation individuelle par un inspecteur qualifié n’est pas une aberration mais, qui rendra compte de l’implication d’un enseignant dans et autour de sa classe ? Qui rendra compte des progrès personnels du jeune prof timide? Qui tiendra compte de la lassitude, du découragement et de l’abandon de celui qui fut enthousiaste et compétent ?

           Certains inspecteurs, dans le 1erdegré notamment, sont de vrais animateurs dans leur circonscription et connaissent, suivent, aident leurs enseignants. Mieux, ils font de leur secteur de véritables bains de réflexion. D’autres, malheureusement sont météoriques, à la poursuite d’une carrière plus que d’une efficacité… 

                 Le Conseil d’Etablissement, le Conseil d’Ecole reste le moteur généré par la réflexion, les échanges, les initiatives de tous les partenaires officiels de l’école. Il respecte la spécificité, la confidentialité de toutes les structures internes, Conseils des Maîtres, de Cycles, Conseils Educatifs, Conseils de Discipline, Conseils Coopératifs…

           Il s’intéresse, en particulier, au Projet d’Ecole qui lui a été présenté, il s’intéresse à la progression des activités qui en émanent

          Disons le nettement, au risque de heurter, le mystère gardé sur les pratiques pédagogiques est une absurdité, nous ne sommes pas en présence de formules secrètes et comprendre le choix d’une méthode, d’une progression, d’un thème mobilisateur ne peut que faciliter la transparence entre les parents et les professeurs et sans doute même les encourager à soutenir les initiatives éducatives. Seul l’enfant doit être l’objet de la discrétion, de la réserve de ceux qui en ont la responsabilité.

             Nous n’avons pas négligé le temps autour de l’école.

       Celui de la famille avec tout son pouvoir affectif est évidemment le plus marquant, tout ce que la société peut faire pour aider à son harmonie est une pierre solidifiée pour la construction de l’enfant.

           Il n’est pourtant pas le plus important en durée. La scolarité, les activités extérieures, les copains, les garderies parfois, additionnent bien des heures hors de la maison.

           Les associations reconnues pour leurs activités épanouissantes consacrées à la jeunesse sont à privilégier. Les centres de loisirs, avec ou sans hébergement, devraient être des occasions de véritables convivialités et de vie citoyenne.

                Il a été suggéré de créer des centres de vacances avec accueil des familles qui travaillent en fin de semaine, pourquoi pas ?

          Ce qui est certain, c’est que nous souhaitons qu’aucun enfant ne reste dans la rue pendant les vacances.

20 novembre, 2011

l’essentiel – 8 – le projet d’école.

         Il ressort de façon insistante que les réussites d’école sont avant tout le fait d’une équipe. Le mieux-être, le mieux travailler des enseignants passent d’abord par la cohérence d’une équipe  adaptée à son environnement

           Il est nécessaire que chaque équipe soit dirigée par un animateur compétent, que son projet et  son bilan soient évalués avec tous les enseignant et l’inspection de circonscription ou de secteur concerné, oui !

Nos travaux en font une évidence, mais il ne semble pas que jusqu’alors notre système éducatif se soit vraiment attaché à valoriser ce point essentiel. Nous demandons une véritable équipe, bien préparée, responsabilisée autour du projet d’école et animée par un directeur compétent.

            Il faut œuvrer pour que chaque école, chaque établissement possède une équipe solide ; en préalable à toute autre transformation du monde scolaire, c’est une base impérative, incontournable !

Une réflexion positive, instruite par une enquête sérieuse, essentiellement orientée vers la reconnaissance et le renforcement de l’équipe pédagogique, de l’équipe éducative sera un premier pas vers la reconnaissance des problèmes essentiels et vers un projet enfin constructif.

        Une école, c’est d’abord une équipe. Il ne s’agit pas de s’aimer les uns les autres, mais de se compléter,  d’être mobilisé par la même volonté d’éduquer et d’instruire. Elle doit soulager l’enseignant d’une responsabilité solitaire dans sa classe.

         Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe. Certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe.

