et l'école renaîtra

Le Futur dépend de notre engagement éducatif, l'école en reste l'outil majeur, ne le laissons pas se dégradrer!

4 novembre, 2011

11 novembre…

Classé dans : — Alain @ 19:05

    Ecrit par Louis BUTON, mon grand-père, soldat  dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945           

       Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.          

        «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec ces principes acquis en classe. 

           Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot, j’étais pacifiste. 

            Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimaisla France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ? 

         La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays           

         Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la   route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… 

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