et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

30 juin, 2011

1- L’autodafé

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE...,roman de société — Alain @ 22:47

A ton bûcher, Phénix, j’ajouterai ma bûche.

 

C’est pour nous que tu meurs et renais de ta mort.

 

Jean Cocteau

 

« N’HUMILIEZ PLUS LES ENFANTS ! »

 

«DONNEZ UNE CHANCE A NOTRE JEUNESSE ! »

 

« RECONSTRUISEZ L’ECOLE ! »

 

« MA VIE CONTRE UNE VERITABLE ECOLE ! »

 

« JE DOIS TOUT A MES ELEVES, MÊME MA VIE ! »

 

    Chaque jour, depuis le Premier de l’An 2011, l’une des déclarations grandiloquentes de cet ultimatum a fleuri, sur les murs des monuments parisiens, dans les couloirs du Métro, du R.E.R., aux stations de vélib, sur le net. En bandeaux majuscules, en affichettes, en collages, en graffiti… Simples et précises.

 

     Au début, peu de journaux en firent état. Pas assez de matière sans doute, trop naïf… Puis, un transfo éteint plon-gea un quartier dans l’obscurité. Près des manettes baissées, un même message réclamait le réveil des parents, des éduca-teurs, des politiques pour que renaisse l’Ecole.

 

    Les médias ont ironisé sur cette pression puérile, ce chantage sans otage ni violence. En partie seulement, parce qu’en hiver, même brièvement, les coupures de courant, ça refroidit !

 

 

    Presque chaque soir, un nouveau transformateur cessa ses fonctions jusqu’à agacer et interpeller. Après les paris sur le futur quartier visé, sur l’identité du mauvais plaisant, des regards se sont posés sur l’objet des messages, l’Ecole.

 

     L’Etat, lui, ne bronchait pas, sauf par un porte-parole, naturellement bien informé, condescendant, qui annonçait l’arrestation imminente du coupable. Les moyens de l’E.D.F. (société devenue privée) et de la Police (encore Nationale) créditaient cette éventualité.

 

    Le dénouement flamboya, le lundi 30 janvier 2011, à l’entrée des bureaux, rue de Grenelle, lorsque s’annonça la voiture ministérielle.

 

Avant que quiconque puisse intervenir, un individu a bondi d’un porche et s’est enflammé contre la portière arrière.

 

    Sélectionné pour ses réflexes, le chauffeur arracha la voiture et pénétra dans la cour, mais le kamikaze, sans doute totalement imbibé de carburant, ne pouvait échapper ni aux rétines des spectateurs ni aux objectifs de caméras, ni au Ministre surtout.

 

    Les agences de Presse avaient été prévenues que le coupeur de courant allait venir rencontrer le ministre tôt ce matin-là.

 

     Lorsque, enfin, le feu fut maîtrisé, il ne restait plus qu’un corps carbonisé sous une bâche toilée. Un autre brûlé gisait, déjà objet de premiers soins.

 

    Aucune image n’avait échappé aux appareils profes-sionnels ou amateurs.

 

    Moi, Isabelle, mère de famille tranquille dans mon village occitan, je ne le savais pas, mais ce second brûlé ent-rait dans ma vie, autant que l’esprit du premier allait envahir le mien.

 

A ce moment, tout était lancé et ce sacrifice suprême allait entraîner tant de points d’interrogation que l’ironie, l’indifférence et le dédain devenaient caducs…

 

    Malgré les confusions semées par le gouvernement pour mettre en doute la stabilité psychique du défunt, l’ef-fervescence grandit.

 

    Radios, chaînes de TV, presse et bien sûr, internet, multiplièrent les indignations, mais aussi les interrogations, les essais de compréhension, les supputations…

 

     Quelle désespérance pouvait conduire à un tel geste ?

 

    Ce sont des débats que les médias ne devaient plus ignorer. La toile s’illuminait trop pour ne pas les obliger à réactiver les émissions d’échanges, de controverses.