           Le projet d’école est revalorisé et il est le véritable outil de cohérence et d’engagements adaptés aux besoins de motivation, de mobilisation et de mise en œuvre des acquisitions pour atteindre les objectifs programmés.

        Fruit de la réflexion de tous, le Projet d’Etablissement dresse l’état des lieux. Il traduit la somme des propositions étudiées, retenues pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement. Il garantit la logique des enseignements, privilégie les contextes motivants et harmonise la vie collective…

     Son suivi, son bilan, comme l’a été sa conception sont menés par tous, soutenu et avalisé par le responsable de la circonscription ou de l’Académie pour le second degré.

         Il pose des questions essentielles sur le long terme, comme sur le quotidien.

          Par exemple, à propos du temps de l’enfant :

         Comment chaque établissement propose-t-il de rendre optimale la demi-heure du matin, transition entre famille/récré/mise au travail ? Comment tenir compte des moments notoirement propices à l’effort, à l’attention, et de ceux, au contraire, moins soutenus?

         Pour les méthodes face à un groupe classe hétérogène : Comment arriver à une véritable pédagogie différenciée ? Seul ou par des échanges, des dégroupements ?

       Lorsque les apprentissages sont lacunaires ou mal assurés, comment bâtir de vraies remédiations ?

              En permanence, les Projets d’Ecole veillent, réfléchissent, adaptent les progressions pour une réelle et permanente cohérence dans le cursus global.

           L’équipe d’établissement est unie par son Projet.

            L’échange permanent d’initiatives, d’expériences, de services, de coordination entre les établissements, participe de la fonction de l’Inspection.

 

19 novembre, 2011

Conte de notre village: LE COUCAÏROUS

Classé dans : Liens,pour le plaisir... — Alain @ 13:06

( A partir des histoires déjà créées et de suggestions diverses…)

Regardez comme il est énorme le Coucaïrous ! Regardez comme sa tête est grosse ! Regardez comme ses grandes mâchoires sont puissantes et ses oreilles pointues ! Et ses yeux ! On dirait qu’ils vont envoyer des éclairs….

Figurez vous que j’ai parlé avec des gens qui l’ont bien connu autrefois. Dès sa naissance, il était de cette taille…

Beaucoup de gens buvaient l’eau de la fontaine, les porteurs d’eau étaient importants alors… Une mamette et une petite porteuse d’eau m’ont raconté qu’on ne l’entendait que lorsqu’un malheur arrivait dans Saussan, alors il venait aider les villageois. Mais seuls ceux qui portaient de l’eau de maison en maison pouvaient lui parler.

Ce qu’ils m’ont dit aussi est un premier secret et pourtant je vais vous le raconter, vous ne le direz qu’aux Saussannais sinon gare au village, il n’aurait plus de protecteur…

Bon écoutez ce que me dit la porteuse d’eau : elle a assisté à la naissance du Coucaïrous ! Mais oui ! Mais oui ! Elle s’approchait de la fontaine pour prendre de l’eau lorsque du trou de la source est sortie un son terrible qui fit trembler l’air, plier les arbres et grondait dans les oreilles. Une voix de géant, à faire frémir tous ceux qui l’entendaient dans le village. Elle recula et vit un œuf énorme, il dépassait de l’ouverture de la fontaine, un œuf qui craquait, qui se fendait. Le hurlement sortait de l’œuf. Tout le monde ferma portes et fenêtres et se cacha dans les maisons, dans les remises, dans les caves… Personne n’osait regarder ce qui naissait, personne sauf la petite porteuse d’eau. Car curieuse, elle s’approcha de la fontaine et chanta :  « Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce…. » 

La grosse bête n’était pas sortie mais avait poussé son hurlement affreux.

La porteuse d’eau n’avait pas tremblé, elle  répéta sa chansonnette :

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce…. »

Il a crié plus fort et la petite fille n’a plus rien dit, plus bougé.

L’animal, persuadé que tous étaient enfermés dans les maisons, s’est glissé hors de sa coquille, hors de son trou. La petite fille a vu une patte, deux pattes, une tête toute ronde et un corps tout carré, gigantesque! Comment ce monstre si effrayant pouvait-il sortir d’une coquille d’œuf toute fragile ?

