et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

26 juillet, 2011

11 Que faire?

Classé dans : — Alain @ 19:29

Notre hôte a repris la parole :

- J’ai l’impression que nous totalisons une belle somme d’expériences dans ce jardin, et encore n’avons-nous exprimé que le dessus de nos réflexions.
Qu’allons-nous faire de notre amertume et de notre réveil ?
Effectivement dans notre pays, nombreux sont les légataires de Manu. Il nous rend les exécuteurs testamentaires de sa révolte et de son autodafé.

- Moi, vous me connaissez, est intervenu Pierre, je suis le correspondant du Midi Libre ; merci pour l’avoir pris en référence, mais je suis surtout parent de jeunes enfants, animateur sportif et pompier…
Je bouillais, j’ai interrompu Pierre dès le début de son intervention pour nous présenter, Monique, Françoise, mes deux amies et moi, Isabelle.

Pierre, un grand sourire, en dépit de mon impolitesse, a esquissé, avec humour, une espèce de salut de mousquetaire pour me laisser son tour de parole.

-Nous ne sommes que des mères de famille, c’est là, je crois, notre seule expérience, Alain. J’ai compris dans l’ensemble vos engagements, vos actions, vos regrets, vos désillusions. Mais, comment les lier avec la mort de Manu et en quoi cela va-t-il donner une nouvelle chance à nos enfants ? C’est vrai, nous avons été prévenus, par vous parfois, par des multiples confrontations médiatiques, trop sans doute et pourtant nous avons laissé faire.L’agitation dans les rues, dans les établissements, les grèves, les querelles sur les méthodes, notre adhésion pour soutenir que, les enfants, ceux des autres, des autres surtout, avaient besoin d’être repris en mains, avaient besoin d’être mis au pas, éduqués… Tout ça nous a poussés à laisser le gouvernement imposer sa réforme, sans en discuter les détails.Apparemment, cela ne marche pas ! Apparemment parce que nous n’avons pas encore beaucoup de recul…Ce que je ressens, c’est l’extinction de l’école, le peu d’enthousiasme de nos gamins, les mensonges, les cachot-teries, toute cette défiance qui s’est amplifiée entre les jeunes et les adultes.
Oui, je crois qu’un malaise profond s’est installé !
Oui, je crois que nous devons nous préparer à des incompréhensions graves !
Mais que faire là, maintenant, avec vous les professionnels, les spécialistes, les engagés bénévoles et avec nous parents, citoyens et inquiets ? Nous sommes venues, presque en émissaires, car les langues s’agitent à la sortie des écoles, des crèches…
Je me tournais vers mes amies parce que je m’embal-lais et je tremblais. Le courage des timides, quelle blague !
Françoise m’a relayée :
- Pour faire simple, voilà nos deux questions :
Est-ce que ça va si mal ?
Peut-on vraiment, vraiment trouver les moyens de réussir l’éducation et l’instruction de tous les enfants de notre pays ?
N’est-ce pas utopique ?

Oui, malgré toutes les réformes, on n’a pas réussi. Nous avons le sentiment que les jeunes d’aujourd’hui bougent de moins en moins face à la répression mais forment une poudrière qui va nous péter à la figure.
Ce n’est pas pour nous que nous avons peur, enfin pas vraiment, mais pour nos enfants. Pour nos héritiers à qui, demain, nous laisserons une société envahie par des « barbares» que nous aurons nous-mêmes couvés ! C’est Monique qui a conclu pour notre trio :

- Alors plus de regrets ! Plus de discours ! Des propositions, des vraies ! Qu’allons-nous faire ?

Nous nous sommes regardés. Qui allait reprendre la parole ?
Alain semblait nous solliciter. Ce n’était plus un témoignage qui était demandé mais bien un début de réponse.

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