 

    Dans le café, à l’angle de la rue, Sylvain, l’écrivain public, avait bondi impulsivement ! Ses yeux avaient connu ceux de Manu. Pour lui, tout a changé, pour moi, tout allait changer, pour notre société rien ne devait plus être comme Avant…

 

    Edition après édition, chaque instant fut détaillé.

 

     Manu avait tout préparé : son jerrycan était caché sous un porche dont la porte était maintenue entrebâillée. Il avait pris un café, deux cafés, ses derniers, dans le bistrot de Pierrot, le copain de     Sylvain. Rien n’avait signalé ce client au garçon, sinon qu’il avait payé aussitôt ses consomma-tions ; pas de dettes au moment ultime !

 

    Il n’avait même pas bousculé Sylvain qui arrivait. Sa sortie ne fut pas plus agitée que celle de quelqu’un qui constate son retard.

 

    Dès que la voiture ministérielle s’était annoncée, Em-manuel s’était levé, sans hâte, simplement, était entré dans l’immeuble voisin, en était ressorti enveloppé dans un imper qui déjà s’enflammait.

 

    Ça! Sylvain l’avait vu, enregistré, sans admettre ce qui arrivait. Pas plus que ne le comprirent, les journalistes et photographes, qui arpentaient les trottoirs dans l’attente du mystérieux Interrupteur.

 

    Sylvain, lui, au moins, a réagi, sans réfléchir…

 

    Il a hurlé au patron: « Pierrot, ton extincteur ! »

 

    Il a arraché, non sans casse, le rideau de la baie et s’est précipité sur la torche encore collée à la portière avant que la voiture ne s’arrache vers l’entrée du ministère.

 

    Tout de suite, il ne fut que douleur, son front, ses mains, puis partout.

 

    Il a ouvert grand la toile pour en étouffer les flammes. C’est à ce moment que Manu s’est tourné vers lui, dernier mouvement volontaire ? Chute incontrôlée?

 

    Aucun cri ne s’est échappé de cette bouche au souffle de feu, mais ces yeux, écarquillés, directs, soudains liquides, fondus… Jamais Sylvain ne pourrait les oublier.

 

    Pas plus que ne les oublierait le Ministre qui l’instant précédent avait aussi fixé ce visage collé à sa vitre teintée.

 

    Sylvain se sentit arraché, jeté, roulé, étouffé…

 

    Par qui ? Photographes, journalistes, policiers, pas-sants… Il est incapable de s’en souvenir. Il est tombé en arrière, a ressenti un choc et puis plus rien… Jusqu’à son émergence à la conscience, trois jours plus tard.

 

    Il n’était pas seul, le sentait, l’entendait, mais dans le noir total.

 

    Sylvain ne souffrait pas, pas encore, trop d’analgési-ques pour ça. Il ne se posait aucune question non plus mais éprouvait l’agitation de l’air enflammé et le regard tendu vers lui.

 

    Dans sa tête, avec son réveil, jaillirent un cri, un hur-lement, des yeux en larmes, une bouche ouverte et des flam-mes, des flammes.

 

    Plus tard, il me dira que, contre toute possibilité, il avait compris « Maman ! », craché avec ces flammes. Le hurlement, il devait l’admettre jusqu’à l’écœurement, à travers les reportages passés en boucle dans chaînes TV, c’est lui qui le poussait.

 

    Sur les images, il s’est reconnu, agité près d’Emma-nuel, son rideau, vain, entre les mains. Il a compris l’origine de ses brûlures. Il s’est vu tiré brutalement, en arrière, par un inconnu qui le sauvait.

 

    Sur l’écran, ses bras se tordaient, son grand corps basculait, heurtait le trottoir…

 

    Lui, avait aussi ses images imprimées, bien impri-mées… Ce que nul appareil n’avait capturé, c’était ce regard en fusion mais direct ; c’était ce cri de feu, vers lui, pour lui ou en lui…

 

    Dans son esprit, Sylvain n’était plus seul !