C’est elle qui lui a donné son nom. Souvent ? sa mamette disait : «  Oh coucaire ! devant une situation extraordinaire – oh coucaire le beau gâteau ! » Coucairous ?           C’était aussi un mot qui voulait dire « chenapan, coquin… » Alors vite, il est devenu son Coucaïrous, un coquin extraordinaire.

Le Coucaïrous a sursauté et vite est retourné dans la fontaine.

- N’aie pas peur mon Coucaïrous,

- Je n’ai pas peur mais c’est toi qui aurais dû trembler ! Maintenant, maintenant personne ne me craindra…. Et je ne pourrai pas protéger le village. Je ne pourrai pas crier sans faire rire ; je n’ai plus qu à partir…

-Ne sois pas en colère, ne bouge pas Coucaïrous, moi je t’aime beaucoup et je te trouve effrayant mais gentil. Je connais quelqu’un qui va sûrement t’aider. Je reviens, tu me promets de m’attendre?

- Bon, oui mais pas plus d’une heure, après je me sauve loin, loin, loin…

La petite fille partit en courant et alla rejoindre sa Mamette. Elle lui raconte tout, tout…

- Tu as raison de l’appeler le Coucaïrous, sais-tu qu’ à Saussan, il y a un endroit qui se nomme ainsi. Peut-être parce qu’il y avait des coupeurs de bois, qui taillaient des entailles ; des couces. La vieille dame continua, Attends, j’ai une d’idées ! .


La Mamette ferma les yeux et creusa son cerveau…

-          Vite, vite, dit la petite fille sinon le Coucaïrous va se sauver!

-          J’ai trouvé dit sa grand-mère, je t’expliquerai en chemin.

Toutes  les deux partirent en courant vers
la Fontaine.

La petite porteuse d’eau appela :

- « Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….»

En entendant la formule, l’animal extraordinaire montra sa tête.

Il gronda : – Que veux-tu maintenant ? Tu crois que tu ne m’as pas assez nui ?

-          Mais non, au contraire, avec ma mamette, nous allons t’aider, tu vas voir, fais nous confiance…

Toutes les deux se sont approchées du trou de
la Fontaine et ont expliqué au Coucaïrous, leur idée. Elles allaient le garder fort, grand, gros, aussi grand, aussi gros, aussi fort que sa voix., aussi effrayant, mais gentil, très gentil….

Et alors que s’est-il passé ?  Et bien je vais vous confier un autre secret.

Elles ont réuni des enfants, les plus sages les plus gentils comme vous ; et avec la porteuse d’eau, avec
la Mamette, en cachette, sans s’effrayer de sa une grosse tête, de son museau, de ses dents pointues, de son gros corps poilu tout vert, de ses yeux malins, de ses longues oreilles, jour après jour, ils l’ont nourri de plein de bons légumes, de gros fruits, de raisin surtout…

Depuis le Coucaïrous ne mange pas de petits enfants, il n’aime pas la viande, non ! non! Il n’a même plus de dents.  Notre Coucaïrous, est un gourmand mais il dévore des salades, des carottes, des navets, des pommes, des poires, des figues, des jujubes, des grenades aussi… et du raisin surtout…

Peu à peu, le terrible Coucaïrous, gros comme un dragon est devenu l’énorme, l’effrayant monstre que vous voyez, mais si gentil, si gentil pour les petits enfants..

Pourquoi fallait-il le garder? Et bien voilà un nouveau secret :

Le Coucaïrous est le protecteur de notre village, si quelqu’un de méchant se présente ici, vite le Coucaïrous sort de son trou et chasse le vilain en hurlant puis après il retourne dans sa Fontaine.

Mais nous à Saussan, nous savons qu’il ne mange pas les gens, que les légumes et les fruits.

