et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

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15 novembre, 2010

Midi Libre 06.11.2010

Classé dans : roman de société — Alain @ 18:18

 

Midi Libre 06.11.2010 …Et l’école renaîtra de mes cendres ! Alain Valeau a été enseignant spécialisé avant d’assumer pendant 30 ans les fonctions de directeur d’une école élémentaire en région parisienne. Des joies, des échecs, des malheurs… Et beaucoup de souvenirs. Des convictions aussi, forgées au contact des enfants et de ces « profs des écoles » qu’il admire et avec lesquels il partage la passion d d’éduquer.

Dans un roman intitulé Et l’école renaîtra de mes cendres ! il donne son analyse des difficultés auxquelles est confrontée l’Education nationale. A travers les parcours de Manu, ancien militaire devenu instituteur, d’Isabelle, maman engagée, et de bien d’autres protagonistes, l’auteur dresse un état des lieux dérangeant de l’école. Il y ajoute cependant une note d’espoir : « Pour donner sa chance à l’avenir il faut donner sa chance à l’école. Il n’est pas trop tard. » De son « coffre à trésors » l’ancien directeur puise la substance de son école de rêve : une école qui évolue autour d’un projet construit et géré avec rigueur ; son directeur est investi d’une véritable responsabilité pédagogique et pas seulement de charges administratives; les instits ne sont plus seuls dans leur clsse, ils sont assistés d’une équipe formée, solidaire, pourvue d’une certaine autonomie et capabe de s’adapter aux réalités ; cette école n’est pas enfermée dans sa bulle mais constitue une des composantes actives de son environnement ; une école où chaque enfant est suivi par une « équipe d’excellence »… Une école de rêve qui a pris corps dans quelques classes, réalité fragile étayée par la seule bonne volonté.

Emouvant, drôle parfois, ce livre qui fourmille d’anecdotes vécues, résonne comme un cri lancé à destination des enseignants qui se battent envers et contre tout pour tirer les enfants d’affaire. Refus de la résignation et du découragement, il est aussi, pour son auteur, une façon de rendre à l’école tout ce qu’elle lui a apporté.… Et l’école renaîtra de mes cendres ! Alain Valeau, en vente sur internet, Editions Publibook, 356 pages, 25 €. Alain Valeau est également l’auteur d’un site dédié à l’école: pour que l’école renaisse.

l’armistice

Classé dans : actualité — Alain @ 16:46

Ce matin, j’étais « d’armistice »…              Profondément révolté par la violence, je n’ai, pourtant, rarement manqué cette cérémonie, pas plus que celle du 8 mai pour laquelle pendant plus de 20 ans, j’ai invité les élèves de mon école à un grand relais de la Paix… 

            Ce n’est pas beau la guerre et si nos anciens se sont pliés à son horreur c’est parce qu’ils ne voulaient pas mourir, et oui, et parce qu’ils ne voulaient pas que soient asservis les leurs, ceux de leur famille, ceux de leur village, ceux de leur pays…              Mon grand-père, Louis BUTON, soldat  dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945, nous a laissé quelques page de mémoire, voici ce qu’il écrivait notamment : 

           « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France. On m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.              «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec ces principes acquis en classe. 

           Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste. Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?              La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays 

            Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »               De notre devise, j’aime ses illusions que sont la Liberté, l’Egalité, même mises à mal par la réalité, elles valent que l’on se batte pour elles. J’aime encore plus celle de Fraternité, si importante pour mon ancien poilu de grand-père. Elle s’efforce d’exister à travers ces gens de belle volonté, de toutes naissances, de tous engagements pour lesquels servir demeure plus fort que se servir.              Bravo à ces enseignants qui, ce matin, ont accompagné cette cérémonie avec leurs élèves, bravo aux élus du Conseil Municipal des Jeunes qui ont choisi et lu les paroles de nos anciens, bravo aux nombreuses personnes présentes. 

            Tous ont tenu à montrer leur respect, non pas envers des soldats victorieux mais envers ceux qui bon gré, mal gré, ont lutté pour que nous puissions croire que ce que des hommes ont détruit d’autres hommes peuvent le reconstruire….              Je veux croire que, lors de la minute de silence, c’est ce respect pour les braves d’hier et d’aujourd’hui qui s’est imposé. 

 

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