 

Nous sommes tous parrains et marraines de l’Enfant ! PREFACE

Classé dans : roman de société — Alain @ 8:49

 

« … et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! »

Monsieur, Madame, vous qui tenez ce livre, je vous déclare, parrain et marraine de l’Enfant !                             

Alain Valeau

                                                                         Edition PUBLIBOOK   

 

     A Louis, mon grand-père qui fut un Désobéisseur républicain en milieu royaliste. 

          A ce même Louis, qui fut un Désobéisseur sous les lois Vichy, un Désobéisseur à Mauthausen          

        A ce directeur, Désobéisseur bien bousculé qui anime si efficacement, l’école qui porte le nom de mon Louis         

        A tous ses collègues que l’on insulte pour mieux les faire taire…          

        A tous ces Désobéisseurs sincères qui ont fait de notre pays un état ou dire non a souvent conduit à la liberté sociale et au progrès…

Parrainage civil et laïc de nos enfants (Extrait de la cérémonie) 

En 1989, l’Organisation des Nations Unies adopte la «DECLARATION DES DROITS DE L’ENFANT » L’Enfant est considéré comme une personne, avec des droits et leurs corollaires des devoirs. A cet engagement de la communauté universelle, s’ajoutent d’autres engagements : - Celui des parents vis-à-vis de leurs Enfants. - Celui aussi des parrains et marraines, sollicités par les parents afin de les aider dans l’accomplissement de leurs devoirs envers les Enfants. - Celui de la Société de leur procurer les moyens de leur instruction et de leur éducation.

Le Maire : Selon vos idéaux, de tolérance, de liberté, de frater-nité et de responsabilité, vous marquez l’entrée de l’Enfant dans la vie et l’insertion dans notre société. Vous lui assurerez une éducation active, prenant en compte ses besoins et ses attentes. Vous lui montrerez la limite de toutes choses, pour que l’Enfant se construise, dans le respect des autres et de lui-même, qu’il apprenne la solidarité.

Le père et/ ou la mère : Enfant, nous ne voulons rien t’imposer, mais nous prenons l’engagement de t’offrir, le meilleur de nous-mêmes et la liberté : liberté de choisir ta voie, de construire ta pensée en dehors de tout dogmatisme, de vérité précon-çue, en développant en particulier ton esprit critique. Tout au long de notre vie, nous serons présents pour t’ouvrir toutes les routes, afin que, le moment venu, tu puis-ses choisir librement, sereinement, celle que tu emprunteras. 

Le Maire: Chacun de nous peut être empêché de remplir ses devoirs à l’égard de l’Enfant. Conscients de cela, les parents choisissent un parrain et une marraine qui s’efforceront alors de les remplacer. Vous deviendrez parrain et marraine de L’Enfant. Nous comptons sur vous tous pour donner à l’Enfant, l’éducation qui le conduira sur la route de la réussite et du bonheur, dans un esprit de tolérance, en le soutenant dans les doutes et les épreuves, hélas inévitables. Expliquez-lui ses devoirs d’être humain envers les autres et envers lui-même.

La marraine et le parrain : 

Nous nous engageons à faire en sorte que l’Enfant soit élevé, selon les lois de la morale universelle, dans le respect des règles de la démocratie et des principes d’égalité et de fraternité, à veiller également à ce qu’il ne manque de rien sur le plan affectif moral ou matériel.

Le Maire: 

Que cet instant ne s‘efface jamais de votre mémoire. 

                   

      

 

17 juin, 2011

En résumé, pour la casse de l’Ecole

Classé dans : actualité — Alain @ 9:10

Désengagement de l’Etat : 

Suppression considérable de postes 

Disparition des maternelles par le jeu des fusions, de l’ouverture de jardins d’éveil payants. 

Suppression de RASED par externalisation des prises en charge des difficultés scolaires 

            Suppression des indemnités de première année après concours 

Aide personnalisée bâclée par le passage au 24 h hebdo 

            Temps de l’enfant plus soumis aux impératifs commerciaux qu’à une vraie réflexion conduit vers de nouvelles zones annuelles. 