En plus, la petite fille lui avait demandé quelque chose :

«  Coucaïrous, lorsque qu’un ami vient te dire bonjour ou te demander de l’aide, en te disant appelant (souvenez-vous de la formule…)

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….»,

et bien tu fais très peur avec ta grosse voix ;  alors maintenant, si tu le veux bien, au lieu de hurler, je te demande de siffler et nous sifflerons avec toi…

-          -D’accord à répondu le Coucaïrous.

La petite porteuse d’eau est partie dans toutes les rues du village en dansant et en  chantant :

-          A la fontaine romaine,

-          Il y a longtemps je suis passée.

-          Le Coucaïrous j’y ai trouvé.

-          C’est ainsi qu’autrefois on l’avait nommé.

-          Vous le verrez peut-être, tu le verras peut-être,

-          Ou tu l’entendras siffler…SSSSS.

-          Vous le verrez peut-être, tu le verras peut-être,

-          Ou tu l’entendras siffler

-          Si tu es en paix….SSSSSS

-          Entre Brue et fontaine, il habitait

-          Et le village, il veut protéger

-          Tant que les Saussannais

-          Sauront se rassembler.

Depuis tous les ans, Coucaïrous se promène dans nos rues et siffle, siffle et nous sifflons avec lui.

Moi je connais des gens qui sont des amis du Coucaïrous et souvent ils vont lui brosser son poil,  lui frotter les écailles et le nourrir avec des légumes et des fruits pour qu’il reste notre terrible copain de la fontaine. Peut-être un jour iras-tu aussi retrouver les amis du Coucaïrous ?

En creusant l’Occitan  COUCAÏROUS: celui qui fait des « coces » encoches dans le bois.

Couarralhum : un gueux un chenapan…  par extension : espiègle malin, taquin, coquin

Coucairé : pain de pastel

Coucanha : pays imaginaire où tout est prospère (cocagne)

Lieu-dit de SAUSSAN aussi… vers la voie romaine

L’ESSENTIEL POUR L’ECOLE -7- vivre ensemble.

            Le monde du travail et les mouvements de la société ne sont pas des univers inconnus pour les enfants et l’Ecole ne peut les ignorer, mais sans insistance et en restant très ouverte sur tous les métiers.

          Le chômage, les troubles sociaux, les conflits de l’immigration, la délinquance, les sectes, l’environnement en danger sont parfois sujets à interrogations de la part des enfants. Sans entrer dans des débats complexes, toujours hasardeux, il ne faut pas en gommer la réalité ou s’appesantir, en charger les enfants. Des enfants citoyens en devenir, certes, mais à leur niveau de maturité, pas plus !

         Ils n’ont pas à s’imprégner non plus de la culpabilité collective, si vite banalisée.

          Impliquer les jeunes, progressivement dans la vie collective, les initier aux responsabilités grâce à des coopératives scolaires réelles, bien organisées, suivies et animées, grâce à la participation judicieuse à des Conseils Municipaux de Jeunes sont des voies magnifiques.

         De nombreuses associations invitent également leurs adhérents encore scolarisés à s’ouvrir à la gestion de leurs œuvres…

          Vous l’avez compris, nous avons dessiné, avec les couleurs de vos volontés et de vos engagements, un véritable système scolaire, clair, solide, respectueux de tous ses acteurs. Il ne naîtra pas, ne grandira pas, ne deviendra pas fort sans que chacun y soit associé, pas à pas.

                Cette volonté obstinée, cette vigilance, ses alertes sont les seules garanties pour que, sans gabegie ni inconséquence, dans le rejet de toutes considérations partisanes, nous donnions sa chance à l’école, sa chance au futur…

            Etre dans un établissement, c’est vivre ensemble. La vie coopérative implique tous les acteurs de l’école et suppose de vraies concertations mais n’exclut pas le rôle majeur de l’adulte, la tutelle, l’arbitrage…

           Règlement et sanctions sont établis et reconnus par tous.

               L’école n’a pas d’exclu. La vie en collectivité doit générer la convivialité et éviter les perturbations pour tous. Les manquements à ces règles ne doivent pas être banalisés.

             L’Ecole ne doit admettre aucune discrimination, ni robotisation, ni formalisation.

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