 

Mise en concurrence des établissements : 

            Carte scolaire éclatée : au choix des mieux avertis et disparition de l’osmose entre établissement et secteurs 

            Evaluation CE1 CM2 publication des résultats et utilisation par les parents avec casse carte scolaire. 

Création d’EPEP grosses unités avec fusion accentuées – disparition de classes de village, de quartier. 

 Conséquences : clientélisme – bachotage – abandon de disciplines non évaluées – sélection pour fausser les stats – écoles à 2 vitesses – pression plus forte sur les enseignants : rendement 

 

Mise au pas des enseignants précarisés 

Nlle évaluation 

Nlle rémunération avec primes 

EPEP ouverture à un corps de direction toutes origines A 

Répression cf désobéisseurs… 

Service minimum pour réduire les mouvements sociaux 

Baisse du pouvoir d’achat (-9 en 25 ans. 

Recours au pole emploi pour un recrutement massif de non titulaire. 

Formation initiale montée à bac + 5 mais sans véritable préparation à la pédagogie, à la psychologie sociale et à la vie en équipe… 

Etranglement des associations éducatives liées à l’école et à la famille 

 

 

Un comble de cynisme ou comment mener à bien la disparition des postes : 

 

le Shéma d’emplois 2011 – 2013 

Dialogue Centrale – Académies 

Ministère de l’éducation nationale 

5 mai 2010 

 

Les leviers académiques identifiés – 

• Augmentation de la taille des classes: 

• Relèvement des seuils d’ouverture et de fermeture de classe 

• Regroupement des structures 

• Réduction du besoin de remplacement: 

• Réduction du besoin de remplacement 

• Ouverture du vivier de remplacement 

• Baisse de la scolarisation à 2 ans 

• Sédentarisation des enseignants « hors la classe »: 

• Enseignement spécialisé – RASED 

• Coordination/ animation pédagogique 

• Personnels affectés à d’autres fonctions 

• Intervenants extérieurs/assistants de langue

15 juin, 2011

Quand les retraités accompagnent le clown…

Classé dans : actualite de retaite — Alain @ 11:39

                     Carmen ....jpg           Allez, on vous le révèle : l’étoile était accessible et le plaisir intense… C’était un soir de gala, un instant magique où Peppino affirma, à travers ses rires, ses larmes, ses maladresses, ses espiègleries et sa gravité, son désir essentiel : « Carmen… dis-moi que tu m’aimes ! »

                                  Alors oui, Laura Clémente, la danseuse de flamenco était belle, oui, sa danse envoûta, oui, elle était l’apparition improbable dans l’univers de ce fan de Johnny… et le public a alors puisé dans ses trésors d’enfance pour vibrer dans cette quête vers « l’inaccessible étoile.»

                                   Mais lorsque l’on est dans la salle, pour qu’une telle chaleur se dégage, s’échange entre la scène et le public, eh bien sérieux et sincérité sont les ingrédients de base…

                                Le sérieux ? C’est la minutie avec laquelle toute la troupe, les deux acteurs, les techniciens, les scénaristes et les critiques toujours assidus, joue, rejoue, corrige et cale les moindres détails. « C’est le credo du Clown du Théâtre et de son équipe. »

                                 La sincérité ? Elle conditionne le don premier, celui du plaisir, le plaisir à donner bien sûr, mais celui à prendre aussi. « Plaisir partagé le temps d’un rêve joué, connaissez-vous mieux ?

Parcourir, indiscrètement la salle, pendant le spectacle, c’est en révéler un autre, celui de ceux, tous âges confondus, qui plissent leurs yeux de malice devant le taureau amateur, qui frémissent aux chutes à bord de scène, qui secouent la tête aux pleurs de tristesse, les écarquillent sur les voltes de la danseuse, se moquent des doigts gourds sur les castagnettes… »

                                   Eh bien ce soir là, dans un coin de Pignan, le Clown du Théâtre a joué, avec le sérieux et la sincérité de l’Enfance ! Car savez-vous ce que les adultes doivent à l’enfance ? …« Tellement, que je ne vous laisse pas chercher : ils lui doivent surtout, deux qualités, le sérieux et la sincérité, en tout, mais surtout dans le rêve et le jeu. »

                                Au final, le traditionnel verre d’amitié  réunit plus de cent personnes et les commentaires étaient éloquents. Et s’il ne fallait en retenir qu’un, ce sera celui-ci : « C’est un bon vin que ce spectacle… Il se tonifie en vieillissant et révèle encore des saveurs que je n’avais pas ressenties… Pourtant, c’est la 4ème fois que je le vois ! »…

                                 Merci Peppino pour m’avoir fait oser l’accueilir sévèrement au début du spectacle… Sous sa baguette magique, j’ai joué ce role comme un enfant enchanté.

14 juin, 2011

Notre maternelle en danger…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 22:52

Un ouvrage proposait :  « Et si on supprimait l’école maternelle » ou mieux le nom « école » pour le remplacer par « garderie » ou même jardin d’enfants comme plus au Nord !

Le titre du livre de cet inspecteur anonyme caché sous son pseudo pourrait-être aussi « Comment cultiver nos légumes d’enfants ! »

Et ça continue., apparemment !

Le travail dès la petite section est formidable car essentiel. Sans vouloir m’étendre sur la compensation sociale si utile, je souligne celle de l’harmonisation des pratiques sensori-motrices, des mises en situation des apprentissages gestuels, du soin, de la prise de confiance… et surtout du langage si inégal d’un enfant à l’autre. Enseignant spécialisé puis directeur élémentaire (il en faut),  j’ai compté et apprécié le rôle de diagnostic et de préparation des élèves avant les apprentissages plus « scolaires ».  Je suis toujours aussi ému et admiratif lorsque encore, je vais conter, accompagner, aider aux sports en maternelle. Oubliés les psycho-pédagos qui nous enseignaient que les 6 premières années étaient fondamentales pour la formation des bases de l’intelligence ?

La fusion? de plus en plus appliquée, n’est qu’un pas de plus vers la confusion et la disparition de cette chance que nous devrions développer et non saboter… 

Comment ne pas croire, Messieurs les saboteurs, que de telles assertions cachent une velléité de diminution, de suppression de notre Ecole Maternelle ? Ce serait plus facile, plus économique que de lui donner de vrais effectifs, de vrais moyens pour que s’épanouissent nos enfants !

J’espère que les réactions seront fortes et que nos enseignants  ne se décourageront pas !

13 juin, 2011

rien d’autre que l’Ecole…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 22:45

 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut apporter aux enfants…

 -         les connaissances, 

-         leur mise en œuvre, 

-         les savoir-faire, 

-         développer les savoir-être, En tenant compte des besoins de chacun ? 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut organiser et aider l’enfant à mieux comprendre et gérer la vie en société ? 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut prendre en compte les personnalités dans toutes leurs nuances- précocité – handicaps -… soit pour orienter – soit pour adapter les méthodes… ? 

QUELLE INSTITUTION, autre que l’Ecole, peut s’intégrer à son environnement, à sa population de secteur… tout en respectant les objectifs fondamentaux et les objectifs d’épanouissement définis par notre République ? 

Moi, je l’affirme, aucune autre !  

 

Notre EDUCATION NATIONALE correspond-t-elle à ces aspirations, à ces besoins, à sa mission ? 

REPONSES : OUI, parfois, fragilement, aléatoirement, selon les initiatives d’enseignants, d’établissements avec leurs partenaires  

         NON, dans sa structure officielle. 

Il n’existe pas de textes définissant la pérennité d’un système éducatif vraiment organisé en fonction d’une structure optimale, générale, des établissements scolaires ! En dépit de la bonne volonté agissante, des initiatives des acteurs engagés, « de terrain », aucune cohérence, ni cohésion, n’est assurée d’un bout à l’autre de la prise en charge scolaire de nos enfants. 

 

L’EGALITE DES CHANCES EST DONC UN LEURRE … Pourquoi, alors, notre système n’a-t-il pas éclaté ?  

Parce que l’enfant est malléable et s’adapte aux étapes de sa croissance selon ce que nous lui proposons. 

Il n’en saisit ni la logique ni l’illogisme. Parce que l’affectif prévaut le plus souvent sur les apprentissages. 

Parce que les familles compensent de plus en plus les carences solaires par des apports extérieurs ou, pire se contentent du minimum… Parce que l’enfant et souvent estimé comme le responsable premier de son peu d’appétence en classe et de ses manques de réussite… 

 

PEUT-ON FAIRE EVOLUER CETTE SITUATION ?  

OUI – localement en aidant les initiatives des équipes structurées et créer une vraie communauté adaptée à son contexte. OUI – nationalement, en instaurant un système d’établissements aux structures  fondamentales identiques bien et aux possibilités d’adaptation souples. 

 

EST-CE DIFFICILE,  

La définition des structures fondamentales, NON ! La mise en œuvre, sans un réveil, une volonté populaire forte … OUI !  

QUELLES SONT CES STRUCTURES FONDAMENTALES IDENTIQUES ? -         un projet cohérent, répondant aux objectifs nationaux, adapté aux besoins réels de la population s, harmonisé entre tous les niveaux de l’établissement.  

-         Une équipe structurée, solide, solidaire, valorisante autant que qu’intégrante. -         Une direction compétente, tant dans la gestion administrative le suivi pédagogique que l’animation de l’équipe. 

                                                                                

Aucun moyen complémentaire ne peut se greffer efficacement et globalement sur notre outil scolaire sans ces préalables essentiels. 

« Qu’est-ce qu’un vrai rêve ? C’est un rêve qui dure. Et s’il dure, c’est qu’il s’est marié. Marié avec la volonté. » 

Selon Eric ORSENNA.  

« …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! » raconte ce rêve qui dure et ce réveil possible, en souhaitant ce mariage avec la volonté…  

                          Essai ponctué d’anecdotes romancées, ce livre est avant tout, espoirs et réponses possibles.                        

                       Ce sont ces réponses, nées de mes expériences et surtout de nombreuses  initiatives formidables prises en différentes régions, qui justifient cet optimisme, idéaliste, peut-être mais point utopique.. 

 

Aux parents en lutte pour l’ECOLE

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 10:37

                        Vos luttes sont essentielles et mes  années d’enseignement, d’éducateur, de bénévole, de parents, de grands-parents, m’affirment que seuls un mouvement, construit, fort et déterminé redonnera une chance à nos enfants à travers l’Ecole.

                   Je l’ai écrit dans « …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! » pour un aboutissement en 2012. C’était mon rêve, il y manque cette volonté  populaire que vous cultivez…

                   Pourquoi, tous vos combats, tous ceux que je retrouve en toute les nouvelles des écoles de France en lutte, ne conduisent-ils pas d’abord à une définition précise de l’école de base ? :

                      Un établissement cohérent, avec une équipe d’enseignants formés non seulement à la pratique de la classe, mais surtout à cohérence collective de la prise en charge des élèves qui lui sont confiés… Tout cela éclairé par des liens réels  avec les niveaux en amont et en aval de cet établissement – un établissement en parfaite adéquation avec son environnement – sa population – sa communauté – un établissement dirigé par un responsable compétent et reconnu – un établissement au projet et aux activités adaptés réellement à ses besoins – un établissement aux ressources véritables et justes, non pas en fonction des moyens de sa commune mais de ses besoins véritables –  Alors et alors seulement la greffe es moyens nécessaires à la réalité ses situations pourra prendre et répondre aux ambitions nationales. Pas des établissements autonomes et, concurrents, mais complémentaires et adaptés, vraiment, j’ai connu, d’autres s’y efforcent, mais tout est trop aléatoire !

                        Vous avez déclaré lors de votre dernier congrèsdevaient se faire à l’Ecole… » J’en suis convaincu et pense l’avoir tenté pendant 40 ans mais cela représente un grand bouleversement des pédagogies pour certains, seule l’osmose éducative, dans et autour de l’école peut y conduire. x moyens des liens réels a logique…

Plus qu’entre celles d’un gouvernement, la chance du Futur est entre vos mains ! Courage pour nos enfants.

                      Je n’attends pas de réponse, je vous sais trop engagés dans bien des préoccupations mais si vous m’avez lu, je poursuivrai un peu mieux mon chemin automnal.

9 juin, 2011

l’avenir de l’école…

Classé dans : POUR QUE L'ECOLE RENAISSE... — Alain @ 22:32

       A part les grandes journées pour empêcher la privatisation de notre Enseignement, il n’y a pas eu beaucoup de périodes aussi revendicatives qu’en ce moment. Mais tout se passe comme de joyeuses fêtes éparses, école par école, dont le mot d’ordre reste « pas de fermeture ! » Quand et où profite-t-on de ces mouvements pour réfléchir à une école rénovée, des équipes solides, des directions réellement formées, des pédagogies adaptées aux situations diverses, des méthodes différenciées, des moyens liés à des états des lieux, des projets lucides et cohérents ? C’est certain que cela nécessiterait, pour être vraiment mises en pratique, des écoles à l’effectif humanisé…             

                                J’ai connu de telles réflexions dans des consultations nationales…. Sans autres suites que ce que nous avons mis en place, avec la communauté de notre groupe scolaire, de façon hélas aléatoire.

                                 Pas d’angélisme laïc, tous les enseignants ne sont pas prêts à se mettre en question et se satisfont du samedi récupéré, des indemnités nouvelles et du flou des structures mais, bon sang, il en est beaucoup d’autres qui, au milieu de la crise, de la casse, mettent leur élèves au centre de leur actions, dont l’engagement dépasse largement le seul souci d’instruction. Il est dommage que les mouvements actuels ne se fédèrent pas visiblement en un mouvement pour prendre en compte l’action des établissements qui fonctionnent bien, malgré tout.

                                 Des écoles répondent à cette volonté de mieux servir, par contre il en est qui scient la branche de l’Ecole Publique, par découragement, manque de vocation, de formation… L’enfant, l’élève ne peut se permettre l’à peu près, ni d’attendre que le pire soit atteint et que l’Ecole renaisse.

                              La fuite vers les écoles privées s’explique lorsque les familles, et c’est humain sinon social, aspirent avant tout à rencontrer un accueil, une écoute, une équipe, une communauté stable… Si elles n’y trouvent pas leur attente, elles l’imposent où cherchent ailleurs… Est-ce là le droit pour tous à l’instruction dans des conditions optimales et justes ?

                                Je crois de plus en plus fort en la mission de notre Ecole Publique, mais qui saura lui rendre sa santé globale ? Son futur ?

8 juin, 2011

Demain, ça gazera pour nous…

Classé dans : actualité — Alain @ 12:13

                             Merci au collectif GAZ de SCHISTE, qui m’a rendu moins aveugle, moins sourd hier soir…

                            Par sympathie plus que par curiosité j’ai rejoint une petite assemblée au Centre Culturel de mon village. C’était une réunion publique d’un collectif contre le gaz de schiste.

                              Et j’ai eu peur ! Je lis et j’écoute ce qui flotte dans l’actualité, le sujet ne m’était ni inconnu ni indifférent mai, disons- le improbable…

                             Visionner GAZLAND fut un choc et je ne peux que souhaiter à chacun de le regarder avant toutes discussions…

                             Comment peut-on vouloir combattre les violences, les conflits, les injustices qui polluent notre société et en même temps laisser saper réellement, physiquement ce sol qui nous porte, nous nourrit, nous abreuve et nous aide à respirer… ?

           Je comprends l’attrait des sommes énormes proposées aux propriétaires de terrain : Quelle force il faut pour ne pas céder au fatalisme et à la satisfaction personnelle du présent ? Un pactole qui affole et aveugle. Mais pas nos responsables élus ou désignés…

Inexorablement avance la distribution des permis de recherche, d’exploitation, notre Languedoc se maille en zones possibles, un jour en zones rouges où gaz et eau sortiront et s’enflammeront au même robinet..

              Moselle, Seine et Marne, déjà touchés…. Combien d’autres « riches » régions d’Europe, d’Afrique, d’Asie vont ressembler à celles dévastées d’Amérique ?

               Bravo aux centaines de municipalités qui s’opposent aux forages, chez elles et ailleurs, mais seront-elles assez fortes pour vaincre les puissances irresponsables ?  

               Oui, j’ai peur de cet avenir que, tranquillement, certains au nom de profits gigantesques et sous-couvert de nos grands besoins en énergie préparent pour nos enfants…

               Bravo à ceux qui mènent des combats quotidiens surtout avec de telles épées de Damoclès au-dessus de nos têtes.

2 juin, 2011

La Fête Languedocienne de Loupian.

Classé dans : actualite de retaite — Alain @ 16:17

Je suis venu, j’ai vu et j’ai été conquis…

Le temps, le maître des fêtes, était menaçant et il l’est resté… La chaleur était présente dès les premières rencontres le matin et elle n’a fait que s’amplifier.

Que tant et tant de personnes se soient mobilisées pour accueillir, pousser, faire danser, les animaux totémiques les plus variés est un étonnement constant… Comment on peut se mobiliser pour un plaisir gratuit ?

Le repas du midi rassemblait près de 300 aficionados des grosses bêtes… Que de défis entre les amis de l’Ane de Gignac, du Poulain de Vias, des Géants de Tancavel, de la Cabrette de Montagnac, du Sanglier de Villeveyrac, du Moustique de Maurin,  du Chameau  de Béziers,  du Chien de Sait Pons, de la Loche de Nizas, du Bœuf de Méze, du Loup de Loupian, des chevalets caracolants, de la Tarasque de Tarascon, du Cochon de Poussan. et de notre famille Coucaïrous. Que ceux que j’oublie veuillent bien me le pardonner…

Je n’aurais pas cru que les protecteurs de légende de notre village soient aussi connus, aussi recherchés par les petits et les grands. Le cortège de l’après-midi avait quelques difficultés à sinuer entre les spectateurs dans le cadre moyenâgeux des belles pierres de Loupian. Les fifres, les hautbois, les tambours, les voix embaumaient l’air de mille notes dansantes. Notre ami, Jean-Michel LHUBAC et ses musiciens saluèrent plusieurs fois le Coucaïrous de cet hymne qu’il nous a fait l’amitié de créer pour lui.

Responsable du Coucaïpitchou, j’ai eu le bonheur d’attirer les menottes vers notre petit « monstre » blotti dans son œuf… Il était logique qu’ensuite, Coucaïrous et Coucaïrette soient félicités de la prestance de leur rejeton…

Si vraiment le carnaval poursuit cette tradition qui voulait que la fête costumée, consacrée aux personnages caricaturés, porteurs des mauvais souvenirs à oublier autant que des espoirs à formuler, alors vive le carnaval et son pouvoir de rassembler en un moment de vraie liesse.

Je suis admiratif de tous ceux qui, à Saussan, à Loupian, en de nombreuses communes, ont la volonté et la persévérance pour organiser, costumer, clouer, assembler, fleurir, permette de dépasser les difficultés, les découragements, les critiques pour donner corps à leurs initiatives…  et finalement allumer les yeux des petits et des grands.

Bravo à tous et merci pour le plaisir partagé.

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